Le Forum Catholique

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images/icones/iphone.jpg  ( 989059 )Mgr Valentin sur les dominicaines de Fanjeaux par Signo (2025-06-20 12:31:25) 

Comment Mgr Valentin, l’évêque de Carcassonne et Narbonne, perçoit les dominicaines enseignantes de Fanjeaux: "Je ne crois pas qu’on puisse vivre en essayant de se mettre à l’abri des évolutions du monde"

Antoine Carrié, lindependant.fr 19/06/2025

Mgr Bruno Valentin : "J’aimerais qu’un dialogue soit possible, qu’on avance vers plus de communion. Mais je constate qu’aujourd’hui, ce n’est pas possible."

Évêque du diocèse de Carcassonne et Narbonne depuis avril 2023, Mgr Bruno Valentin rappelle les profondes différences de vues avec la communauté créée dans l’Aude en 1975. Une "ligne de fracture" fondée sur des divergences théologiques qui empêche aujourd’hui tout rapprochement, et mène notamment l’évêque à une vigilance affirmée sur l’usage des lieux de culte.

Quelles sont, aujourd’hui, les relations entretenues par le diocèse de Carcassonne et Narbonne avec les dominicaines enseignantes de Fanjeaux ?

Les dominicaines enseignantes de Fanjeaux, c’est une communauté avec laquelle je n’ai aucun lien d’appartenance. J’ai été les voir une fois en trois ans. C’est une communauté indépendante, qui s’est créée ici il y a 50 ans, qui est dans la mouvance de Mgr Lefebvre, qui a participé à la rupture initiée par Mgr Lefebvre (*) et qui aujourd’hui vit indépendamment du diocèse. Donc j’ai avec elle quelques relations d’ordre de bon voisinage.

Vu leur statut et leur position dans l’Église, aucune volonté de rapprochement n’est donc manifeste ?

Une volonté, si. Parce que dans le rôle qui est le mien d’évêque, je ne peux pas me résoudre aux divisions. Maintenant, ce n’est pas possible. Ce n’est pas possible parce que, d’abord, la communauté ne le souhaite pas, fondamentalement. Et puis parce que les divergences sont des divergences de fonds et qu’il ne faudrait surtout pas céder à la tentation de bâtir une sorte d’entente de façade. Moi je veille beaucoup, aussi bien avec elle qu’avec les prêtres qui sont à Saint-Joseph des Carmes (prieuré rattaché à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, Ndlr), à ce qu’on ne masque pas aux fidèles que la réalité, c’est qu’on n’est pas unis. Et donc on ne peut faire comme si on l’était.

Comment jaugez-vous le poids de cette communauté et de sa structure scolaire ?

Cela dépend de l’échelle à laquelle vous vous situez. À l’échelle du Lauragais, c’est très conséquent. Vous avez là deux grosses écoles qui sont dynamiques. Les sœurs ont des vocations. Elles viennent de racheter, comme vous le savez, l’ancienne maison de retraite de Montréal. Les informations qui circulent, c’est au total, entre l’achat et la rénovation complète, de l’ordre de 4,5 M€ de travaux. Donc oui, on sent une communauté dynamique et qui a les moyens. Après, ce sont des écoles qui font l’objet d’un choix très spécifique de la part des parents. Et donc on vient de loin pour y participer : de toute la France, parfois même de toute l’Europe. Il y a un effet de concentration, qui fait que si vous dézoomez du Lauragais, ça reste des communautés relativement marginales.

Cette puissance financière et ce développement peuvent-ils être perçus comme une menace sur l’unicité de l’Église audoise ?

L’unicité, non, parce qu’encore une fois, la rupture, elle est là, elle existe depuis 50 ans, et donc ça ne va pas aggraver la situation, c’est un état de fait. Après, ce que je ne veux pas, c’est qu’on nourrisse des confusions et qu’on ne dise pas la vérité aux fidèles. Ça, c’est important. Moi j’y tiens beaucoup, les gens doivent savoir où ils vont. Après ça, ils sont libres d’aller où ils veulent, mais ils doivent savoir où ils vont ; donc ils doivent savoir que dans ces écoles, dans ces lieux de culte, ils ne sont pas dans des lieux en pleine communion avec l’Église catholique d’aujourd’hui. Il faut que les choses soient claires.

Et pour les fidèles, avez-vous le sentiment que c’est clair ?

Non, il y a une forme de confusion possible. J’en discutais encore il n’y a pas très longtemps avec des anciens de Montréal. Ils voient des sœurs qui reviennent dans une maison où ils ont déjà connu des sœurs autrefois. Ils voient une messe qui leur rappelle la messe de leur enfance. Donc toutes ces raisons font que ce n’est pas spontanément clair. Mais on doit la vérité aux gens.

Pour arriver à cette clarté, de quels outils disposez-vous ?

C’est d’abord l’usage des lieux de culte. J’ai régulièrement des demandes de sacrements à la collégiale de Montréal, à l’église de Fanjeaux. Et je refuse systématiquement, puisque dans les églises relevant l’autorité du diocèse, ne peuvent officier que des prêtres en communion avec l’évêque du diocèse. Ce n’est pas une question d’ostracisme, c’est une question encore une fois de prise de conscience : je dis aux gens, vous fréquentez ces communautés, c’est votre liberté, mais dans ce cas-là, vous allez dans les chapelles qui les animent. Vous ne pouvez pas me demander d’avoir accès à une église du diocèse avec un prêtre qui n’est pas en communion avec l’évêque, comme si au fond c’était pareil. Donc je suis très vigilant sur la question de l’usage des églises, c’est un point important.

Et comment éclairer les fidèles, ou même des personnes éloignées de l’Église, sur ce qui vous sépare ?

Je comprends très bien que du point de vue des gens, ce n’est pas facile de faire la différence, parce qu’on a tendance à fixer les lignes de partage à partir des questions de goût liturgique : latin, pas latin. En fait, ce n’est pas ça les lignes de partage, elles sont beaucoup plus profondes que ça. C’est l’ensemble de la compréhension de l’Église et de la place des chrétiens dans le monde, issu du Concile Vatican II, qui constitue la ligne de partage, sur des points fondamentaux, comme la liberté de conscience : peut-on, oui ou non, reconnaître la liberté de conscience et la liberté religieuse ? Le Concile Vatican II dit oui. C’est un des points de rupture avec Mgr Lefebvre. Donc il y a le visible qui est compréhensible par tout un chacun, en poussant la porte de l’église, avec la liturgie. Mais ce n’est pas la liturgie qui est la vraie ligne de fracture. C’est vraiment la théologie et donc des sujets qui sont très concrets : rapport avec les musulmans, compréhension de l’œcuménisme, prise en compte de la liberté de conscience. Sur des points aussi fondamentaux que ça, aujourd’hui, on n’a pas les mêmes convictions. Donc, c’est important. Comme disait Coluche, qu’est-ce qu’ils ont à se disputer entre la messe en français et la messe en latin ? Ils n’ont qu’à en faire qu’une et comme ça, ils arrêteront de nous emmerder. Il avait raison de pointer du doigt le côté grotesque d’un affrontement qui ne serait porté que sur des histoires de langue et de style liturgique. En fait la rupture elle est plus profonde.

La communauté de Fanjeaux se distingue aussi, notamment dans les enseignements dispensés, sur la question de la place donnée aux femmes : là aussi, y a-t-il une rupture avec le diocèse que vous représentez ?

Je ne peux pas vous dire grand-chose de leur type d’éducation. Parce que, comme je vous l’ai dit, ils ne sont pas dans le giron du diocèse. Moi j’ai un regard très précis sur ce qui se fait dans les écoles catholiques du diocèse qui sont sous mon autorité, dont je nomme les chefs d’établissement et dont j’accompagne le projet pédagogique. Donc, parce qu’ils n’ont pas de lien avec moi, je connais très mal la réalité de ce qu’ils enseignent. Je ne peux pas vous en dire plus. Après, que ces communautés et les familles qui les rejoignent se caractérisent par un rapport à la société qui soit plus traditionnel, plus attaché aux équilibres d’autrefois, oui, c’est certain.

Et ça, c’est entendable ou conciliable avec une église qui se voudrait moderne ?

Je ne crois pas qu’on puisse monter des contre-sociétés. Je ne crois pas qu’on puisse vivre en essayant de se mettre à l’abri des évolutions du monde. Je pense que c’est un modèle qui ne peut pas perdurer. Il n’y a qu’un seul monde, il n’y a qu’une seule société. Et le défi pour les chrétiens c’est de vivre dans cette société comme elle est. Les rapports hommes-femmes, ça en fait partie, et constitue la société dans laquelle on est. Le pape François a beaucoup soulevé ces questions-là. Encore une fois, moi j’aimerais qu’un dialogue soit possible, qu’on avance vers plus de communion. Mais je constate qu’aujourd’hui, ce n’est pas possible. Et surtout, je ne le ferais jamais en transigeant sur la clarté. Comme vous l’avez entendu, que ce soit l’accès aux églises, que ce soit le message qui est celui de l’Église aujourd’hui, il n’y a aucune négociation possible.

(*) En 1988, il est excommunié par le pape Jean-Paul II pour avoir, contre l’avis préalable de Rome, sacré quatre évêques traditionalistes.

Source: L’Indépendant
images/icones/fleche2.gif  ( 989060 )[réponse] par Regnum Galliae (2025-06-20 13:10:38) 
[en réponse à 989059]

Qu'est ce que ça veut dire exactement "pas en pleine communion" ?

En tout cas, on devine d'où vient l'attaque contre Fanjeaux : cela fait une semaine que l'Indépendant écrit des articles à charge contre les Dominicaines.
images/icones/carnet.gif  ( 989061 )[réponse] par Philippe F. (2025-06-20 13:59:26) 
[en réponse à 989059]

Pour un catholique traditionnel attaché à la messe latine selon le missel de 1962, à la théologie préconciliaire, ce genre d'évêque apparaît comme un représentant d'une Église moderniste et conciliaire qui refuse le retour à la tradition et à la pleine communion avec les communautés traditionalistes. Son refus de reconnaître la légitimité des groupes comme la FSSPX et des dominicaines de Fanjeaux, ainsi que son insistance sur la nécessité d'accepter les évolutions du monde, sont perçus comme une trahison des principes catholiques traditionnels.

En résumé, du point de vue catholique traditionnel :

Mgr Bruno Valentin incarne une ligne épiscopale fermée à la tradition et à la réconciliation avec les traditionalistes, marquée par une forte rupture théologique post-Vatican II.

Sa vigilance sur l'usage des églises diocésaines et son refus de reconnaître la pleine communion avec les traditionalistes sont des signes d’un clivage profond.

Son insistance sur l’adaptation aux évolutions sociales et la modernité est en contradiction avec la vision traditionnelle qui valorise la permanence des enseignements et des pratiques de l’Église.

Il est donc perçu comme un évêque qui s’oppose frontalement à la restauration de la liturgie traditionnelle et à la reconnaissance des communautés attachées à la messe latine et à la théologie antérieure au Concile Vatican II.

Cette position peut être vécue comme une forme d’hostilité ou du moins d’incompréhension envers la fidélité à la tradition catholique, ce qui est un sujet de tension majeure pour les catholiques traditionalistes engagés dans la promotion de la messe tridentine et des arts sacrés associés.
images/icones/fleche2.gif  ( 989062 )Un peu faible comme arguments par Chris (2025-06-20 14:03:42) 
[en réponse à 989059]

Il cite même Coluche qui n'est pas un théologien que je sache
Il cite la liberté religieuse
En fait il faut qu'il se pose les questions suivantes
Sont ils catholique : réponse oui
Ont ils raison de se fier à l'enseignement et rites traditionnels : réponse oui
Que fait il dans son diocèse pour lutter contre les dérives liturgiques inévitable dans le Nom
Pourquoi ne pas faire un premier pas en autorisaant ponctuel lement l'accès at certaines églises du diocèse
Évidemment sur ce dernier point je suis naïf quand je vois que même la FSSP on lui refuse de nombreux accès
images/icones/carnet.gif  ( 989066 )Accès aux lieux de culte par Nemo (2025-06-20 15:55:27) 
[en réponse à 989062]

Le sujet est beaucoup moins simple qu'il n'y paraît et je n'ai pas la solution aujourd'hui.

Pour simplifier :
A) Diocèses
B) Ecclesia Dei
C) FSSPX et proches

A accepte ou refuse dans ses lieux du culte avec le rite traditionnel B et même C avec des critères variables et souvent imprévisibles

B accepte dans ses lieux de culte propres A mais avec l'ancien rite et C demande rarement l'autorisation.

C n'accepte généralement personne dans ses lieux du culte quel que soit le rite, ni A ni B, même s'il y eu de rares exception, et c'est parfois choquant même si ça se comprend : on ne peut faire à la tête du client.

En gros nous tradis ne voulons pas du rite réformé car nous le pensons valides mais dégradant, en conscience.
Les évêques nous accueillent parfois avec notre rite mais nous ne leur accordons pas la réciprocité. Notre argument est que notre rite fut célébré partout autrefois dans les églises qu'ils occupent.
Donc les évêques se sentent bafoués dans leur autorité, ils ont l'impression que nous considérons leur liturgie comme gravement déficiente et... c'est vrai. Ca ils ne voudront jamais le reconnaître dans les années qui viennent.
images/icones/carnet.gif  ( 989068 )Il vous l'a dit par Leopardi (2025-06-20 16:20:16) 
[en réponse à 989062]

Il faut dire la VE-RI-TE aux gens!
images/icones/carnet.gif  ( 989064 )Il est bien clair, tout d'un coup... par Justin Petipeu (2025-06-20 15:37:06) 
[en réponse à 989059]

pour un épiscopat français qui a plutôt l'habitude de nager dans l'ambiguïté.
D'autre part, il faudrait peut-être informer Mgr que dans beaucoup de diocèses de France, les évêques ouvrent leurs églises à des mariages, des enterrements, des pèlerinages locaux qui sont célébrés ou menées par la FSSPX.
images/icones/1v.gif  ( 989067 )Mgr Valentin connaît mal Coluche ! par Ubi Caritas (2025-06-20 15:57:38) 
[en réponse à 989064]

Lequel disait tout au contraire : 'ils ont qu'à faire deux séances, une en latin, une en français!'.

Un bon sens qui manque à notre évêque.
images/icones/iphone.jpg  ( 989065 )Deux points m’étonnent par Signo (2025-06-20 15:49:32) 
[en réponse à 989059]

Mgr Valentin (qui ne me paraît pas être foncièrement opposé aux communautés traditionnelles en général, et même plutôt bienveillant) déclare que les communautés de la mouvance FSSPX ne sont pas…

…en pleine communion avec l’Église catholique d’aujourd’hui.



Serait-ce un aveu implicite que l’Eglise d’aujourd’hui n’est pas la même de celle d’il y a 70 ans, et que la communion ne repose pas seulement sur la foi, mais aussi sur l’adhésion au conformisme ecclésial du moment? C’est en soi une étrange affirmation, qui mériterait une clarification. J’ai l’impression que l’on ne cesse de rajouter des « conditions » de communion supplémentaires et de plus en plus éloignées de l’essentiel.
En réalité le vrai problème de ces communautés relève de la notion juridiction et de la nécessaire obéissance qui en découle, et non pas d’une question doctrinale ou de foi.

Un autre passage, encore plus étonnant:

Ce n’est pas une question d’ostracisme, c’est une question encore une fois de prise de conscience : je dis aux gens, vous fréquentez ces communautés, c’est votre liberté, mais dans ce cas-là, vous allez dans les chapelles qui les animent. Vous ne pouvez pas me demander d’avoir accès à une église du diocèse avec un prêtre qui n’est pas en communion avec l’évêque, comme si au fond c’était pareil. Donc je suis très vigilant sur la question de l’usage des églises, c’est un point important.



Oui mais voilà, tout ce beau raisonnement sur l’utilisation des églises aurait encore du sens si nous étions encore sous Pie XII, mais n’a plus aucun sens aujourd’hui. Dans ma ville, une chapelle d’un couvent dominicain est mise tous les dimanches à disposition d’une communauté anglicane (qui n’appartient donc même pas à une Église apostolique), une chapelle d’une autre communauté est mise de manière permanente à la disposition d’une communauté orthodoxe… et je ne serais pas étonné que des cas de figure semblables existassent dans le diocèse de Carcassonne…. qu’on ne vienne donc pas me dire que dans « l’Eglise d’aujourd’hui » le fait qu’un ministre soit en communion avec l’évêque est un critère incontournable pour pouvoir célébrer dans un lieu de culte catholique. Je n’ai pas l’impression que nos évêques soient bien conscients des contradictions difficilement justifiables de leur politique vis à vis de ces communautés… contradictions qui aboutissent à une absurde situation, dans laquelle des non-catholiques sont mieux traités par la hiérarchie que des catholiques simplement en rupture de ban!
images/icones/fleche2.gif  ( 989072 )Aucune contradiction par Ion (2025-06-20 17:22:59) 
[en réponse à 989065]

Mgr Valentin parle de clarté "on doit la vérité aux gens".

Quand l'Eglise diocésaine met une église à la disposition d'anglicans ou d'orthodoxes, tous savent qu'il s'agit d'un geste oecuménique et que les deux communautés ne sont pas en communion.

Avec les prêtres de la FSSPX, c'est la confusion. Ils citent (théoriquement) le nom de l'Ordinaire à la Prière eucharistique, prétendant ainsi être en communion avec lui, alors qu'ils ne le sont pas vraiment. Leur mettre à disposition une église risque de laisser agir "comme si c'était pareil".

Ne voyez-vous vraiment pas la distinction ? C'est tout le sens des réponses de Mgr Valentin, que vous ne semblez pas avoir saisi.

images/icones/carnet.gif  ( 989075 )Donc le problème n'est pas vraiment par Donapaleu (2025-06-20 17:46:32) 
[en réponse à 989072]

la communion ! La FSSPX n'a pourtant jamais prétendu être en communion ; elle n'utilise pas ce terme.
images/icones/iphone.jpg  ( 989076 )J’entends le raisonnement par Signo (2025-06-20 18:15:53) 
[en réponse à 989072]

Qui effectivement est impeccable.

Mais j’en conclus que la possibilité pour la FSSPX d’utiliser les églises diocésaines n’est qu’une question de temps: dans un ou deux siècles, quand il sera clair que le lefebvrisme deviendra une autre confession chrétienne à part entière, et que les relations avec elle relèveront du dialogue œcuménique…

Vous voyez à quelles aberrations conduit certaines raisonnements théoriques certes parfaitement logiques mais déconnectés de la réalité.

Et puis soyons honnêtes: vous croyez vraiment qu’un quidam dans la rue aujourd’hui sait faire la différence entre un culte anglican et une messe catholique « Paul VI »?
images/icones/bravo.gif  ( 989077 )Todos todos todos ? Cher Signo par Roger (2025-06-20 18:23:31) 
[en réponse à 989076]

Je suis entièrement d'accord avec vous cher Signo.

D'un côté certains voudraient multiplier les gestes d'ouverture dans les directions les plus variées...et veulent appliquer à l'intérieur de l'Église catholique des règles d'une rigidité et d'une fermeture desprit qui rappellent Louis XIV !
images/icones/hein.gif  ( 989080 )Qui a parlé de rigidité ? par Ion (2025-06-20 18:46:07) 
[en réponse à 989077]

Relisez, il s'agit de clarté et de vérité !
images/icones/fleche2.gif  ( 989079 )En quoi est-ce ... par Ion (2025-06-20 18:45:13) 
[en réponse à 989076]

... une aberration ? Si la "séparation" aboutit dans cent ou deux cent ans au constat, ce qu'à Dieu ne plaise, que les héritiers de la FSSPX sont autre confession chrétienne, alors oui, on entrera dans un dialogue oecuménique.

Il ne 'agit pas de "quidam dans la rue" mais bien des catholiques pratiquants à qui la vérité sur la communion est due.

Vis-à-vis des non chrétiens, il n'est pas gênant, au contraire, qu'ils pensent que tous les catholiques et même tous les chrétiens sont en communion et que "c'est pareil". Beaucoup passent par différentes dénominations avant d'arriver à la pleine vérité de l'Eglise catholique.
images/icones/iphone.jpg  ( 989101 )On est dans l’impasse par Signo (2025-06-21 08:31:47) 
[en réponse à 989079]

Avec le traitement des dominicaines du S. Esprit sous l’ancien pontificat, les menaces sur Lagrasse, et d’une manière générale l’atmosphère créé par Traditionis Custodes, la confiance est totalement rompue avec les autorités romaines et je vois mal comment le nouveau pape va pouvoir la reconstruire.

D’autant plus que sur cette question il va être tiraillé entre son désir de rendre leur autonomie aux évêques et la volonté d’apaiser la situation avec les traditionalistes. Or ce second objectif pourrait bien contredire le premier, vu l’hostilité de nombreux évêques.

Quand à la FSSPX, tiraillée entre son aile dure et son aile modérée, sans cesse sous la menace d’un schisme interne, ayant pris l’habitude maintenant depuis des décennies de fonctionner en indépendance complète, je ne vois pas comment elle pourra un jour retrouver un statut canonique régulier dans l’Eglise. Nous sommes en train d’assister à un nouveau schisme et dans un ou deux siècles la FSSPX aura probablement rejoint le groupe des Églises schismatiques (Vieux-catholiques, Eglise vaudoise, etc). J’espère que ses responsables sont conscients de ce risque, qui est bien plus qu’un simple risque hypothétique, mais déjà en partie une réalité.

Bref tout cela est bien triste.
images/icones/carnet.gif  ( 989106 )Je suis d'accord par Lenormand (2025-06-21 09:05:38) 
[en réponse à 989101]

la renaissance viendra des séminaires de IBP, FSSP, ICRSP et des monastères traditionnels.
L'histoire nous fait voir que trop longtemps éloigné de Rome c'est la dérive certaine.
images/icones/bravo.gif  ( 989108 )En effet par Roger (2025-06-21 09:34:48) 
[en réponse à 989106]

C'est hélas probable.
Il me semble que les prochains évêques FSSPX auront un lourd défi à relever !
images/icones/carnet.gif  ( 989125 )Même Mme. Irma n'aurait pas dit mieux par JFB33 (2025-06-21 13:37:31) 
[en réponse à 989101]

Avoir une visibilité de la FSSPX à 2 siècles alors que Monseigneur Lefebvre n'en avait même pas sur 20 ou 30 ans.
Quelle blague !
J'espère que la FSSPX sera là tant que les erreurs modernistes libérales ne seront pas traitées correctement. Et si ce n'est pas elle, et bien alors dommage, ce sera forcément ailleurs.

À propos, la FSSPX n'est tiraillée par deux tendances que dans la tête de ceux qui espèrent la voir imploser un jour. Nous ne sommes plus en 1988, elle a eu le temps de grandir.
Au moins 90% des fidèles sont sur la même longueur d'ondes, les autres 10% sont probablement des non "fidèles" car attachés à du superficiel. Quant aux prêtres, les uns et les autres qui ne s'y retrouvent pas sont déjà ailleurs.

images/icones/carnet.gif  ( 989086 )Etes-vous si sûr que cette comparaison soit incongrue ? par Candidus (2025-06-20 20:54:59) 
[en réponse à 989072]

La différence de traitement entre l'accueil fait à des Orthodoxes et celui réservé à la FSSPX est évident, n'insistons pas. Voyons la justification que vous avancez : dans le cas de la FSSPX, il y aurait un risque de confusion, de malentendu sur son statut, mais pas pour les Orthodoxes.

Les Orthodoxes prétendent être en communion avec la véritable Eglise catholique, ils se proclament catholique lors de la récitation du Credo de Nicée. Pour les Orthodoxes, de graves erreurs doctrinales se sont infiltrés dans le Patriarcat d'Occident dont ils reconnaissent l'existence légale tout en refusant de se placer sous son autorité en raison de ces erreurs. La plupart des Orthodoxes sont réticents voire critiques de l'oecuménisme, à l'exception de quelques intellos irénistes du patriarcat de Constantinople, mais il est facile de constater que leur oecuménisme est très superficiel. Allez leur demander de faire un effort pour fixer une date de Pâques commune aux catholiques et aux orthodoxes, vous n'irez pas bien loin.

Tout ce qui vient d'être relevé concernant les orthodoxes s'appliquent mutatis mutandis à la FSSPX. Un contentieux théologique, un refus de se placer sous l'autorité de la Rome actuelle, un rejet de l'oecuménisme, l'affirmation qu'ils sont en communion avec l'Église. Alors pourquoi ce double standard ? Simplement parce qu'ils citent l'évêque diocésain et le pape au canon de la messe ? Soyons sérieux.
images/icones/1i.gif  ( 989114 )"Simplement" citer l'évêque ... par Ion (2025-06-21 11:23:30) 
[en réponse à 989086]

Simplement ?

Cela semble pour vous une simple formalité sans beaucoup de sens !

Célébrer en communion avec l'Ordinaire est en réalité beaucoup plus que cela. Toute messe est d'une certaine manière, celle de l'évêque, dont il a, en son absence, délégué la présidence à un prêtre, mais qui reste sous sa responsabilité pastorale.

Soyons sérieux, en effet ! Et relisez le §7 de Presbyterorum ordinis.
images/icones/carnet.gif  ( 989119 )Ne faites pas l'âne par Meneau (2025-06-21 12:24:22) 
[en réponse à 989086]

"Simplement parce que" = "pour la seule raison que"

Pensez-vous que Mgr accepterait mieux des tradis "non una cum" parce qu'au moins ce serait clair ?

Cordialement
Meneau
images/icones/carnet.gif  ( 989120 )Message mal placé - Réponse à Ion par Meneau (2025-06-21 12:26:14) 
[en réponse à 989119]

Tous est dans le titre

Cordialement
Meneau
images/icones/hum2.gif  ( 989129 )Ne voyez-vous vraiment pas ... par Ion (2025-06-21 16:30:22) 
[en réponse à 989119]

... l'importance du una cum comme j'ai essayé de l'exposer ?

Dès lors : accepter mieux ou différemment ?

Il s'agit des distinctions entre "prétendre être" en communion, "être en communion" et accepter "ne pas être en communion". L'attitude de l'Ordinaire ne peut pas ne pas être différente selon ces trois situations.

Quant au "simplement", demandez à celui qui a utilisé cet adverbe de vous dire s'il l'utilisait dans le sens que vous essayez de lui donner.

Je ne me permettrai en tous cas pas d'écrire que vous faites l'âne, même si cela y ressemble !
images/icones/carnet.gif  ( 989136 )Bien sûr par Meneau (2025-06-21 21:15:12) 
[en réponse à 989129]

que le una cum est important au moment d'offrir le Saint Sacrifice. Personne ici ne le niera.

Mais reprenez le raisonnement de votre interlocuteur, vous verrez bien dans quel sens il emploie "simplement" : son propos est bel et bien de montrer le parallèle entre les orthodoxes et la FSSPX, la seule différence étant l'una cum.

Or vous savez très bien que ce n'est pas l'élément qui fait la différence pour Mgr Valentin : il n'accepterait pas plus des tradis non una cum, sédévacantistes, et pourtant "c'est clair" que ceux-ci ne sont en communion ni avec le pape ni avec l'évêque.

Cordialement
Meneau

images/icones/1a.gif  ( 989141 )Je confirme "simplement" par Candidus (2025-06-21 23:03:26) 
[en réponse à 989136]

Votre herméneutique est la bonne ;-)
images/icones/1d.gif  ( 989099 )Non mais c'est incroyable par Halbie (2025-06-21 00:08:59) 
[en réponse à 989072]

Il faut donner des églises aux hérétiques et aux schismatiques (ce qui ne s'est jamais fait avant le concile, évidemment) mais les refuser aux catholiques en "apesanteur" canonique. Un con-ciliaire ça ose tout, c'est même à ça qu'on le reconnaît.
images/icones/carnet.gif  ( 989105 )Tous savent... ! par Lenormand (2025-06-21 09:00:19) 
[en réponse à 989072]

Devant ces églises il n'y a pas de grand panneau indiquant si c'est orthodoxe, anglican, protestant ou une ADAP. Tout prête à confusion ! Dans certaines villes le "temple" œcuménique (en béton) construit dans les années 60 est en train de s'écrouler faute de moyens pour l'entretenir et de fidèles pour le remplir, et dans d'autres diocèses plusieurs églises sont désacralisées pour les mêmes raisons.
L'Eglise conciliaire s'écroule et ne renaîtra que dans la tradition. un mauvais moment à passer ! L'Eglise en a vu d'autres
LA VERITE elle est là et non pas ailleur
images/icones/1y.gif  ( 989071 )Bref ! par Semper parati (2025-06-20 17:22:21) 
[en réponse à 989059]

Toute cela démontre l’effondrement du niveau intellectuel, culturel, liturgique, etc.. de nos évêques!
Ils ont un niveau de connaissance de l'histoire de l’Église, de l'histoire de la liturgie, bien inférieur à beaucoup de fidèles, pas seulement tradis, mais fidèles au catéchisme, pour ceux qui le connaissent. (et je ne parle pas de théologie morale, ce serait encore plus catastrophique!)

A croire qu'ils sont désignés par ces critères d'inculture et de servilité ...

qui sait ? Dieu le sait!


SP
images/icones/coeurbrise.gif  ( 989082 )Pourquoi s'étonner ? par Ptitlu (2025-06-20 18:58:14) 
[en réponse à 989071]

Du déclin du niveau des évêques dans un pays en déclin ?

Il est plus surprenant de voir Mgr Valentin donner des leçons de morale, lui, et de juger, lui, qui est bon ou moins bon, communiant ou pas etc . Versailles est loin certes, mais internet existe aussi dans l'Aude, et le téléphone.
images/icones/carnet.gif  ( 989084 )sous un certain angle, il dit la même chose que la fsspx ou d'autres par Cathether (2025-06-20 19:33:10) 
[en réponse à 989059]

"Mais ce n’est pas la liturgie qui est la vraie ligne de fracture. C’est vraiment la théologie et donc des sujets qui sont très concrets : rapport avec les musulmans, compréhension de l’œcuménisme, prise en compte de la liberté de conscience. Sur des points aussi fondamentaux que ça, aujourd’hui, on n’a pas les mêmes convictions.


il suffirait donc à chacun de se déclarer en pleine communion avec l'évêque pour que sa théologie soit sûre ????


Si je prends les traductions successives du Notre Père de ces dernières années ? pourquoi les avoir adopté ? "ne nous soumets pas à la tentation" exprimait-il une théologie sûre à l'époque ? Ben oui, j'étais en pleine communion...


fut un temps ou il y avait un groupe GREC.....

images/icones/iphone.jpg  ( 989098 )Il a raison comme dirait l’autre… par Froggy (2025-06-20 23:52:03) 
[en réponse à 989059]

“Il avait raison de pointer du doigt le côté grotesque d’un affrontement qui ne serait porté que sur des histoires de langue et de style liturgique. En fait la rupture elle est plus profonde.“
Ben oui…
images/icones/carnet.gif  ( 989103 )Il ne faut pas oublier par Lenormand (2025-06-21 08:38:26) 
[en réponse à 989059]

le fiasco de Vatican II:
- La fuite des fidèles
- Le manque de vocations
- La fermeture des séminaires
- La participation excessive des laïcs dans le choeur.
- La musiquette qui remplace l'orgue (guitare, violon et autres crins-crins)
- La disparition du sacré par la simplification des rites
- Le manque de pompe redue à Dieu
- La perte de la langue unique, le latin
- La multiplicité des offices selon le caprice du prêtre ou des fidèles
- L'abandon de l'uniforme pour les clercs d'où
- La peur de se montrer en public
-Pourquoi ne prennent-ils pas exemple sur la pape qui est toujours en soutane ?
- La messe à l'envers non tournée vers Dieu et Jérusalem.
- La composition des fidèles: 80% de têtes chenues
- L'absence de catéchisme sérieux dans les écoles sous contrat
- etc. etc.
L'Eglise renaîtra par les séminaires de la tradition et les monastères et non par les déserts actuels des diocèses
L'évêque est à côté de la plaque mais il persiste et signe: Errare humanum est perseverare diabolicum
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 989110 )Mgr Valentin par MG (2025-06-21 09:53:36) 
[en réponse à 989059]

Cet évêque ne dit rien de nouveau "être en communion" et bla-bla ecclésiastique mais de manière très hypocrite il souligne un point important l'argent : cela le rend malade. voila la seule préoccupation.

Notez bien qu'il parle de "communion" mais jamais du Salut ni de Notre Seigneur Jésus Christ.


images/icones/carnet.gif  ( 989118 )Pour des obsèques catholiques loin de Mgr Valentin par Philippe F. (2025-06-21 12:21:33) 
[en réponse à 989059]

TESTAMENT

pour obtenir des funérailles traditionnelles à mes obsèques

CECI EST MON TESTAMENT

Je soussigné

Né le

habitant à
déclare être catholique de rite latin et manifeste ma volonté formelle d'avoir des obsèques religieuses selon les rites tels qu'ils figuraient avant 1963 dans le missel romain dit de Saint Pie V, sous le titre : « Office des Morts ».
Je désire notamment que la cérémonie soit célébrée dans une église ou chapelle dédiée au culte catholique traditionnel, indépendante de l’église conciliaire, mon corps étant présent, la messe étant dite par un prêtre de rite romain latin, traditionnel ; messe suivie de l'absoute et de la sépulture comme de coutume, le tout suivant l'usage immémorial de l'Église catholique à laquelle j'appartiens. Suivant ce rite, il n’y aura pas de musique enregistrée, ni de prise de parole de laïcs.
Je désigne, comme exécuteur de ces dernières volontés, l'une ou l'autre des personnes suivantes dans cet ordre :

Si une autorité ecclésiastique était amenée à s’opposer à mes volontés, je veux que ce testament soit utilisé dans une poursuite pénale ou une action civile pour violation de la loi de 1887 sur la liberté des funérailles.
images/icones/hein.gif  ( 989161 )Combien de fois par Peregrinus (2025-06-22 13:57:43) 
[en réponse à 989118]

Combien de fois comptez-vous reprendre à tous propos ce texte dont certaines expressions malheureuses tendent assez franchement au schisme ?

S'il faut nous garder des erreurs et de tout ce qui, dans la prédication ou les actes des actuels pasteurs de l'Église, peut altérer ou diminuer la foi, ce qui peut nous conduire à prendre des moyens extraordinaires, nous n'avons pas autorité à les chasser de l'unité catholique. Dès lors, vouloir par principe être loin d'eux n'est pas une attitude catholique : c'est porter atteinte à l'unité et risquer de tomber dans le schisme.

Peregrinus