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images/icones/marie.gif  ( 991057 )14/08 Vigile de l’Assomption par ami de la Miséricorde (2025-08-13 22:35:18) 



Vigile de l’Assomption

FÊTE DE L'ASSOMPTION DE LA STE VIERGE

Sur les grandeurs de Marie du Saint Curé d'Ars


I. – Parler des grandeurs de Marie, M.F., c'est vouloir diminuer l'idée sublime que vous vous en faites ; car saint Ambroise nous dit que Marie est élevée à un si haut degré de gloire, d'honneur et de puissance, que les anges mêmes ne peuvent le comprendre ; cela est réservé à Dieu seul. De là, je conclus que tout ce que vous pourrez entendre, ne sera toujours rien ou presque rien, auprès de ce qu'elle est aux yeux de Dieu. Le plus bel éloge que l'Église puisse nous en donner, c'est de dire que Marie est la Fille du Père Éternel, la Mère du Fils de Dieu Sauveur du monde, l'Épouse du Saint-Esprit.

Si le Père Éternel a choisi Marie pour sa fille par excellence, quel torrent de grâces ne doit-il pas verser dans son âme ? Elle en reçut, à elle seule, plus que tous les anges et tous les saints ensemble. Il commença par la préserver du péché originel, grâce qui n'a été accordée qu'à elle seule. Il l'a fixée dans cette grâce, avec une parfaite assurance qu'elle ne la perdrait jamais.

Oui, M.F., le Père Éternel l'enrichit des dons du ciel, à proportion de la grande dignité à laquelle il devait l'élever. Il forma en elle un temple vivant des trois Personnes de la Très Sainte Trinité. Disons encore mieux, il fit pour elle tout ce qu'il était possible de faire pour une créature. Si le Père Éternel a pris tant de soin à l'égard de Marie, nous voyons aussi le Saint-Esprit venir l'embellir lui-même à un tel degré, que dès l'instant de sa conception, elle devint l'objet des complaisances des trois Personnes divines.

Marie seule a le bonheur d'être la fille du Père Éternel, elle a aussi celui d'être la mère du Fils et l'épouse du Saint-Esprit. Par ces dignités incomparables, elle se voit associée aux trois Personnes de la Sainte Trinité, pour former le corps adorable de Jésus-Christ. C'est d'elle que Dieu devait se servir pour renverser ou ruiner l'empire du démon. C'est elle que les trois Personnes divines employèrent pour sauver le monde, en lui donnant un Rédempteur. Auriez-vous jamais pensé que Marie fût un tel abîme de grandeur, de puissance et d'amour ? Après le corps adorable de Jésus-Christ, elle fait le plus bel ornement de la cour céleste…

Nous pouvons dire que le triomphe de la sainte Vierge dans le ciel, est la consommation de tous les mérites de cette auguste Reine du ciel et de la terre. Ce fut dans ce moment qu'elle reçut le dernier ornement de son incomparable dignité de Mère de Dieu. Après avoir subi quelque temps les misères diverses de la vie et les humiliations de la mort, elle alla jouir d'une vie, la plus glorieuse et la plus heureuse dont une créature puisse jamais jouir.

Nous nous étonnons parfois que Jésus, qui aimait tant sa mère, l'ait laissée si longtemps sur la terre après sa résurrection. La raison de ceci, c'est qu'il voulait, par ce retard, lui procurer une plus grande gloire, et que du reste, les apôtres avaient encore besoin de sa personne pour être consolés et conduits. C'est Marie qui a révélé aux apôtres les plus grands secrets de la vie cachée de Jésus-Christ. C’est encore Marie qui a levé l'étendard de la virginité, qui en a fait connaître tout l'éclat, toute la beauté, et nous montre l'inestimable récompense réservée à ce saint état. Lire



Sebastiano Ricci, La Vierge Marie en gloire avec l'archange Gabriel et les saints Eusèbe, Sébastien et Roch, 1725, université de Turin

Mémoire de St Eusèbe, confesseur

Biographie de Saint Eusèbe de Verceil
images/icones/colombe2.png  ( 991058 )Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde (2025-08-13 22:38:46) 
[en réponse à 991057]



CHAPITRE XXI
(AUTRE SUITE DU PRÉCÉDENT.)


