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images/icones/marie.gif  ( 991160 )20/08 St Bernard, abbé et docteur de l’Eglise par ami de la Miséricorde (2025-08-19 22:04:03) 



St Bernard, abbé et docteur de l’Église

Biographie de Saint Bernard de Clairvaux.

Prière de louanges à la Très Sainte Vierge Marie de Saint Bernard de Clairvaux.

Des prières de Saint Bernard de Clairvaux.

Les litanies de Saint Bernard

Du bon usage des dons de Dieu. QUATRE-VINGT-HUITIÈME SERMON de Saint Bernard de Clairvaux

1. Comme il y a en Jésus-Christ deux choses, l'une inconnue, c'est sa génération divine dont il est écrit : « Qui est-ce qui racontera sa génération (Isa. LIII. 8) ? » et l'autre connue, c'est sa génération ou son œuvre humaine, de même, dans le Saint-Esprit, il y a une chose qui est cachée à nos esprits, c'est à savoir, comment il procède du Père et du Fils, puisqu'il est égal et co-éternel au Père et au Fils, et il y en a une autre qui est claire pour nous, parce qu'il nous en a instruits lui-même, c'est la manière dont il opère sa grâce en nous.

En effet , il y a deux opérations du Saint-Esprit; car il opère en nous tantôt pour nous, tantôt pour notre prochain. Ainsi c'est pour nous, c'est-à-dire, pour notre bien, qu'il opère en nous d'abord la componction en consumant nos péchés, puis la dévotion en versant l'huile sur nos blessures et en les guérissant; troisièmement qu'il crée l'intelligence comme s'il nous affermissait et nous fortifiait, en nous donnant du pain; en quatrième lieu, il semble nous enivrer de son vin quand il multiplie et augmente tous les biens dont je viens de parler, en répandant l'amour par dessus. Les autres dons, je veux dire les conseils de la sagesse, et autres grâces semblables, nous sont données pour le bien des autres.

Voilà pourquoi l'Apôtre, en parlant de la distribution des dons du Saint-Esprit, ne dit pas simplement : «Aux uns est donnée » la sagesse, aux autres la science, mais, « le langage de la science, le langage de la sagesse, » pour nous montrer que ces dons nous sont donnés pour les autres, c'est-à-dire pour l'édification des autres.

2. Or, dans ces œuvres, il y a deux dangers à éviter ; premièrement celui de donner au prochain les grâces qui nous sont données pour nous, le second de réserver pour nous les dons que nous avons reçus pour les autres; car si nous retenons seulement pour nous ce que nous avons reçu pour le bien des autres, nous n'avons point de charité, et c'est à nous que s'adressent ces paroles :

« Si la sagesse demeure cachée et le trésor enfoui, à quoi serviront-ils l'un et l'autre (Eccli. XX, 32) ? » De même encore, si nous voulons faire servir les dons de Dieu à nous faire remarquer des hommes, au lieu de chercher à plaire à Dieu dans le fond de notre cœur, nous perdons l'humilité, et nous méritons d'entendre ces reproches :

« Qu'avez-vous que vous n'ayez reçu (I Cor. IV, 7)? » Voilà comment nous courons le danger, d'un côté de perdre l'humilité, de l'autre la charité. Or, qui peut se sauver sans humilité et sans charité? Par conséquent le bon ordre de nos progrès demande que nous commencions par nous bien remplir des premières sortes de dons, je veux dire de la componction et des autres, puis, si le Saint-Esprit nous a fait la grâce de nous combler des autres dons, je veux parler de la sagesse et de la science, c'est afin que nous ayons soin d'en faire part au prochain.

Ainsi donc nous obtiendrons le don du Saint-Esprit qu'on appelle le discernement des esprits, en ne réservant pour nous que ceux qui ne nous sont donnés que pour nous, et si nous faisons profiter le prochain en même temps que nous, de ceux qui nous sont donnés dans l'intérêt des autres.

Source : bibliotheque-monastique.ch
images/icones/colombe2.png  ( 991161 )Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde (2025-08-19 22:09:34) 
[en réponse à 991160]



CHAPITRE XXII

On pourrait facilement continuer, sous le rapport religieux, l’histoire parallèle des deux Cités ; mais il est temps d’esquisser leur histoire sous le rapport, non moins instructif, de l’ordre social.

CHAPITRE XXIII
HISTOIRE SOCIALE DES DEUX CITÉS.


Parallélisme des deux Cités dans l’ordre social. -Pour constituer la Cité du bien à l’état social, le Saint-Esprit lui donne Lui-même Ses lois par le ministère de Moise. -Les fondateurs des peuples païens reçoivent leurs lois du Roi de la Cité du mal. - Témoignage de Porphyre. -Les peuples du haut Orient reçoivent leurs lois du dieu serpent à la tête d’épervier. - Lycurgue reçoit celles de Sparte du serpent Python.

Numa celles de Rome, de l’antique serpent, sous la figure de la nymphe Égérie. -Rome fondée par l’inspiration directe du démon : passage de Plutarque. - Les lois de Rome, dignes de Satan par leur immoralité : passage de Varron et de saint Augustin.

Le parallélisme des deux Cités, dont nous venons de présenter une légère esquisse dans l’ordre religieux, se retrouve dans l’ordre social :

il ne peut en être autrement. Par la nature même des choses, la religion a été, chez tous les peuples, elle sera toujours l’âme de la société : elle inspire ses lois, donne la forme à ses institutions et règle ses mœurs.

Elle la domine et lui donne l’impulsion, comme l’âme elle-même domine le corps, dont elle met en mouvement tous les organes. Or, dans la Cité du bien, le Saint-Esprit est, sans conteste, le maître de la religion. Cette royauté religieuse lui assure donc, au moins indirectement, la royauté sociale. Il y a plus : elle lui est acquise par des moyens directs.

Ouvrons l’histoire. Laissant de côté les temps primitifs, nous arrivons à l’époque où, la race fidèle étant assez nombreuse pour sortir de l’état domestique, Dieu la fait passer à l’état de nation. Rien de plus solennel que la manière dont il consacre cette nouvelle existence de l’humanité. Le souverain législateur veut que la Cité du bien sache que sa constitution et ses lois sont descendues du ciel, et que jamais elle ne l’oublie.

Au sommet du Sinaï, où Lui-même est présent, enveloppé de redoutables ténèbres, Il appelle Moïse. Dans un long tête-à-tête, Il lui communique Ses pensées. S’abaissant jusqu’aux derniers détails des règlements et des ordonnances, qui doivent donner à la nation sa forme politique, civile et domestique, Il ne laisse rien à l’arbitraire de l’homme.

Afin que, dans la suite des temps, nul ne soit tenté de substituer, en un point quelconque, sa volonté à la volonté divine, la charte est gravée par le Saint-Esprit lui-même sur des tables de pierre.
C’est au sommet du Sinaï, que Moïse reçoit de Dieu lui-même la constitution des Hébreux. Comme contre-façon de ce grand événement, Satan veut que les premiers fondateurs des empires, dont se compose la Cité du mal, soient en commerce intime avec lui.

C’est lui-même qui se réserve de dicter leurs constitutions et leurs lois. Il veut qu’on le sache, afin qu’on les respecte, non comme une élucubration humaine, mais comme une inspiration divine.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde