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images/icones/colombe2.png  ( 992341 )30/09 St Jérôme, confesseur et docteur par ami de la Miséricorde (2025-09-29 21:34:27) 



Bartolomeo Cavarozzi, Saint Jérôme visité par les Anges, vers le 17ème siècle

St Jérôme, confesseur et docteur

Biographie de Saint Jérôme de Stridon

Un traité sur les Vanités de Saint Jérôme

Œuvres de Saint Jérôme

Prière de Contrition de Saint Jérôme

« Vers Vous, Seigneur Jésus, vers Vous je jette un gémissement plein de larmes ; vers Vous, Seigneur Jésus, je pousse un grand cri des profondeurs de ma douleur ; vers Vous, Seigneur Jésus, je tiens mes yeux et mon cœur obstinément fixés. C'est à votre Miséricorde que je m'adresse, c'est à votre Bonté paternelle.

Et ce que je Vous demande, c'est Votre crainte, c'est Votre amour, c'est l'intelligence et le désir de Dieu, c'est l'intelligence et le désir de tout ce qui peut Lui être agréable et de tout ce qui peut m'être nécessaire. Je souhaiterais haïr le démon et le péché ; je souhaiterais avoir la vraie pénitence ; je souhaiterais trouver un goût amer au mal que j'ai trouvé doux, et avoir le cœur déchiré par cette vanité même qui jusqu'à ce jour a fait la joie de mon corps.

J'ai péché contre Vous, Seigneur, contre Vous qui Seul êtes sans péché. Puisque donc Vous avez si longtemps pardonné à un coupable, pardonnez aujourd'hui à un malheureux. Vous vous laisserez peut-être émouvoir par les abaissements, les gémissements et la douleur du pénitent, puisque Vous ne Vous êtes pas laissé irriter par l'obstination du pécheur.

Ô prodigieuse Bonté, jetez un regard sur ce misérable que je suis ; ô Miséricorde universelle, contemplez cet impie. Comme un désespéré je me réfugie vers Vous ; comme un malade je cours au médecin. Sauvez-moi, Seigneur, puisque Vous avez laissé si longtemps le glaive de la vengeance suspendu sur ma tête et que votre Justice ne m'a point frappé. Mes crimes sont innombrables, je le sais ; mais l'abondance de vos Bénédictions les peut couvrir et effacer.

Mes oreilles ne sont encore ouvertes qu'aux inutilités du monde : ouvrez-les à votre Parole. Mes yeux n'ont vu que les vanités du Démon : faites-y pénétrer votre Lumière. Le seul charme de la volupté m'a jusqu'à présent entrainé : que la pénitence désormais me serve d'aiguillon. Les vices m'ont abattu : que votre Force divine me relève et me permettre d'atteindre à la Vie.

Mais il y a aussi des yeux dans mon cœur : ouvrez également ceux-là, Seigneur, afin que je voie le soleil de votre Vérité, afin que je fasse le discernement entre les prétendues douceurs auxquelles s'attachent les hommes en la brièveté de cette vie et les amertumes trop réelles qu'ils subissent dans les feux éternels. Car il y aura des peines éternelles pour punir le peu de durée de notre amour.

Par les mérites et l'intercession de tous les Saints, faites, ô mon Dieu, que je Vous consacre mon âme et que je la fasse Vôtre par la sainteté de mes mœurs, la pureté de mes pensées, l'efficacité de mes actions, en m'éloignant du mal et en me tournant vers le bien, en condamnant le vice, en Vous craignant, en Vous désirant, en Vous servant, en Vous aimant, en aimant tous les hommes ; afin que je mérite, au Jour des dernières assises, d'être placé à Votre droite et d'être introduit dans la béatitude de votre Ciel ». Ainsi soit-il.

Source : site-catholique.fr
images/icones/colombe2.png  ( 992343 ) Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde (2025-09-29 21:36:03) 
[en réponse à 992341]



CHAPITRE XXVII
(FIN DU PRECÉDENT.)


C’est dans les maladies que le recours aux oracles est le plus fréquent. Nous tenons de la bouche de deux vénérables évêques missionnaires les faits suivants qui datent d’hier. «Quand un Galla est malade, il appelle au plus tôt le sorcier ou la sorcière ; cent fois, j’ai été témoin de ce que je vais dire. Arrivée près du malade la sorcière commence à s’agiter : l’agitation devient bientôt convulsive ; la convulsion, contorsions effroyables. J’ai vu une de ces femmes battre le tambour sur ses reins avec son occiput. A ce signe on reconnaît la présence de l’Esprit. C’est alors que la pythonisse décrit la maladie et indique les remèdes » (Récit de Mgr Massaïa.)

« En Cochinchine on ne se montre pas moins empressé à faire venir les interprètes de l’Esprit. Ils sont ordinairement deux. L’un est muni d’un tambourin, dont il se sert pour appeler l’Esprit. C’est le charme ou le carmen antique. L’autre écoute. Peu à peu il entre en crise. Le paroxysme ne tarde pas à se manifester par des contorsions et des mouvements désordonnés, qui transforment cet être humain en une sorte de demi-démon, tant il devient affreux à voir.

Pour s’assurer qu’il est en pleine possession de l’Esprit, on lui apporte une poule. Il la saisit et la dévore tout entière avec les plumes, les pattes, la tête : il n’en reste rien. C’est après l’opération qu’il donne les réponses demandées » (Récit de Mgr Soyher.)

Ces peuples ne sont déjà pas si crédules. Pour croire ils veulent des signes. Ces signes sont des choses humainement impossibles. Ce n’est qu’après en avoir été témoins qu’ils croient aux oracles et font ce qu’ils prescrivent. Ajoutons qu’en 1864 tous les devins du royaume furent appelés au couronnement du roi du Cambodge, et qu’en Cochinchine, à l’heure qu’il est, jamais une barque royale ne prend la mer, avant qu’on ait consulté l’oracle.

Tandis qu’à Madagascar la reine elle-même, suivant l’exemple des empereurs romains et des grands personnages de l’antiquité, règle sa conduite sur la réponse des oracles ; dans le céleste empire, le simple Chinois les consulte sur ses affaires domestiques, comme autrefois le peuple de Rome et d’Athènes. Car le Chinois, dont la philosophie voltairienne faisait le type de la civilisation, est fervent disciple des oracles.

« Nous recrutons, écrit un missionnaire, une grande partie de nos néophytes dans une certaine classe de femmes, que Dieu semble prendre plus en pitié, parce qu’elles ont encouru l’anathème que les Chinois appellent le sort du malheur. En voici l’histoire. A l’époque des fiançailles, il est d’usage parmi les infidèles d’appeler un devin, pour tirer l’horoscope de la jeune fille et prédire ses futures destinées. Le médium se rend à l’invitation des parents. Arrivé dans la maison, il fait des évocations et accomplit les autres pratiques démoniaques. Ensuite, il présente à l’enfant une urne dans laquelle sont renfermés les sorts, partie heureux, partie funestes, avec cette différence que les bons sont incomparablement les plus nombreux.

« La pauvre fille plonge en tremblant la main dans l’urne fatale, ignorant si c’est un riant avenir ou un héritage de malheur qu’elle en va retirer. Est-elle favorisée ? Tout le monde la félicite, et les fiançailles se concluent sans retard. Mais si la chance la trahit, son arrêt est prononcé, sa jeunesse flétrie, sa vie entière maudite. Elle doit courber à jamais la tête sous le poids du mépris universel.

Pour elle, plus d’alliance, pas même la pitié de sa mère. Elle grandira solitaire et abhorrée, sous le toit paternel dont elle est l’opprobre ; car les païens ont tant de foi à ces augures, que le plus pauvre d’entre eux ne voudrait pas épouser la plus riche héritière qui aurait eu le mauvais sort, convaincu que cette alliance a tire d’inévitables calamités » (Annales de la Prop. de la Foi, n. 95, p. 309.)

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde