Le Forum Catholique

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images/icones/carnet.gif  ( 990070 )Léon XIV critiqué dans la Croix? par Roger (2025-07-12 20:24:38) 

Je ne sais si vous l'aviez noté mais la Croix a publié début juin une tribune assez critique à l'égard du pape Léon XIV.



Le titre est frappant : Léon n'a pas été élu pour rétablir une unité qui aurait été brisée par François.

Dans le texte, on peut lire un éloge de la Liberté d'expression dans l'Eglise, éloge très inattendu quand on pense à l autoritarisme qui a caractérisé le précédent pontificat.

Benoit Vermandier, SJ
 ( 990076 )La Croix, Catholique ? par Jocyba (2025-07-13 12:54:30) 
[en réponse à 990070]

Cela fait plusieurs fois que je remarque que des fils sont créés ou alimentés sur la base d’articles du journal La Croix. C’est bien dommage !

Cela fait bien longtemps que ce journal n’est plus catholique et je trouve que c’est lui donner un lumière bien injustifiée que s’en référer sur ce forum Catholique. Il me semble que l’on n’a pas besoin de cet organe de presse qui détestera toujours la Vérité en essayant de faire passer pour vraies des erreurs déjà condamnées par la Révélation et la Tradition.

La Croix = porte parole du modernisme condamné depuis plus de 100 ans par Saint Pie X.

Prions pour notre pape Léon XIV qui de toute façon sera critiqué par le monde en tant que Vicaire du Christ.

images/icones/vatican.gif  ( 990077 )Comme Golias ? par Roger (2025-07-13 13:01:23) 
[en réponse à 990076]

La Croix pourrait être comparée à une boussole qui indique le sud

Le fait qu'elle publie des articles ambigus à l'égard du pape signifie a minima que les milieux progressistes commencent à se dire que Léon n'est peut-être pas François bis .

Peut-être essayent ils de faire pression sur les évêques et sur le saint siège ?

Ou veulent ils discrètement mettre en garde leurs lecteurs contre tout enthousiasme à l'égard de Léon ?

En tout cas c'est intéressant à savoir.

J'attends avec impatience un article du Monde (autre boussole inversée)
 ( 990078 )Inutile par Jocyba (2025-07-13 13:22:01) 
[en réponse à 990077]

Pas besoin d’une folle boussole (même plusieurs pour vous !?) quand on a tout ce qu’il faut pour marcher dans la bonne direction.

Même François était critiqué par ces boussoles sudistes quand il prenait fermement des positions catholiques : si si, ça arrivait !
images/icones/1b.gif  ( 990079 )Principe militaire par Roger (2025-07-13 13:28:07) 
[en réponse à 990078]

Connaître son adversaire
Et si possible le comprendre

Racontez moi votre service militaire svp ?
images/icones/1b.gif  ( 990120 )Ça dépend pour quoi par Ptitlu (2025-07-14 21:26:40) 
[en réponse à 990076]

Et c'est quoi le critère pour être catholique (et qui décide).

Pour les abus la Croix et Golias font franchement le boulot. Bravo.
images/icones/carnet.gif  ( 990080 )Je ne vois pas bien où vous lisez une critique par Meneau (2025-07-13 14:36:31) 
[en réponse à 990070]

L'article fait l'éloge de François et dit simplement de Léon XIV qu'il continuera dans la même voie avec le même charisme.

Cordialement
Meneau
images/icones/fleche2.gif  ( 990081 )en effet mais il y autre chose qui s'apparente à une critique par Luc Perrin (2025-07-13 16:51:43) 
[en réponse à 990080]

ou plutôt à une mise en garde venant d'un néo-jésuite, un des gardiens du temple néo-moderniste par conséquent et de la mémoire du défunt pape néo-jésuite, le premier et si Dieu le veut le dernier.

Pour qui lit un peu entre les lignes, la critique est bien là au cas où Léon dévierait, pour cause de recherche de l'unité, de la ligne néo-jésuitique agressive et de division tous azimuts de son peu regretté prédécesseur. La mise en garde pour ne pas dire la menace est très perceptible par le fait même de cet hommage hyperbolique à François qui semble avoir atteint, aux yeux du P. Vermandier sj, une sorte d'horizon indépassable dans l'accomplissement du néo-catholicisme.

Les néo-jésuites ont gardé ce talent de la Société de Jésus d'origine de savoir ouvrir des tiroirs à double ou triple fonds. C'est ce que Roger a perçu d'emblée en usant d'un mot sans doute inadéquat.

En somme, en marquant de l'amusant qualificatif de parrhésie celui qui se désignait lui-même comme "un po furbo" (François), le néo-jésuite trace une feuille de route à Léon XIV, le met sous surveillance en quelque sorte. Gare à lui si le Saint-Père est tenté de restaurer l'unité de l'Église et d'être un peu moins "furbo" que son prédécesseur.

Ce passage est éloquent sur qui est visé par l'A. :

"Après tout, ces propos ne concernent pas seulement les scribes et les pharisiens, mais, comme toute parole évangélique, ils prennent une pertinence nouvelle pour tout lecteur qui sait les entendre et les appliquer à soi-même. Et l’adage de François qui affirmait que « la rigidité cache toujours de la pourriture » résonne au plus près de cette parole de Jésus. On ne s’étonnera pas que les auditeurs de l’un et de l’autre aient dit quelquefois : « Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? » (Jn 6,60)."

Pour sûr les néo-jésuites s'y connaissent en matière de "scribes et pharisiens", ils en sont un des exemples les plus achevés aujourd'hui.
images/icones/carnet.gif  ( 990084 )[réponse] par Meneau (2025-07-13 18:44:54) 
[en réponse à 990081]

Une mise en garde ou une menace n'est pas une critique.

Vous avez parfaitement raison, la mise en garde est très claire : "Léon XIV n'a qu'à bien se tenir, maintenant qu'il a dit qu'il poursuivrait dans la ligne François".

De critique, il n'y a pas (encore...)

Pour ma part, je souhaite effectivement que Léon XIV use de parrhésie : ça nous changera ! Mais est-ce encore possible pour un pape, compte-tenu de la gangrène dont est atteinte son entourage ?

Cordialement
Meneau
images/icones/bravo.gif  ( 990088 )je souscris pleinement à votre conclusion par Luc Perrin (2025-07-13 20:33:54) 
[en réponse à 990084]

d'une parrhésie comme Vicaire du Christ au sens du Christ, dire la Vérité au risque de faire face aux menaces des néo-jésuites, des synodalistes germaniques en folie, de la part corrompue de l'USCCB et des Catholic Charities américaines, de l'UE, de l'OTAN, de Davos, du Blob occidental, des Israéliens en plein génocide, des Chinois persécuteurs de chrétiens etc.

Mais survivrait-il longtemps avant d'être "crucifié" par les media de grand chemin et "epsteiné" ensuite ? On s'interroge encore sur le décès bien rapide de Jean Paul Ier, en dépit de sa santé cardiaque qui n'était pas aussi bonne qu'on ne pensait.
Jean Paul II et François, perclus de maladies, ont vécu en tant que pontifes plus d'un mois.

Quelques vérités bibliques suffiraient sans compléter la liste ci-dessus, ce serait déjà un immense progrès et une démarche de repentance envers la Trinité sainte dont le courroux est de plus en plus visible.

J'observe que le Père Vermandier sj définit la parrhésie en manière inversée : mettre le "Je" en avant, ce qu'aucun pape, aucun évêque, aucun prêtre, aucun religieux et baptisé ne devrait faire. C'est explicitement réprouvé par la Parole de Dieu.
Le "je" premier, c'est précisément la marque de la Bête, l'essence de la Modernité libérale qui relègue Dieu en option, dernier servi.
images/icones/fleur.gif  ( 990112 )Merci cher Luc par Roger (2025-07-14 10:17:12) 
[en réponse à 990081]

Vous m'avez bien compris.

Je souligne que mon titre portait un point d'interrogation.

Mais plus qu'une critique en effet il s'agissait d'une menace implicite :" tu es sous surveillance "


J'ajoute qu'évoquer la parrhesie est une monstrueuse hypocrisie quand on ouvre le dossier Traditionis Custodes.

Quant à la rigidité qui cache la pourriture, les noms de Maccarrick Zanchetta ou Becciu l'illustre parfaitement.

Je ne veux surtout pas politiser le débat mais sur le plan culturel je trouve que ce recours sans honte à la contre vérité me semble relever d'une méthode bolchevique ! Je ne connais pas assez ce jésuite pour l'assurer mais la citation de Foucauld me semble révélatrice (Foucauld faisait du mensonge une arme légitime contre la "Société ")
images/icones/iphone.jpg  ( 990083 )Même circonspection dans La Vie par Signo (2025-07-13 18:14:57) 
[en réponse à 990070]

Un article pas inintéressant :
Léon XIV : un début de pontificat en discrétion et beaucoup de questions

Les deux premiers mois du pape Léon XIV manifestent un début de pontificat placé sous le signe de l’écoute et de la réflexion. Mais la part la plus importante reste invisible aux observateurs.

Marie-Lucile Kubacki à Rome, le 11/07/2025

Le petit village de Castel Gandolfo, havre de paix et de verdure au cœur des Castelli Romani, à moins d’une heure de Rome, a vécu le 6 juillet 2025 une résurrection longtemps espérée : le retour du pape. C’est en effet là que se trouve la résidence d’été des souverains pontifes depuis le XVIIe siècle.

François n’en avait cependant jamais fait usage, n’ayant pas l’habitude de prendre des vacances, transformant la demeure en un musée qui est l’un des joyaux du Vatican. Mais Léon XIV a décidé de renouer avec la coutume – sans fermer le musée. Un choix pas si anecdotique, car il confirme sa volonté de renouer avec une certaine tradition dans l’exercice de la fonction pontificale… et de prendre le temps.

La paix et l’IA

Que s’est-il passé en effet au cours des deux mois qui se sont écoulés ? En apparence, peu de choses. En comparaison avec le pontificat de François, qui avait démarré sur les chapeaux de roues, l’effet de contraste est saisissant.

Certes, il y a eu des discours. Celui prononcé au soir de son élection, sur la paix. L’interpellation des parlementaires à l’occasion du Jubilé des pouvoirs publics fin juin, sur l’importance de la loi naturelle, de Cicéron à la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Ou ses interventions récurrentes à propos de l’intelligence artificielle (IA), dont le rôle est d’être « un instrument au service du bien de l’être humain » et non « pour le diminuer ou en provoquer la perte ». Au point qu’au jeu des pronostics sur le thème de sa première encyclique, les paris oscillent entre la paix et l’IA.

Mais sa prise de parole la plus marquante après son discours d’élection date de mi-mai. Devant les participants au Jubilé des Églises orientales, le pape a proposé une réflexion spirituelle et liturgique valable pour toute l’Église. « Quelle contribution importante peut nous apporter aujourd’hui l’Orient chrétien ! a-t-il lancé. Combien nous avons besoin de retrouver le sens du mystère, si vivant dans vos liturgies qui impliquent la personne humaine dans sa totalité, chantent la beauté du salut et suscitent l’émerveillement devant la grandeur divine qui embrasse la petitesse humaine ! Et combien il est important de redécouvrir, même dans l’Occident chrétien, le sens de la primauté de Dieu, la valeur de la mystagogie, de l’intercession incessante, de la pénitence, du jeûne, des larmes pour ses propres péchés et pour ceux de toute l’humanité (penthos), si typiques des spiritualités orientales ! Il est donc fondamental de préserver vos traditions sans les édulcorer ne serait-ce que par commodité, afin qu’elles ne soient pas corrompues par un esprit consumériste et utilitariste. Vos spiritualités, anciennes et toujours nouvelles, sont un remède. »

Un style très différent de François

Du point de vue du style et de la communication, Léon XIV se révèle assez différent de François, au grand désespoir des vaticanistes, qui disposent de moins de grain à moudre. Il lit ses discours sans s’écarter du texte, travaille avec la Secrétairerie d’État en respectant les circuits diplomatiques officiels.

Pas de place pour l’improvisation – il a improvisé une seule fois, à Castel Gandolfo, lors d’une messe sur le respect de la Création, affirmant que « la liturgie représente la vie » et demandant de « prier pour la conversion de nombreuses personnes, à l’intérieur et à l’extérieur de l’Église, qui ne reconnaissent pas encore l’urgence de sauvegarder la maison commune ».

Là où François lançait volontiers des ballons d’essais, ajustant la trajectoire en fonction des réactions, Léon XIV, plus secondaire, observe et prend le temps, privilégiant la stratégie à la tactique. Exemple frappant, il n’a pas encore nommé de remplaçant au poste qu’il occupait au moment de son élection : celui, très stratégique, de préfet pour le Dicastère pour les évêques.

Que pense-t-il des dossiers diplomatiques « chauds » que sont l’Ukraine et le Proche-Orient ? Avant d’être pape, en 2022, il avait eu des propos très marquants sur la situation à l’est de l’Europe : « De mon point de vue, il s’agit d’une véritable invasion impérialiste, où la Russie veut conquérir un territoire pour des questions de pouvoir, en raison de l’emplacement stratégique et de la grande valeur culturelle et historique de l’Ukraine. Des crimes contre l’humanité sont commis en Ukraine », affirme-t-il dans une vidéo devenue virale.

Depuis qu’il est pape, il a rencontré des Ukrainiens à plusieurs reprises (une audience avec le chef de l’Église gréco-catholique d’Ukraine, Sviatoslav Shevchuk, en mai, une audience avec des évêques ukrainiens en juillet, une réception de 32 jeunes de Kharkiv en juin, puis la rencontre avec 300 enfants ukrainiens pris en charge par la Caritas en juillet) et il s’est entretenu deux fois avec le président Volodymyr Zelensky, juste après sa messe inaugurale et pendant ses premiers jours de « vacances » à Castel Gandolfo.

Toutefois, à l’exception, peut-être, de sa proposition de faire du Vatican un espace de pourparlers entre les différentes parties – offre déclinée par Moscou, les spécialistes du dossier ne repèrent pas d’inflexion majeure pour le moment. De même en ce qui concerne le Proche-Orient.

La partie immergée de l’iceberg

Le début de son pontificat est à l’image de l’iceberg, dont la partie émergée représente la plus petite part. Pour l’heure, son action est resserrée sur la gouvernance interne, loin des yeux. « Il cherche à s’entourer des bonnes personnes pour gouverner de manière collégiale en mettant à profit les talents et les compétences des uns et des autres. Il se concentre sur les fondamentaux et a déjà donné des directives importantes, commente un bon connaisseur du Vatican. Il est très déterminé et il se fait respecter. À l’extérieur, on ne voit pas grand-chose. Ce qui fait dire qu’il est dans la continuité de François. Il évite et il évitera de donner des signes de rupture. »

La nature ayant horreur du vide, les mécontents de tous bords s’agitent beaucoup. Récemment, une journaliste américaine a publié une partie du rapport (a priori confidentiel) du Dicastère de la foi sur les consultations d’évêques, qui avait amené le pape François à limiter la messe en rite préconciliaire, au grand dam des traditionalistes. Son but ? Prouver que la majorité des évêques ne souhaitaient pas un tel changement. « Une reconstruction très partiale et incomplète des processus décisionnels », a réagi le directeur de la salle de presse du Saint-Siège.

Un livre contestant l’approche de François est paru dans la foulée en Italie sous la plume de Nicola Bux, ancien consulteur du Dicastère pour la doctrine de la foi, et le vaticaniste Saverio Gaeta (La liturgia non è uno spettacolo, « La liturgie n’est pas un spectacle »). Ailleurs, d’autres s’en prennent à la synodalité, n’hésitant pas à railler sur les réseaux sociaux les membres du secrétariat général du Synode à Rome.

Sur la liturgie, s’il est assez impensable d’imaginer Léon XIV « défaire » ce qu’a fait son prédécesseur, certains estiment qu’il pourrait lâcher du lest aux évêques, afin qu’ils ajustent selon les situations locales. Quant à la synodalité, il s’est prononcé très favorablement en faveur de la réforme impulsée par François, tout en remettant la collégialité à l’honneur.

Au fond, il semblerait que Léon XIV se donne le temps de révéler le fond de sa pensée sur les dossiers les plus sensibles. Quand on n’agite pas l’eau, on ne peut pas la laisser décanter, dit un proverbe africain. François n’a pas hésité à secouer les eaux, convaincu que cela amènerait à révéler les êtres et les situations en profondeur. Avec Léon XIV, a commencé le temps de la décantation. Le poids des espoirs et des attentes est à l’image des 100 kg de lettres qui arrivent quotidiennement au Vatican depuis son élection. Quelles réponses Léon XIV apportera-t-il ? À ce stade, bien malin qui peut le dire.

Source

On notera que François, lui, n’a pas jugé « impensable » de « défaire ce qu’a fait son prédécesseur »…
images/icones/iphone.jpg  ( 990115 )Ces deux papelards par Adso (2025-07-14 12:49:33) 
[en réponse à 990083]

Ont encore des lecteurs… c’est cela le plus triste !