«Comme le sacrifice lui-même, le mode du sacrifice était prescrit par les oracles. Rien ne prouve mieux la présence de l’Esprit infernal, que la manière dont s’accomplissait le meurtre abominable de tout ce que l’homme a de plus cher.

Il existait à Carthage une statue colossale de Saturne, en airain. Elle avait les mains étendues et inclinées vers la terre. A ses pieds était un gouffre plein de feu. L’enfant placé sur les bras de l’idole, n’étant retenu par rien, glissait dans le gouffre, où il était consumé au bruit des chants et des instruments de musique (Diod, Sicul., ibid., etc., etc). Sous des noms différents, cette statue homicide existait en Orient et en Occident, chez les juifs et chez les Gaulois.

CHAPITRE XXII

A moins de nier toute certitude historique, les deux faits qu’on vient de lire sont écrasants pour les négateurs des oracles. Ils le sont, non seulement à cause de la gravité des auteurs qui les rapportent, mais encore par leur connexion avec une multitude d’autres faits, également certains.

Pour conserver le moindre doute sur l’existence universelle des oracles démoniaques, et sur l’effrayante autorité de leurs ordres, il faut être arrivé à un parti pris de négation, qui touche à la stupidité.

Toute l’histoire du monde civilisé ne repose-t-elle pas sur la certitude d’un oracle satanique ? Cent fois dans l’Écriture ne voyons-nous pas la consultation des oracles ? Cent fois ces oracles ne demandent-ils pas aux Juifs, comme aux Chananéens, l’immolation de leurs fils et de leurs filles ?

Qu’on cite une page de l’histoire profane qui n’affirme pas l’existence des oracles chez tous les peuples païens d’autrefois, qui ne l’affirme encore chez tous les peuples païens d’aujourd’hui. Parmi les innombrables pratiques, ridicules, infâmes ou cruelles, qui souillent leur existence, en est-il une seule qu’ils ne rapportent à la prescription de leurs divinités ?

Sur ce point, si l’histoire confirme la raison ; la foi, à son tour, explique l’histoire. Rival implacable du Verbe Incarné, Satan veut être tenu pour Dieu. Le signe de la divinité, c’est le culte de latrie. L’acte suprême du culte de latrie, c’est le sacrifice.

Le moyen d’obtenir le sacrifice, c’est de le commander. Le moyen de le commander, c’est l’oracle. Immuable dans le mal, Satan a toujours voulu se faire passer pour Dieu, il le voudra toujours. Donc il a toujours voulu, et toujours il voudra le sacrifice. Donc, sous un nom ou sous un autre, il y a toujours eu et il y aura toujours des oracles, partout où le singe de Dieu pourra exercer son empire.

« Rien ne prouve mieux, dit Eusèbe, la haine des démons contre Dieu, que leur rage de se faire passer pour Dieux, en vue de lui enlever les hommages qui Lui sont dus.

Voilà pourquoi ils emploient les divinations et les oracles, afin d’attirer les hommes à eux, de les arracher au Dieu suprême et de les plonger dans l’abîme sans fond de l’impiété et de l’athéisme.»(Praep. evang., lib. VII, c. xvi ; voir aussi S. Th., I p., q. 115, art. 5 ad 3).

Ce n’est pas seulement dans les choses de la religion et lorsqu’il s’agit du sacrifice, que le Roi de la Cité du mal veut être consulté. Il le veut et il l’est dans les choses de l’ordre purement social et humain. C’est un nouveau trait du parallélisme déjà remarqué.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde