Le Forum Catholique

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images/icones/5b.gif  ( 988284 )Le titre d'un article du Point ce jour : par Justin Petipeu (2025-05-28 12:34:40) 

"Autoritaire, orgueilleux, dénigrant… Les langues se délient sur le pape François".

Ben mince !
images/icones/neutre.gif  ( 988286 )L'article. par Justin Petipeu (2025-05-28 13:27:19) 
[en réponse à 988284]

Les révolutions ont-elles d'autre but qu'elles-mêmes ? Elles marquent l'histoire parce qu'elles se sont produites, et pas forcément pour les effets qu'elles produisent. Ainsi du pape François, révolutionnaire authentique : séducteur, courageux, autoritaire. La postérité de son nom, de son style, de son ambition ne garantit pas celle de sa politique. Et depuis sa mort et l'avènement de Léon XIV, les témoignages dessinent un portrait nuancé, ne disons pas déplaisant, d'un pape et d'un pontificat déstabilisants.

La sobriété, la simplicité et la joie étaient devenues le style, c'est-à-dire la forme, d'un règne dédié au peuple de Dieu, lequel devait se reconnaître dans les habitudes du successeur de saint Pierre. François n'avait pas de limite en la matière, et il sacrifia rituels et traditions protocolaires à la modestie. Il refusa de vivre dans l'appartement dévolu au pape dans le palais épiscopal, à quoi il préféra la maison Sainte-Marthe. Sobriété, là encore. En réalité, ce choix n'a pas produit les effets escomptés. C'est ce que nous rappelle le dernier livre du journaliste et vaticaniste Jean-Marie Guénois, Léon XIV, de révélations en révélations*. Une enquête passionnante sur le nouveau pape, et par conséquent sur l'ancien.

C'est le principe de la monarchie, même élective, que de justifier son existence par et pour ce qui a précédé. En la matière, tout sert la continuité, y compris les ruptures, qui ne sont pas des conclusions, mais de nouveaux chapitres. Sainte-Marthe, donc, a coûté plus cher que le palais apostolique. Jean-Marie Guénois écrit : « Plusieurs chambres de Sainte-Marthe n'étaient plus louées, il a fallu installer une logistique dont le bâtiment, une sorte d'hôtel, était dépourvu et réserver quasiment un demi-étage au pape, diminuant ainsi de plusieurs chambres la capacité d'accueil. »
Et l'auteur d'ajouter que c'était moins par goût de la modestie que par horreur de la solitude que François a voulu ce déménagement. L'anecdote est un résumé du pontificat. Des initiatives flamboyantes, populaires, pas toutes fondées sur des postulats rationnels. Communication n'est pas raison, même si ça marche.

Dans la catégorie des secrets très mal gardés, l'autoritarisme du pape. François aimait les gens, mais pas la contradiction. Depuis plusieurs semaines, à Rome, les langues se délient et beaucoup évoquent désormais les penchants despotiques du prédécesseur de Léon XIV. Sa gentillesse n'avait d'égale que sa dureté. « Le pape François n'a pas hésité à dénigrer ce qui lui déplaisait, à critiquer qui lui résistait, à antagoniser les factions et frictions, cette attitude publique lui ayant valu isolement et inimité. » Ce qui explique en partie la solitude de ses dernières années.
Le pape est homme de foi, mais aussi de pouvoir, il n'échappe pas aux écueils de la catégorie. Quant à son style de gouvernement, il ne relevait pas exactement de la bienveillance mutuelle, de l'écoute et de la collégialité. Il était à ce point convaincu de l'impureté de la curie qu'il lui avait retiré la plupart de ses prérogatives pour les concentrer entre ses mains. Personne n'y échappa, ni les préfets, c'est-à-dire les ministres, ni la secrétairerie d'État, l'équivalent de Matignon au Vatican. Quant aux cardinaux, il en a créé beaucoup mais ne les a pas réunis souvent, une fois en douze ans.

Et puisque nous parlons de style, parlons vêtements. Dès sa première apparition, François s'était distingué. Ni mozette ni étole. La soutane blanche, portée par les papes depuis le XVIe siècle, et rien d'autre. Une sobriété qu'il cultivera, et une singularité qui sera le début de longues séries. Ce qui pourrait apparaître comme de la modestie pourrait aussi être considéré comme une appropriation inopportune de la fonction. Jean-Marie Guénois le relève : la papauté n'appartient pas à celui qui l'exerce. C'est pourquoi le respect de la tradition, les vêtements, le lieu de résidence, le protocole, etc., ne sont pas seulement des symboles de la puissance et ne relèvent pas, ou pas seulement, d'une habituelle comédie du pouvoir. S'y soumettre en tant que pape, c'est disparaître en tant qu'individu.

François avait des convictions, c'est évident, mais il aimait aussi faire le malin. C'est évident aussi. Ce qui n'a rien de répréhensible, ça le rendait sympathique, indéniable qualité pour sa fonction, mais ça compte. Et d'ailleurs, se faire nommer François, sans la précision numérique « Ier », n'était pas anodin. Il y voyait de la simplicité ; d'autres, l'orgueil.

La révolution François dépendait de sa personnalité hors du commun. De son absence de peur, de son énergie et de sa détermination de conquérant, du plaisir, réel et visible, qu'il éprouvait à être ce qu'il était devenu. Se perdre en conjecture à propos de ce qu'il aurait pu ou dû faire est un jeu à somme nulle. Il a merveilleusement rencontré son époque et son monde, en répondant avec gaieté à une demande évidente de sens et de signification. Il était mieux qu'un pape, il était un individu. D'où la disharmonie avec toutes les institutions qui réclament la conformité. Derrière laquelle la banalité n'est jamais loin.


Source
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 988291 )Symbolique des vêtements par Glycéra (2025-05-28 14:55:38) 
[en réponse à 988286]



"
Plus la fonction est élevée, plus le porteur de la fonction s'efface, presque se cache derrière le service à assumer, à rendre complet, sans acception de personne individuellement caractérisée.

Voilà pourquoi les prélats, et le chef suprême, dans toutes les traditions, partout, et toujours, est aussi enfoui dans des vêtements et des signes portés pour sa fonction. Pour que l'humain ne se voit plus.

Exemple, un pape ne compte pas, c'est pour cela qu'il change de nom, et se couvre de nombre de vêtements.
"

Citation de mémoire.
Tellement juste !

Tellement respectueuse du service à rendre : et au Seigneur, et à Son peuple !
images/icones/fleche2.gif  ( 988294 )deux points de désaccord avec le portrait de J-M. Guénois par Luc Perrin (2025-05-28 15:36:56) 
[en réponse à 988286]

qui me semble assez typique de la manière des media de grands chemins : on ne dit pas la vérité quand on l'a, on la diffère et on la présente en goutte à goutte quand les discours de diversion ne tiennent plus ou ne servent plus.

Rien de neuf ici comme le note Justin Petipeu pour les habitués du F.C. et des media alternatifs (blogs etc.). Peut-être que pour le peu de lecteurs que garde Le Figaro, habitués à une vision rose bonbon, quelques gouttes d'acide vérité surprennent ou piquent.

Deux points où je crois l'A. se fourvoie (ou cherche à fourvoyer les lecteurs) afin de minimiser le pontificat catastrophique de François.

1. "Des initiatives flamboyantes, populaires, pas toutes fondées sur des postulats rationnels. Communication n'est pas raison, même si ça marche."

Au fond, François = Trump ou Macron, des coups médiatiques, des effets d'annonce, de la "comm' " ainsi qu'on dit aujourd'hui des politiques en Occident notamment.
NON oh que non ! Ni pour le pape défunt ni pour les deux politiques que j'ai pris comme exemples. Rien de gratuit.
"populaires" ? ça dépend auprès de qui : je ne suis pas certain de l'immense popularité du Pontife défunt en dehors des media libéraux occidentaux. Il n'était déjà pas populaire dans son pays l'Argentine qu'il a soigneusement évité de visiter durant ses 12 années.

D'autre part, rien d'irréfléchi, pas de foucades, comme voudrait nous faire croire l'A. : Bergoglio le néo-jésuite, archevêque, cardinal, grand ami de McCarrick prélat qui fut si influent aux USA, poussé en avant par le "parti" du cardinal Martini sj, flanqué du cardinal Kasper n'avait rien d'un ludion. Les orientations néo-modernistes ont été avancées pas à pas, graduellement mais sans relâche jusqu'aux ultimes moments du pontificat. Si on lit les ouvrages de Martini et si on suit les programmes du Forum de Davos, le pontificat de François est comme une ligne droite. Si on se penche sur l'évolution de la Société de Jésus depuis Arrupe, le néo-jésuitisme imprègne la ligne papale.

2. "Il était à ce point convaincu de l'impureté de la curie qu'il lui avait retiré la plupart de ses prérogatives pour les concentrer entre ses mains. Personne n'y échappa, ni les préfets, c'est-à-dire les ministres, ni la secrétairerie d'État, l'équivalent de Matignon au Vatican."

C'est aller un peu vite en besogne ! François a-t-il voulu "purifier" la Curie ? Avec quelques mesures cosmétiques pour amuser la galerie oui. Mais quand on prend son ami McCarrick comme agent de la diplomatie de l'ombre pontificale en 2013-2018, avec la pile de casseroles qu'il avait, je cherche la "purification". Et les exemples abondent ... jusqu'au cas Becciu bien connu.

Plus important, François n'a pas ignoré la Curie, au sens large : l'ex. de sa politique de transformation de l'Institut Jean-Paul II et de l'Académie pour la vie en ... viviers de néo-libéraux prêts à tailler en pièce la morale biblique pour accommoder les desiderata de l'Occident libéral totalitaire sans repère est éloquent.

A-t-on "oublié" que le successeur de François n'est autre que le préfet du dicastère pour les Évêques nommé par lui en 2023 ?

Le pape argentin a été très attentif en fait, plus que ses prédécesseurs Jean Paul II et Benoît XVI, à peupler le "Deep State" ecclésial tant à Rome qu'ailleurs. Il n'a aucunement négligé les institutions car il entendait pérenniser sa "Révolution François".

L'enjeu du pontificat de Léon XIV qui débute à peine est précisément de savoir si cette révolution si néfaste pour l'Église va perdurer et s'amplifier ou si un pas en arrière ou de côté sera fait pour en corriger la trajectoire funeste.
images/icones/1f.gif  ( 988295 )Hélas, ce ,'est pas nouveau par Adso (2025-05-28 15:55:10) 
[en réponse à 988286]

"La simplicité affectée est une imposture délicate", disait François de La Rochefoucauld
images/icones/hein.gif  ( 988288 )Cher Ion qu'en dites vous ? par Roger (2025-05-28 13:44:08) 
[en réponse à 988284]

Rien que nous ne sachions déjà au.moins en gros.
J'aimerais savoir ce qu'en.pensent les zelateurs de François ? Par exemple notre cher Ion où l'adorable Plunkett ?
images/icones/1g.gif  ( 988307 )Effet Biden par Eucher (2025-05-28 20:04:12) 
[en réponse à 988284]

Tout comme, soudain, politiques et journalistes américains se rendent compte que Biden était gâteux et que l'on a laissé traîner son cancer de la prostate (pourtant facile à soigner) jusqu'à ce qu'il atteigne les os, à Rome aussi, où tout allait bien, on se retourne contre l'oppressif pontife... une fois qu'on y risque rien.
Pleutres.
images/icones/carnet.gif  ( 988336 )"la gouvernance parfois musclée de son prédécesseur" La Vie par Cristo (2025-05-29 23:29:45) 
[en réponse à 988284]

citation extraite de cet article :


Léon XIV : les premiers pas du pape, entre communion et effet caméléon ?

Les premiers jours du pontificat de Léon XIV ont révélé un pape qui, particulièrement soucieux de l’unité, multiplie les références à ses prédécesseurs. Un état de grâce apaisant, mais pour combien de temps ?
Par Marie-Lucile Kubacki, à Rome
Publié le 21/05/2025

Un sans-faute : dans l’univers pourtant sans pitié du Vatican, les premiers pas et les premiers mots du pape Léon XIV semblent faire l’unanimité. Sa première semaine de pape, scrutée dans le monde entier, a soulevé l’enthousiasme sur l’ensemble de l’échiquier ecclésial.

Les plus traditionnels ont apprécié son attention à la liturgie, son appel aux responsables politiques à miser « sur la famille fondée sur l’union stable entre un homme et une femme » et la tonalité très spirituelle de ses prises de parole ; les plus réformateurs, sa volonté de ne pas rompre avec les grandes lignes du pontificat de François, de l’attention aux plus pauvres au plébiscite de la synodalité, en passant par la critique des excès du capitalisme. Quel est le secret de cette popularité ?

Le charme de la nouveauté
Évidemment, l’effet « lune de miel » joue à plein. Léon XIV a pour lui le charme de la nouveauté. C’est un pape tout neuf, sans polémiques ni acte de gouvernance sensible à son actif. Dans une Curie fatiguée par la politique d’austérité économique et la gouvernance parfois musclée de son prédécesseur, beaucoup rêvent qu’il soit l’homme de l’apaisement, capable de reconnaître le travail de « ses » propres salariés.

En interne au Vatican, on compte sur son sens de la rigueur, puisqu’il est canoniste et qu’il a étudié les mathématiques, pour remettre la réforme de la Curie sur de nouveaux rails, mais aussi sur son calme et son sens de l’écoute, sa volonté affichée dès les premiers instants de travailler avec les structures en place, plutôt que de les contourner, pour faire ce travail de manière rationnelle et humaine.

À l’extérieur, chacun trouve en lui matière à espérer. Il faut dire qu’il y a en lui du Léon XIII, dans sa conscience de vivre un tournant « technique » marqué par l’essor de l’intelligence artificielle. Du Paul VI, dans les premiers mots prononcés au soir de son élection, la reprise du « Plus jamais la guerre » formulé par son prédécesseur à la tribune de l’ONU en 1965. Du Jean Paul II dans le « N’ayez pas peur » lancé aux jeunes amassés parmi la foule de la place Saint-Pierre lors de sa première prière dominicale du Regina cæli, mais aussi dans son amour du sport. À peine élu, Léon XIV a rencontré le champion de tennis italien Jannik Sinner. Et avant son élection, il se rendait régulièrement en salle – son entraîneur a confié à plusieurs journalistes avoir eu la surprise de sa vie en voyant son élève apparaître vêtu de blanc au balcon de la loggia le 8 mai…

Un pape caméléon ?
Ces points communs suscitent une véritable liesse en Pologne, où l’on multiplie les comparaisons entre les deux papes. Il y a aussi du Benoît XVI en Léon XIV, dans cette réserve qui lui fait priser l’écrit et s’interdire les improvisations, et plus profondément encore dans la place conférée au triptyque « paix, justice et vérité », livré comme feuille de route aux cardinaux et ambassadeurs du Saint-Siège, combinée à une critique du relativisme et une manière de toujours replacer le Christ au centre de son discours. Du François, enfin, dans le choix de se présenter comme « descendant d’immigrés, lui-même immigré » et dans une certaine forme d’enthousiasme missionnaire, respectueux de la culture et de l’âme des peuples.

Caméléon, le pape Léon ? Certes, il entre dans ces références appuyées une manière de s’inscrire dans une succession sans privilégier ni exclure. C’est ainsi, aussi, que l’on peut comprendre le choix de son nom de pape, au-delà de la référence à Léon XIII. Léon n’avait pas été porté par un pape depuis un siècle, ce qui empêche les interprétations sur la rupture et la continuité qu’aurait immanquablement suscitées le choix du nom d’un prédécesseur plus immédiat, en particulier Jean Paul, Benoît ou François. Léon XIV a demandé aux cardinaux, au lendemain de son élection, de réaffirmer leur pleine adhésion au concile Vatican II, et il multiplie les références historiques.

S’inscrire dans une histoire longue est pour lui une manière de s’effacer derrière sa charge, de laisser moins de place à sa personnalité – lors de l’audience avec les médias, beaucoup ont remarqué qu’il avait refusé de se laisser prendre en selfie, privilégiant les symboles classiques de la papauté à la valorisation de sa propre image. Lors de sa toute première homélie de pape, il a plaidé pour un « engagement inconditionnel pour quiconque exerce un ministère d’autorité dans l’Église : disparaître pour que le Christ demeure, se faire petit pour qu’Il soit connu et glorifié, se dépenser jusqu’au bout pour que personne ne manque l’occasion de Le connaître et de L’aimer ».

Unité et humilité
Dans cette attitude, il entre une partie de tempérament et de conviction évangélique. Mais il faut aussi prendre en compte que les premiers pas d’un pape sont guidés par les attentes exprimées lors du préconclave, lors des congrégations générales qui ont précédé le vote des cardinaux dans la chapelle Sixtine. Si bon nombre de cardinaux ont salué la vision de François d’une Église missionnaire et proche des laissés-pour-compte, ils ont également insisté sur le besoin de travailler davantage tous « ensemble » et de se concentrer en urgence sur l’unité de l’Église catholique, menacée par l’explosion des contextes culturels et des « idéologies » libérales et conservatrices, toujours promptes à instrumentaliser le religieux.

En appuyant les références à tous ses prédécesseurs depuis le concile Vatican II, mais également au-delà, Léon XIV travaille cette unité. Loin de faire du name dropping, cette stratégie publicitaire qui consiste à citer des noms pour s’en attribuer l’aura, il agit en profondeur en déjouant les récupérations idéologiques dont chacun de ces papes a pu être le jouet. En faisant cela, il va à rebours de la logique de certains de leurs héritiers spirituels autoproclamés, qu’ils soient « wojtiliens », « ratzingeriens » ou « bergogliens », à l’exclusion des autres.

Une herméneutique de la succession
Cette herméneutique de la succession, où chacun enrichit le legs de ses prédécesseurs, est salutaire dans une Église qui a tendance à renvoyer ses papes dos à dos pour leur faire assumer ce qu’elle a envie d’entendre, comme s’il s’agissait d’un choix à la carte. Mais comme s’interrogeait un vaticaniste italien quelques jours après l’élection : « Qui sait combien de temps durera l’intérêt du “monde” pour ce pape qui nomme le Christ dans chaque phrase qui sort de sa bouche, se rend en pèlerinage dans les sanctuaires mariaux, qui fait chanter Regina cæli sur la place Saint-Pierre et qui parle de l’”athéisme de fait” d’un certain nombre de baptisés ? » Léon XIV parviendra-t-il réellement à contenter tout le monde, surtout quand il lui faudra prendre position sur certains dossiers sensibles ?

L’humilité de sa parole et de son attitude est sans doute la clé de voûte de la force de ce pape inattendu mais qui, réflexion faite, semble « cocher toutes les cases ». « J’ai été choisi sans aucun mérite et, avec crainte et tremblements, je viens à vous comme un frère qui veut se faire le serviteur de votre foi et de votre joie, en marchant avec vous sur le chemin de l’amour de Dieu, qui veut que nous soyons tous unis en une seule famille », a-t-il simplement énoncé dans l’homélie de la messe de début de pontificat.

Humilité aussi, lorsque se référant à « l’esprit missionnaire » qui doit habiter chaque baptisé, il a ajouté que celui-ci ne devait pas être prétexte à « s’enfermer » ou « se sentir supérieurs au monde » : « Nous sommes appelés à offrir à tous l’amour de Dieu, afin que se réalise cette unité qui n’efface pas les différences, mais valorise l’histoire personnelle de chacun et la culture sociale et religieuse de chaque peuple », a-t-il insisté. Attitude au fond très paulinienne, qui rejoint ce que l’apôtre père des missionnaires écrivait dans sa lettre aux Corinthiens : « Quand je suis faible, c’est alors que je suis fort. »


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