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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 989251 )25/06 St Guillaume, abbé par ami de la Miséricorde (2025-06-25 00:02:43) 



St Guillaume, abbé

Biographie de Saint Guillaume de Verceil



Avant 1955 : Mercredi dans l’Octave de la Fête-Dieu

Amende honorable à Jésus-Christ dans le Saint-Sacrement

Mon divin Jésus, vrai Dieu et vrai homme, je vous adore réellement présent sur cet Autel. Avec quelle frayeur et quel respect vos saints Anges paraissent-ils ici auprès de votre Trône ? Dans quel abaissement y devrais-je paraître moi-même ? Vous vous êtes renfermé dans ce Tabernacle, divin Jésus, pour m'écouter, pour m'exaucer, pour vous entretenir avec moi, pour me combler de biens, pour vous donner à moi.

Que vous rendrai-je, Seigneur, pour tant de grâces ? Quelle devrait être ma reconnaissance ? Que votre bienheureuse Mère, que tous vos Anges, que tous vos Saints, que toutes vos créatures vous bénissent, vous louent, vous remercient pour moi. Ce dont je suis le plus vivement pénétré, Seigneur, et qui me couvre de confusion, est la vue des outrages sans nombre dont je me reconnais coupable envers cet auguste Sacrement.

Loin d'apporter cette frayeur respectueuse, cette tendre réjouissance qu'exigeait de moi votre Majesté redoutable, et votre infinie bonté, avec quelle indifférence, quelle indévotion, et peut-être avec quelle impiété ne m'avez-vous point vu, Seigneur, au pied de votre Trône ? Je devais y être dans un profond silence, un entier recueillement, une modestie édifiante ; n'y étais-je point avec une dissipation scandaleuse ? Avais-je cette piété intérieure, cette pureté de cœur que vous attendiez de moi ? En m'approchant de vous, Dieu d'amour, ne brûlais-je point d'un feu impur ? N'aimais-je point dans ce temps là même, le monde, la vanité, le plaisir ? N'aimais-je point ce que vous me défendiez d'aimer ? Comment ai-je assisté à la Messe ? Comment ai-je communié ?


Pardon, mon divin Jésus ! Miséricorde, ô mon Dieu ! Miséricorde. Je vous fais amende honorable pour toutes les profanations dont vous me connaissez coupable, pour toutes mes irrévérences, pour toutes mes immodesties, pour tous mes sacrilèges, si j'ai été assez malheureux que d'en commettre. Je vous fais encore amende honorable, ô mon Dieu, mon Roi, pour tous les sanglants outrages que vous avez reçus, et que vous recevez chaque jour de la part des Infidèles, des Hérétiques, des libertins, et des mauvais Catholiques. Fallait-il, grand Dieu, que votre amour pour nous vous exposât à tant de nouvelles insultes ?

N'était-ce point assez des ignominies de votre Croix ? Agréez, Seigneur, qu'ici en votre présence, le cœur pénétré de douleur dans cette humble posture de mon corps, j'implore votre clémence pour moi, et pour tous ceux qui ont eu l'audace de venir jusqu'au pied de votre Trône, insulter à votre grandeur et à votre amour. Miséricorde, Seigneur, Miséricorde : Miséricorde pour moi et pour tous.

Je vous la demande par cet amour qui vous a exposé à toutes ces insultes. Je vous la demande, par les mérites de cette mort dont vous nous rappelez le souvenir dans votre Sacrement. Que votre colère n'éclate pas contre ceux qui méritent d'en éprouver toutes les rigueurs.

Ne nous frappez pas, Seigneur, ne nous punissez pas, faites-nous Miséricorde. Inspirez-nous les sentiments d'une contrition salutaire. Que jamais nous ne paraissions devant vous sans être pénétrés d'une vive componction, d'une crainte respectueuse, d'une amoureuse reconnaissance.

Source : Le Petit Sacristain
images/icones/colombe2.png  ( 989252 )Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde (2025-06-25 00:04:46) 
[en réponse à 989251]



CHAPITRE XV
(AUTRE SUITE DU PRECEDENT.)


Serenus ajoute : « Nous devons savoir que tous les démons n’inspirent pas aux hommes les mêmes passions ; mais, chaque démon est chargé d’en inspirer une en particulier. Les uns se plaisent dans les immodesties et les souillures de la volupté ; les autres, dans les blasphèmes.

Ceux-ci sont enclins à la colère et à la fureur ; ceux-là aiment la sombre tristesse. Il en est qui préfèrent la bonne chère et l’orgueil. Chacun travaille à jeter son vice favori dans le cœur de l’homme.

« Qu’il y ait dans les esprits immondes autant de passions qu’il y en a dans les hommes, la preuve n’est pas douteuse. L’Écriture ne nomme-t-elle pas les démons qui allument les feux du libertinage et de la luxure, lorsqu’elle dit : L’Esprit de fornication les séduisit et ils forniquèrent loin de Dieu ? Ne parle-t-elle pas également de démons du jour et de démons de la nuit ?

Ne signale-t-elle pas parmi eux une variété, qu’il serait trop long de faire connaître en détail ? Rappelons seulement ceci : il en est que les Prophètes nomment centaures, lamies, oiseaux de nuit, autruches, hérissons.

Les Psaumes en désignent d’autres sous le nom d’aspics et de basilics. L’Évangile en appelle d’autres lions, dragons, scorpions, princes de l’air. Croire que ces noms divers sont donnés au hasard et sans motif serait une erreur. Par les qualités de ces bêtes plus ou moins redoutables, le Saint-Esprit a voulu nous marquer, dans leur variété infinie, la férocité et la rage des démons. »

La même guerre s’étend à toutes les parties du monde visible et à chacune des créatures qui le composent. C’est encore un fait de croyance universelle, fondé sur le parallélisme des deux Cités. Ennemi implacable du Verbe, Satan le poursuit dans tous ses ouvrages.

Partout où le Roi de la Cité du bien a placé un de ses anges pour conserver et ennoblir, le Roi de la Cité du mal envoie un de ses satellites pour détruire et corrompre. De là vient que l’antagonisme est dans toutes les parties de la création, et qu’on peut avec assurance affirmer des mauvais anges ce que les Pères de l’Église, saint Augustin en particulier, disent des bons anges :

Il n’y a pas de créature visible en ce monde, qui n’ait un démon spécialement délégué pour la tenir captive, pour la souiller et la rendre hostile au Verbe Incarné, et nuisible à l’homme : Unaquaeque res visibilis in hoc mundo angelicam potestatem habet sibi praepositam.

Comme nous l’avons dit, cette lutte de Satan contre le Verbe rédempteur est, au fond, toute l’histoire de
l’humanité. Commencée dans le Ciel, continuée au Paradis terrestre, elle a traversé, sans trêve, tous les sièclesanciens. En s’incarnant, le Fils de Dieu la trouve plus acharnée que jamais.

Lui-même, au désert, la soutient en personne et déclare n’être venu sur la terre que pour détruire l’œuvre du Diable et chasser l’usurpateur. Entré dansla vie publique, il poursuit Satan partout, Il l’expulse de tous les corps ; et on entend le démon et ses anges lui dire :

Saint de Dieu, nous Te connaissons Tu es venu pour nous perdre. Cesse de nous torturer, et si Tu ne veux pas nous laisser dans l’homme, laisse-nous du moins passer dans les pourceaux (Marc I, 23 ; Luc VIII, 32).

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde