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images/icones/marie.gif  ( 990093 )14/07 St Bonaventure, évêque et docteur par ami de la Miséricorde (2025-07-13 21:14:46) 



St Bonaventure, évêque et docteur

Biographie de Bonaventure de Bagnoregio

Les Oeuvres complètes de Saint Bonaventure

Prière de Saint Bonaventure à La Très Sainte Vierge

Gouvernez-moi, Ô ma Reine ! Et ne m'abandonnez pas à moi-même. Commandez-moi et faites de moi tout ce que vous voudrez, et après châtiez-moi quand je ne vous obéirai pas. Oh! Combien me sont salutaires les châtiments qui me viennent de votre main ! Je m'estime plus heureux d'être à votre service que d'être le maître de toute la terre, je ne veux plus être à moi, mais à vous. Acceptez-moi comme vôtre, Sainte Marie, et comme vôtre pensez à me sauver.

Si par le passé je vous ai mal servi, si j'ai laissé échapper tant d'occasions de vous honorer, je veux désormais m'unir à vos serviteurs les plus affectionnés et les plus fidèles ; je veux qu'à partir de ce jour personne ne vous honore et ne vous aime plus que moi, ô mon aimable Reine ! C'est ce que je promets et ce que j'espère exécuter avec votre secours. Ainsi soit-il.

Prière de Saint Bonaventure « Ô bon Jésus, venez donc dans notre cœur, puisque notre cœur aspire à Vous »

Ô bon Jésus, Vous nous apprenez à dire : « Donnez-nous aujourd'hui notre pain de tous les jours ». Pourquoi de Votre part tant d'empressement à être avec nous ? Que voyez-Vous donc en nous qui puisse inspirer tant d'amour pour d'aussi grands pécheurs ? Ah ! Seigneur, c'est l'excès de Votre tendresse qui ne peut souffrir de délai.

Eh bien ! Nous aussi nous ne voulons plus différer, et aujourd'hui nous Vous conjurons de Vous donner à nous, afin que dès ce moment nous Vous possédions pour toujours. Venez donc dans notre cœur, puisque notre cœur aspire à Vous. Vous brûlez d'amour pour nous, et nous aussi nous Vous aimons d'un cœur tout embrasé. Que les liens d'un amour réciproque nous unissent dans un embrassement mutuel, et que mon âme absorbée par la ferveur de l'amour défaille dans Vos bras.

Mais, ô bon Jésus, souffrez que je Vous fasse encore une demande. Pourquoi avez-Vous dit : « Notre pain de chaque jour » ? Voulez-Vous donc être notre nourriture continuelle, et ne Vous suffit-il pas de demeurer un jour avec nous ? Qu'avons-nous fait pour mériter cette faveur ? Ah ! Seigneur, je ne sais vraiment ce que je dois dire de Votre bienveillance, car mon esprit se perd dans ces trésors inépuisables de Votre clémence, tant cet abîme est profond.

C'est pourquoi je ne puis dire autre chose, sinon qu'il Vous plaise que nous soyons toujours avec Vous, puisque Vous voulez être toujours avec nous, et que Vous nous unissiez si étroitement à Vous par l'amour que nous n'ayons jamais ni le désir ni le pouvoir de nous en éloigner. Ainsi soit-il.

Source : site-catholique.fr


images/icones/colombe2.png  ( 990094 )Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde (2025-07-13 21:18:26) 
[en réponse à 990093]



CHAPITRE XVII
LES CITOYENS DES DEUX CITÉS.


Entraînés loin du pays natal, vous avez oublié le chemin de nos temples ; mais vous savez par cœur le chemin des théâtres et d’autres lieux. Le calice du Dieu Rédempteur, où, avec la vie, on boit la vertu, l’honneur, la liberté, l’apaisement de l’âme et des sens, vous est à dégoût ; et vous buvez à longs traits au calice du démon, où, avec la mort, on boit le crime, la honte, l’esclavage, la fièvre de l’âme et les fureurs du désespoir.

Trop grands à vos yeux, pour porter sur vous les insignes protecteurs de la Reine du ciel, vous portez, enchâssés dans l’or, les cheveux d’une courtisane. Hommes et non pas anges, il faut que vous aimiez la chair. Vous n’avez pas voulu aimer la chair immaculée de l’homme-Dieu, vous aimerez la chair immonde d’une créature immonde.

En vain vous voudriez parfois respirer l’air de la liberté. Oisillons englués dans de perfides appeaux, vous ne pouvez prendre votre essor. A chaque tentative, une voix impitoyable, la voix de vos maîtres masculins ou féminins se fait entendre : Pas de résistance ; tu es à moi.

En me donnant ta volonté, tu m’as tout donné. Donne-moi ton argent, donne-moi tes nuits ; donne-moi les roses de tes joues ; donne-moi la paix de ton âme ; donne-moi la santé de ton corps ; donne-moi la joie de ta mère ; donne-moi les espérances de ton père ; donne-moi l’honneur de ton nom et vous les donnez ! Êtes-vous libres ?

Silence ! esclaves ; ne profanez pas, en le prononçant, un mot qui vous accuse. Esclaves dans votre intelligence, tyrannisée par le doute et l’erreur ; esclaves dans votre cœur, tyrannisé par des appétits bestiaux, qu’est-ce que votre vie, sinon un linge souillé ?

Et l’histoire de votre vie, sinon l’histoire d’un esclave ? Malheureux ! qui ne pouvez descendre dans votre conscience sans y entendre une voix qui vous accuse, ni regarder vos mains sans y voir la marque des fers, ou vos pieds sans y trouver le boulet du forçat ! Fils de roi, devenus gardeurs de pourceaux : voilà ce que vous êtes. Il vous sied d’être fiers».

L’esclavage de l’âme : voilà ce que rencontrent tous les hommes qui mettent le pied hors de l’enceinte de la Cité du bien. Voilà ce qu’ils rencontreront éternellement ; car il est écrit : « Où habite l’Esprit du Seigneur, là, et là seulement, habite la liberté».

Or, dans le monde moral comme dans le monde matériel, c’est une loi que la partie supérieure attire l’inférieure : Major pars trahit ad se minorem. A la servitude de l’âme s’ajoute nécessairement l’esclavage du corps : par conséquent, l’esclavage social.

On ne saurait trop le redire, aujourd’hui surtout : la liberté civile et politique ne se trouve ni à la pointe d’un poignard, ni à la bouche d’un canon, ni sous le pavé d’une barricade. Elle est fille, non d’une charte, ni d’une loi, ni d’une forme quelconque de gouvernement, mais de la liberté morale.

Quoi qu’il dise et quoi qu’il fasse, tout peuple corrompu est un esclave-né. La liberté morale suppose la foi ; la foi, c’est la vérité ; la vérité ne réside que dans la Cité du bien.

Voulez-vous en voir la preuve ? prenez une mappemonde. A côté du despotisme de l’erreur, que vous montre-t-elle ? Partout le despotisme de l’or, le despotisme de la chair, le despotisme de la matière ; et au-dessus de tous ces despotismes, le despotisme du sabre.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde