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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 989616 )03/07 St Irénée, évêque et martyr par ami de la Miséricorde (2025-07-02 22:55:00) 



St Irénée, évêque et martyr

Biographie de Saint Irénée

La Mission du Saint-Esprit par Saint Irénée

« Quand le Seigneur donna à Ses disciples le pouvoir de régénérer les hommes en Dieu, Il leur dit : « Allez, enseignez toutes les nations, baptisez-les au nom du Père et du Fils et Saint-Esprit ». C’est cet Esprit dont Il a promis par les prophètes l’effusion dans les temps derniers, sur les serviteurs et les servantes, afin qu’ils prophétisent. Voilà pourquoi l’Esprit est descendu dans le Fils de Dieu, devenu le Fils de l’homme, pour s’habituer avec Lui à habiter le genre humain, à reposer parmi les hommes, à habiter l’œuvre de Dieu, pour opérer dans ces hommes la Volonté du Père, et les renouveler de leur désuétude dans la nouveauté du Christ.

C’est l’Esprit, au dire de Luc, qui est descendu après l’Ascension sur les Apôtres à la Pentecôte, et qui a pouvoir sur tous les peuples pour les introduire à la vie et leur ouvrir la nouvelle Alliance. C’est pourquoi, s’unissant à toutes les langues, ils chantaient une hymne à Dieu. L’Esprit ramenait à l’unité toutes les races éloignées, et offrait au Père les prémices de tous les peuples.

Voilà pourquoi aussi le Seigneur a promis de nous envoyer le Paraclet, qui nous adapte à Dieu. En effet la farine sèche ne peut devenir sans eau une seule pâte, pas davantage nous tous, ne pouvions devenir un en Jésus-Christ sans l’eau qui vient du ciel. La terre aride, si elle ne reçoit pas d’eau, ne fructifie pas ; ainsi nous-mêmes, qui étions d’abord du bois sec, nous n’aurions jamais porté le fruit de la vie, sans l’eau librement donnée d’en haut. Ainsi nos corps ont reçu par l’eau du baptême l’unité qui les rend incorruptibles ; nos âmes l’ont reçue de l’Esprit.

L’Esprit de Dieu descendit sur le Seigneur, Esprit de sagesse et d’intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de science et de piété, Esprit de crainte de Dieu. À son tour le Seigneur l’a donné à l’Église, en envoyant des cieux le Paraclet sur toute la terre, là où le diable fut abattu comme la foudre, dit le Seigneur. Ainsi cette rosée de Dieu nous est bien nécessaire pour n’être point consumés ni rendus stériles, et pour que là où nous avons l’accusateur là nous ayons le Défenseur : car le Seigneur a confié à l’Esprit Saint l’homme qui est sien, cet homme qui était tombé aux mains des brigands. Il en a eu pitié et a pansé ses blessures, lui donnant deux pièces à l’effigie du Roi, pour qu’ayant reçu par l’Esprit l’image et le sceau du Père et du Fils, nous fassions fructifier la pièce qu’il nous a confiée, et la rendions multipliée au Seigneur ».

Prions : par le mystère de la Pentecôte, Seigneur, tu sanctifies ton Église chez tous les peuples et dans toutes les nations; répands les dons du Saint-Esprit sur l’immensité du monde, et continue dans le cœur des croyants l’œuvre d’amour que tu as entreprise au début de la prédication évangélique. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

Source : site-catholique.fr



Avant 1960 : St Léon II, pape et confesseur

Biographie de Saint Léon II
images/icones/colombe2.png  ( 989617 )Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde (2025-07-02 22:57:34) 
[en réponse à 989616]



CHAPITRE XV
(AUTRE SUITE DU PRECEDENT.)


« Pour atteindre la double substance de l’homme, ils ont leur subtilité et leur ténuité. Puissances spirituelles, ils ont toute facilité de demeurer invisibles et insensibles, en sorte qu’ils se montrent plutôt dans leurs œuvres qu’en eux-mêmes. Attaquent-ils les fruits et les moissons ?

Ils insinuent, dans la fleur, je ne sais quel souffle empoisonné qui tue le germe ou empêche la maturité : comme si c’était l’air vicié par une cause inconnue qui envoie des exhalaisons pestilentielles. C’est par la même contagion latente, qu’ils excitent dans les âmes des fureurs, de honteuses folies, de cruelles voluptés, accompagnées de mille erreurs, dont la plus grande est d’aveugler l’homme au point de procurer un démon, par le sacrifice, son mets favori, la fumée des parfums et du sang.

« Il est une autre volupté dont il est jaloux, c’est d’éloigner l’homme de la pensée du vrai Dieu, par des prestiges menteurs, dont je vais dire le secret. Tout esprit est oiseau : Omnis spiritus ales est. Cela est vrai des anges et des démons. En un moment ils sont partout.

Pour eux tout le globe est un même lieu : Totus orbis illis locus unus est. Ce qui se fait partout, ils le savent aussi facilement qu’ils le disent. Leur volonté est prise pour la divinité, parce qu’on ne connaît pas leur nature. Ainsi, ils veulent passer pour être les auteurs des choses qu’ils annoncent ; et, en effet, ils le sont souvent des maux, jamais des biens : Et sunt planc malorum nonnunquam, bonorum tamen nunquam.» (Apolog., c. XXII.)

Leur célérité naturelle est pour les démons un premier moyen de connaître les choses qui se passent à distance, ou qui sont sur le point d’arriver. Il en est un autre c’est la connaissance des dispositions de la Providence, au moyen des prophéties qu’ils entendent lire et dont ils comprennent naturellement le sens, beaucoup mieux que nous.

Puisant à cette source la notion de certaines circonstances des temps, ils singent la Divinité, en volant l’art de deviner : Æmulantur divinitatem, dum furantur divinationem. Pères et fils du mensonge, ils enveloppent leurs oracles d’ambiguïté, lorsqu’ils ne veulent pas, ou ne peuvent pas répondre ; de manière que, tel que soit l’événement annoncé, ils puissent défendre leurs paroles : Crésus et Pyrrhus en savent quelque chose1.

Leur habitation dans l’air, leur voisinage des astres, leur commerce avec les unes, sont encore pour eux un moyen de connaître l’approche des événements physiques : pluies, inondations, sécheresses. A ces connaissances étonnantes ils ajoutent, pour s’attirer le culte de l’homme, un artifice plus dangereux : ils se donnent pour guérir les maladies. Que sont les guérisons qu’ils s’attribuent ?

Ils commencent par rendre l’homme malade ; puis, pour faire croire au miracle, ils prescrivent des remèdes nouveaux et même contraires. L’application faite, ils ôtent le mal qu’ils ont communiqué et font croire qu’ils l’ont guéri».

Pour accréditer la foi à leur puissance et à leur véracité, ils joignent à ces prétendues guérisons des prodiges surprenants. L’histoire du paganisme ancien et moderne en est remplie. Tertullien se contente d’en citer quelques-uns, connus de tout l’empire romain et particulièrement des magistrats auxquels il adresse son Apologétique. « Que dirai-je des autres ruses ou des autres forces des esprits de mensonge ? L’apparition de Castor et de Pollux, l’eau portée dans un crible, le navire traîné avec une ceinture, la barbe devenue rousse au contact d’une statue : tout cela pour faire croire que les pierres sont des dieux et empêcher de chercher le Dieu véritable».

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde