Le Forum Catholique
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( 988510 )
Chartres. « Aucun prêtre inscrit n’a exprimé le besoin de célébrer une messe Paul VI » par Gaspard (2025-06-04 20:23:33)

( 988513 )
Si c'est vrai, cela acte la manipulation... par Pétrarque (2025-06-04 21:08:05)
[en réponse à 988510]
...depuis le début, ce qui contribuera peut-être à une prise de conscience du degré de cynisme qui est atteint.
La nouvelle messe n'a rien à faire dans cette circonstance.
Est-ce que nous allons emm...er les adeptes du nouveau rite dans leurs pèlerinages ??

( 988520 )
Dom Jean Pateau soutien l’évêque de Chartres par Signo (2025-06-04 21:40:08)
[en réponse à 988510]
Également sur
Famille chrétienne .
Et je suis d’accord avec Dom Pateau, qui démontre
une fois de plus la sagesse monastique et l’équilibre des contemplatifs, dont certains séculiers obtus feraient bien de s’inspirer plutôt que de s’enferrer dans des postures indéfendables et contre-productives.
La Tradition c’est aussi l’obéissance à l’évêque dans les domaines pour lesquels il est l’autorité compétente, sauf évidemment abus de pouvoir manifeste. En dehors de cette obéissance on est pas dans la Tradition.
Mgr Christory soutien depuis des années le pèlerinage, démontre beaucoup de bienveillance, et participe chaque année lui-même à la messe de clôture. Il n’a jamais remis en cause sa spécificité qui est d’être attaché à la liturgie tridentine.
Mgr Christory ne commet aucun abus de pouvoir en exigeant cette possibilité, il est dans son droit le plus strict (un droit divin), et lui désobéir c’est littéralement lui cracher à la figure, et sur le plan ecclésiastique c’est un péché de désobéissance.
Qui plus est les arguments de M. Darentière sont à la limite de la malhonnêteté puisque le fait d’user exclusivement du missel de 1962 est un pré requis exigé en amont pour les prêtres désirant s’inscrire. En réalité de nombreux
prêtres diocésains voudraient participer au pèlerinage et aider pour les confessions et la distribution de la communion, mais sont choqués par cette « interdiction » illicite et illégitime.
Personne ne remet en cause la spécificité du pèlerinage qui n’est même pas la question. On parle de messes basses célébrées en catimini à 04h00 du matin. Rappelons que cela se fait déjà à Fontgombault et au Barroux (qui est historiquement l’un des soutiens majeurs du pèlerinage) et ces abbayes n’en ont en rien renié leur attachement à la liturgie traditionnelle intégrale pour autant. La concession est d’autant plus facile à accorder qu’elle est à la fois discrète, peu coûteuse et réversible. S’il s’avère par la suite que l’épiscopat avait des arrières-pensées derrière cette exigence et se met par exemple par la suite à en poser de nouvelles pour cette fois réellement changer l’attachement liturgique du pèlerinage, il serait facile de resserrer les boulons et de revenir au statu quo ante.
Ceci étant dit, les autorités doivent aussi comprendre que cette rigidité est le fruit d’un raidissement psychologique causé par plus de soixante années de persécution, de brimades, de scandales doctrinaux et liturgiques, d’affadissements, de reniements, dont les évêques portent une lourde responsabilité, et qu’il n’ont jamais réellement remis en cause.
L’exclusion injuste de Notre-Dame de Paris, les restrictions mesquines de Traditionis Custodes, celles incompréhensibles imposées aux Missionnaires de la Miséricorde divine et les mesures brutales de nombreux évêques ces dernières années n’ont certainement pas contribué à créer un climat de confiance, c’est le moins que l’on puisse dire.
Prions pour que les uns comme les autres sachent balayer devant leur porte, se mettre autour d’une table et trouver des solutions admissibles par tous en pensant d’abord et avant tout au bien spirituel des fidèles pèlerins, ce qui est, en définitive, la seule chose qui devrait nous intéresser!
Flecte quod est rigidum,
fove quod est frigidum,
rege quod est devium.

( 988521 )
Signo, ne faites pas semblant de ne pas comprendre... par Pétrarque (2025-06-04 21:48:58)
[en réponse à 988520]
...en nous bassinant avec l'obéissance.
Vous savez très bien ce qui est en cause, et il n'y a là strictement rien d'excessif ou de contre-productif.
Les positions du style La Nef ne sont pas celles de NDC.
L'attachement à la messe traditionnelle est en l'espèce exclusif, le sens de ce mot est assez clair, je crois.

( 988522 )
Parlez pour vous par Signo (2025-06-04 22:20:38)
[en réponse à 988521]
Les traditionalistes dans cette affaire se comportent comme des enfants gâtés qui exigent tout (l’usage des cathédrales, la liberté totale pour le missel ancien, tous les anciens sacrements, le Pontifical, etc) mais ne veulent céder sur rien, qui se réclament de la Tradition mais sans obéir aux évêques, etc. On est dans la contradiction la plus absolue, contradictions qui évidemment vont être exploitées par la mafia Grillo/Roche qui doivent se frotter les mains!
Je me moque des positions de la Nef, de NDC, ou de qui que ce soit d’autre. Je vous parle de la loi de l’Eglise catholique. Depuis deux mille ans la loi dans l’Eglise catholique c’est d’obéir à l’évêque qui a reçu mission DE DIEU de paître son troupeau et de régir la vie liturgique sur le territoire placé sous sa juridiction. Peut-être que ça ne vous plaît pas, mais c’est la loi de la tradition.
On peut résister à l’évêque si celui-ci commet des abus de pouvoir ou manque gravement à sa mission de veiller au bien spirituel des fidèles, cas de figure qui s’est manifesté plusieurs fois ces dernières décennies. Ici ce n’est pas le cas. Mgr Christory est un évêque bienveillant qui ouvre sa cathédrale, accueille les pèlerins, participe à la messe de clôture, respecte la spécificité liturgique du pèlerinage.
Soit le pèlerinage fait partie de l’Eglise catholique, soit il n’en fait pas partie. S’il en fait partie, étant saufs le bien des fidèles et la liberté de la liturgie traditionnelle, l’évêque doit être obéi, point. Après, on peut toujours discuter des modalités. Qu’est ce que ça coûte de construire une tente supplémentaire à part avec quatre autels pour permettre la célébration de la messe lue en rite Paul VI pour les prêtres diocésains qui viennent aider au soutien spirituel du pèlerinage ? Vous avez peur de quoi? De la contagion? Quel message envoyons nous? On est pas sûrs de notre attachement au missel traditionnel donc pour éviter d’être contaminés on interdit le nouveau? Au nom de quoi des laïcs peuvent-ils se permettre d’interdire un rite approuvé par l’Eglise? Qui leur a donné mandat?
L’abbaye du Barroux qui longtemps recevait les ordinations de Mgr Lefebvre, et est toujours aujourd’hui l’un des piliers et des plus fidèles soutiens du pèlerinage, accepte que les prêtres diocésains de passage célèbrent leur messe lue selon le nouveau missel. Cela ne remet en rien en cause l’attachement de l’abbaye à la liturgie traditionnelle. En revanche cela permet à de nombreux prêtres diocésains de découvrir la tradition sans être heurtés par des logiques excluantes, l’essentiel étant sauf. Où est le problème ?

( 988526 )
personne n'est obligé de participer à ce pèlerinage par Regnum Galliae (2025-06-04 22:47:29)
[en réponse à 988520]
C'est l'un des seuls ou la messe tridentine est célébrée exclusivement. Ceux qui sont choqués de ne pas célébrer en Paul VI peuvent toujours fournir les rangs d'autres pèlerinages. Il devrait par exemple être possible de ressusciter le pèlerinage de Chartres des étudiants qui se tenait le weekend des Rameaux jusqu'à sa disparitionil y a quelques années faute de participants.
Il y a probablement un peu de mauvaise foi derrière toutes ces demandes. C'est comme si j'allais à la piscine en exigeant de ne pas être mouillé !

( 988527 )
Vous avez raison par Signo (2025-06-04 22:58:21)
[en réponse à 988526]
Ceux qui ont soulevé cette polémique en partie artificielle sont de mauvaise foi et on cherché à nuire au pèlerinage de biais puisqu’une interdiction frontale est impossible vu son succès.
Mais, maintenant que la polémique est agitée, il faut bien donner des arguments. Or des arguments solides, objectifs, on en a pas sur cette question très précise des messes basses.
Et il y a un autre problème. Le succès du pèlerinage fait qu’on a besoin des prêtres diocésains. Quand j’ai participé au pèlerinage il y a peut-être un peu moins de dix ans, je me souviens de n’avoir pas pu communier à la messe de clôture parce que le nombre de prêtres pour distribuer la communion était insuffisant et donc l’attente trop longue (la distribution s’est étendue jusqu’après la fin de la messe et je devais déjà monter dans le bus du retour). Or à l’époque il n’y avait que 13 000 pèlerins environ. Alors imaginez aujourd’hui avec presque 20 000 fidèles… le clergé des instituts traditionnels est largement insuffisant pour nourrir tout ce monde.
Tout cela pour dire que l’on ne peut pas raisonner de la même manière dans les années 1980 avec un pèlerinage à ses débuts, encore marginal, et en 2025. Le contexte est complètement différent. Et une certaine « normalisation » dans la vie de l’Eglise implique nécessairement des concessions.

( 988528 )
Pas d'accord par gguivarch (2025-06-04 23:14:38)
[en réponse à 988527]
Et une certaine « normalisation » dans la vie de l’Eglise implique nécessairement des concessions.
Non !

( 988529 )
Fontgombault intégralement dans la Tradition ? par Capucin (2025-06-05 07:13:52)
[en réponse à 988520]
En êtes-vous certain ? J’ai entendu dire que le retour au missel de 1962 pour les moines à partir de 1984 devait passer par une demande personnelle au Père-abbé (missel de 69 imposé de 1974 à 1984) donc sans obligation à l’époque et que Fontgonbault avait conservé le nouveau sanctoral, une prière universelle le dimanche et quelques nouvelles préfaces.
Quelqu’un en saurait-il davantage ?
Merci.

( 988530 )
Avec un grand T par MDK (2025-06-05 08:03:46)
[en réponse à 988529]
Qui décerne les brevets de Tradition intégrale (parfois, on fait plus que friser le ridicule.) ? J’espère que vous n’associez pas seulement Tradition avec l’usage d’un missel, d'une soutane etc!!

( 988536 )
Cher Monsieur, la tradition est un tout par Capucin (2025-06-05 10:25:34)
[en réponse à 988530]
Ce n’est évidemment pas une question de Missel édité en telle année chez tel imprimeur et ayant reçu tel imprimatur. Je vais même vous choquer : ce n’est même pas une question de couleur de cuir du missel. Cela repose sur un ensemble de critères objectifs (code de droit canonique, martyrologe, catéchismes, missel et liturgie, etc, etc). Il n’en demeure pas moins que c’est un critère sinon vous ne placez aucun curseur nulle part et c’est bien grotesque de croire qu’après tout, tout le monde est dans la tradition car on a tous la foi en l'amour du Christ rédempteur ou encore en « l’église c’est obéir, point barre ».
Bref ça ne se décrète pas la tradition, soit on la suit, soit on ne la suit pas en y ajoutant des éléments nouveaux (cela peut se discuter bien entendu) mais on l’assume.
Pour répondre à votre question marquée de dédain, non la tradition ce n’est pas qu’une question de missel ou de soutanelle mais ça y entre (à leur strict niveau, ni plus ni moins) et si l’on souhaite être prêtre en costume civil ou clergyman, l’on s’en détourne, ne vous en déplaise. D’ailleurs, généralement c’est assumé par le clergé vieillissant ou par les candidats au sacerdoce. Ce n’est pas un jugement de valeur, c’est un fait objectif et une simple assertion a prendre pour ce qu’elle est. Ca n’appelle pas à monter sur ses grands chevaux.
En revanche, faire penser aux fidèles déboussolés que tout est un tout et que tout est absolument équivalent d’un monastère à l’autre, d’une décennie à l’autre comme c’est le cas bien souvent,, c’est manquer profondément de discernement sur la question. Il faut être clair sur la question. Flavigny n’est pas Fontgombault, n’est pas le Barroux, n’est pas Bellaigue. Pourtant ils sont tous bénédictins (!) Cela ne retire rien au fait que l’on peut avoir un profond respect et une grande estime pour toutes ces communautés listées.
Attention, je vais vous choquer, tenez vous bien : oui, l’usage du novus ordo missae (fr et latin) éloigne massivement de la tradition de l’église.
Ca va ? Pas de crise d’apoplexie ?

( 988531 )
Pour ce que j'ai vu sur place par Leopardi (2025-06-05 09:12:27)
[en réponse à 988529]
Il me semble que Fontgombault ce serait plutôt le rite de 1965

( 988534 )
Sujet abordé 1.000 fois ... par Pierre Doutreligne (2025-06-05 10:00:34)
[en réponse à 988531]
L'Abbaye de Fontgombault et ses filles célèbrent bien selon le missel traditionnel avec deux variantes :
- les messe basses du matin sont toutes célébrées selon les rubriques exactes du missel de 1962.
- la messe conventuelle en semaine et le dimanche est célébrée selon le missel de 1962, avec quelques légères adaptations mais qui n'en font pas des messes exactement conformes au missel de 1965. Par exemple : pas de prières puisque la messe suit l'office de Tierce, prière conclusive à l'offertoire dite à voix haute tout comme le "Per ipsum", prière universelle (en latin et récitée par le diacre) le dimanche; etc ...
Quant au sanctoral, ces abbayes ont effectivement repris le nouveau calendrier mais ont conservé intégralement l'ancien temporal. Une solution qui m'apparait mesurée et un exemple typique d'avancées prudentes.
Le calendrier de l'Abbaye de Fontgombault est d'ailleurs disponible
ici tout au long de l'année.
Évitons de faire de mauvais procès à cette abbaye et à ses filles, surtout à ce sujet, ne serait-ce que par gratitude pour le refuge qu'elles ont toujours été pour de nombreux prêtres persécutés dans leurs diocèses et qui viennent y chercher un peu de paix ou qui y ont appris la célébration de la messe traditionnelle.

( 988537 )
La réponse de Dom Pateau à cette question le 5 mai par Joseph Dastros (2025-06-05 10:30:05)
[en réponse à 988534]
La réponse de Dom Pateau à Kath.net dans un excellent entretien du 5 mai dernier traduit dans
cet article de Belgicatho :
La messe monastique dans l'abbaye n'est pas célébrée selon le Missel de 1962, appelé Vetus Ordo ou rite ancien, mais selon le Missel de 1965. Bien que ce Missel soit le résultat de la mise en œuvre de la réforme demandée par le Concile le 4 décembre 1963, il reste étroitement lié au Missel de 1962 et conserve l'offertoire et la plupart des gestes. De plus, nous avons décidé d'utiliser le calendrier actuel pour le sanctuaire. Nous avons conservé l'ancien ordre temporel, qui comprend le temps de la Septuagésime, l'Octave de la Pentecôte et le Quatembre, mais nous célébrons le Christ-Roi avec l'Église universelle le dernier dimanche de l'année. Tout cela contribue à une approximation du Missel actuel de 1969.

( 988539 )
Merci ! par Capucin (2025-06-05 10:31:36)
[en réponse à 988537]
Tout simplement

( 988540 )
Pitié, la qualité de la traduction .. par Pierre Doutreligne (2025-06-05 10:34:11)
[en réponse à 988537]
laisse vraiment à désirer ..
Pour ma part, en lieu et place d'un article traduit avec les pieds, je me fie à ce que j'ai vu, à ce que des moines me disent lors de chacun de mes passages et au site officiel de l'Abbaye :
ici

( 988541 )
Oui c'est salement traduit avec Google traduction sans doute... par Joseph Dastros (2025-06-05 10:36:39)
[en réponse à 988540]
tout est dans le titre

( 989173 )
Entretien original en bon langage dans La Nef par Joseph Dastros (2025-06-22 19:49:12)
[en réponse à 988540]

( 988559 )
Quel bazar ! par Justin Petipeu (2025-06-06 07:17:59)
[en réponse à 988537]
Rite de 1965 et calendrier de 1969 mais en gardant du 1962 parce qu'on ne va pas supprimer la Septuagésime ni les (dernières) octaves, quand même !
Il y a combien de missels sur l'autel ?

( 988564 )
Les gérants de Bordeaux ont de magnifiques autels par Hepzibah (2025-06-06 11:10:05)
[en réponse à 988559]
Il y a combien de missels sur l'autel
Réponse: le nombre requis.
Et pour info, jadis un gérant de la région viticole a cassé sa tirelire pour faire installer un très grand et bel autel dans sa paroisse.
Bons pèlerinages à tous!
Une pensée tendre pour les bénévoles actifs depuis plusieurs jours pour l'installation du premier camp.
Et beaucoup "d'Abra....ham!!" au chapitre Saint-Paul.

( 988589 )
Pas certain par Donapaleu (2025-06-06 22:55:45)
[en réponse à 988564]
que la charte du forum autorise les contrepèteries !

( 988598 )
Mais par Meneau (2025-06-07 00:45:59)
[en réponse à 988589]
on sait bien ici que les habits, ça sert d'auto ! Nul besoin d'être gérant donc.
Cordialement
Meneau

( 988538 )
Merci pour le détail des explications par Capucin (2025-06-05 10:30:29)
[en réponse à 988534]
Pour ce qui est de votre sujet abordé 1000 fois, je suis un membre du FC depuis 1 an ce qui est le cas d’autres contributeurs donc il se peut que vous ayez à souffrir que certains sujets reviennent parfois dans les conversations.
Et je ne me sens aucunement visé par votre remarque sur un supposé procès d’intention.

( 988546 )
Certes mais par G.F. (2025-06-05 14:25:45)
[en réponse à 988534]
il est possible également de célébrer les messe basses du matin selon les rubriques du missel de 1969 (ad orientem et en latin cela va de soi). Cela signifie qu'ils sont libres de choisir leur missel le matin. La sainte Messe n'est donc pas célébrée exclusivement par tous selon les rubriques de 1962. Enfin, la reprise du nouveau calendrier n'est pas anodine. Sans porter de jugement, il faut simplement le savoir avant de s'y rendre.

( 988532 )
Et Dom Pateau soutient l'évêque de Quimper, aussi ? par Gaspard (2025-06-05 09:29:07)
[en réponse à 988520]
lui désobéir c’est littéralement lui cracher à la figure, et sur le plan ecclésiastique c’est un péché de désobéissance.
donc la suppression de l'apostolat de la FSSP à Quimper, c'est à accepter avec le sourire et merci Mgr ?
Allons !
PS. Cette citation est précédée de "Mgr Christory ne commet aucun abus de pouvoir en la matière". Quelle poudre de perlimpinpin. Pourquoi ne pas dire la même chose de Mgr Dognin ou hier de Mgr Minnerath ?! Ah ! Parce que eux commettaient un abus de pouvoir ! Quelle hypocrisie ! On brandit en étendard l'obéissance aveugle que l'on ne pratique heureusement pas. Alors pas d'hypocrisie, ne prônons pas l'obéissance aveugle.

( 988533 )
Pas d'accord avec tout par Joseph Dastros (2025-06-05 09:51:33)
[en réponse à 988520]
Vous affirmez qu'une concession de dire la messe basse en Paul VI serait réversible. Je ne pense pas : un changement de règles fera venir des clercs qui se sentiront d'autant plus exclus si la règle revient. Toute "avancée" serait difficilement réversible.
C'est différent d'accueillir des prêtres dans un monastère ou dans un pèlerinage, dans la mesure où un prêtre est plutôt en retraite dans un monastère alors que dans un pèlerinage il prêche et enseigne. Loin de moi l'idée de dire qu'ils prêcheraient mal, mais j'ai du mal à comprendre l'idéologie d'un prêtre qui va à un pélé centré sur la messe tridentine tout en refusant de la célébrer (quant à ceux qui n'auraient pas le droit de la célébrer, le problème est du côté de l'interdiction).
Mgr Christory aura beau être accueillant et jouer le "good cop" à Chartres, à Paris on est plutôt sur un "bad cop". Et au global il me semble que NDC est plutôt perdante depuis l'incendie de ND de Paris.
"Mgr Christory est dans son bon droit" : les évêques ne font que pousser dans un seul sens sur les tradis en usant et abusant de leur autorité. Ils pourraient aussi interdire la célébration de la messe tridentine dans leur diocèse. Où est la frontière entre le bon droit et l'abus ? On voit bien le mouvement de fonds de faire pression sur les tradis par tous les moyens possibles et plus ou moins doux.
En prenant du recul, il me semble que ce n'est pas le bon moment pour un changement de règles au sein de NDC : nous sommes dans un moment de crispation intense sur TC, notamment parce que tout le monde s'attend à ce que les règles s'adoucissent au moins un peu avec Léon XIV. Pour le moment on est dans le flou, et quand on est dans le brouillard on ne change pas de direction.

( 988535 )
vous posez la bonne question par Luc Perrin (2025-06-05 10:14:38)
[en réponse à 988533]
qui résume pratiquement tout le débat autour du traditionalisme, du catholicisme "traditionnel" au sein du Novus Ordo et des rits orientaux face au néo-catholicisme sous toutes ses facettes que le pontificat bergoglien a pratiquement explorées.
"Où est la frontière entre le bon droit et l'abus ?" Joseph Dastros.
T.C. est-il "le bon droit" ou "l'abus" manifeste ?
l'adoration de la Pachamama "le bon droit" ou "l'abus", abomination dit la sainte Bible ?
on peut poursuivre la liste.
Sur la conjoncture précise du pèlerinage de Chartres, je vous rejoins entièrement. Au moment où même l'évêque de Charlotte, lui qui entend passer au karcher toute la Tradition liturgique V.O.M. et N.O.M., évoque une possible modification du "droit" actuel, dénaturer les règles est inopportun.
Le débat resurgira en 2026 et que sera le contexte alors ?

( 988544 )
Pas faux par Signo (2025-06-05 13:21:32)
[en réponse à 988533]
Sur la question d’une réversibilité de l’ouverture au missel de Paul VI, si NDC tolère puis revient en arrière, c’est que la politique épiscopale aura évolué dans le mauvais sens. Par conséquent le durcissement sera justifié.
Notez que je n’ai aucun problème à adopter une attitude de résistance, par exemple si la politique de l’ancien pontificat avait continué.
Il y a beaucoup de prêtres diocésains qui sont favorables à l’ancienne liturgie et aux pédagogies traditionnelles de la foi mais qui ne savent pas célébrer le VOM et qui ne maîtrisent pas le latin. Comment leur en vouloir?
Ceci dit vous marquez un point quand vous dites qu’il est peut-être prématuré de faire des concessions…

( 988545 )
Apprentissage et réversibilité par Joseph Dastros (2025-06-05 13:37:23)
[en réponse à 988544]
Pour des prêtres qui ne maîtrisent pas le latin et la messe tridentine, leur apprentissage fait partie de la préparation au pèlerinage justement...
Sur la question de la réversibilité, la question de l'obligation a toujours été défendue comme une question de principe et pas de discipline donnant-donnant. Quand vous cédez sur les principes c'est compliqué de faire machine arrière, surtout avec des habitués qui ne pourront pas revenir à Chartres et qui seront d'autant plus bruyants.
Ce qui est cocasse est que Mgr Christory ne peut pas réellement sanctionner les organisateurs (une interdiction du pélé ou d'entrer dans la cathédrale serait très très mal perçue au niveau national), son seul moyen d'action est de convaincre un maximum dans la presse.

( 989180 )
Convaincre qui ? par Ptitlu (2025-06-23 11:45:19)
[en réponse à 988545]
La majorité des Français se fiche éperdument du fait religieux, à part ceux qui trouvent gonflé qu'un évêque refuse dans sa cathédrale les seuls qui arrivent à la remplir.
Et puis plus la même presse se déchaîne sur le pelé, plus il a une bonne image.

( 989182 )
Convaincre la majorité silencieuse des catholiques par Joseph Dastros (2025-06-23 11:51:07)
[en réponse à 989180]
C'est à dire les paroissiens des diocèses (qui ne sont pas tradis) + le clergé diocésain (si tant est qu'il se laisse convaincre).

( 988524 )
la vérité ? par jejomau (2025-06-04 22:37:02)
[en réponse à 988510]
C'est que les autorités n'étant pas parvenues à interdire ce pélé, ils ont trouvé le moyen de foutre le bordel et de tout casser en envoyant des prêtres diocésains massivement dire leurs messes Paul VI et même faire des chapitres paroissiaux.
Ils n'ont qu'à créer leur pélé et y faire venir les djeuns de leurs diocèses... ils verront bien..

( 988543 )
Comparaison n'est pas raison par Le Cap (2025-06-05 11:45:12)
[en réponse à 988524]
La mienne est même grossière mais il me semble qu'elle pourrait toucher les naïfs qui ne comprennent pas qu'un prêtre moderniste ne puisse pas exiger de célébrer selon son rite propre. Comprendriez-vous qu'un type qui veut absolument toucher le ballon de ses mains s'inscrivît dans un club de foot? Ou qu'un golfeur s'offusquât de son exclusion de Roland Garros?
Que ces gens-là remontent le pèlerinage des étudiants qu'ils ont laissé sombrer en naufrage… et aillent aux JMJ!
D'ailleurs si l'on en croit Familles Chrétiennes, la revendication de célébrer selon le NOM formulée par la CEF en sous-mains, aurait fait pchittt.

( 988547 )
Tiens, ben oui! par Mauwgan (2025-06-05 15:12:42)
[en réponse à 988543]
Est-ce que la Messe Traditionnelle est une option pour les JMJ?

( 988553 )
Comparaison n'est pas raison ? par Athanasios D. (2025-06-05 17:38:53)
[en réponse à 988543]
Que cela vous plaise ou non, ils jouent tous au même sport.
Ath

( 988548 )
La Croix: Pèlerinage de Chartres : « Entre l’Église et les tradis, à quand la désescalade ? » par Mauwgan (2025-06-05 15:31:54)
[en réponse à 988510]
l'article publié aujourd'hui (je l'ai découvert dans un Blog Americain:
ici
"Oui, « Halte au feu ! » entre les tradis et les évêques, entre Rome et les tradis. Il est urgent de retourner au
dialogue," je me marre.
Ça va toujours dans le même sens : les trads doivent TOUJOURS mettre de l'eau dans leur vin jusqu'à ce que ça devienne de la vinasse. Jamais les "tolérants" ne le feront, ils ne donneront pas un centimètre. Et là, ils n'ont plus de problème pour l'agenouillement, les trads doivent se mettre à genoux.
"dans l’Église, il y a une place pour tout le monde," Dans les ghettos, oui ! Voyez Charlotte. L'évêque dit « écoutez » les paroissiens, mais n'est pas d'accord avec eux!
Le pot au rose est la: "Ne pourrait-il pas aussi nommer un envoyé spécial à Chartres, qui pourrait ensuite visiter tout l’écosystème tradi : ses paroisses, ses séminaires, ses écoles ? Une sorte d’audit dans l’esprit de la visite apostolique et déjà ancienne du cardinal Gagnon en 1987. Elle avait préparé un chemin de réconciliation."
Ils veulent tout simplement, sous couvert de dialogue, pousser Rome à envoyer un Kommissar pour fermer Chartres comme les Franciscains de l'Immaculée ont été fermés.
Voyez ce nouvel article des Jesuites:
"Faire de la communion un vrai repas : ramenez le vin, chantez des chansons faciles et pas d'hosties du tabernacle"

( 988550 )
pauvres jésuites par jejomau (2025-06-05 17:16:47)
[en réponse à 988548]
de vrais sous-développés à la ramasse ! Je viens de lire l'article écrit en Anglais. Je ne pensais pas qu'ils en étaient encore aux années 70. Au fond, qu'ils restent entre eux et ne viennent pas nous em....er dans nos pélés ! Qu'ils remplacent le vin de messe par une canette de coca s'ils veulent mais qu'on ne les voie plus !

( 988554 )
la tribune du P. Amar (Versailles) semble plutôt ouverte par Luc Perrin (2025-06-05 19:39:50)
[en réponse à 988548]
cher Mauwgan, je lis votre lien et j'y vois plutôt une ouverture.
Avec deux bémols et caveat :
- comme vous l'idée de l'envoyé spécial me semble un peu curieuse d'autant que l'abbé confond envoyé spécial/légat pontifical et Visiteur apostolique : un légat n'a pas à faire d'audit, il représente le pape.
Il est sûr que si Léon XIV avait choisi le cardinal Sarah ou le cardinal Burke comme légat au pèlerinage de Chartres, cela aurait été un signe dans le sens de la paix. Un autre choix et avec une tâche d'inquisiteur telle que le suggère l'A. aurait eu un autre sens.
- surtout le Père Amar ne mentionne pas une fois la CAUSE de l'émotion qui est hélas bergoglienne : Traditionis custodes, le texte scélérat qu'il semble ne pas connaître comme l'Instruction du cardinal Roche de décembre 2021 et la lettre boutefeu de Son Éminence du 8 avril dernier à la C.E.F.
En somme, il reprend la proposition de "cessez-le-feu" en prétendant ignorer les "causes profondes" du problème. (je ne suis pas seul à faire des liens avec l'actualité géopolitique). Cela ne peut aboutir à rien de solide et durable.
Plus intéressante est sa conclusion où il pointe que "les jeunes", selon lui, ont dépassé ces guerres de tranchée : en somme, la "jeunesse" de l'aveu-même du Père Amar pratique ... Summorum Pontificum. Là c'est moi qui vais au bout de l'idée.
Le fait qu'un journal hyper-bergoglien, La Croix, publie une tribune au ton respectueux, sans coup de griffe aux "rigides", sans hargne recuite de néo-liturge, qui ne prône pas ouvertement une "charlottisation" au contraire est à relever.
Est-ce un autre signe, une petite fumée blanche, qu'un ton nouveau est à l'oeuvre et que La Croix, qui a un parfum on le sait "semi officiel", par le biais prudent de la "tribune" - ça n'engage pas la rédaction - prend le vent ou prépare son lectorat à respirer un air plus pur et pacifique ?

( 988555 )
Effectivement par Mauwgan (2025-06-05 21:31:40)
[en réponse à 988554]
Je peux voir comment vous interprétez l'article d'une façon plus positive que la mienne, j'irai dans votre sens et (tongue in cheek) présenterai une autre alternative : Au lieu de faire venir un envoyé spécial, pourquoi pas réduire le "footprint" écologique et faire un message vidéo assurant les participants du pèlerinage de Chartres de son soutien et de son amour paternel à l'instar du
message vidéo du pape Léon qui sera présenté le 14 juin au "Rate Field"(le stade de baseball des White Sox de Chicago de la ligue majeure de baseball), pour l'événement organisé par le diocèse de Chicago (Card. Cupich).
"La réunion, qui aura lieu au Rate Field de Chicago, est décrite par l'archidiocèse de Chicago - hôte de l'événement -
comme une réunion de foi, d'unité et d'esprit communautaire."
Comme le pélerinage de Chartres, non? (Je sais Chartres n'est pas la ville natale du Pape Léon, mais il a un peu d'origine francaise... ;-P)

( 988551 )
Interview de Mgr Chauvet sur ce sujet par Al (2025-06-05 17:23:41)
[en réponse à 988510]

( 988560 )
Cette offensive est romaine et épiscopale par Justin Petipeu (2025-06-06 07:34:57)
[en réponse à 988510]
Cela fait plusieurs années que Rome s'intéresse au pèlerinage de Chartres et la messe de l'année dernière, retransmise par Cnews, a visiblement mis hors d'eux un quarteron de cardinaux mal embouchés. On a pu lire de sources crédibles que ces gens dénonçaient la jeunesse du pèlerinage comme ayant "un problème psychologique"...
Pourquoi les évêques de France veulent-ils récupérer absolument ces névrosés qu'ils ont traités par le dédain pendant 35 années ?
Est-ce une mise en garde adressée à Léon XIV ? Ou Léon se situera-t-il dans la ligne de François, ce qui donne des ailes aux méchants ?
Le seul effet d'introduire le NOM au pélé sera évidemment négatif puisque cet effet se retrouve toujours et partout depuis 1969. C'est une manière pernicieuse de bousiller ce qu'ils n'arrivent plus à faire de leur côté.
La récupération ressemble fort à l'affaire des dominicaines du St Esprit.

( 988565 )
À une différence près par Vincent F (2025-06-06 13:19:57)
[en réponse à 988560]
Contrairement aux dominicaines du Saint-Esprit, ils n’ont pas de moyen de contrainte.

( 988584 )
Déclaration de ND de chrétienté par Meneau (2025-06-06 22:13:34)
[en réponse à 988510]
“Pour la Vérité, la Justice et la Paix”
Réflexions et propositions de l’association Notre-Dame de Chrétienté à l’occasion du 43ème pèlerinage
Les questions soulevées récemment à propos de l’usage liturgique du Vetus Ordo (ou liturgie tridentine)
au pèlerinage de Chrétienté sont l’occasion d’apporter un éclairage sur l’histoire et l’esprit de notre
pèlerinage, et plus largement de notre famille spirituelle attachée « aux formes liturgiques et
disciplinaires antérieures de la tradition latine1 ». Nous regrettons que cette polémique ait été lancée à
quelques jours du pèlerinage, des exigences inédites nous parvenant alors que toutes nos équipes sont à
l’évidence dans une période d’intense activité pour achever les ultimes préparatifs de ce grand
événement spirituel. Nous regrettons surtout qu’elle puisse brouiller le message essentiel que le
pèlerinage se propose d’apporter à nos contemporains, à savoir ce magnifique témoignage public de foi,
joyeux et pénitent, d’une chrétienté portée par l’espérance du Règne du Christ et avide d’annoncer le
Christ dans un monde qui s’éloigne de Lui. Nous regrettons que des demandes d’entretiens proposées
depuis des mois n’aient pu aboutir. Cette absence de dialogue franc et direct nous inquiète. De nouvelles
restrictions, qui n’avaient jamais été imposées depuis le Motu Proprio Traditionis Custodes, sont
aujourd’hui mises en avant, sans attendre les orientations du nouveau pontificat sur ce chantier délicat
qu’est la place de la liturgie tridentine dans l’Église, car c’est bien cela dont il s’agit. Mais peut-être
vivons-nous en effet un « kaïros », un moment particulier à saisir, pour dépasser les vaines querelles et
rechercher ensemble la paix qu’invoquait le pape Léon XIV le jour de son élection, fruit du Saint-Esprit
qui sait franchir les impasses apparentes, « guérir ce qui est blessé, assouplir ce qui est raide, rendre
droit ce qui est faussé » (Séquence de la Pentecôte). C’est le vœu sincère que formule l’association
Notre-Dame de Chrétienté en développant les réflexions suivantes.
Une certaine simplification médiatique laisse à croire que toute la question se résumerait à autoriser ou
non certains prêtres à célébrer le Novus Ordo pour leurs messes personnelles au pèlerinage. Mais en fait,
ce n’est pas d’abord cela dont il s’agit. Les courriers reçus par l’association sont très clairs : il nous est
demandé de transformer en profondeur l’esprit de notre pèlerinage traditionnel, en faisant du Novus
Ordo la norme, et du Vetus Ordo l’exception tolérée, soumise à l’autorisation de l’évêque du lieu ou du
dicastère pour le culte divin. Or, c’est cette même mutation qui est exigée depuis quatre ans à toute notre
famille spirituelle que l’on désigne (assez mal d’ailleurs) par le mot de « traditionalistes ». Car il faut
replacer cette récente polémique, qui peut sembler anecdotique pour beaucoup, dans la perspective
d’autres évènements que nous avons refusé de médiatiser pour ne pas durcir le dialogue que nous
espérons avoir avec les autorités hiérarchiques. Cette année, pour le pèlerinage de Chartres comme pour
de nombreux pèlerins venus de toutes nos provinces, des restrictions à l’usage de la liturgie tridentine
se multiplient pour endiguer l’élan formidable des apostolats qui veulent œuvrer au service de
l’évangélisation missionnaire des régions de France. L’accès à certains sacrements selon l’ancien rituel
est limité voire interdit dans une partie des diocèses. Bien sûr, la portée de ces restrictions varie, selon
la bienveillance de l’évêque du lieu, preuve en est qu’une lecture tolérante de Traditionis Custodes est
possible. Mais dans certains diocèses pleuvent les décrets et les interdits, selon une application ultra-
restrictive du Motu Proprio, avec une froideur juridico-canonique bien éloignée du « soin pastoral et
spirituel des fidèles » qu’évoque ce même texte (art 3, § 4). Ce que l’on nous dit aujourd’hui en fait,
c’est que la liturgie tridentine, en son unité rituelle, sacramentelle et spirituelle est un mal, une anomalie,
dont il faut que l’Église guérisse et se purifie.
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