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images/icones/marie.gif  ( 991286 )25/08 St Louis, roi, confesseur par ami de la Miséricorde (2025-08-24 22:21:55) 



Louis-Jean-François Lagrenée, Entrevue de Saint Louis, roi de France, et du pape Innocent IV, à Lyon, en 1248, 1773.

St Louis, roi, confesseur

Biographie de Saint Louis IX

Dialogue pour gagner les âmes des musulmans et autres infidèles" de Saint Louis de France

Prières et Litanies de Saint Louis, Roi de France

Enseignements à son fils

Cher fils, je t'enseigne premièrement que tu aimes Dieu de tout ton cœur et de tout ton pouvoir, car sans cela personne ne peut rien valoir.

Tu dois te garder de toutes choses que tu penseras devoir lui déplaire et qui sont en ton pouvoir, et spécialement tu dois avoir cette volonté que tu ne fasses un péché mortel pour nulle chose qui puisse arriver, et qu'avant de faire un péché mortel avec connaissance, que tu souffrirais que l'on te coupât les jambes et les bras et que l'on t'enlèvât la vie par le plus cruel martyre.

Si Notre Seigneur t'envoie persécution, maladie ou autre souffrance, tu dois la supporter débonnairement, et tu dois l'en remercier et lui savoir bon gré, car il faut comprendre qu'il l'a fait pour ton bien. De plus, tu dois penser que tu as mérité ceci (et encore plus s'il le voulait) parce que tu l'as peu aimé et peu servi, et parce que tu as fait beaucoup de choses contre sa volonté.

Si Notre Seigneur t'envoie prospérité, santé du corps ou autre chose, tu dois l'en remercier humblement, et puis prendre garde qu'à cause de cela il ne t'arrive pas de malheur causé par orgueil ou par une autre faute, car c'est un très grand péché de guerroyer Notre Seigneur de ses dons.

Cher fils, je t'enseigne que tu entendes volontiers le service de la sainte Église, et quand tu seras à l'église, garde-toi de perdre ton temps et de parler vaines paroles. Dis tes oraisons avec recueillement ou par bouche ou de pensée, et spécialement sois plus recueilli et plus attentif à l'oraison pendant que le corps de Notre Seigneur jésus Christ sera présent à la messe, et puis aussi pendant un petit moment avant.

Cher fils, je t'enseigne que tu aies le cœur compatissant envers les pauvres et envers tous ceux que tu considéreras comme souffrants ou de cour ou de corps ; et selon ton pouvoir soulage les volontiers ou de soutien moral ou d'aumônes.

Prends garde que tu sois si bon en toutes choses qu'il soit évident tu reconnaisses les générosités et les honneurs que Notre Seigneur t'a faits de sorte que, s'il plaisait à Notre Seigneur que tu aies l'honneur de gouverner le royaume, tu sois digne de recevoir l'onction avec laquelle les rois de France sont sacrés.

Cher fils, s'il advient que tu deviennes roi, prends soin d'avoir les qualités qui appartiennent aux rois, c'est-à-dire que tu sois si juste que, quoi qu'il arrive, tu ne t'écartes de la justice. Et s'il advient qu'il y ait querelle entre un pauvre et un riche, soutiens de préférence le pauvre contre le riche jusqu'à ce que tu saches la vérité, et quand tu la connaîtras, fais justice.

Sois bien diligent de protéger dans tes domaines toutes sortes de gens, surtout les gens de sainte Église ; défends qu'on ne leur fasse tort ni violence en leurs personnes ou en leurs biens.

Cher fils, je t'enseigne que tu sois toujours dévoué à l'Église de Rome et à notre saint-père le Pape, et lui portes respect et honneur comme tu le dois à ton père spirituel.

Mets grande peine à ce que les péchés soient supprimés en ta terre, c'est-à-dire les vilains serments et toute chose qui se fait ou se dit contre Dieu ou Notre-Dame ou les saints : péchés de corps, jeux de dés, tavernes ou autres péchés. Fais abattre tout ceci en ta terre sagement et en bonne manière.

Cher fils, je te donne toute la bénédiction qu'un père peut et doit donner à son fils, et je prie Notre Seigneur Dieu Jésus-Christ que, par grande Miséricorde et par les prières et par les mérites de sa bienheureuse Mère, la Vierge Marie, et des anges et des archanges, de tous les saints et de toutes les saintes, il te garde et te défende que tu ne fasses chose qui soit contre sa volonté, et qu'il te donne grâce de faire sa volonté afin qu'il soit servi et honoré par toi ; et puisse-t-il accorder à toi et à moi, par sa grande générosité, qu'après cette mortelle vie nous puissions venir à lui pour la vie éternelle afin de le voir, aimer et louer sans fin. Amen.

Source : missel.free.fr

En certains lieux : Messe propre
images/icones/colombe2.png  ( 991287 )Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde (2025-08-24 22:30:08) 
[en réponse à 991286]



CHAPITRE XXIV
(SUITE DU PRECEDENT)


Inspiré par Satan, Numa recourt aux mêmes moyens. Pour se faire accepter des Romains, lui et ses lois, nous le voyons, d’après Plutarque, se servir de l’aide des dieux, de sacrifices solennels, fêtes, danses et processions fréquentes, qu’il célébrait lui-même, lesquelles avec la dévotion y avait du passe-temps et de la délectation mêlée parmi.

Quelquefois il leur mettait des frayeurs des dieux devant les yeux, leur faisant accroire qu’il avait vu quelques visions étranges, ou qu’il avait ouï des voix, par lesquelles les dieux les menaçaient de quelques grandes calamités, pour toujours abaisser leurs cours sous la crainte des dieux.

«Ainsi, la feinte dont Numa s’affubla fut l’amour d’une déesse, ou bien d’une nymphe de montagne, et les secrètes entrevues et parlements qu’il feignait avoir avec elle, et aussi la fréquentation des Muses ; car il disait tenir des Muses la plus grande partie de ses révélations» (Vie de Numa, c. VII).

Que Numa ait fait toutes ces choses, personne ne le révoque en doute. Mais que toutes ces choses ne soient qu’une jonglerie, comme Plutarque semble l’insinuer c’est une autre question. D’abord, Varron, le plus savant des Romains, et saint Augustin, le plus savant des Pères de l’Église, affirment positivement le contraire.

Ensuite, Plutarque ne donne aucune preuve de son assertion. Enfin, Plutarque se contredit lui-même. N’a-t-il pas, dans un ouvrage connu, proclamé la vérité des oracles ? Qu’est-ce, d’ailleurs, qu’une jonglerie dont personne ne s’est aperçu ?

Comment la même jonglerie se retrouve-t-elle chez tous les peuples ? Et comment tous les peuples ont-ils pris une jonglerie pour une réalité ? Résoudre ces questions dans un sens non catholique, c’est nier l’histoire et la révélation. Mais nier l’histoire et la révélation, c’est nier la lumière et se condamner à l’abrutissement.

Passons à un autre trait de parallélisme. Le Seigneur ne se contente pas de donner Sa loi. Lui-même s’en fait le gardien et l’interprète. Dans cette vue, Il demeure au milieu de Son peuple d’une manière sensible et permanente.

Israël sait qu’Il est là, gardien invisible, mais vigilant, oracle toujours prêt à répondre. S’il surgit, en quelque matière que ce soit, une difficulté sérieuse, c’est au Seigneur qu’on en demande la solution. Faut-il attaquer une ville, entreprendre une guerre, signer un traité ? C’est encore à Lui qu’on s’adresse. Lui-même indique les moyens d’obtenir le succès, les actions de grâces à Lui rendre et les châtiments à infliger aux violateurs de Sa loi.

Le Serpent législateur imite tout cela dans la Cité du mal. Il est le gardien et l’interprète de sa loi, comme Jehovah de la sienne. Comme le Dieu du Tabernacle et du Temple rappelle toujours, par sa redoutable majesté, le Dieu du Sinaï, Satan, par la forme sensible sous laquelle il se montre, tient à rappeler le vainqueur du Paradis terrestre.

Toujours prêt à rendre des oracles, il inspire tour à tour la crainte et la confiance, décide de la paix et de la guerre, indique les moyens de succès et marque les sacrifices d’action de grâces ou d’expiation qu’il exige. Son peuple le sait ; et, dans les circonstances importantes, il ne manque pas de recourir à lui pour obtenir lumière et protection. La philosophie de l’histoire des peuples païens est écrite dans ces lignes. A la chaîne joignons la trame, et nous aurons le tissu complet.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/hein.gif  ( 991297 )Ce texte de S. Louis était en quelle... par Père M. Mallet (2025-08-25 16:51:29) 
[en réponse à 991286]

...langue ?
latin ?
vieux français et mis en français moderne ?
écrit tel quel (...en français moderne ?...) ?
Merci d'avance...
images/icones/carnet.gif  ( 991298 )Le testament de saint Louis par Sic transit (2025-08-25 19:17:54) 
[en réponse à 991297]

figure, je pense, dans la biographie écrite en latin par son confesseur Geoffrpy de Beaulieu.
Je vous renvoie à cet article (pas encore lu en entier)
https://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_1844_num_5_1_451772
images/icones/carnet.gif  ( 991302 )Il était en français par Alex (2025-08-25 20:42:41) 
[en réponse à 991297]

Quelques extraits:

…Horum documentorum manu sua scriptorum post mortem ipsius ego copiam habui, et sicut melius et brevius potui transtuli de gallico in latinum ; quse documenta sunt hec : ...

De ce passage, il résulte qu'à une époque antérieure à sa maladie, saint Louis écrivit de sa main, en français, de salutaires Enseignements qu'il laissa, en manière de testament, à son fils aîné et, par lui, à ses autres enfants.



« vilenie de Dieu et de ses sains..., mais s'il estoit clers, ou si grans persone que tu ne le deusses justicier , tu le feroies dire a qui justicier le porroit »



...mais le texte qui nous est arrivé par cette voie, bien que rédigé en français, doit être loin de reproduire les termes dans lesquels le saint roi avait formulé ses instructions. Il est en effet prouvé que le Confesseur avait composé son ouvrage en latin; il y avait donc donné en cette langue les Enseignements de saint Louis que Beaulieu déclare positivement avoir été écrits in gallico1. Or, comme nous n'avons qu'une traduction française de l'œuvre de Guillaume de Saint-Pathus, le texte qu'elle contient ne peut être que le résultat d'une double version, d'abord de français en latin, puis de latin en français.
2° La comparaison du texte français de Guillaume de Saint-Pathus avec le texte latin des Enseignements, inséré dans la compilation du moine Yves qui fut présentée à Philippe le Long par l'abbé de Saint-Denis, Gilles de Pontoise, donne à croire que celui-ci doit être à peu près identique au texte latin perdu de Guillaume de Saint-Pathus ou au texte latin de l'enquête que celui-ci devait avoir sous les yeux. Il est donc d'un degré plus rapproché du texte original.



A noter dans la traduction française (teintée de picard) de la biographie latine, de la suppression d’un article (celui où le roi enjoint à son fils d'être soumis au pape « comme à père esperituel ») au fait que la traduction française si fit sous le règne de Philippe le Bel ( en cause le différend avec Boniface VIII).

Source
images/icones/fleur.gif  ( 991314 )Merci à tous les deux pour vos réponses... par Père M. Mallet (2025-08-26 11:47:56) 
[en réponse à 991302]

Merci bien.

Abbé Michel Mallet.