CHAPITRE XXIV
(SUITE DU PRECEDENT)
Chez les Lithuaniens, en particulier, le culte du Serpent existait encore au quatorzième siècle. En 1387, le roi de Pologne, étant venu à Wilna, convoqua une assemblée pour le jour des Cendres. De concert avec les évêques qui l’accompagnaient, il s’efforça de persuader aux Lithuaniens de reconnaître le vrai Dieu.
Pour leur montrer que ce n’était pas la vérité qu’ils abandonnaient, il fit éteindre le feu perpétuel qu’on entretenait à Wilna et tuer les serpents, qu’on gardait dans les maisons et qu’on adorait comme des dieux. Les Barbares, voyant qu’il n’arrivait aucun mal à ceux qui exécutaient les ordres du prince, ouvrirent les yeux à la lumière et demandèrent le baptême.
Nous ne pousserons pas plus loin notre voyage d’investigation chez les peuples anciens. Remarquons seulement que le culte du Serpent était si universel et si éclatant dans la belle antiquité, que les temples avaient pris le nom de Draconies : ce qui signifie que pour désigner un temple on disait une demeure de serpents.
Aussi le culte du serpent vivant, du serpent en chair et en os, a été un des plus difficiles à déraciner : nous en donnerons bientôt la preuve. En effet, suivant la pensée de saint Augustin, le démon aime de préférence la forme du serpent, parce qu’elle lui rappelle sa première victoire.
Que toutes les nations de l’antiquité, sans exception aucune, aient payé au Serpent le tribut de leurs adorations, c’est un fait acquis à l’histoire. Si étrange qu’il soit, il n’en est pas moins incontestable. Or, quand un culte d’une si évidente identité s’observe à travers un si grand nombre de siècles, dans toutes les parties du monde connu, sous tous les climats, chez les nations les plus différentes de mœurs et de civilisation, comment ne pas reconnaître que les conditions de race sont sans influence sur la religion des peuples ?
Comment ne pas reconnaître que c’est la religion des peuples qui engendre leur civilisation et leurs mœurs, loin d’être produite par ces dernières, comme on ne craint pas de nous le répéter chaque jour ? En un mot, comment ne pas reconnaître la vérité de cet axiome : Dis-moi ce que tu crois, je te dirai ce que tu fais.
Que toutes les nations de l’antiquité, sans exception aucune, aient payé au Serpent le tribut de leurs adorations, c’est un fait acquis à l’histoire. Si étrange qu’il soit, il n’en est pas moins incontestable. Or, quand un culte d’une si évidente identité s’observe à travers un si grand nombre de siècles, dans toutes les parties du monde connu, sous tous les climats, chez les nations les plus différentes de mœurs et de civilisation, comment ne pas reconnaître que les conditions de race sont sans influence sur la religion des peuples ?
Comment ne pas reconnaître que c’est la religion des peuples qui engendre leur civilisation et leurs mœurs, loin d’être produite par ces dernières, comme on ne craint pas de nous le répéter chaque jour ? En un mot, comment ne pas reconnaître la vérité de cet axiome : Dis-moi ce que tu crois, je te dirai ce que tu fais.
CHAPITRE XXV
(AUTRE SUITE DU PRÉCÉDENT.)
Si l’axiome qui vient d’être rappelé avait besoin d’une nouvelle confirmation, elle se trouverait dans l’histoire des nations païennes encore existantes sur les différents points du globe. Longtemps après la publication de l’Évangile, on voit le culte du Serpent vivant se perpétuer chez les Ophites, hérétiques obstinés dont parlent Origène et saint Epiphane (Contr. Cels. et haer., 37.)
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde