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images/icones/colombe2.png  ( 988632 )Dimanche de la Pentecôte par ami de la Miséricorde (2025-06-07 22:15:32) 


Hans Multscher, La Pentecôte, 1437, Gemäldegalerie, Berlin, Allemagne

DIMANCHE DE LA PENTECÔTE

Sermon de saint Éphrem le Syrien, diacre

Les Apôtres étaient là, assis, attendant la venue de l’Esprit.

Ils étaient là comme des flambeaux disposés et qui attendent d’être allumés par l’Esprit Saint pour illuminer toute la création par leur enseignement... Ils étaient là comme des cultivateurs portant leur semence dans le pan de leur manteau qui attendent le moment où ils recevront l’ordre de semer. Ils étaient là comme des marins dont la barque est liée au port du commandement du Fils et qui attendent d’avoir le doux vent de l’Esprit. Ils étaient là comme des bergers qui viennent de recevoir leur houlette des mains du Grand Pasteur de tout le bercail et qui attendent que leur soient répartis les troupeaux.

" Et ils commencèrent à parler en des langues diverses selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer. "

Ô cénacle, pétrin où fut jeté le levain qui fit lever l’univers tout entier. Cénacle, mère de toutes les églises. Sein admirable qui mit au monde des temples pour la prière. Cénacle qui vit le miracle du buisson ! Cénacle qui étonna Jérusalem par un prodige bien plus grand que celui de la fournaise qui émerveilla les habitants de Babylone ! Le feu de la fournaise brûlait ceux qui étaient autour, mais protégeait ceux qui étaient au milieu de lui. Le feu du Cénacle rassemble ceux du dehors qui désirent le voir tandis qu’il réconforte ceux qui le reçoivent. Ô feu dont la venue est parole, dont le silence est lumière. Feu qui établis les coeurs dans l’action de grâces.

Il y avait, résidant à Jérusalem, des hommes pieux venus de toutes les nations qui sont sous le ciel, rassemblés par l’Esprit. Ils entendaient parler dans leur propre langue et disaient : ces gens-là ne sont-ils pas Galiléens ? Comment parlent-ils notre langue ? Et les juifs opposés au Saint-Esprit disaient : ces gens-là ont bu du vin doux, ils sont ivres. Vraiment vous dites la vérité, mais ce n’est pas comme vous croyez. Ce n’est pas du vin des vignes qu’ils ont bu. C’est un vin nouveau qui coule du ciel. C’est un vin nouvellement pressé sur le Golgotha. Les Apôtres le firent boire et enivrèrent ainsi toute la création. C’est un vin qui fut pressé à la croix par les bourreaux. Merveille que réalise l’Esprit par sa venue ! Le Prophète avait crié : " Voici que dans les derniers jours je répandrai mon Esprit et ils prophétiseront " : le Père a promis, le Fils a exécuté et l’Esprit Saint a accompli.

Source : clerus.org
images/icones/colombe2.png  ( 988634 )Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde (2025-06-07 22:17:44) 
[en réponse à 988632]



CHAPITRE XII
LE ROI DE LA CITÉ DU MAL.


Plus tard, nous le voyons s’attaquer, sans le connaître, au Fils même de Dieu. Avec la rapidité de l’éclair, il Le transporte tour à tour du fond du désert sur le pinacle, du temple et sur le sommet d’une montagne. Là, par un de ces prestiges que nous ne pouvons comprendre, mais qui lui sont familiers, il fait passer devant les yeux du Verbe Incarné tous les royaumes de la terre avec leurs splendeurs. Or, ce qu’il était au temps de Job et de la rédemption, le roi de la Cité du mal l’est aujourd’hui. Même nature, par conséquent même puissance et même haine de l’homme et du Verbe fait chair. De là, lui vient un autre nom.

Il est appelé homicide, homicide par excellence, Homicida ab initio. Homicide toujours, homicide de volonté, homicide de fait, homicide de tout ce qui respire, homicide du corps, homicide de l’âme. Ce nom, il ne le justifie que trop.

Homicide du Verbe. A l’instant même où le mystère de l’Incarnation lui fut révélé, il devint homicide.

Afin de faire échouer le plan divin, il conçut la pensée de tuer le Verbe Incarné. Il le tua dans son cœur, et fut homicide devant le Père, devant le Fils, devant le Saint-Esprit, devant le monde Angélique, en attendant de l’être en réalité devant le monde humain (Rupert, in Joan., lib. VIII, n. 242, III.)

Homicide des Anges. En les entraînant dans sa révolte, il fut pour eux la cause de la damnation, c’est-à-dire de la mort éternelle. Faire périr, autant que des esprits peuvent périr, des centaines de millions de créatures, les plus heureuses et les plus belles qui soient sorties du néant : quel carnage et quel crime !

Homicide des Saints. Ce qu’il fut dans le Ciel, il l’est sur la terre. Homicide d’Adam, homicide d’Abel, homicide des prophètes, homicide des Justes de l’ancien monde, images prophétiques du Verbe Incarné. En eux, c’est Lui qu’il persécute, Lui qu’il torture, Lui qu’il tue. Homicide des apôtres et des martyrs, continuation vivante du Verbe Incarné. En eux encore, c’est Lui, toujours Lui qu’il insulte, qu’il outrage, qu’il flagelle, qu’il déchire, qu’il mutile, qu’il brûle, qu’il tue et qu’il tuera jusqu’à la fin des siècles.

Homicide de l’homme en général. C’est lui qui a introduit la mort dans le monde. Pas une agonie dont il ne soit la cause ; pas une goutte de sang versé qui ne retombe sur lui ; pas un meurtre dont il ne soit l’instigateur. Les empoisonnements, les assassinats, les guerres, les combats de gladiateurs, les sacrifices humains, l’anthropophagie, viennent de lui.

Homicide surtout de l’enfant, image plus parfaite et plus aimée du Verbe c’est par milliards qu’il faut compter les enfants que Satan a fait immoler à sa haine, chez tous les peuples de l’Orient et de l’Occident, et qu’il continue de faire immoler.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde