Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=989826
images/icones/2e.gif  ( 989826 )Toulouse. Qui Mgr de Kérimel, l'impitoyable chasseur de tradis, a-t-il nommé chancelier ? par Gaspard (2025-07-07 17:47:05) 

Si.

L’abbé Dominique Spina, condamné en appel en 2006 pour le viol commis sur un mineur de 16 ans au Pays Basque, fait son retour au diocèse de Toulouse en qualité de chancelier et délégué épiscopal à la pastorale des mariages. Une nomination qui choque la communauté catholique. L’archevêque Mgr Guy de Kérimel justifie ce choix : "J’ai pris le parti de la miséricorde".



Article de La Dépêche

Lunaire.

Miséricorde après vingt ans, pourquoi pas, mais au poste de chancelier ! et de délégué à la pastorale des mariages ! Mgr de Kérimel est totalement enfermé dans sa tour d'ivoire.

Pour mémoire: Mgr de Kérimel avait dézingué sans pitié les tradis à Grenoble, puis désensoutanné ses propres séminaristes à Toulouse etc.
images/icones/fleche2.gif  ( 989827 )Cinq ans d'emprisonnement dont un avec sursis par Gaspard (2025-07-07 17:52:18) 
[en réponse à 989826]

pour l'intéressé. Confirmé en appel.

Article wikipedia sur L'Affaire Dominique Spina
images/icones/neutre.gif  ( 989829 )voilà un signal typiquement bergoglien par Luc Perrin (2025-07-07 18:06:43) 
[en réponse à 989826]

et chancelier et à la pastorale des mariages, Monsieur de Toulouse force le trait de l'hyper bergoglianisme de la soit-disant "miséricorde".

Quand on ouvre la sainte Bible, on lit à ce sujet :

"Mais, si quelqu'un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu'on suspendît à son cou une meule de moulin, et qu'on le jetât au fond de la mer." (Matthieu 18, 6 version Segond).

Je sais bien que l'Écriture chez les bergogliens, c'est dépassé.

On verra si ce chancelier qui a reçu la miséricorde archiépiscopale adornée d'une condmanation en justice est de la graine d'évêque sous le nouveau pape.
images/icones/bravo.gif  ( 989832 )La Dépêche (et l'AFP) ont de bonnes lectures par Ptitlu (2025-07-07 18:14:54) 
[en réponse à 989826]

RC 3 juillet 2025

Faire de l’Eglise une maison sûre ? Visiblement, très peu pour Mgr de Kerimel qui préfère recaser dans sa Curie – et comme chancelier encore, un prêtre qui a été condamné en 2006 en appel à de la prison ferme pour un viol sur mineur commis en 1993 lorsqu’il exerçait dans le diocèse de Bayonne.

Le pot aux roses est dévoilé dans les nominations du 2 juin dernier qui révèlent aussi le recasement de l’ex-évêque de Blois Mgr Batut comme délégué épiscopal aux séminaristes – vu le bilan de l’intéressé dans le Val de Loire, le grand désert des vocations dans le Midi est appelé à durer. Surtout, le père Dominique Spina, jusque là vice-chancelier, est nommé Chancelier et délégué épiscopal aux mariages.

Pour rappel, en 2005 le père Dominique Spina avait été condamné à quatre ans de prison ferme pour le viol d’un lycéen de Pau dont il était le directeur de conscience, la peine avait été confirmée un an plus tard en appel; selon la presse locale, au cours de l’instruction, le prêtre affirmait qu’il s’agissait d’une « relation consentie« , ce qui pose déjà quelque peu question sur son maintien dans le sacerdoce.

Comme le rappelait la République des Pyrénées en 2016, « en 2007, l’ancien aumônier obtient une libération conditionnelle. Il est transféré du diocèse de Bayonne à celui de Toulouse. Décision prise avec l’accord des deux évêques respectifs, Mgr Pierre Molères et Mgr Robert Le Gall.

Ce dernier précise d’ailleurs que « seules des charges très réduites lui ont été confiées : un poste d’archiviste et une petite activité pastorale auprès d’adultes seulement« . En 2009, il était nommé à la tête de la paroisse de Fronton et de ses sept clochers, avec des restrictions dans son ministère. Néanmoins en 2016 il est relevé à sa demande de son ministère paroissial, après la médiatisation de cette situation.

Pour rappel, un chancelier n’est pas seulement en charge des actes de catholicité dans un diocèse. Il rédige et contresigne aussi les actes juridiques de l’évêché, notamment les lettres de nomination des prêtres, les conventions avec tel ou autre institut, les prêtres venant d’autres diocèses, les consécrations d’autel, les ouvertures d’oratoire, ainsi que tout document que l’évêque promulgue, les orientations diocésaines etc. « Difficile de comprendre que ce sera un prêtre condamné pour viol sur mineur qui validera tous les actes de l’évêché de Toulouse dans les prochaines années, même s’il a purgé sa peine et qu’il dit regretter les faits« , réagit un fidèle toulousain.


Ce matin Kerimel dit dans la Dépêche "j'ai pris le parti de la miséricorde".

Ce qu'il n'a effectivement pas fait ni pour ses anciens fidèles à Grenoble, ni pour les victimes de l'affaire Ribes (qui éclate à peine il part pour Toulouse), ni pour ses propres curés qu'il brasse et rebrasse dans ses nominations sans consulter personne, ni à l'Institut catholique de Toulouse qui est plongé dans une crise sans précédent...

Ni même un minimum de transparence pour les fidèles de la cathédrale quant à "l'année de ressourcement" de leur actuel curé et le passif du suivant, qui doit arriver à la rentrée.
images/icones/carnet.gif  ( 989833 )Toujours à Toulouse par baudelairec2000 (2025-07-07 19:50:58) 
[en réponse à 989826]

mais cela se passe à l'Institut catholique. Bonjours l'ambiance.

Si quelqu'un peut avoir accès à l'article de la Détresse du Midi ... https://www.ladepeche.fr/2025/07/03/je-nai-jamais-vu-une-crise-dune-telle-ampleur-linstitut-catholique-de-toulouse-en-pleine-tourmente-12800376.php
images/icones/fleche2.gif  ( 989834 )L'article par Ptitlu (2025-07-07 20:47:18) 
[en réponse à 989833]

*_" Je n’ai jamais vu une crise d’une telle ampleur" : l’institut catholique de Toulouse en pleine tourmente_* Un recteur mis à l’écart, des responsables aux abonnés absents et des salariés inquiets qui dénoncent une omerta… L’Institut catholique de Toulouse traverse une grave crise de gouvernance. Et le courrier envoyé au personnel par l’archevêque de Toulouse, Guy de Kerimel, chancelier de l’établissement et président du conseil d’administration, n’a pas levé le malaise.

Mais que se passe-t-il donc au sein de l’Institut catholique de Toulouse ? Depuis le début du mois de juin, l’établissement de la rue de la Fonderie, près de la place du Salin, bruit de nombreuses rumeurs, alimentées par les défections en cascade au sein de sa direction.




L’archevêque de Toulouse, Guy de Kérime a demandé un audit financier sur l’Institut catholique, université privée qui va fêter ses 150 ans l’année prochaine.L’archevêque de Toulouse, Guy de Kérime a demandé un audit financier sur l’Institut catholique, université privée qui va fêter ses 150 ans l’année prochaine. DDM - DDM-MICHEL VIALA
"Notre recteur est en en cours de limogeage, on nous dit une fois sur deux qu’il est en arrêt de travail, puis mis à pied, notre vice-rectrice et notre secrétaire générale sont absentes, notre président du conseil d’administration démissionnaire. En quelques semaines, on a l’impression que tous les responsables se sont vaporisés", explique une source interne. Une situation qui a généré un profond malaise et beaucoup d’inquiétude chez les salariés. Dont certains craignent de revivre les mêmes difficultés qu’il y a quelques années, quand le recteur de l’époque avait été mis en cause pour harcèlement.

Des accusations de harcèlement…
"Malgré la traversée de diverses crises, je n’en avais jamais vu d’une telle ampleur", confie un autre cadre qui s’interroge sur la nouvelle mise à l’écart du recteur actuel, François Moog, pour des raisons qui restent vagues. " Il semblerait qu’on lui a demandé de démissionner après plusieurs signalements pour harcèlement, mais il aurait refusé pour être ensuite placé en arrêt de travail". D’autres bruits de couloirs font état d’une brouille personnelle entre le chancelier et archevêque de Toulouse, Guy de Kerimel, et le recteur. Difficile d’en savoir plus, tant l’institution reste discrète sur ces événements. "Dans le cadre du droit et du respect des personnes, l’ICT ne peut s’exprimer publiquement sur les raisons ou les formes de ces absences, précise Thomas Recoing, le directeur de la communication. L’absence concomitante de plusieurs membres de la direction a pu susciter des interrogations au sein du personnel de notre établissement. Mais je vous assure que le conseil d’administration prend très au sérieux ce contexte et a missionné une équipe pour apporter un appui technique à la communauté universitaire afin d’assurer la continuité de nos missions, dans l’intérêt premier de nos étudiants et futurs étudiants et de l’ensemble des personnels de l’ICT".

Des difficultés financières ?
L’institut catholique, qui va fêter ses 150 ans l’année prochaine, indique par ailleurs que les équipes pédagogiques sont mobilisées et travaillent normalement pour garantir le bon déroulement de cette fin d’année universitaire et préparer la rentrée prochaine de septembre.
" Notre institution s’appuie sur des bases solides, et n’a pas de difficultés financières à ce jour, qui pourraient freiner son activité au quotidien, se sent obligé de préciser Thomas Recoing. Elle prépare sa stratégie pour l’avenir". Dans une lettre envoyée au personnel, Guy de Kerimel, l’archevêque de Toulouse, chancelier de l’ICT et président du conseil d’administration affirme pourtant qu’un un audit des finances, "couvrant la période depuis la fin août 2024 jusqu’à aujourd’hui" va être lancé. " Des factures et règlements vont pouvoir être honorés, les dossiers urgents sont en cours de constitution et de relecture pour être rendus le plus tôt possible", écrit-il.

Alors pas de fumée sans feu ? L’archevêque ne minimise pas en tout cas les problèmes. "L’Institut traverse une crise sérieuse, une fois de plus malheureusement", confie-t-il, en concédant une certaine forme d’impuissance. "Nous devrons faire la clarté sur les causes de cette crise et y remédier", dit-il. Ce qui fait dire à une salariée que la lettre du chancelier, loin d’être réssurante, pose plus de questions qu’elle n’en résout.

3700 étudiants, 5 facultés et 5 instituts
L’Institut catholique de Toulouse (ICT), qui va fêter ses 150 ans, emploie près de 200 collaborateurs permanents composés d’enseignants-chercheurs, d’enseignants, et de personnels administratifs. Il accueille chaque année 3 700 étudiants répartis dans cinq facultés et cinq instituts : la faculté libre de droit, de lettres et des sciences humaines, de philosophie, de théologie, de droit canonique, l’École supérieure pour la qualité, l’environnement et la sécurité en entreprise, l’Institut des arts et musiques sacrés, l’Institut d’études religieuses et pastorales, l’Institut supérieur de formation de l’enseignement catholique et l’Institut universitaire de langue et de culture française. L’établissement propose 18 licences et masters et 10 diplômes canoniques reconnus par le Saint-Siège et de très nombreux certificats, diplômes universitaires et certifications professionnelles.
images/icones/carnet.gif  ( 989840 )Merci Ptilu pour l'article par baudelairec2000 (2025-07-08 08:17:30) 
[en réponse à 989834]

Des accusations de harcèlement, une mésentente entre le recteur mis à l'écart et Mgr de Kerimel, chancelier et président du conseil d'administration de l'Institut Catholique de Toulouse sur fond de difficultés financières.

Une remarque:

Mgr de Kerimel, à l'origine de la nomination de François Moog comme recteur de l'ICT, doit avoir une part de responsabilité dans la situation actuelle de l'établissement. Assumera-t-il ?

A propos de François Moog:

"Ce docteur en théologie a été élu à la tête de l'ICT le 5 octobre et a pris ses fonctions le 19 décembre dernier, suite à la confirmation de son élection par le dicastère pour la culture et l'éducation catholique du Saint-Siège. Il succède à Mgr Christian Delarbre, nommé Archevêque d'Aix et Arles. François Moog devient le premier laïc de l'histoire de l'Institut à exercer la fonction de recteur."

"Avant sa nomination, François Moog était professeur d'ecclésiologie et d'anthropologie théologique à l'ICT. Il dirigeait le cycle des études du doctorat de théologie. Il reste enseignant-chercheur et dirige toujours l'équipe de recherche en anthropologie chrétienne.

Ses recherches actuelles portent sur l’anthropologie chrétienne. Il s’est spécialisé dans le domaine de l’éducation catholique."
images/icones/bravo.gif  ( 990526 )Mgr Giraud (Viviers) en désaccord public par Cristo (2025-07-24 12:41:31) 
[en réponse à 989826]

c'est ici :
https://www.francebleu.fr/infos/societe/inacceptable-et-intenable-l-eveque-de-viviers-denonce-la-promotion-a-toulouse-d-un-pretre-condamne-pour-viol-1942095
images/icones/bravo.gif  ( 990529 )Bravo monseigneur ! par Ptitlu (2025-07-24 17:45:29) 
[en réponse à 990526]

A ma connaissance c'est la première fois depuis l'affaire Gaillot qu'un évêque s'oppose publiquement à un autre, c'est dire la profondeur des désaccords et de la boîte de Pandore que Kerimel a ouvert.

L'ancien chancelier n'était d'ailleurs pas du tout atteint par la limite d'âge, ce qui renforce les soupçons...
images/icones/bravo.gif  ( 990532 )juste position enfin face au scandale public énorme par Luc Perrin (2025-07-24 18:42:53) 
[en réponse à 990526]

un évêque surtout de Viviers, même s'il a été archevêque de Sens et prélat de la Mission de France, cela reste peu.
Au moins Mgr Giraud, un bergoglien pourtant très favorable à l'accueil façon Père James Martin sj, réagit avec droiture.

Une visite apostolique du diocèse de Toulouse devrait s'imposer devant la gravité de l'acte accompli en toute connaissance de cause par Mgr l'archevêque.

Quand on songe à ce que Mgr Rey a subi pour avoir été un très bon évêque ... ou Mgr Strickland au Texas.
images/icones/hein.gif  ( 990533 )Surtout de Viviers ? par Ptitlu (2025-07-24 21:31:47) 
[en réponse à 990532]

Vous classez les évêques par taille et poids ?

Si ce n'est pas un archevêque qui réagit, ça ne vaut rien ?

Un évêque qui réagit, c'est bien. Il en suffit d'un qui se lève...
images/icones/nounours.gif  ( 990583 )un peu simplet comme post non ? par Luc Perrin (2025-07-26 13:51:08) 
[en réponse à 990533]

oui évidemment il vaut mieux un même tout petit d'un diocèse quasiment désertique que pas du tout. Si vous m'aviez lu au lieu d'une réaction épidermique bizarre, vous l'auriez vu en toutes lettres.

Mais oui, Petitlu, oui la nature humaine est ainsi faite, les sociétés sont ainsi faites que quand un tout petit Lu ou un minuscule Perrin tempête dans un coin perdu de l'univers du net, cela fait moins d'effet qu'un cardinal, un groupe d'évêques, des archevêques type Paris, une Conférence épiscopale, la une de La Croix ou un reportage télévisé.
Un truth social de Donald Trump a plus de retentissement qu'un tweet de Mme Dupond.

Désolé de devoir vous apprendre cette triste réalité en ce samedi 26 juillet 2025. Comme le disait le personnage du dessin animé Calimero:
"c'est injuste, c'est trop injuste".
Mais c'est la vie. Vous aurez au moins appris cette donnée de base aujourd'hui.

Au plaisir de vous lire quand vous serez mieux inspiré.
images/icones/radioactif.gif  ( 990597 )Je n'avais pas besoin de votre leçon de mépris par Ptitlu (2025-07-27 12:07:06) 
[en réponse à 990583]

A d'autres !

Viviers serait selon vous un "un diocèse quasiment désertique".

C'est bien la preuve que vous n'y connaissez rien.

Viviers est un diocèse qui a une réputation de desert.

Viviers est un diocèse très particulier, sans tradis (ils existent, mais faute de desserte ils vont tout autour, Alès, Annonay, le Puy diocèse et FSSPX, Valence, Chantemerle, Montélimar, Nîmes etc).

Ceux qui en tiennent lieu de visu sont la FMND qui ne le sont pas du tout et ne les aiment pas. La FMND a des dérives connues, et est engluée dans son projet de megachurch dénoncé par un peu tout le monde (y compris l'évêque précédent).

Mais il n'y a pas que la FMND, heureusement.

Viviers est un diocèse où il y a des vocations, le double de Sens Auxerre quand Mgr Giraud a été installé; il y a eu régulièrement des ordinations ces dernières années. Et en matière de clergé actif, il est moins désertique que Mende, Pamiers, St Flour, Châlons ou d'autres.

Bon, et puis quand je gueule, c'est que les limites de l'intolérable ont été enfoncées au bélier, et généralement, ça a un impact.
images/icones/fleur.gif  ( 990601 )Vos messages agressifs sont misérables par Semetipsum (2025-07-27 15:06:57) 
[en réponse à 990597]

tout est dans le titre
images/icones/1g.gif  ( 990606 )tssss par Adso (2025-07-27 17:47:01) 
[en réponse à 990601]

Non, rien ... Pas vraiment utile non plus, comme réaction !!!
images/icones/fleur.gif  ( 990623 )"Ardéchois coeur fidèle" peut-être mais désert avéré par Luc Perrin (2025-07-28 12:29:40) 
[en réponse à 990597]

Le département donc le diocèse compte 333 229 habitants (2022).
La fiche Wikipedia souligne : "L'Ardèche se caractérise également par la faiblesse de peuplement de ses villes, la plus peuplée étant Annonay avec 16 998 habitants."

Outre qu'il y a une vieille tradition protestante dans plusieurs régions du département


A vous croire, Viviers sera érigé en archidiocèse bientôt ... avec province ecclésiastique.

Je ne doute pas que "Bon, et puis quand je gueule, c'est que les limites de l'intolérable ont été enfoncées au bélier, et généralement, ça a un impact." (Ptitlu) et nous verrons sûrement l'effet de votre voix puissante dans une démission prochaine de l'archevêque de Toulouse ou la nomination d'un visiteur apostolique.

Pour l'instant, rien de tel mais c'est la période estivale.

Je serai le premier à saluer ici votre action méritoire et son grand retentissement si ces événements (justifiés) se produisent à la rentrée.
A défaut la modestie en la matière évite le ridicule.
Ce n'est pas une leçon de mépris - il n'y en avait aucun dans mon post - mais plus un appel au réalisme, au réel. Il n'a pas été entendu, je constate.

Just saying.
images/icones/pelerouin1.gif  ( 990640 )La démographie ne fait pas tout par Ptitlu (2025-07-28 22:16:01) 
[en réponse à 990623]

La Flandre compte 6.6 millions d'habitants et une grande tradition catholique. C'est pourtant un désert spirituel, à moins de 2% de pratique, et une extinction du fait religieux chrétien à vue humaine.

Je vous invite à sortir d'Alsace et à vous rendre dans les vrais déserts spirituels français, qui sont aussi souvent des territoires abandonnés de tous, les diocèses de Verdun, Châlons, Soissons, Pamiers, St Flour, Limoges (pour la partie en Creuse), Besançon sorti de la ville centre, Langres, Auch (sorti de la ville centre), Agen (idem), Mende, Digne, Belley Ars (hors Bourg, Ars et quelques paroisses proches de Genève comme Gex), St Claude (hors Dole), Nevers, Autun (hors Châlons et Macôn), Sens Auxerre, Troyes (hors ville centre), etc etc, il y en a bien une dizaine d'autres.

Viviers par rapport à Digne ou St Flour est florissant.

Par rapport à Strasbourg ou Rennes évidemment...mais c'est la France des métropoles.

Du reste, c'est intéressant, notre débat invite à s'interroger sur ce qu'est (ou non) un diocèse en déclin.

S'il s'agit des diocèses qui ne peuvent suspendre un prêtre en délicatesse sur le plan canonique, pénal ou civil, sans remettre en cause toute l'organisation paroissiale, alors c'est le cas de plus de la moitié d'entre eux.
images/icones/1f.gif  ( 990651 )Je confirme pour Agen par Adso (2025-07-29 11:30:54) 
[en réponse à 990640]

La situation était épouvantable à la fin des années 80, et c'est encore pire ! (Sauf peut être le rayon de soleil de l'abbaye Ste Marie de la garde...)
images/icones/rose.gif  ( 990653 )on peut empiler des évidences hors sujet par Luc Perrin (2025-07-29 12:10:20) 
[en réponse à 990640]

Merci de m'apprendre qu'il y a quantité de "déserts" en terme de pratique en France.

Il m'aura fallu attendre le mardi 29 juillet pour le savoir grâce à Ptilu. Sourire.

J'ai enseigné la carte Boulard et bien d'autres éléments de la déchristianisation-sécularisation française pendant ... 30 ans.

On peut ouvrir une discussion sur les déserts spirituels français et autres mais ce n'était aucunement l'objet du sous-fil.

Il y a des diocèses dont les titulaires ont plus de poids et d'aura que d'autres : tel était le point que vous avez nié.
Avec le cas particulier du chapeau de cardinal qui confère à l'évêque d'Ajaccio, un diocèse assez vivant pour le catholicisme moribond français, un poids qu'il n'avait pas eu dans le passé.

Des nouvelles de Toulouse ? L'archevêque a-t-il démissionné du fait de vos coups de bélier médiatiques ?
images/icones/tao.gif  ( 990795 )sujet complexe s'il en est ... par Cristo (2025-08-06 12:27:08) 
[en réponse à 989826]


voyez ces deux positions (pour la première, on évacuera l'argument par la synodalité qui n'a pas de sens et qu'on voit devenir un mot-valise, mais le reste n'est pas inintéressant ; pour la seconde, on évacuera la partie autobiographique) :

Tribune
Abus dans l’Église, « certains actes paraissent désormais éternellement impardonnables »

Juliette Gaté
Maître de conférences en droit public, avocate au Barreau d’Aix-en-Provence
Publié le 4 août 2025

Alors que l’archevêque de Toulouse, Mgr Guy de Kerimel, a nommé comme chancelier un prêtre condamné en 2005 pour viol sur mineur, et ayant depuis purgé sa peine, provoquant de vifs débats au sein de l’Église, l’avocate Juliette Gaté estime qu’une réhabilitation devrait être possible.


La vie de foi est une vie en chemin. Un chemin de crête qui invite à une marche délicate, guidée par le seul murmure d’une brise légère. Aucun boulevard confortable, aucun cri sur une place publique n’est la marque de Dieu. L’esprit chrétien n’est pas l’esprit du monde. Son seul et unique commandement est l’amour. À chaque pas, un baptisé qui veut marcher dans la Lumière, doit s’interroger, humblement. Se garder des réponses toutes faites. Croire en la singularité de chaque être, de chaque situation. Et prendre le temps de la considérer.

Pour marcher longtemps et bien, les chrétiens sont invités à se dépouiller, de leurs certitudes notamment. À se connaître. À d’abord connaître leurs faiblesses pour accepter celles des autres. À ne pas s’alourdir de la rancœur, de la haine, de la colère. À pardonner pour gagner en liberté. À ne pas juger pour éviter de l’être. L’exigence est si grande que seule la grâce permet cette marche, à condition de la demander, de la désirer. Elle viendra, à son heure. Je l’attends.


Le cri de la foule
Voilà une partie essentielle de ce que je crois parce qu’il m’a semblé l’entendre dans les Évangiles. Voilà ce qui me semble inaudible dans les débats actuels sur les abus dans l’Église. Par un mouvement de balancier simpliste, on est passé d’une supposée miséricorde systématique, qui n’était rien d’autre qu’une loi du silence coupable, à une épuration drastique dans une quête de perfection illusoire.

Certains actes paraissent désormais éternellement impardonnables. On entend dire que quiconque a commis ce péché le portera toujours. On ne veut plus le voir. On ose penser qu’il n’est plus des nôtres. Qu’importe que la justice et le temps soient passés.

Mgr de Kerimel, pour avoir osé penser autrement en confiant une mission dans l’Église au père Spina, auteur d’un viol sur mineur il y a trente ans et condamné à de la prison à ce titre il y a vingt ans, scandalise. « Décidément non », crie la foule, l’auteur de ce crime n’est pas des nôtres. Et celui qui ose parler encore de miséricorde dans ces circonstances a perdu la raison, ajoute-t-elle. Et pourtant.

« Indéfectiblement liés les uns aux autres »
Les chrétiens sont uniques et un. Ils se savent chacun appartenir à un même corps, celui de l’humanité, et saint Paul nous rappelle bien que l’un aurait beau dire que tel homme n’est pas de ce corps parce qu’il n’aime pas ce qu’il est ou ce qu’il fait, qu’il se leurrerait. Nous sommes indéfectiblement liés les uns aux autres. Dans la joie et dans la peine.

À chaque fois qu’un chrétien communie, il croit et accepte de manger le corps du Christ et ce corps comprend tous les hommes, ceux de bonne et ceux de mauvaise volonté. Le tri entre le bon grain et l’ivraie sera fait au Jugement dernier. Nul n’est capable de lire dans les âmes. Et nous savons et croyons que les âmes changent, évoluent, se convertissent.

La justice des hommes est inspirée, en France, aujourd’hui encore, de ces principes. Dans les tribunaux de l’État, chaque jour, on juge, on punit mais on est conscients que ces décisions sont faillibles et que la vérité d’un moment n’est pas la vérité de toujours. On croit à l’amendement des auteurs d’infraction, à la vertu des peines, pour les coupables comme pour les victimes. C’est cette certitude sur laquelle s’érige notamment l’abolition de la peine de mort ou la prescription.

Ce sont ces idées qui gouvernent tout le travail perpétuellement entrepris sur le sens de la peine ou sur la justice restaurative. L’homme de justice, même dénué de foi, croit qu’il faut garder l’espérance vive, que la vie passe par là. Les punitions perpétuelles prétendent figer une situation qui, en réalité, comme l’eau d’Héraclite, n’est plus tout à fait la même et pétrifient les personnes, victimes et coupables, en les réduisant à ces statuts. Alors qu’en traversant, en demeurant en mouvement, en se rencontrant, elles découvrent qu’elles sont bien plus grandes que cela.

Dans de nombreux pays, plus que jamais, les juristes réfléchissent à savoir comment on peut passer de la justice au pardon (1). Ils ont de plus en plus conscience que leur mission ne sera aboutie que si elle permet d’aller jusque-là. La justice des hommes elle-même n’envisage pas la peine sans envisager la réparation et la réinsertion (2). « Toute peine a une fin. Plus encore seule l’existence d’un terme lui donne sa finalité », écrit Denis Salas, juge et essayiste (3). Robert Badinter disait qu’utiliser contre les terroristes la peine de mort, c’est pour une démocratie faire sienne les valeurs de ces derniers.

Retrouver la vie
C’est la passion et la peur triomphant de la raison et de l’humanité. Alors comment peut-on, dans l’Église, si aisément condamner ad vitam aeternam ? Comment peut-on sans complexe et sans connaître, hurler en chœur qu’il est inconcevable d’offrir de nouveau une place à un homme, un prêtre, qui a commis des actes atroces mais qui a aussi purgé une peine, vieilli, peut-être changé ?

Le chemin de la Vie est un chemin d’une grande délicatesse, un murmure. La délicatesse n’est jamais le propre des pensées massues et de masse. Certains ont pourtant dit qu’il fallait écouter les catholiques crier leur refus de réintégrer ces hommes-là car ils exprimaient le sensus fidei. Une seule opinion de tous les catholiques n’existe pas. Le faire croire est du populisme. Ce n’est pas la synodalité.

Le sensus fidei est la somme merveilleuse et surnaturelle des pensées uniques de chaque fidèle, pas une pensée unique. Je ne me reconnais pas dans ceux qui condamnent quiconque à la mort sociale. Ce n’est pas ce que je crois entendre l’Esprit me souffler.

Il y a un millier d’années, François d’Assise écrivait : Aimer vraiment son ennemi, c’est d’abord ne pas s’affliger des torts qu’on a subis soi-même ; c’est ressentir douloureusement, mais comme une offense à l’amour de Dieu, le péché que l’autre a commis ; et c’est prouver à ce dernier, par des actes, qu’on l’aime toujours. Face aux horreurs que l’homme commet parfois, moi baptisée et avocate, je crois qu’il est toujours possible de retrouver la vie. Dans l’assourdissant cri du monde, je fais silence et je tente de trouver, concentrée sur le bruit de la brise légère, le chemin étroit qui y conduit. Il passe par la justice, la peine et le pardon.

(1) La Justice pénale, aux frontières du pardon, dir. N Nayfeld, L. Jaffro, S. Lemaire, M. Bessone, Classiques Garnier, Bibliothèque de la pensée juridique, numéro 22, 2025.
(2) Article 130-1 du code pénal.
(3) La Volonté de punir, essai sur le populisme pénal, Hachette 2005.

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Tribune
Nomination d’un prêtre condamné pour pédocriminalité à Toulouse : « Cette décision n’est pas prudente »

Patrick C. Goujon
Jésuite, professeur de théologie spirituelle et dogmatique (Facultés Loyola Paris)
Publié le 11 juillet 2025

Théologien et lui-même victime dans son enfance de violences sexuelles de la part d’un prêtre, Patrick Goujon réagit après la promotion d’un prêtre condamné pour viol sur mineur à Toulouse. Une décision qu’il juge peu conforme au droit canonique, et qui ne manifeste pas la « prudence » qui doit être de mise dans de telles affaires.


Il y aurait beaucoup à dire sur le scandale qu’offre à beaucoup de catholiques et de Français la nomination par l’archevêque de Toulouse de son chancelier. Il est vrai qu’en général, ce genre de fonction n’attire pas la lumière, comme le note le communiqué de presse de l’archevêque en date du 10 juillet. C’est une tâche d’archives, écrit-il.

Le droit canonique en dit un peu plus sur les fonctions d’un chancelier, qui, s’il fait fonction d’archiviste, c’est au titre d’un rôle plus décisif dans la vie d’un diocèse. Un évêque préside un certain nombre de conseils diocésains, prend des décisions concernant les biens et les personnes de son diocèse, et cela va jusqu’aux décisions disciplinaires qu’il peut prendre, ainsi que les décisions en nullité de mariage, etc. De tous ces actes, le chancelier est le rédacteur, au sens où ce n’est pas en pratique à l’évêque de préparer tous les documents qui seront ensuite présentés à sa signature.

Le droit canonique précise encore que, si ces actes doivent avoir un effet juridique, ils doivent être signés non seulement de l’évêque mais « pour la validité, en même temps par le chancelier » (canon 474). Si la charge de chancelier est effectivement une tâche administrative, et peut ne pas être vue comme une promotion par l’archevêque de Toulouse, elle n’est pas subalterne, et touche à des matières sensibles. Pour toutes les décisions issues d’un procès, il revient au chancelier de les enregistrer et de les diffuser. Les enquêtes de la CIASE et de la police dans certaines affaires plus récentes ont montré l’usage des chancelleries de détruire les pièces concernant les prêtres pédophiles.

La réputation
Pour en rester aux arguments canoniques, que dit ensuite le communiqué de Toulouse ? Il veut répondre à la remarque qui a été porté à la connaissance de l’évêque par des chrétiens choqués de cette nomination, à propos du canon 483, alinéa 2 (On voit bien que les fidèles sont parfois solidement formés, et c’est heureux !) Lisons-le : « Le chancelier et les notaires doivent être de réputation intègre et au-dessus de tout soupçon ». Sans être juriste, on comprend aisément que l’on parle de la « réputation » de la personne qui doit être au-dessus de tout soupçon. Admettons avec le latin, qui seul fait foi canoniquement, qu’il s’agit d’être « integrae famae et omni suspicione maiores », intègre quant à la réputation et quant à des soupçons sur des affaires importantes. Il est bien noté qu’il s’agit de la réputation.

Autrement dit, on ne juge pas de la personne, mais de sa « fama », notion bien connue et des juristes et des latinistes. Varron, le célèbre magistrat et savant latin du 2e siècle, nous a appris que le mot latin « fama » dérive du verbe « fari », dire. La fama porte donc bien sur ce qui se dit à propos de quelqu’un. Fama fut aussi le nom d’une déesse, crainte et respectée car ses yeux et ses oreilles multiples la tenaient alertée de tout ce qui se passait. On en trouve encore aujourd’hui les statues munies d’une trompe, les fameuses « trompettes de la renommée ».

Quand le droit canon parle donc de la réputation, il ne cherche pas à établir la droiture morale de la personne ni à la requérir pour que puisse être occupée telle ou telle fonction dans un diocèse (ainsi des juges, de l’évêque, du clergé, en général, selon le canon 1029, sur lequel on reviendra pour finir). Que l’archevêque de Toulouse possède l’intime conviction que Monsieur l’Abbé Spina soit aujourd’hui un prêtre sûr et que sa situation de chancelier l’écarte des enfants n’est ici pas pertinent.

Pas une rumeur
Le droit canonique ne juge pas de la conscience (le fameux for interne), il statue sur les conditions publiques de l’exercice d’une fonction, discrète mais sensible. On m’objectera, comme le fait le communiqué de presse, qu’il y a des rumeurs. Elle est la voisine de la réputation par son côté sombre, l’infamie, de la même racine latine. Ici, il n’est pas question de rumeur : le jugement a été rendu, confirmé en appel, la peine purgée.

Si chacun est libre de penser que l’abbé Spina est sûr en réalité, personne ne peut dire publiquement qu’il ne l’est pas (cela pourrait constituer une diffamation, répréhensible en droit, comme dans l’Église, selon les canons 220 et 1390). En revanche, et c’est à ce genre de distinction que sert le droit, pour prendre des décisions éclairées, la réputation de Monsieur l’Abbé Spina n’est plus intègre, synonyme « intacte ».

Autrement dit, son casier judiciaire n’est pas vierge, et cela « pour des délits graves », comme le précise le droit canonique au cas où un clerc agresse un enfant. On peut donc conclure que l’argument central de défense du communiqué de presse n’est pas pertinent, qu’il confond le jugement d’estime moral sur la personne (matière délicate s’il en est) avec l’évaluation d’une réputation qui a été ternie (euphémisme) par la commission d’un acte grave. La sanction donnée et la peine accomplie ne rétablissent pas la réputation, au sens où celle-ci ne préjuge pas de l’avenir mais enregistre simplement ce qui a été. Il faudrait une amnistie pour que soit effacée la mémoire infamante, ce que n’est pas le pardon, et à quoi l’amnistie ne parvient jamais tout à fait (on le voit dans les réactions autour de l’Affaire Dreyfus encore aujourd’hui). Il faut donc ajouter aussi que la nomination du chancelier n’est pas valide, peut-être même n’est-elle pas licite, mais là il faudrait des canonistes pour m’éclairer.

Un témoignage
J’ajoute une note personnelle, que le lecteur me pardonnera. Il y a quarante ans, à Verdun, le prêtre qui m’a agressé à de multiples reprises, et qui a fait des centaines d’autres victimes, était archiviste du diocèse. À la fin des années 1970, cette décision de l’évêque d’alors de retirer de toute charge pastorale un prêtre dont la réputation de pédocriminel était déjà largement établie était un acte inhabituel. Comme me l’a dit lors de l’enquête canonique un prêtre du diocèse enquêteur : « on pensait que cela suffisait, qu’on l’avait à l’œil ! » Évidemment non, puisque ce prêtre pouvait encore venir célébrer et passer de temps en temps le dimanche dans des paroisses où ses confrères, en toute bonne foi, je peux vous l’assurer, le laissaient célébrer et se trouver seul avec des enfants dans la sacristie avant la messe.

La suite, j’en vis toujours les conséquences, ainsi que ceux qui ont survécu à ses agressions (près de 500, estime le juge d’instruction). Je conclus donc avec un dernier canon, le 1029, qui stipule que le jugement de l’évêque doit être « prudent ». Là encore, vous m’excuserez de renvoyer au latin comme à la tradition théologique thomiste la plus solide aide : la prudence est la vertu par laquelle on prend une décision en ayant établi les bons critères, selon la raison et l’Esprit. Il semble pour le moins que la décision de l’archevêque de Toulouse ne le soit guère, sans rien dire du contexte actuel de cette décision, circonstance dont un jugement prudent doit nécessairement tenir compte : l’abbé Spina était à Betharram quand trois autres prêtres agressaient tant d’enfants (200 victimes ont porté plainte auprès du procureur à l’heure actuelle). Je me demande vraiment par quelle magie l’archevêque de Toulouse peut être si assuré de la réputation de son clerc ?


https://www.la-croix.com/a-vif/nomination-d-un-pretre-condamne-pour-pedocriminalite-a-toulouse-cette-decision-nest-pas-prudente-20250711
images/icones/bravo.gif  ( 990798 )intéressante juxtaposition par Luc Perrin (2025-08-06 14:51:13) 
[en réponse à 990795]

L'avocate a raison quand elle plaide pour le pardon en soi qui est de fait biblique autant que le châtiment et jusqu'au châtiment éternel.
Elle ne cite pas le verset de Matthieu 18, 6 ou celui de Luc 17, 2 sur la meule autour du cou ... paroles attribuées par les évangélistes au Christ Lui-même.

La question reste mieux cernée par le propos du néo-jésuite, le P. Goujon, avec lequel ô surprise je me retrouve en accord.

Le pardon oui mais comment, tel est en substance la réponse du P. Goujon à la demande de l'avocate : la décision de Monseigneur de Toulouse est-elle appropriée, est-elle "prudente", est-elle compréhensible en fonction du contexte brûlant sur cette question des abus sur mineurs (et majeurs d'ailleurs) ?

Plus que le fait de donner un ministère bien étudié à un prêtre qui a été condamné et a de fait purgé sa peine aux yeux de la société civile, c'est le choix pour le poste de chancelier, un poste à responsabilités, en vue, considéré traditionnellement comme honorable, souvent accompagné d'un canonicat, qui est en cause.

L'argument trop général de l'avocate tombe à plat de ce fait : l'abbé Spina s'il avait été affecté comme aide aux archives diocésaines, bibliothécaire adjoint ou à une équipe de la Caritas toulousaine n'aurait pas suscité l'émotion de la population, émotion renforcée par le caractère ostentatoire et qui frise la provocation de la communication archiépiscopale sur le cas.

On me dira que feu le pape François avait choisi un évêque argentin particulièrement douteux en faisant fi des rapports pour plusieurs années après, accepter sa démission. En 2018, il s'était même excusé auprès du peuple chilien pour avoir soutenu mordicus plusieurs prélats compromis et coupables.

Le pardon oui mais pas sans la prudence. La pénitence tient aussi de la vertu évangélique, une fonction humble et discrète convient bien au pécheur repenti. C'était une donnée traditionnelle autrefois qui réconcilie la prudence du P. Goujon et le plaidoyer de Me Juliette Gaté.
 ( 990808 )Oui cher Luc et j’ajoute par Roger (2025-08-06 22:21:43) 
[en réponse à 990798]

Que le pardon ne peut être accordé que par la victime et non par l’autorité à qui il appartient de statuer en droit et en opportunité

D’autre part il faut prendre en considération l’état de vie du délinquant si c’est un bibliothécaire ou un assureur il pourra effectivement reprendre son activité professionnelle mais un prêtre ? Effectivement on peut l’oublier aux archives ou dans un monastère mais certainement pas passer l’éponge et lui confier une fonction (apparemment) prestigieuse (je dis apparemment car il semble que malgré son titre ronflant ce chancelier ait peu de contacts avec les fidèles) et surtout qui porte une responsabilité juridique