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images/icones/carnet.gif  ( 989557 )Ce que le rapport confidentiel du Vatican révèle sur Summorum Pontificum par Réginald (2025-07-01 19:22:40) 

L’article publié ce jour par Diane Montagna met au jour un document interne du Vatican (l’évaluation globale du rapport de consultation des évêques menée en 2020) qui contredit directement la justification avancée par le pape François pour promulguer Traditionis Custodes en 2021).

Voici les principales révélations de ce document :

1/ La majorité des évêques ayant répondu à la consultation se déclaraient satisfaits de Summorum Pontificum (2007) et estimaient qu’y apporter des changements législatifs causerait « plus de mal que de bien ».

2/ Contrairement à ce qu’a affirmé le pape François, les divisions évoquées dans Traditionis Custodes ne trouvent pas leur origine chez les fidèles attachés à la forme extraordinaire, mais plutôt dans l’opposition idéologique d’une minorité d’évêques.

3/ Là où Summorum Pontificum a été mis en œuvre avec intelligence et bienveillance, la paix liturgique a été rétablie.

4/Le rapport souligne l’attrait croissant de la liturgie traditionnelle auprès des jeunes, souvent convertis ou revenus à la foi, séduits par le silence sacré, la solennité, la beauté des chants et la rigueur doctrinale de ces célébrations.

5/Une croissance notable des vocations a été observée au sein des instituts ex-Ecclesia Dei, suscitant parfois un malaise chez certains évêques diocésains.

6/Le rapport conclut en recommandant de laisser les fidèles libres de choisir entre les deux formes du rite romain, rappelant les paroles de Benoît XVI : « Que chacun se sente chez lui dans l’Église ».

7/ Le travail de l’ex-Commission Ecclesia Dei (devenue la 4ᵉ section de la CDF) est unanimement salué pour sa gestion rigoureuse, expérimentée et apaisée de cette question liturgique.

images/icones/carnet.gif  ( 989559 )L'article (traduit) en intégralité... par Vistemboir2 (2025-07-01 20:11:23) 
[en réponse à 989557]

paru ce jour sous la signature de Diane Montagna sur le site dianemontagna.substack.com sous le titre : EXCLUSIVE: Official Vatican Report Exposes Major Cracks in Foundation of Traditionis Custodes (Un rapport officiel du Vatican révèle des failles importantes dans les fondements de Traditionis Custodes)

Un rapport officiel du Vatican révèle des failles majeures dans les fondements de Traditionis Custodes (TC) Des documents précédemment non divulgués soulèvent de sérieuses questions quant à la raison d'être du décret du pape François de 2021 restreignant la messe traditionnelle en latin.

CITÉ DU VATICAN, 1er juillet 2025 - De nouvelles preuves ont été révélées qui exposent des fissures majeures dans les fondations de Traditionis Custodes, le motu proprio du Pape François de 2021 qui a restreint la liturgie romaine traditionnelle.

Ce journaliste a obtenu l'évaluation globale par le Vatican de la consultation des évêques qui aurait « incité » le pape François à abroger Summorum Pontificum, le motu proprio de Benoît XVI de 2007 libéralisant le Vetus Ordo, plus communément connu sous le nom de « messe latine traditionnelle » et les sacrements.

Le texte précédemment non divulgué, qui constitue une partie cruciale du rapport officiel de la Congrégation pour la doctrine de la foi sur sa consultation des évêques en 2020 concernant Summorum Pontificum, révèle que « la majorité des évêques qui ont répondu au questionnaire ont déclaré qu'apporter des changements législatifs à Summorum Pontificum causerait plus de mal que de bien ».

L'évaluation globale contredit donc directement la raison invoquée pour imposer Traditionis Custodes et soulève de sérieuses questions quant à sa crédibilité.

Lorsque, le 16 juillet 2021, le pape François a promulgué Traditionis Custodes, il a déclaré que les réponses au questionnaire « révèlent une situation qui me préoccupe et m'attriste et me persuade de la nécessité d'intervenir ».

"Malheureusement, a-t-il déclaré dans une lettre d'accompagnement adressée aux évêques du monde entier, l'objectif pastoral de mes prédécesseurs a souvent été gravement négligé. L'occasion offerte par saint Jean-Paul II et, avec une magnanimité encore plus grande, par Benoît XVI ... a été exploitée pour élargir les fossés, renforcer les divergences et encourager les désaccords qui blessent l'Église, bloquent son chemin et l'exposent au péril de la division".

Il a déclaré aux évêques qu'il était « contraint » par leurs “demandes” de révoquer non seulement Summorum Pontificum mais aussi « toutes les normes, instructions, permissions et coutumes » qui ont précédé son nouveau décret.

Cependant, l'évaluation globale du Vatican révèle que les « lacunes« »», les « divergences » et les « désaccords » résultent davantage de la naïveté, des préjugés et de la résistance d'une minorité d'évêques à l'égard de Summorum Pontificum que de problèmes émanant des adeptes de la liturgie romaine traditionnelle.

En revanche, le rapport officiel de la CDF indique que « la majorité des évêques qui ont répondu au questionnaire, et qui ont mis en œuvre Summorum Pontificum avec générosité et intelligence, s'en déclarent finalement satisfaits ». Il ajoute que « dans les lieux où le clergé a étroitement collaboré avec l'évêque, la situation s'est complètement pacifiée ».

L'évaluation globale, qui peut être consultée à la fin de cet article dans l'original italien et dans une traduction anglaise, confirme également l'affirmation que j'ai rapportée en octobre 2021 : Traditionis Custodes a amplifié et projeté comme un problème majeur ce qui n'était qu'accessoire dans le rapport officiel de la CDF.

En outre, le texte montre clairement que Traditionis Custodes a ignoré et retenu ce que le rapport disait sur la paix que Summorum Pontificum avait restaurée, et a fermé les yeux sur une « observation constante faite par les évêques », à savoir que des personnes plus jeunes étaient attirées dans l'Église catholique par cette forme plus ancienne de la liturgie.

L'évaluation globale prévoyait également, sur la base des réponses des évêques, ce qui se passerait si Summorum Pontificum était supprimé - des prévisions qui se sont avérées exactes.

Genèse et structure du rapport officiel
La tâche de préparer le rapport officiel a été confiée à la Quatrième Section de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (CDF). Jusqu'à TC, cette entité, anciennement connue sous le nom de Commission pontificale Ecclesia Dei, était chargée de superviser l'observation et l'application des dispositions établies dans Summorum Pontificum. Par conséquent, la Quatrième Section disposait d'une expérience et d'une expertise étendues pour examiner et analyser les résultats de l'enquête.

Au printemps 2020, le cardinal Luis Ladaria, alors préfet de la CDF, a envoyé un questionnaire aux présidents des conférences épiscopales du monde entier, afin qu'ils le distribuent aux évêques diocésains ; les réponses ont été reçues par la CDF jusqu'en janvier 2021. L'ensemble du matériel, soumis en plusieurs langues, a été traité, analysé et incorporé par la Quatrième Section dans ses conclusions.

Bien que je n'aie pas vu le rapport dans son intégralité, je sais de source sûre que le rapport final de 224 pages, daté de février 2021, est composé de deux parties principales. La première partie propose une analyse détaillée des résultats et des conclusions de l'enquête, continent par continent et pays par pays, et comprend des diagrammes et des graphiques illustrant les données et les tendances.

La deuxième partie, intitulée « Synthèse » [Sintesi], est plus brève et comprend une introduction, un résumé sur chaque continent, une évaluation globale [Giudizio Complessivo] des résultats de l'enquête, et un recueil de citations tirées des réponses reçues des diocèses et classées par thème. Ce recueil est destiné à fournir au pape François un échantillon représentatif des réponses des évêques.

L'évaluation globale commence par noter que Summorum Pontificum a joué « un rôle significatif, bien que relativement modeste, dans la vie de l'Église ». En 2021, « il s'était répandu dans environ 20 % des diocèses latins du monde entier, et sa mise en œuvre était plus sereine et plus paisible, même si ce n'était pas le cas partout ».

Le pape François a déclaré dans Traditionis Custodes avoir « pris en compte les souhaits exprimés par l'épiscopat et entendu l'avis de la Congrégation pour la doctrine de la foi. » L'évaluation globale est précisément la partie du rapport qui synthétise et interprète les résultats de l'enquête, offrant une conclusion évaluative tirée de l'évidence.

En d'autres termes, il reflète le jugement ou l'opinion éclairée de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Non seulement le pape François avait le rapport, mais selon des sources fiables, il a littéralement arraché une copie de travail des mains du cardinal Ladaria lors d'une audience, lui disant qu'il le voulait immédiatement parce qu'il était curieux de le connaître.

Bien que le Vatican n'ait jamais publié le contenu du rapport officiel, j'ai obtenu et publié, en octobre 2021, la collection de citations incluse dans la deuxième partie, en n'indiquant toutefois que le pays ou la région d'où provenaient les citations. Ce recueil peut être consulté dans son intégralité à la fin de cet article, en italien et dans une traduction anglaise mise à jour.

L'évaluation globale : 7 points clés à retenir

1. Le manque de paix et d'unité liturgiques est davantage dû à une minorité d'évêques qu'aux adeptes de la liturgie romaine traditionnelle
.
Là où la paix liturgique fait défaut, le rapport montre qu'elle provient plus d'un niveau de nescience, de préjugés et de résistance d'une minorité d'évêques à Summorum Pontificum que de problèmes provenant de ceux qui sont attirés par la liturgie romaine traditionnelle.

Le rapport de la CDF rappelle le désir de Benoît XVI de parvenir, par la mise en œuvre de Summorum Pontificum, à une « réconciliation liturgique interne » au sein de l'Église, et sa reconnaissance de la nécessité de « procéder non pas selon une herméneutique de la rupture, mais plutôt par un renouveau en continuité avec la tradition ».

« Cette dimension ecclésiologique de l'herméneutique de la continuité avec la tradition et avec un renouveau et un développement cohérents n'a pas encore été pleinement adoptée par certains évêques », observe le rapport. « Cependant, là où elle a été reçue et mise en œuvre, elle porte déjà des fruits, dont les plus visibles sont ceux de la liturgie. »

En outre, le rapport déplore que « dans certains diocèses, la Forma extraordinaria [forme extraordinaire] n'est pas considérée comme une richesse pour la vie de l'Église, mais plutôt comme un élément inapproprié, dérangeant et inutile pour la vie pastorale ordinaire, et même comme “dangereux” et donc quelque chose à ne pas accorder, ou à supprimer, ou au moins à contrôler strictement pour qu'elle ne se répande pas, dans l'espoir de sa disparition ou de son abrogation éventuelle ».

Plus précisément, le rapport constate que les évêques des régions hispanophones « semblent généralement montrer peu d'intérêt » pour la mise en œuvre de Summorum Pontificum, malgré les demandes des fidèles. De même, « les réponses des évêques italiens suggèrent que, dans l'ensemble, ils ne tiennent pas la Forma extraordinaria et ses dispositions connexes en haute estime, à quelques exceptions près ».

En ce qui concerne l'incompréhension ou l'ignorance d'une minorité de l'épiscopat, le rapport indique que "certains évêques déclarent que la Forma extraordinaria n'a pas été respectée : « Certains évêques affirment que le MP Summorum Pontificum n'a pas atteint son objectif de favoriser la réconciliation et demandent donc sa suppression, soit parce que la réconciliation interne au sein de l'Église n'a pas encore été pleinement réalisée, soit parce que la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X n'est pas revenue à la pleine communion avec l'Église ». En réponse, les auteurs observent que le processus de réconciliation dans l'Église est souvent « lent et graduel » et rappellent, comme Benoît XVI l'a fait lui-même, que Summorum Pontificum n'était pas destiné à la FSSPX.

En outre, le rapport note que certains évêques craignent une « division en deux Églises » et pensent que les groupes attachés à la forme extraordinaire « rejettent » le Concile Vatican II. Le rapport reconnaît que ce dernier point est « en partie vrai » mais précise qu'il « ne peut être généralisé ». Ici aussi, ajoute le rapport, « la pastorale de l'évêque a été décisive pour calmer les esprits agités et clarifier la pensée de certains membres des groupes stables ».

Enfin, le rapport note que « certains évêques préféreraient revenir à la situation antérieure de l'indult afin de mieux contrôler et gérer la situation ».

2. La majorité des évêques qui ont mis en œuvre Summorum Pontificum s'en sont déclarés satisfaits.
À l'inverse, le rapport constate que « la majorité des évêques qui ont répondu au questionnaire et qui ont mis en œuvre avec générosité et intelligence le MP Summorum Pontificum, s'en déclarent finalement satisfaits ». Il ajoute que « dans les lieux où le clergé a étroitement collaboré avec l'évêque, la situation s'est complètement pacifiée ».

En outre, le rapport constate que « les évêques les plus attentifs à cette question observent que la forme ancienne de la liturgie est un trésor de l'Église à sauvegarder et à préserver : elle constitue un bien pour retrouver l'unité avec le passé, pour savoir avancer sur un chemin de développement et de progrès cohérent, et pour répondre, dans la mesure du possible, aux besoins de ces fidèles ».

Selon le rapport : « La majorité des évêques qui ont répondu au questionnaire déclarent qu'apporter des changements législatifs au MP Summorum Pontificum causerait plus de mal que de bien ».

Sur la base de ses conclusions, le rapport prédit que « l'affaiblissement ou la suppression de Summorum Pontificum porterait gravement atteinte à la vie de l'Église, car cela recréerait les tensions que le document avait contribué à résoudre ».
Certains évêques pensaient qu'une modification législative de Summorum Pontificum « favoriserait le départ de fidèles déçus de l'Église vers la Fraternité Saint-Pie X ou vers d'autres groupes schismatiques », encouragerait la méfiance à l'égard de Rome, donnerait lieu à « une résurgence des guerres liturgiques » et « favoriserait même l'émergence d'un nouveau schisme ». De plus, « cela délégitimerait deux pontifes - Jean-Paul II et Benoît XVI - qui s'étaient engagés à ne pas abandonner ces fidèles ».

3. Les évêques sont reconnaissants pour la compétence de la quatrième section de la CDF (la Commission pontificale Ecclesia Dei [CPED], aujourd'hui dissoute).
Le rapport souligne l'importance pour les groupes et communautés stables d'avoir un « interlocuteur compétent » au niveau institutionnel, c'est-à-dire au Saint-Siège. Le rapport note qu'un contrôle attentif exercé par des personnes expérimentées et compétentes permet de « prévenir des formes arbitraires d'autogestion et d'anarchie au sein des groupes, ainsi que des abus de pouvoir de la part de certains évêques locaux ».

Les évêques ont exprimé leur « satisfaction et leur gratitude » à la Quatrième Section de la CDF (et à l'ancienne CPED) pour leur travail.

4. Le rapport confirme l'attrait des jeunes pour l'ancienne forme de liturgie.
Le rapport de la CDF confirme l'intuition de Benoît XVI, exprimée dans Summorum Pontificum, selon laquelle les jeunes trouveraient dans la liturgie romaine traditionnelle « une forme de rencontre avec le mystère de la Sainte Eucharistie qui leur convienne particulièrement ». Il note :

"Une observation constante des évêques est que ce sont les jeunes qui découvrent et choisissent cette forme plus ancienne de la liturgie. La majorité des groupes stables présents dans le monde catholique est composée de jeunes, souvent convertis à la foi catholique ou revenant après un temps d'éloignement de l'Église et des sacrements. Ils sont attirés par le caractère sacré, sérieux et solennel de la liturgie. Ce qui les frappe le plus, même dans une société excessivement bruyante et verbeuse, c'est la redécouverte du silence dans les actions sacrées, les paroles retenues et essentielles, la prédication fidèle à la doctrine de l'Église, la beauté du chant liturgique et la dignité de la célébration : un ensemble homogène qui est profondément attirant".


5. Le rapport souligne la croissance des vocations dans les communautés ex-Ecclesia Dei depuis Summorum Pontificum.
Le rapport de la CDF souligne la croissance des vocations dans les anciennes communautés Ecclesia Dei depuis la promulgation de Summorum Pontificum, mais note que certains évêques diocésains n'en sont pas entièrement satisfaits. « De nombreux jeunes hommes choisissent d'entrer dans les instituts Ecclesia Dei pour leur formation sacerdotale ou religieuse plutôt que dans les séminaires diocésains, au regret manifeste de certains évêques... ».

6. Le rapport recommande l'étude des deux formes de rite romain dans le cadre de la formation au séminaire.
Le rapport suggère donc, sur la base d'une idée proposée par les évêques, que des « sessions consacrées à l'étude des deux formes du rite romain » soient incorporées dans la formation des séminaires et autres facultés ecclésiastiques, afin de favoriser une plus grande unité et une plus grande paix, d'augmenter les vocations diocésaines et de préparer des « prêtres convenablement formés » à la célébration du rite romain.

7. Le rapport recommande : « Que le peuple soit libre de choisir ».
S'appuyant sur les résultats de l'enquête sur l'épiscopat, et citant un évêque philippin, le rapport de la CDF conclut par une recommandation : « Que le peuple soit libre de choisir ». Et rappelant le rôle irremplaçable, bien que parfois difficile, de l'évêque et son devoir devant Dieu de s'occuper du troupeau, le rapport se termine par les mots du pape Benoît XVI aux évêques de François en 2008 à propos de Summorum Pontificum :

"Je suis conscient de vos difficultés, mais je ne doute pas que, dans un délai raisonnable, vous puissiez trouver des solutions satisfaisantes pour tous, sous peine de déchirer davantage la tunique sans couture du Christ. Chacun a sa place dans l'Église. Toute personne, sans exception, doit pouvoir se sentir chez elle, et jamais rejetée. Dieu, qui aime tous les hommes et ne veut en perdre aucun, nous confie cette mission en nous nommant pasteurs de ses brebis. Nous ne pouvons que le remercier pour l'honneur et la confiance qu'il nous fait. Efforçons-nous donc d'être toujours des serviteurs de l'unité".


Gardiens de la tradition ?
L'évaluation globale est mise en lumière après que l'archidiocèse de Détroit (États-Unis) est devenu le dernier à souffrir d'une répression de la part du Dicastère du Vatican pour le culte divin et la discipline des sacrements, le dicastère chargé de mettre en œuvre Traditionis Custodes.

En avril, l'archevêque nouvellement installé a annoncé que la messe traditionnelle en latin ne serait plus autorisée dans les églises paroissiales à partir du 1er juillet 2025. Citant un rescrit du Vatican datant de 2023 et émanant du préfet du Dicastère pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, le cardinal Arthur Roche, l'archevêque a informé ses prêtres que les évêques locaux n'avaient plus la possibilité d'autoriser l'ancienne forme de la liturgie dans une église paroissiale.

Dans sa réponse à la dernière question de l'enquête en neuf points du Vatican, que j'ai obtenue, l'ancien archevêque de Détroit, Allen Vigneron, a résumé ce que - selon le rapport officiel - la majorité des évêques avait en fait demandé.

L'enquête posait la question suivante « Treize ans après le motu proprio Summorum Pontificum, quel est votre avis sur la forme extraordinaire du rite romain ? » Mgr Vigneron a répondu :
"Mon conseil est de maintenir la discipline et les normes établies dans Summorum Pontificum, et de traiter tous les problèmes qui se posent en appelant les prêtres et les personnes à les observer. Le motu proprio nous a donné une approche remarquablement réussie pour résoudre la controverse qui existait dans l'Église sur le statut de la forme extraordinaire. La discipline qu'il a mise en place porte beaucoup de bons fruits, en particulier dans la vie des fidèles et dans la restauration de la paix ecclésiale. La légitimité de la forme extraordinaire en tant qu'extraordinaire ne fait aucun doute dans mon esprit. Ces célébrations offrent des expériences valables de la liturgie sacrée de l'Église, tout en complétant la forme ordinaire. Ces célébrations ne sont en aucun cas une menace pour la forme ordinaire établie après le Concile, et dans l'Église, elles l'enrichissent dans sa diversité. Selon moi, Summorum Pontificum a été un succès remarquable".

La justification morale de Traditionis Custodes a toujours été faible étant donné les fruits positifs du rite romain traditionnel, sa popularité croissante, en particulier parmi les jeunes, son influence sur la famille en tant qu'« église domestique » et sa capacité à attirer les vocations. Cette nouvelle découverte de l'évaluation globale par la CDF de sa consultation des évêques sur Summorum Pontificum jette un doute supplémentaire sur le fondement et la crédibilité de Traditionis Custodes.
images/icones/carnet.gif  ( 989560 )florilège des réponses des évêques par Réginald (2025-07-01 20:26:14) 
[en réponse à 989557]

Recueil de citations extraites des réponses épiscopales

(abréviations : EF = Forme Extraordinaire ; OF = Forme Ordinaire)
Traduction : Intelligence artificielle

Appréciations négatives sur l’attitude de certains fidèles

« Dans un sens négatif, [la EF] peut susciter chez certains fidèles un sentiment de supériorité, mais depuis que ce rite est plus largement disponible, ce sentiment a diminué. »
(Archidiocèse de Westminster, Angleterre)

« Pour certains, cette messe est une forme de protestation contre l’orientation générale de l’Église, et pour d’autres, elle s’accompagne aussi d’agendas politiques. Cela dit, je préfère garder ces personnes proches de l’Église, en demandant aux prêtres de corriger leurs vues erronées. »
(Archidiocèse de Baltimore, États-Unis)

« Je ne vois aucun aspect négatif lié à l’usage de la EF en soi. Lorsque des problèmes surgissent, c’est à cause des attitudes négatives de ceux qui ont des opinions tranchées. Quand l’idéologie prend le pas sur le bien pastoral, cela engendre conflit et division. Je le répète : ce n’est pas intrinsèque à la messe elle-même. »
(Archidiocèse de San Francisco, États-Unis)

« Certains fidèles ont tendance à considérer [la EF] comme la seule "véritable" messe. Mais cela vient du fait qu’ils ont été marginalisés. Une régularisation pastorale attentive peut les conduire à devenir très fidèles et loyaux. »
(Diocèse de Plymouth, Angleterre)

« Les prêtres qui desservent ces fidèles n’ont pas la liberté d’un curé ; ils sont souvent sous l’autorité de ceux qu’ils servent, surveillés dans leur doctrine, leur fidélité aux rubriques et leurs initiatives pastorales. »
(Diocèse de Tarbes et Lourdes, France)

« Certaines personnes soutenant la EF le font sur une base idéologique. Cela existe dans tout groupe, mais ils ne représentent pas l’ensemble des communautés concernées. »
(Diocèse de Steubenville, États-Unis)

« Les aspects de la EF sont en eux-mêmes positifs : c’est un grand don. Les aspects négatifs ne viennent que de personnes déséquilibrées ou mus par l’idéologie. »
(Diocèse de Livourne, Italie)

« La division ne naît pas de l’usage de la EF, mais de la perception que l’on a de ceux qui y assistent. On leur prête des intentions ou tendances qui sont fausses. »
(Diocèse de Savannah, États-Unis)

Sur l’isolement des communautés

« L’effet recherché (maintenir le lien avec la paroisse) n’a pas eu lieu. Chaque fidèle reste dans le cercle de ceux partageant la même sensibilité. Peut-être en raison d’une mise en œuvre encore trop prudente. »
(Archidiocèse de Sens-Auxerre, France)

« L’usage de la EF met en lumière les abus liturgiques dans d’autres paroisses, ce qui pousse des familles, surtout jeunes, à les fuir. Cela risque d’affaiblir le tissu paroissial. »
(Diocèse de Vannes, France)

« Il y a peu d’interaction entre le groupe de fidèles et la paroisse ou le diocèse. »
(Archidiocèse de Dijon, France)

« Ces communautés ne s’intègrent pas à la vie paroissiale. Cela peut venir de leur méfiance, mais aussi de la difficulté de ceux qui suivent la OF à comprendre leurs attentes. »
(Diocèse de Vannes, France)

Sur l’indifférence à la EF


« La question de la forme liturgique est sans importance pour notre peuple. Il veut recevoir le Corps du Seigneur, peu importe le rite. »
(Diocèse de Lingayen-Dagupan, Philippines)

« Parfois, la EF est célébrée non pour le bien des âmes, mais pour satisfaire les goûts personnels du prêtre. »
(Archidiocèse de Messine, Italie)

Sur la pertinence pastorale de la EF

« L’offre actuelle de messes en EF répond aux besoins pastoraux. Les conflits initiaux ont été résolus. »
(Conférence épiscopale d’Allemagne)

« La EF offre un cadre de croissance spirituelle, comme d’autres formes contemporaines le font pour d’autres fidèles. »
(Diocèse de Des Moines, États-Unis)

« [Dans le diocèse], la EF n’a jamais été célébrée, et ne saurait répondre à un besoin pastoral réel aujourd’hui. »
(Archidiocèse de Brindisi-Ostuni, Italie)

« L’attrait pour la EF est autant une réaction à des célébrations OF peu satisfaisantes qu’un goût pour le latin. »
(Diocèse de Lake Charles, États-Unis)

Sur les fidèles que la EF attire

« Ce mouvement attire de nombreuses jeunes familles. Il offre un sens du sacré qui oriente vers Dieu. »
(Diocèse de Tarbes et Lourdes, France)

« L’Église devrait reconnaître ce que ces groupes apportent : vocations, préservation du patrimoine liturgique, stabilité. »
(Diocèse de Tarbes et Lourdes, France)

« Ces familles participent davantage que d’autres aux événements diocésains. »
(Diocèse de Rockville Center, États-Unis)

« Les messes en EF attirent beaucoup de familles ferventes, qui vivent pleinement les principes de Vatican II, comme l’Église domestique. »
(Diocèse de Brooklyn, États-Unis)

« De nombreux fidèles, souvent jeunes, trouvent dans la EF un trésor qui enrichit leur foi. »
(Diocèse de Great Falls-Billings, États-Unis)

« Un bon nombre de jeunes, notamment ceux appelés au sacerdoce, trouvent dans la EF une confiance dans le diocèse. »
(Diocèse de Nanterre, France)
Sur la valeur de la Forme Extraordinaire (EF) pour la paix et l’unité de l’Église

« Beaucoup de personnes qui y assistent sont des pèlerins blessés, en souffrance. La “normalisation” de leur expérience liturgique au sein de l’Église renforce son unité. »
(Diocèse de Plymouth, Angleterre)

« La EF, sous la direction prudente de l’évêque local, a permis à davantage de catholiques de prier selon leur désir, et a résolu les conflits précédents. Sa présence pacifiée ne devrait pas être troublée. »
(Archidiocèse de Westminster, Angleterre)

« Le Motu Proprio a permis une véritable pacification de la question liturgique. »
(Diocèse de Saint-Dié, France)

« L’aspect le plus positif de l’usage de la EF est qu’il n’y a plus de “clan” revendiquant la “vraie messe”. Le mystère eucharistique a été libéré d’une division idéologique néfaste. Cela a grandement servi l’unité autour de l’Eucharistie. »
(Archidiocèse d’Aix et Arles, France)

« Certains fidèles de la EF, autrefois indifférents à la vie diocésaine, ont changé : ils participent au denier de l’Église et expriment leur joie de pouvoir prier dans leur diocèse. »
(Diocèse de La Rochelle, France)

« Mon expérience ne montre pas que la EF crée des divisions ; au contraire, elle peut favoriser la communion si elle est bien encadrée pastoralement. »
(Diocèse d’Albany, États-Unis)

« Ce serait un bien pour l’Église tout entière que le Saint-Siège continue à soutenir les fidèles attachés à la EF. Encourager des expressions authentiques de diversité est un atout pour l’Église universelle. »
(Archidiocèse de La Nouvelle-Orléans, États-Unis)

« Dans une région très diverse ethniquement comme Miami, la diversité des formes liturgiques est bénéfique. »
(Archidiocèse de Miami, États-Unis)

« Beaucoup de ceux qui s’étaient éloignés de l’Église se sentent de nouveau accueillis grâce à Summorum Pontificum. »
(Diocèse de Dallas, États-Unis)

Sur la valeur liturgique, théologique et catéchétique de la EF

« La EF a interpellé le clergé sur la place du rituel dans la vie chrétienne et sur la dignité des célébrations. »
(Diocèse de Fréjus-Toulon, France)

« Maintenir la EF est un bon choix, non parce qu’elle est “meilleure”, mais parce qu’elle a une richesse propre, liturgique et théologique. Elle offre un contrepoint stimulant à la forme ordinaire. »
(Diocèse de Cambrai, France)

« J’ai moi-même célébré des ordinations dans la EF, bien que ce ne soit pas ma forme habituelle. J’en ai apprécié la richesse, la beauté et la profondeur liturgique. »
(Évêque de Perpignan-Elne, France)

« Beaucoup de familles ne se limitent pas à la EF mais participent aussi à la OF. Je les y encourage comme expérience liturgique enrichissante. »
(Diocèse de Tyler, États-Unis)

« On pourrait affirmer que presque 100 % de ceux qui assistent à la EF croient en la Présence réelle, contre des taux bien moindres chez les catholiques qui assistent à la OF. »
(Diocèse de Knoxville, États-Unis)

« De nombreux catholiques ont retrouvé une foi fervente ; beaucoup d’hommes assument mieux leur rôle spirituel familial, et découvrent la tradition de l’Église, ce qui les aide à mieux apprécier Vatican II et la OF. »
(Diocèse de Great Falls-Billings, États-Unis)

« La EF est devenue un trésor pour notre diocèse, source d’inspiration pour renouveler la vie liturgique. »
(Diocèse de Maasin, Philippines)

Sur la valeur historique de la EF

« Cesser de célébrer la EF reviendrait à se couper des sources de la foi. »
(Diocèse de Liège, Belgique)

« Comme l’a dit Benoît XVI, on ne peut pas abandonner un rite utilisé pendant des siècles en prétendant qu’il n’a plus de valeur. »
(Diocèse de Hexham et Newcastle, Angleterre)

Sur l’influence de la EF sur la OF

« Même peu suivie, la EF influence positivement la OF, en l’orientant vers plus de révérence. »
(Diocèse de Fort Wayne-South Bend, États-Unis)

« Les deux formes liturgiques expriment des compréhensions différentes de l’Eucharistie, de l’ecclésiologie, du sacerdoce baptismal et du ministère ordonné. Vouloir fusionner des éléments de la EF dans la OF enverrait des signaux contradictoires. »
(Archidiocèse de Tokyo, Japon)

« Certains éléments (ad orientem, chant grégorien) sont utilisés par des prêtres dans la OF : ce sont des options légitimes, pas une confusion des rites. »
(Diocèse de Great Falls-Billings, États-Unis)

« On croit parfois que la EF a été incorporée dans la OF ; j’ai vérifié que ce n’était pas le cas. C’est un manque de connaissance du Missel romain. »
(Ordinariat de la Chaire de Saint-Pierre)

« Deux curés ayant appris la EF ont ensuite célébré certaines messes ad orientem, avec accueil favorable des fidèles. La EF a aussi favorisé plus de respect pour les hosties consacrées. »
(Diocèse de Saint-Thomas, Îles Vierges, Caraïbes)
ur l’influence de la Forme Extraordinaire dans les séminaires et maisons de formation

« Lorsqu’un séminariste exprime au recteur ou à l’évêque le désir d’être formé à la EF, il est orienté vers un atelier proposé par un institut compétent, avec l’accord de l’évêque diocésain. Cette pratique est conforme à Universae Ecclesiae, n° 21. »
(Diocèse de Brooklyn, États-Unis)

Propositions et perspectives pour l’avenir


« La pratique suivie jusqu’ici conformément au motu proprio Summorum Pontificum s’est révélée efficace ; pour des raisons pastorales, elle ne devrait pas être modifiée. »
(Conférence épiscopale allemande)

« Je crains que, sans la EF, beaucoup d’âmes ne quittent l’Église. »
(Diocèse de Pittsburgh, États-Unis)

« Je suggère de maintenir la EF telle qu’elle est, et d’appliquer le principe de Gamaliel. »
(Diocèse de Lingayen-Dagupan, Philippines)
(cf. Actes 5, 38-39 : « Si cette entreprise vient des hommes, elle périra ; mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas la détruire. »)

« Je crois possible que les deux formes, ordinaire et extraordinaire, coexistent. Cela pourrait être une force pour l’Église. Même si certains groupes militants font pression pour imposer la EF, j’ai le sentiment qu’elle trouve aujourd’hui son propre équilibre (sans doute modeste). La formation à la tradition liturgique sous toutes ses formes devrait être ouverte à tous, pour montrer que la EF n’est pas à craindre, et que la OF n’est pas à mépriser. »
(Diocèse d’East Anglia, Angleterre)

« Si nous continuons à tolérer des exemples tristes de liturgies mal préparées ou abusives, pourquoi devrions-nous exercer une surveillance particulière sur ceux qui sont attachés aux anciens rites de l’Église ? Cela ne semble pas juste. »
(Archidiocèse de Portland, Oregon, États-Unis)

« Les mouvements ecclésiaux [comme ceux attachés à la EF] ont un grand potentiel pour renouveler l’Église. Mais lorsqu’ils sont livrés à eux-mêmes, ils risquent de devenir une “Église parallèle”, élitiste. Ce n’est qu’en entretenant un lien réel avec la hiérarchie qu’ils peuvent porter du fruit. »
(Archidiocèse de San Francisco, États-Unis)

« Le meilleur principe à suivre pour la EF est celui de Gamaliel : si cela vient de Dieu, vous ne pourrez l’arrêter. »
(idem, San Francisco)

« La possibilité de célébrer la EF doit être maintenue. Elle correspond à une demande réelle, souvent de la part de jeunes. Une connexion paroissiale est indispensable. »
(Diocèse de Montauban, France)

« Si la EF devait être suspendue, cela devrait s’accompagner d’une révision sérieuse de la réforme liturgique, pour corriger ses faiblesses et censurer les abus. »
(Diocèse d’Aoste, Italie)

« Il faut demander aux prêtres qui célèbrent la EF d’apprendre à célébrer aussi la OF, notamment lors des rassemblements diocésains avec l’évêque. »
(Diocèse de Tarbes-Lourdes, France)

« Le Saint-Siège devrait fournir des ressources pour la formation, la catéchèse et les célébrations, afin qu’il existe une référence autorisée et unificatrice. Actuellement, par manque de ressources diocésaines, les fidèles se tournent parfois vers des communautés non en pleine communion pour obtenir des livres liturgiques ou des conseils. »
(Diocèse d’Arlington, États-Unis)

« L’évêque ne fait pas de rapport à la Commission pontificale comme il le devrait, en raison d’autres urgences pastorales. »
(Diocèse de Novaliches, Philippines)

« En conscience, je dois dire qu’un réexamen des décisions prises est plus que jamais nécessaire et urgent. »
(Diocèse de Crémone, Italie)

« Toute intervention explicite risquerait de faire plus de mal que de bien : confirmer Summorum Pontificum provoquerait de nouvelles perplexités ; le révoquer, de nouveaux ressentiments. »
(Archidiocèse de Milan, Italie)

« Summorum Pontificum ne peut tout simplement pas être révoqué. Cela créerait plus de problèmes qu’il n’en résoudrait. »
(Diocèse de Pitigliano-Sovana-Orbetello, Italie)

« Je ne pense pas qu’il soit opportun de l’abroger ou de le restreindre par de nouvelles normes, car cela créerait des tensions et donnerait l’impression d’un mépris envers des “minorités” liturgiques. »
(Diocèse de Pescia, Italie)

« La Conférence des évêques du Mexique estime qu’une formation liturgique authentique est indispensable à tous les niveaux. »
(Rapport général de la Conférence épiscopale mexicaine)

images/icones/bravo.gif  ( 989571 )Pas mal, ça colle par Ptitlu (2025-07-01 23:26:01) 
[en réponse à 989560]

Avec d'autres qui ne sont pas publiées ici et dont j'ai eu connaissance
images/icones/1d.gif  ( 989578 )[Dans le diocèse], la EF n’a jamais été célébrée... par NLC (2025-07-02 08:50:47) 
[en réponse à 989560]

À moins que le diocèse de Brindisi ait été fondé après 1969 (!), cela semble quand-même assez improbable.

Cette phrase est un monument de mauvaise foi !
images/icones/fleche2.gif  ( 989582 )archidiocèse de Brindisi et Ostuni par Luc Perrin (2025-07-02 10:14:38) 
[en réponse à 989578]

Un évêque d'Ostuni est attesté au moins en 996. Des traditions locales évoquent un possible évêque dès 596 mais semblent peu fiables selon Wikipedia (italien).
Brindisi remonterait comme diocèse au IVe siècle de l'ère chrétienne pas post-conciliaire.

Mgr Calandro était archevêque au moment de l'enquête : sa biographie est intéressante et rappelle les carences des pontificats de Jean Paul II et Benoît XVI. C'est le premier qui l'a choisi comme évêque et le second qui l'a élevé au siège archiépiscopal de Brindisi et Ostuni en 2012, l'année de toutes les capitulations prélude à la résignation de 2013. Il fut promptement remplacé en 2022, le lendemain de sa lettre de démission pour âge, signe que ce n'était pas a priori - sous réserve de plus amples informations - un bergoglien militant, un Zuppi des Pouilles.

Hypothèse : c'est peut-être un exemple de Wojtylien étroit qui dans les années 1980-1990 étaient presque plus hostiles par papalisme mal venu envers la messe traditionnelle que les néo-modernistes d'alors. Certains de ces wojtyliens étaient aussi des bugninistes convaincus, vomissant la liturgie antique et vénérable de l'Église de Rome comme dépassée, pas assez à la mode. On se souvient que les prélats lustigériens, sans être aussi fermés quant aux permissions, étaient fort dédaigneux envers les fidèles tradis vus comme des attardés. J'en ai été témoin une fois avec un Auxiliaire du Cardinal à Saint-Eugène-Sainte-Cécile.
A l'inverse, Mgr Doré archevêque de Strasbourg, pourtant pré-bergoglien de coeur et de théologie si je puis dire, a toujours été accueillant, fraternellement épiscopal envers ces mêmes fidèles et in fine a octroyé une paroisse personnelle.

images/icones/5b.gif  ( 989586 )petite erreur orthographique par Luc Perrin (2025-07-02 10:43:00) 
[en réponse à 989582]

Pour épargner à Ion la tâche de corriger ma faute d'orthographe, c'est Mgr Caliandro avec un i.
images/icones/radioactif.gif  ( 989562 )qui a joué le judas ? par jejomau (2025-07-01 20:50:04) 
[en réponse à 989557]

Mgr Roche ?
images/icones/carnet.gif  ( 989566 )Ceci est énorme par Bénigne (2025-07-01 21:41:18) 
[en réponse à 989557]

Né dans le mensonge et la manipulation, Traditiones Custodes est désormais le symbole d'une ère passé d'hypocrisie "synodale" qui doit maintenant disparaître sans retour. Le Vatican n'a même plus besoin d'expliquer le virement indispensable à 180 degrées. Bien sûr, cette fuite n'a pu se produire à un moment plus favorable pour éviter un tel besoin...
images/icones/carnet.gif  ( 989568 )Ni triomphalisme, ni ressentiment par Réginald (2025-07-01 22:20:40) 
[en réponse à 989566]

Parler de « mensonge » ou de « manipulation » comme intention fondatrice, qualifier toute une phase du pontificat d’« ère d’hypocrisie synodale » ou réclamer une disparition « sans retour » ne rend pas service ni à la vérité, ni à la paix.
Ce genre de discours, même fondé sur des griefs légitimes, risque de renforcer l’image d’un attachement à la tradition qui serait rigide, clivant, voire revanchard. Cela dessert notre cause.
L’heure n’est pas à l’humiliation des uns ni au triomphalisme des autres. Nous ne défendrons pas la forme extraordinaire par des slogans vengeurs ou des anathèmes, mais par la patience, l’intelligence et l’attachement à l’Église même blessée, qui reste notre mère.

images/icones/carnet.gif  ( 989569 )Le rapport montre par Halbie (2025-07-01 22:48:13) 
[en réponse à 989568]

S'il en était besoin, que l'Église est dirigée par des menteurs et des loups et c'est ce que vous retenez ?
images/icones/carnet.gif  ( 989570 )Résister aux loups ne dispense pas d’être brebis par Réginald (2025-07-01 22:51:29) 
[en réponse à 989569]

Si vous pensez que la vérité est en train d’émerger, réjouissez-vous, mais ne la discréditez pas par la manière dont vous la proclamez.
images/icones/fleche2.gif  ( 989579 )la manière c'est important par jejomau (2025-07-02 09:07:25) 
[en réponse à 989570]

Surtout vis-a-vis des puissants pris la main dans le sac

Mais il faut comprendre aussi les plus petits, la base, le petit peuple...

C'est le Christ qui fouette les notables, les marchands du Temple... dans sa colère
Et C'est le Christ qui n'a que des mots d'une extrême dureté contre les puissants de son temps : les Pharisiens ("engeance de viperes", etc.. ), qu'il qualifie d'hypocrites, c'est-à-dire : de fourbes, de menteurs..

images/icones/carnet.gif  ( 989584 )La douceur n’est pas la lâcheté par Réginald (2025-07-02 10:34:03) 
[en réponse à 989579]

Oui, le Christ a parlé avec force… mais nous ne sommes pas le Christ.
Lui seul sonde les cœurs, il parle en juge.
Nous, nous devons dire la vérité avec douceur, sans nous ériger en justiciers.
« Bienheureux les doux, bienheureux les artisans de paix… »
images/icones/nounours.gif  ( 989585 )Léon XIII énonçait que l'Église n'a pas peur de la vérité historique par Luc Perrin (2025-07-02 10:40:18) 
[en réponse à 989570]

autant que celle-ci puisse être atteinte avec un degré suffisant de quasi certitude. Il y a toujours une part difficile à apprécier d'incertitude, manque d'archives, témoignages non recueillis ou mal ...

En l'occurrence, il y a bien eu mensonge* Réginald. Et ce n'est pas le premier pour le Pontife défunt qui s'en vantait lui-même, formation néo-jésuitique sans doute : "sono un po furbo" pape François 2013.

N'ayez pas peur Réginald suivez le conseil de Léon XIII.

La mentalité du chut-chut pas de vague, n'appelons pas un chat un chat, a causé tant de misères déjà : les innombrables affaires de scandales sexuels viennent de cela rappelez-vous.

La vraie question est : pourquoi le Rapport d'enquête auprès des évêques dont on savait en 2021 qu'il était plutôt favorable au maintien de S.P. et même les réactions dites "défavorables" ci-dessus ne prônent pas sa suppression, pourquoi ce Rapport est-il fuité aujourd'hui ?
Au moment où la question de T.C. est posée, au moment où le mandat curial du cardinal de T.C. Arthur Roche vient à expiration en 2026 et pourrait être achevé plus tôt ?

Cela fait penser que des débats ont lieu à Rome en coulisse et que le problème que T.C. a créé lors que S.P. avait grandement apaisé les esprits, que ce problème est sur la table de travail de Léon XIV.

* si vous préférez la novlangue inclusive, disons "une évaluation orthogonale avec les faits", "traduction avec licence poétique des résultats de l'enquête" ... c'est juste plus long mais au Jugement dernier, l'accusation lira le Décalogue : "Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain", "Tu n’invoqueras pas en vain le nom du Seigneur ton Dieu pour le mal".



images/icones/1p.gif  ( 989587 )Effrayant par Regnum Galliae (2025-07-02 10:46:20) 
[en réponse à 989585]

Votre note de bas de page est effrayante et me fait penser à cette phrase que l'on prête à Richelieu : "Le pouvoir impose de prendre de graves décisions. celui qui se sauverait comme personne privée se damnerait comme homme d'État"
images/icones/carnet.gif  ( 989588 )sans concession sur les désaccords, mais exempts d’anathèmes par Réginald (2025-07-02 12:53:56) 
[en réponse à 989585]

Oui, je vous le confirme, il y a eu manipulation, et la publication du rapport en témoigne. Mais ce constat ne doit pas nous faire oublier que dire la vérité n’exonère ni de la mesure ni de la charité.

Je réagissais aux outrances que j’ai lues ici, non par bonasserie, mollesse ou lâcheté mais parce que je crois que l’excès nuit à la crédibilité de la vérité elle-même. L’indignation ne suffit pas, surtout si l’on veut être entendu au-delà de son propre camp. Mettez-vous trente secondes à la place de ceux qui ne partagent pas nous positions et nous lisent.

C’était d’ailleurs l’intuition du GREC : favoriser, dans un climat de respect, des échanges sans concession sur les désaccords, mais exempts d’anathèmes, entre des membres proches de la FSSPX et de l’Église officielle.

Enfin, vous le savez bien : lorsqu’on a une position de responsabilité, dans l’Église comme dans l’Université, il y a des équilibres à chercher. Et je connais au moins un cas ( vous aussi sans doute) où ces équilibres ont prévalu sur une rigoureuse orthodoxie. Il est donc bon que chacun balaie aussi devant sa porte
images/icones/barbu2.gif  ( 989598 )oui et non par Luc Perrin (2025-07-02 15:43:34) 
[en réponse à 989588]

Dire la vérité factuelle n'est pas un "excès" pour moi.

Le pape François, mû probablement par le cardinal Roche et la mafia bugniniste très puissante à Rome en dépit des Pontifes Jean Paul II et Benoît XVI, a pris une décision grave et blessante - y compris pour des clercs convaincus par la néo-liturgie - sur la base d'un très gros mensonge.
Il a revendiqué par écrit ce mensonge.

L'excès n'est pas tant à chercher au microscope sur les échanges (de peu de poids) sur l'intéressant Forum Catholique ou tel autre site, même anglophone.
L'excès de pouvoir est dans Traditionis custodes.
Puisque vous évoquez la responsabilité des clercs et des universitaires catholiques en mission, elle existe oui : c'est le Premier commandement qui est justement le premier. Si je mens par omission ... vous connaissez le Confiteor comme nous tous.
Outre que je serais alors un médiocre universitaire sans la moindre éthique pas même une éthique laïque de base.

Le GREC, auquel j'ai appartenu et j'en suis heureux, a travaillé dans un contexte aux antipodes de T.C. et du fanatisme bugniniste du Cardinal anglais qui a promu ce funeste document.

L'objet du GREC n'a jamais été "l'extermination" plus ou moins rapide, progressive, des représentants des instituts dits "ralliés" E.D. et de ceux de la F.S.S.P.X.
Pour qu'il y ait "dialogue", un respect de l'autre s'impose : croyez-vous sincèrement que le parti bugniniste (Grillo and C°) respecte les traditionalistes ? Eh oui cher Réginald, le respect n'est pas à sens unique chacun étant à sa place au sein du peuple de Dieu.
Les membres du GREC ont pratiqué ce respect mutuel sans concession et sans anathème pour reprendre votre judicieuse formule.

Comparaison ici n'est aucunement raison puisque vous prenez cet exemple.

ps. je n'use pas d'anathème dans mes posts.
images/icones/carnet.gif  ( 989600 )[réponse] par Réginald (2025-07-02 15:55:23) 
[en réponse à 989598]

Merci pour votre message et vos précisions. Je ne conteste ni la gravité des faits que vous soulevez, ni votre souci de vérité.

Ce que je souligne est autre chose : la manière de dire les choses. Quand bien même nous serions fondés sur le fond (et je pense que, sur plusieurs points, nous le sommes), le style, la mesure, le respect dans la forme sont eux aussi décisifs si l’on veut que notre parole porte.
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 989581 )Vous devriez étudier par MG (2025-07-02 10:07:12) 
[en réponse à 989569]

l'histoire de l'Eglise.
images/icones/1b.gif  ( 989592 )très bon l'hypocrisie synodale par Mandrier (2025-07-02 13:55:47) 
[en réponse à 989568]

Je ne vois pas de triomphalisme dans la réponse en revanche l'expression "hypocrisie synodale" semble particulièrement bien trouvée. Le principe rabâché du synode est de faire choisir les évêque or il apparaît (selon les informations exposées ici) que le pape a choisi d'aller contre les orientations synodales qu'il avait imposée et n'a pas voulu publier celles-ci. Certes rien ne l'y oblige mais quand on est du côté des gentils ça fait un peu tâche
images/icones/1n.gif  ( 989593 )choisir Saint François d'assise comme modèle par jejomau (2025-07-02 13:56:33) 
[en réponse à 989557]


Seigneur, faites de moi un instrument de votre paix,
Là où est la haine, que je mette l'amour.
Là où est l'offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l'union.
Là où est l'erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l'espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu'à consoler,
à être compris qu'à comprendre,
à être aimé qu'à aimer.

Car c'est en se donnant qu'on reçoit,
c'est en s'oubliant qu'on se retrouve,
c'est en pardonnant qu'on est pardonné,
c'est en mourant qu'on ressuscite à l'éternelle vie.

Amen


St François d'Assise

images/icones/1v.gif  ( 989597 )François, l'anti saint-François par Adso (2025-07-02 14:22:05) 
[en réponse à 989593]

s'il est possible de résumer ainsi ....

Comment qui disent à la télé ? Ah, oui: punchline !
images/icones/carnet.gif  ( 989603 )Après François, Léon d'Assise ? par Regnum Galliae (2025-07-02 16:30:07) 
[en réponse à 989597]

Et si Léon était (aussi) une référence à Léon d'Assise, compagnon et témoin privilégié de saint François d'Assise, son confesseur et disciple favori ?
images/icones/neutre.gif  ( 989619 )Bref... par Justin Petipeu (2025-07-02 23:50:40) 
[en réponse à 989557]

C'est l'histoire d'un coup monté de A à Z.
images/icones/abbe1.gif  ( 989637 )Quand les tradis tapent sur tous les évêques par abbé F.H. (2025-07-03 13:53:11) 
[en réponse à 989557]

On monte souvent en épingle les évêques français (idéologues) qui appliquent souvent en excès TC (Ballot après Chambéry et maintenant à Metz, Quimper, Valence, etc...), et avec raison, il faut que leurs fidèles manifestent!

Mais on oublie totalement les évêques français qui n'ont JAMAIS appliqué TC, et qui refusent dans les faits de l'appliquer. C'est le cas dans mon diocèse avec l'ancien évêque et le nouvel, mais aussi le diocèse voisin avec ce cher +Didier Berthet (RIP+) et son successeur, et deux de mes anciens de cours au séminaire français de Rome devenus évêques dans leurs diocèses réciproques).

Le rapport fuité de la CEF à l'époque est totalement mensonger, comme l'a été François dans TC et sa lettre. Mais bon, je n'ai jamais vraiment supporté Jordy et Moulins-Beaufort, que j'ai aussi connus au séminaire.

Dans mon diocèse, où je suis en charge de la communauté "traditionnelle" depuis 18 ans, mon actuel cérémoniaire est responsable diocésain de la pastorale des jeunes... et membre du conseil restreint de l'évêque (bizarre, vous avez dis bizarre, non?), et quant à moi, (encore plus bizarre) je suis nommé responsable diocésain des vocations au 1er septembre...

Il serait bon pour les tradis de comprendre que tous les évêques ne sont pas forcément leurs ennemis...
images/icones/nounours.gif  ( 989642 )"les" ou plutôt M. l'abbé "des" et au total pas si nombreux par Luc Perrin (2025-07-03 15:22:17) 
[en réponse à 989637]

Vous avez raison d'inviter à ne pas généraliser outrancièrement et cela ne vaut pas que pour notre tout petit hexagone. On pourrait citer nombre d'évêques hors de France et hors d'Europe qui ont été bienveillants.

Mais il convient de même de ne pas généraliser "les" tradis comme si tous et toutes avaient exactement la même position en tout et sur tout.

Il suffit de parcourir le F.C. pour "découvrir", pour qui ne le saurait pas, qu'il y a mille nuances et bien des divergences au sein du Tradiland, à peine moins qu'au sein de la Société de Jésus d'origine depuis sa création au XVIe.

En dehors des mini courants sédévacantistes qui ne reconnaissent pas comme légitime la consécration des évêques selon le rituel post 1969, je ne connais pas de tradi qui rejette par principe, en bloc et en toute circonstance tous les membres du Collège épiscopal mondial et cela vaut pour la FSSPX qui, autant que je le sache, n'a jamais eu cette attitude.

Le fil tout chaud sur les propos très pacifiques et bienvenus du cardinal Bustillo en est une illustration.
images/icones/1n.gif  ( 989649 )Bah... par abbé F.H. (2025-07-03 16:57:57) 
[en réponse à 989642]

Le jour où les prêtres de la FSSPX iront au moins se présenter à l'évêque diocésain, on verra.

Mais c'est pas demain la veille!

ça ne suffit pas de citer le nom du pape ou de l'évêque au canon... en faisant comme s'ils n'existaient pas.
images/icones/heho.gif  ( 989655 )Au moins deux cas par Peregrinus (2025-07-03 17:22:50) 
[en réponse à 989649]

Je connais personnellement au moins deux cas où le clergé local de la FSSPX a pris soin de se présenter à l'évêque diocésain après sa prise de possession ; j'imagine que ces cas sont beaucoup plus nombreux. Il est dommage que ce ne soit pas fait systématiquement, mais il est faux de prétendre que les prêtres de la FSSPX ne le font jamais.

Peregrinus
images/icones/info2.gif  ( 989727 )je confirme que l'affirmation abrupte de l'abbé F.H. est erronée par Luc Perrin (2025-07-05 15:27:03) 
[en réponse à 989655]

J'ai connu personnellement des prêtres FSSPX qui ont effectué cette démarche et pour un diocèse français.

Je sais aussi par le témoignage direct d'un ancien supérieur du district de France que des démarches étaient, cela date du supériorat général de Mgr Fellay, entreprises auprès de la hiérarchie quand un achat d'église était en cours.

Je ne puis dire si c'est une pratique générale partout où la FSSPX est implantée à la surface du globe. D'autres pourront peut-être en témoigner mais affirmer si simplement qu'il n'y a aucune relation, aucune démarche nulle part et en toute circonstance du côté de la FSSPX est factuellement erroné.

Si Mgr Lefebvre, Mgr Fellay et l'actuel supérieur général l'abbé Pagliarani avaient tous refusé de rencontrer le pape et les représentants des dicastères romains délégués auprès d'eux, cela se saurait non ?

Je m'interroge quant à moi sur la réalité de la "communion" d'un évêque tel que Mgr Martin (Charlotte) dans sa lettre où il vitupère le latin et voue aux gémonies une quantité de pratiques licites ... au sein du rit moderne. Un autre a posé cette question dans ce fil et j'y souscris.
Combien d'évêques ont invité les prêtres des prieurés à les rencontrer ? Je connais un cas en France mais j'ignore si cela a été fait ailleurs.
Au temps du GREC, un évêque résidentiel est parfois venu à certaines rencontres avec l'aval de la CEF d'ailleurs.
L'archevêque qui a été délégué aux relations avec les traditionalistes au sein de la CEF a-t-il suscité des rencontres ? Je ne sais pas.
D'autres conférences épiscopales ont-elles pris des initiatives de dialogue ou au minimum de rencontre ? Ce serait un beau sujet à étudier.

Il existe bien des traditionalistes enfin au dehors de la FSSPX Monsieur l'abbé, là aussi cela se sait : le "les" ne se justifie pas même si on est aussi hostile que vous à l'égard de cette seule société de prêtres.

images/icones/1n.gif  ( 989730 )Je témoigne des exemples que j'ai connus de près... par abbé F.H. (2025-07-05 16:21:09) 
[en réponse à 989727]

et dans les diocèses que je connais... C'est donc factuel.

Et là, le bilan est clair: zéro pointé (et même quand il y a une invitation de l'évêque selon l'évêque lui-même)

D'autre part, comment voulez-vous faire quand des éditoriaux de journaux de la dite fraternité en mon diocèse avertissent leurs fidèles de n'aller ni aux messes FSSP des diocèses voisins ni à celles SP (en l'occurrence celles dominicales que j'assure) car ils risquent de perdre la foi en raison des homélies?

Sans compter les mariages actuellement invalides car ne respectant pas les 2 conditions au choix posées par François pour la validité de leurs mariages?

Quant aux réunions du GREC, j'y suis souvent allé, je ne crois donc pas qu'on puisse me qualifier "d'aussi hostile".
images/icones/fleche3.gif  ( 989757 )Quand ce n'est pas pire encore par Ptitlu (2025-07-05 23:34:41) 
[en réponse à 989730]

Là, un évêque de France métropolitaine est tombé de l'arbre après avoir appris via son VG qu'un prêtre FSSPX du diocèse voisin a littéralement pillé une église.

Il a interprété de façon extensive l'accord du maire pour récupérer des statues et du mobilier.

Accord que le maire n'avait pas à donner, l'église étant encore affectée au culte. Il eut fallu d'abord consulter le diocèse, la DRAC pour les objets à l'inventaire etc, désaffecter officiellement l'église puis faire une délibération en conseil municipal pour la cession du mobilier (une fois que le diocèse aurait repris les autels, statues, chemin de croix etc). Nada.

Au lieu de quoi l'intéressé a "forgé le fer quand il est chaud" et est venu sur les lieux avec trois camions, un groupe électrogène et de l'outillage lourd.

Pour prendre tout ce qui est possible. Y compris l'autel, les grilles et les boiseries.

L'intéressé a des fidèles dans le coin, il les a consciencieusement tenu hors du coup (quand c'est flou il y a un loup) et est venu avec d'autres du diocèse voisin.

Peut être parce qu'il rêve d'arrêter de desservir ces fidèles perdus au milieu de nulle part (mais dans une chapelle qui n'a rien coûté à la FSSPX) pour ouvrir une autre, enfin "rentable" dans la ville centre de ce département, mais où il y a déjà deux autres dessertes tradi.

Ils en ont même profité pour couper la route. Sans arrêté municipal pour occuper la voirie évidemment.

Ça devait se faire vite et bien, passer inaperçu.

Pas de pot, des locaux ont pris des photos et vidéos, alerté la presse locale et l'évêché. Et pas que.

A l'initiative de ce que les locaux appellent "pillage" ou "sacrilège" il y a un prêtre de la FSSPX, quelqu'un qui a charge d'âmes et dit le bien et le mal.

Difficile pour lui maintenant d'être légitime dans quoi que ce soit.

Un prêtre diocesain qui fait ça et se fait prendre perd sa cure et devient vicaire quelques années, après avoir été envoyé en "année de ressourcement" ou mis responsable d'un obscur service diocesain dans un burelingue.

Là, ce n'est même pas certain que l'intéressé s'excuse. Demain en sermon il va essayer de culpabiliser les fidèles locaux d'avoir fait connaître cette triste affaire, leur dire qu'ils ont mis en danger la communauté ou n'importe quoi du même genre.

N'importe qui pourra enfiler une soutane, empapaouter un élu local et vider une église avec ses "cousins".

Ceux qui voudront un jour restaurer cette église devront racheter ou récupérer quelque part tout le mobilier, boiseries etc.

Ceux des fidèles qui ont participé au "déménagement" et appris que ce n'était pas vraiment cadré n'ont pas apprécié le coup, ça peut se comprendre.

Et évidemment pour la relation de confiance entre le pays (local) de plus en plus déchristianisé et la FSSPX, c'est mal barré.
images/icones/hein.gif  ( 989758 )Si la presse locale par Roger (2025-07-05 23:50:09) 
[en réponse à 989757]

Fut informée vous pouvez nous dire quel est le diocèse concerné ?
images/icones/1b.gif  ( 989809 )Rappelez-vous, Roger, par NLC (2025-07-07 10:31:15) 
[en réponse à 989758]

clic !
images/icones/1b.gif  ( 989830 )Justement, il faut la laisser travailler par Ptitlu (2025-07-07 18:07:08) 
[en réponse à 989758]

Ainsi que l'évêque en question.

Deep south. Un peu à gauche de la vallée du Rhône.

Et accessoirement il s'agit d'un grand moment d'ignorance générale du droit (des églises affectées au culte, des conditions de cession du patrimoine municipal, de l'assentiment ou non du diocèse etc) et de cléricalisme - l'abbé en question envoie des liens sur la médisance aux fidèles locaux qui s'émeuvent du sujet et s'étonne sincèrement que des gens soient choqués par ses agissements.
images/icones/rose.gif  ( 989831 )"des exemples" M. l'abbé oui nous sommes d'accord par Luc Perrin (2025-07-07 18:14:26) 
[en réponse à 989730]

c'est la généralisation abusive de votre "les" que j'ai contestée plus haut et, comme vous, à partir d'exemples personnellement attestés et vérifiés en sens exactement opposé.

Libre à vous de ne pas me croire.
images/icones/1f.gif  ( 989656 )Seraient-ils reçus ? par NLC (2025-07-03 17:34:33) 
[en réponse à 989649]

Je n'en suis pas sur...
images/icones/bravo.gif  ( 989651 )Bien d'accord avec vous par Roger (2025-07-03 17:06:36) 
[en réponse à 989637]

Merci beaucoup pour ce rappel bienvenu cher monsieur l'abbé.

Si un vent nouveau souffle de Rome, on peut espérer que les bons évêques se feront moins discrets et que les plus agressifs se calmeront un peu .

images/icones/carnet.gif  ( 989660 )Où est ce rapport ? par JFB33 (2025-07-03 20:09:45) 
[en réponse à 989557]

Où est ce fameux rapport ? On peut le voir quelque part ?
Quelle crédibilité donner à Diane Montagna ?
Si c'est vrai çà pourrait être explosif mais... il faudrait pouvoir prouver la fiabilité des sources.
images/icones/carnet.gif  ( 989662 )quelques éléments par Réginald (2025-07-03 20:26:18) 
[en réponse à 989660]

Ce qui a été publié correspond à la conclusion du rapport, laquelle en reprend les éléments essentiels.
Le document en question provient de Diane Montagna, journaliste sérieuse, accréditée auprès du Saint-Siège, bien connue dans les milieux vaticanistes et généralement reconnue pour la fiabilité de ses informations. Il n’y a, à ce jour, aucune raison de penser qu’elle n’aurait pas vérifié ses sources et ce d’autant plus que plusieurs éléments du texte recoupent ce que certains évêques avaient déjà laissé entendre publiquement.
Lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui, Matteo Bruni, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, n’a pas confirmé l’authenticité du document, mais a précisé qu’il s’agissait d’un extrait « incomplet et partiel » des éléments ayant conduit à la décision du pape François.
On ne peut donc affirmer que ce rapport ait été l’unique base décisionnelle. Mais tout porte à croire qu’il s’agit bien d’un document réel, interne et significatif dans le processus de discernement qui a précédé Traditionis custodes.
images/icones/carnet.gif  ( 989663 )Il est en lien dans l'article par Meneau (2025-07-03 20:30:41) 
[en réponse à 989660]

Téléchargeable en version italienne et anglaise, de même que les verbatims et le questionnaire.



Cordialement
Meneau
images/icones/carnet.gif  ( 989664 )C'est efffectivement par Meneau (2025-07-03 20:31:54) 
[en réponse à 989663]

comme le précise Réginald, on pas le rapport lui-même que la journaliste a obtenu, mais un "overall assessment" de ce rapport.

Cordialement
Meneau
images/icones/carnet.gif  ( 989665 )Merci ! par JFB33 (2025-07-03 20:44:57) 
[en réponse à 989664]

Tout est dit
images/icones/carnet.gif  ( 989725 )Un livre de Don N.Bux et S.Gaeta confirme les propos de D.Montagna par Meneau (2025-07-05 12:49:30) 
[en réponse à 989557]



Ce livre intitulé "La liturgie n'est pas un spectacle" écrit par le liturgiste Don Nicola Bux, autrefois consulteur à la CDF, et par Saverio Gaeta, journaliste et ancien rédacteur en chef de l'Osservatore Romano, confirme en tout points les propos de Diane Montagna, reprend les mêmes extraits de documents et plus encore.


But it also contains a previously undisclosed section of the report, namely, the CDF’s summary of the implementation of Summorum Pontificum by continent and country.



SOURCE

Cordialement
Meneau
images/icones/carnet.gif  ( 989726 )Pardon par Meneau (2025-07-05 13:29:20) 
[en réponse à 989725]

Je ne suis pas sûr que S.Gaeta ait été rédacteur en chef de l'Osservatore Romano. Par contre contributeur oui.

Cordialement
Meneau