Le Forum Catholique
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( 992228 )
1955 : au moins 5% du VOM profondément modifié ou remanié par Candidus (2025-09-23 12:48:20)
Qui plus est, ces modifications concernaient la partie la plus solennelle et centrale de l’année liturgique.
Cette réforme importante relativise les paroles si souvent citées de Quo Primum : "Nous statuons et ordonnons [...] en vertu de cette constitution qui doit valoir à perpétuité, qu’on ne pourra RIEN ajouter, retrancher ou changer au missel que nous publions" !
Ce qu'un pape a fait, un autre peut le défaire ; après on peut avoir des avis opposés sur l'opportunité d'une réforme, sur le progrès, la régression, l'enrichissement ou l'appauvrissement qu'elle constitue, mais pas sur son orthodoxie lorsqu'elle est promulguée par un pape légitime.
Il n'y a jamais eu, il n'y aura jamais de "messe de toujours", ou plutôt le Sacrifice Eucharistique, s'il est réalisé, est toujours une "messe de toujours" ; il existe une multitude de rites qui habillent le renouvellement du Sacrifice de la Croix et dont le plus récent a entériné un affaiblissement historique de la théologie eucharistique, ainsi qu'un dépouillement archéologisant des acquis du développement organique qui caractérise la liturgie chrétienne.
Si c'est sur cette base que l'opposition au NOM s'était organisée, nous n'en serions probablement pas là où nous a conduits Traditionis Custodes.

( 992239 )
A nouveau par MDK (2025-09-23 17:04:24)
[en réponse à 992228]
C’est bien si cela vous donne l’impression d’être gentil. Mais, cela n’empêchera pas votre évêque de vous dire que vous refusez l’enseignement du concile puisque vous refusez d’utiliser le rite légitime qui a si bien adapté la liturgie au besoin de l’homme d’aujourd’hui et pris en compte le peuple comme le demande une constitution dogmatique du concile…(interprété dans l’esprit du concile). Il ne voudra probablement pas non plus discuter avec vous sur des aspects précis, que vous parliez en latin suffit pour vous discréditer.

( 992241 )
5% vs 87% ? par Meneau (2025-09-23 19:17:30)
[en réponse à 992228]
5% modifiés en 1955 vs combien avec le NOM ?
Avec 5% on reste dans un développement organique. Et s'agissait-il de modifications dans le Canon ?
Quant on voit par contre que seulement 13% des oraisons du missel de 1962 on survécu intactes aux travaux du Consilium, la moitié ayant disparu, le reste des % manquants ayant été retouchés et amputés, et dans le même temps que ledit Consilium s'est attaqué à la partie centrale de la Messe, on n'est plus dans les mêmes proportions non ?
Cordialement
Meneau

( 992242 )
Par ailleurs par Meneau (2025-09-23 19:27:19)
[en réponse à 992228]
vous savez bien que l'expression Messe de toujours ne veut pas dire que jamais rien n'a été changé depuis l'époque du Christ. A vous entendre, pour justifier l'expression, il faudrait que la Messe existe inchangée depuis Adam et Eve ... voire même avant ?
Cordialement
Meneau

( 992246 )
Les erreurs de Candidus par Jean-Paul PARFU (2025-09-23 22:49:58)
[en réponse à 992242]
1) "Ce qu'un pape a fait, un autre peut le défaire".
Non ! St Pie V avait interdit les rites, ou plus exactement, les manières de dire la messe de moins de 200 ans. Paul VI fait l'inverse et interdit le rite bimillénaire de l'Eglise latine.
En tout état de cause, un pape ne peut pas créer et instituer un nouveau rite et interdire le rite bimillénaire de l'Eglise latine !
2) "Il n'y a jamais eu, il n'y aura jamais de "messe de toujours ... il existe une multitude de rites".
Meneau a en partie répondu à cette affirmation. Mais les rites qui existent dans l'Eglise sont liés à l'histoire, au temps long, aux différentes cultures dans lesquels ils sont nés, à l'espace et au temps. Ils sont théologiquement corrects contrairement au NOM. Les papes ne sont, en outre, strictement pour rien dans l'existence de ces rites et ne peuvent les supprimer !
3) "Si c'est sur cette base que l'opposition au NOM s'était organisée, nous n'en serions probablement pas là où nous a conduits "Traditionis Custodes".
Le combat a été bien mené. L'opposition au VOM dans l'Eglise n'est pas la faute des Traditionalistes. Il est simplement difficile de lutter contre des forces diaboliques !

( 992302 )
Jadis, par le torrentiel (2025-09-27 15:14:32)
[en réponse à 992246]
du temps où j'étais plus assidu sur le forum que je continue de lire plus épisodiquement, mais où j'écris moins souvent sauf aujourd'hui, j'avais pris date et avais parié que si la FSSPX s'enferrait à vouloir conclure un "Préambule doctrinal" avec Benoît XVI, la réaction romaine serait de ne plus s'intéresser au courant traditionaliste dont elle portait haut le drapeau. C'est peu ou prou ce qui est arrivé avec un pape François qui a commencé par s'intéresser à la biographie de mgr Lefebvre, car ce jésuite reconnaissait dans cet évêque en rupture de ban un homme qui avait su faire des choix; avait poursuivi en recevant mgr Fellay, et puis de proche en proche avait fermé les écoutilles en durcissant sa position, car le revers de son amour des choix était qu'il n'avait pas peur des schismes.
La vexation des traditionalistes avait commencé par le traitement infligé aux Franciscains de l'Immaculée, puis par la reprise en main de l'Ordre de Malte. Mais la trop longue attente d'un véritable désir de dialogue ou de communion de la FSSPX avec Rome avait conduit le pape jésuite à pousser la FSSPX et avec elle le traditionalisme catholique au schisme, dans un texte ne l'excommuniant pas directement, mais programmant la mort de la Tradition, un texte, "Traditionis custodes" d'une dureté extrême, mais qui, si éloignés l'un de l'autre que fussent les deux prélats, revenait à ce que disait le cal Muller pourtant plutôt conservateur: "Aux marges de l'Église, il y a trop de courants qui nous font perdre notre temps."
Et à l'encontre de toutes les spéculations qui se sont fait jour ici à l'ouverture du pontificat de Léon XIV, on aboutit à ceci, que le nouveau pape ignore radicalement les tenants et les aboutissants de la cause traditionaliste là où, par erreur, au début du pontificat de François, je croyais que celui-ci avait tellement assimilé le concile qu'il y était devenu indifférent. François était conciliariste jusqu'à la synodalité, mais Léon XIV a tellement assimilé Vatican II qu'il ne comprend plus rien au traditionalisme.
Donc je ne sais pas si le combat a été bien mené, mais s'il n'y a pas tout à recommencer, il faut inculturer le traditionalisme dans la tête du pape Léon, mais plus encore dans la mentalité contemporaine qui certes a soif de Dieu, mais est devenue indifférente à ces querelles, mais plus encore à la bioéthique que ces querelles sous-tendaient. Voyez par exemple comme la constitutionalisation de l'avortement est passée comme une lettre à la poste et comment le RN l'a votée pas tout à fait comme un seul homme, lui qui, pour se dédiaboliser "comme ils disent", a tout renié. Et voyez l'effet cliquet qui s'est abattu sur le "mariage pour tous" en dépit de "la Manif pour tous" qui a certes permis aux catholiques de se compter, qui a même fait émerger une petite élite de journalistes, mais qui n'a pas fourni à Vincent Bolloré le nerf de la guerre pour acheter "Europe 1" et "CNews" pour dénaturer le catholicisme en israélo-droitisme! À quoi servent aujourd'hui les catholiques conservateurs, sinon à en faire des caricatures de trumpistes aux yeux de leurs adversaires? Le trumpisme, ce mélange de foutraquerie, d'évangélisme et d'allégeance à Mamon!Donald Trum est un Jean-Marie Le Pen qui a réussi, mais qui a réussi, non pas comme un oncle d'Amérique revenant milliardaire d'une succession douteuse, mais commeunoncle américain qui ne s'était donné le luxe d'être populiste que parce que, de naissance, il était milliardaire.
Et puisque je fais le bilan de mes positions anciennes dont je crains qu'elles n'intéressent que moi, j'avais pris François pour un catholique évangélique au début de son pontificat. Il n'était évangélique en à peu près aucun sens. Il entendait qu'on annonçât l'Evangile sans prosélytisme, la quadrature du cercle! Il n'était pas pentecôtiste et il ne semble pas avoir été porté sur l'argent. Mais surtout, l'Évangile était pour lui le mot générique qui pouvait servir de liant à la fraternité humaine. C'est trop peu si on croit que Jésus est la deuxième hypostase d'un Dieu personnel. L'évangélisme de François a dilué le christianisme.

( 992248 )
Lisez ce livrei par Quelconque (2025-09-24 09:14:04)
[en réponse à 992242]
Procurez-vous "Histoire de la Messe de Grégoire le Grand à nos jours" de Lionel de Thorey.
Il y en a sur Internet.
Bonne découverte.