
( 990826 )
Déduction sophistique, Cher Roger par Aliocha (2025-08-07 19:52:24)
[en réponse à 990825]
Il faut seulement en conclure que je pense qu'aucun "recentrage" ne peut se faire sur le NOM, fût-il "dignement" célébré.

( 990827 )
Merci pour cette précision par Roger (2025-08-07 20:26:56)
[en réponse à 990826]
Mais je ne crois pas possible au moins pour ce siècle que le saint siège renonce au missel de Paul VI
Le réalisme nous conduit donc à défendre l’idée qu’il peut exister dans l’église catholique deux missels romains dignement célébrés : celui de 1962 et celui de 1969 - le second n’étant que la simplification du premier
Tout autre position ne peut que conduire à des impasses douloureuses

( 990876 )
Il faut aller plus loin par Signo (2025-08-09 15:07:51)
[en réponse à 990827]
… et prendre au mot les propos récents de l’inénarrable Grillo, gloire de la théologie catholique, qui rejoint les analyses de la FSSPX (peut-être espère t’il un poste à Ecône?):
La vraie question est de bien comprendre que l’ancienne liturgie conduit à une autre Église. La paix ne se fera pas avec le parallélisme de rites contradictoires.
Qu’à cela ne tienne. Évidement le grillo-lefebvrisme interprète cette affirmation comme l’inéluctabilité d’un schisme, ce qui serait évidemment pire que tout.
Mais s’il n’y a qu’une Eglise catholique, il y a différentes Églises particulières en son sein. On peut donc satisfaire les aspirations de la coalition Saint Anselme-Ecône en précisant:
La vraie question est de bien comprendre que l’ancienne liturgie conduit à une autre Église particulière.
Si les traditionalistes se constituent en Églises particulières
sui iuris, quelque soit la forme canonique que prendrait ces Eglises (ordinariats, prélature personnelle, administrations apostoliques), ce cadre permettrait le sacre d’évêques dans l’ancien rite avec mandat pontifical, d’avoir notre propre Ordinaire (juridiction cumulative avec les Ordinaires locaux), et cela mettrait une réalité ecclésiale légitimant de manière stable l’usage du Rituel et du Pontifical anciens. Il n’y aurait alors plus aucun problème pour les ordinations, confirmations, bénédictions abbatiales, consécration des églises, et tous les sacrements. Les ordinariats pourraient aussi ériger de nouveaux instituts de vie consacrée, etc.
Une solution qui fonctionne et qui existe
déjà .

( 990910 )
Je suis réservé à cet egard par Roger (2025-08-11 09:09:38)
[en réponse à 990876]
Non seulement parce que cela fera coexister deux systèmes avec leurs paroisses leurs séminaires leurs œuvres séparées sans justification autre qu’une divergence liturgique explicite recouvrant peut-être une divergence doctrinale implicite .
Les orientaux reposent sur des particularités géographiques ethniques et historiques mieux établies
Et par exemple conduire les prêtres traditionnels à coopérer d’une façon ou d’une autre avec des prêtres diocésains peut contribuer à protéger ces derniers contre les pressions hétérodoxes des mamies bigoudis qui voient dans la synodalite l’occasion de prendre le pouvoir pour changer liturgie et doctrine

( 990966 )
Réponse sur l'Ordinariat par Signo (2025-08-12 10:27:41)
[en réponse à 990910]
Ce que vous appelez une simple « divergence liturgique » est en réalité l’existence de facto de deux rites complètement différents. La distinction ratzingerienne de « deux formes d’un même rite », en laquelle j’ai longtemps cru, et que TC a fait voler en éclats, n’a jamais été dans les faits qu’une fiction sans rapport avec la réalité concrète.
Et quand je parle de deux rites, je ne parle pas seulement de deux missels, mais bien d’un rite au sens global du terme, c’est-à-dire non seulement le missel, mais aussi l’office, des ministères différents (ordres mineurs : portiers, exorcistes, sous-diaconat, etc qui je le rappelle n’existent plus dans l’Eglise officielle depuis 1972), un Pontifical différent, un Rituel différent, un autre calendrier, etc. bref, tous les ingrédients d’une autre réalité ecclésiale, d’une autre Eglise que l’Eglise latine actuelle, mais sans évêque, sans Ordinaire.
Or il faut être réaliste : la FSSP, l’IBP, la FSVF et d’autres n’accepteront jamais d’utiliser le nouveau Pontifical, le nouveau Rituel, etc. or l’utilisation de ces livres, notamment le Pontifical, n’a pas de réelle légitimité si elle ne correspond pas à une réalité ecclésiale concrète. C’est dans le cadre d’une Eglise particulière constituée autour d’un Ordinaire, c’est-à-dire un évêque, que selon la Tradition un rite donné trouve sa légitimité. Sinon ces livres liturgiques, les ordres mineurs, etc flottent en apesanteur, dans le vide, car ils ne correspondent plus à aucune réalité ecclésiale. On ne peut pas se dire fidèles à la Tradition si on ne prend pas en compte cet aspect ecclésiologique absolument fondamental. Surtout que ce « vide » de légitimité est bien évidemment un argument massue des adversaires de la liturgie traditionnelle (Grillo, Roche, etc) pour appeler à sa suppression et ils n’ont pas tort.
Certes le cas du monde traditionnel n’est pas entièrement assimilable aux Eglises orientales, car ces dernières ont effectivement une légitimité historique locale précise, ont leur propre code de droit canonique distinct etc. Mais il y a les ordinariats anglicans, liés à des usages liturgiques spécifiques, et qui existent bel et bien sans être des Eglises locales, tout comme les ordinariats militaires, également non territoriaux. Le droit canonique offre de riches possibilités de concevoir des formes d’ordinariat « sur-mesure » adaptées aux spécificités du monde traditionaliste, et qui permettent de leur donner une légitimité ecclésiale stable et durable. Et de ne plus dépendre entièrement des évêques diocésains dont beaucoup sont très hostiles au phénomène traditionaliste.
L’argument de la ghettoïsation peut être atténué voire supprimé avec la notion de juridiction cumulative qui existe déjà pour les militaires, qui dépendent à la fois de l’évêque du diocèse où ils résident et du diocèse aux armées.

( 990829 )
Ils vont essayer par Ptitlu (2025-08-07 21:20:17)
[en réponse à 990826]
Ne serait-ce que parce qu'au Perou, en Afrique, en Chine et en Inde ça marche.
(Et en Europe de l'est, mais plus auprès des jeunes)