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images/icones/marie.gif  ( 989561 )02/07 Visitation de la Vierge Marie par ami de la Miséricorde (2025-07-01 20:47:18) 



Pietro Perugino, Visitation de la Vierge Marie, vers 1470-1473, Galleria dell'Accademia, Italie

Visitation de la Vierge Marie

La Visitation de la Vierge Marie

La Visitation de la Sainte Vierge de Mgr Bossuet

« Aussitôt après que Marie eut conçu le Verbe dans son sein, « Elle part et marche avec promptitude dans le pays des montagnes de Judée » (Luc 1, 39), pour visiter sa cousine Sainte Elisabeth. Ne sentons-nous point la cause de cette promptitude, de cette élévation, de cette visite ? Quand on est rempli de Jésus-Christ, on l'est en même temps de charité, d'une sainte vivacité, de grands sentiments, et l'exécution ne souffre rien de languissant.

Marie, qui portait en Elle-même la Grâce avec Jésus-Christ, est sollicitée par un divin instinct à L'aller répandre dans la maison de Zacharie, où Jean-Baptiste vient d'être conçu. Dans toutes les visites que nous rendons, imitons Marie ; rendons-les en charité ; alors, sous une simple civilité, il se cachera de grands Mystères ; la Grâce s'augmentera ou se déclarera par l'humilité, par l'exercice d'une amitié sainte.

Cultivez, âmes pieuses, les devoirs de la parenté. Femmes Chrétiennes, soyez amies comme Marie et Elisabeth ; que votre amitié s'exerce par la piété ; que vos conversations soient pleines de Dieu : Jésus sera au milieu de vous, et vous sentirez sa Présence. Ô Dieu ! Sanctifiez les visites ; ôtez en la curiosité, l'inutilité, la dissipation, la dissimulation, la tromperie, la médisance ; faites-y régner la cordialité et le bon exemple ».

Source : site-catholique.fr

De la Visitation de Marie de Saint Alphonse de Liguori

Marie est la trésorière de toutes les grâces divines. Celui qui désire des grâces doit donc recourir à Marie, et celui qui l'invoque doit être certain d'obtenir les grâces qu'il désire.

Une famille s'estime heureuse lorsqu'elle est visitée par un prince, à cause de l'honneur qu'elle en reçoit et des avantages qu'elle en espère. On doit appeler bien plus heureuse l'âme qui visite la Reine de l'univers, la très sainte Marie, qui ne saurait manquer de combler de biens et de grâces les âmes fortunées qu'elle daigne visiter au moyen de ses faveurs. La maison d'Obédédom fut bénie, lorsqu'elle fut visitée par l'arche du Seigneur.

Mais ne sont-elles pas enrichies de bien plus grandes bénédictions, les personnes qui reçoivent l'amoureuse visite de l'arche vivante de Dieu, de la divine Mère ? La maison de Jean-Baptiste y eut-elle pénétré qu'elle combla toute la famille de grâces et de bénédictions célestes ; aussi la fête actuelle de la Visitation est-elle appelée communément la fête de Notre-Dame des Grâces. Examinons donc dans le présent discours comment Marie est la trésorière de toutes les grâces, et divisons-le en deux points. Dans le premier, nous verrons que celui qui désire des grâces doit recourir à Marie, dans le second, que celui qui invoque Marie, doit être certain d'obtenir celles qu'il désire.

PREMIER POINT. La sainte Vierge, ayant appris de l'archange saint Gabriel que sa cousine Elisabeth était enceinte de six mois, intérieurement éclairée du Saint-Esprit, elle connut que le Verbe incarne et devenu son Fils voulait commencer à manifester au monde les richesses de sa miséricorde, en accordant ses premières grâces à toute cette famille.

Aussitôt, sortant du repos de la contemplation à laquelle elle était continuellement appliquée, et abandonnant sa chère solitude, elle partit pour se rendre à la maison d'Elisabeth. Comme la charité supporte tout et qu'elle ne souffre aucun retard, dit saint Ambroise sur cet Evangile (Lc. I, 35), sans s'inquiéter des fatigues du voyage, la faible et délicate Vierge se mit promptement en route. Arrivée à la maison, elle salua sa cousine, et suivant la réflexion de saint Ambroise, la salua la première.

La visite de la Bienheureuse Vierge ne fut pas comme celles des mondains, qui se réduisent d'ordinaire à des cérémonies et à de fausses démonstrations : la visite de Marie apporta dans cette maison un trésor de grâces. En effet, à son entrée et à son premier salut, Elisabeth fut remplie de l'Esprit saint, et saint Jean-Baptiste fut lavé de la tache originelle, et sanctifié ; c'est pourquoi il donna un signe de joie, en tressaillant dans le sein de sa mère, voulant par là révéler la grâce qu'il avait reçue au moyen de la Bienheureuse Vierge, comme le déclara Elisabeth. En sorte, dit saint Bernardin de Buste, qu'en vertu du salut de Marie, Jean reçut la grâce du Saint-Esprit qui le sanctifia. Lire

images/icones/colombe2.png  ( 989564 )Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde (2025-07-01 20:55:41) 
[en réponse à 989561]



CHAPITRE XV
(AUTRE SUITE DU PRECEDENT.)


Et la théologie ? Il y a six cents ans que l’Ange de l’école, exposant la doctrine de l’Église, disait, comme son maître, saint Augustin : « Les démons sont attirés par certains genres de pierres, de plantes, de bois, d’animaux, de chants et de rites ; en tant que signes de l’honneur divin dont ils sont très jaloux. Ils se donnent pour les âmes des morts.

Ils apparaissent souvent sous la forme des bêtes qui désignent leurs qualités. Ils disent quelquefois la vérité pour mieux tromper, et descendent à certaines familiarités, afin d’amener les hommes à se familiariser avec eux. » Dans ces quelques lignes, que nous développerons plus tard, n’avons-nous pas l’explication, abrégée sans doute, mais exacte de ce qui se passe sous nos yeux ? Ainsi parle la théologie.

Et l’histoire ? S’agit-il en particulier du bois qui s’anime et qui rend des oracles ? C’est un fait démoniaque, dont l’existence, quarante fois séculaire, a pour témoin l’Orient et l’Occident. Quoi de plus célèbre, dans l’histoire profane, que les chênes dodoniques ?

Et quoi de plus avéré ? Si, comme on voudrait le prétendre, il est faux que jamais des arbres aient rendu des sons articulés, la croyance soutenue, pendant plusieurs milliers d’années, à ce fait attesté par les hommes les plus graves, accompli au milieu des peuples les plus policés, serait plus incroyable que le fait lui-même. D’ailleurs, n’est-il pas mis hors de doute par le livre où tout est vérité ?

Qui n’a pas lu dans l’Écriture les anathèmes lancés contre quiconque dit au bois de s’animer, de se lever, de parler, comme un être vivant ? « Malheur à celui qui dit au bois : Anime-toi et lève-toi. Mon peuple a demandé des oracles à son bois ; et son bâton lui a répondu».

Afin de spécifier de plus en plus la question, s’agit-il des tables tournantes et parlantes ? Elles sont connues dès la plus haute antiquité. Sur ce phénomène démoniaque, qui ne peut étonner que l’ignorance, nous avons entre autres le témoignage péremptoire de Tertullien.

Dans son immortel Apologétique, c’est-à-dire dans un écrit où il ne pouvait rien avancer de contestable, sans compromettre la grande cause des chrétiens, ce Père, né au sein du paganisme et profondément instruit de ses pratiques, nomme en toutes lettres les tables que les démons font parler.

Ce qu’il y a de plus remarquable, il en parle non comme d’un fait extraordinaire et obscur, mais comme d’une chose habituelle et connue de tout le monde. Sans hésiter, il désigne par leur nom les agents spirituels du phénomène, certain de devenir la risée de l’empire, si, à l’instar de nos prétendus savants, il avait voulu l’expliquer par des fluides.

Le témoignage du grand apologiste est trop précieux pour n’être pas cité en entier. « Nous disons qu’il y a des substances purement spirituelles, et leur nom n’est pas nouveau. Les philosophes connaissent les démons : témoin Socrate lui-même qui attendait l’ordre de son démon, pour parler et pour agir. Pourquoi pas ? Puisqu’il avait, l’histoire le rapporte, un démon attaché à sa personne, dès son enfance.

Quant aux poètes, tous savent parfaitement que les démons dissuadent du bien. En effet, leur travail est de détruire l’homme : Operatio eorum est hominis eversio. C’est par la perte de l’homme, qu’ils ont inauguré leur malice. Au corps, ils envoient des maladies et de cruels accidents ; à l’âme, des mouvements violents, subits et extraordinaires.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde