Le Forum Catholique

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images/icones/iphone.jpg  ( 987646 )Homélie du pape Léon XIV lors de la messe d’inauguration du pontificat par Signo (2025-05-18 16:09:37) 

Chers frères Cardinaux,

Frères dans l’épiscopat et dans le sacerdoce,
Distinguées autorités et membres du Corps diplomatique,
Frères et sœurs,

C’est avec un cœur plein de gratitude que je vous salue tous au début du ministère qui m’a été confié. Saint Augustin écrivait : « Tu nous avez faits pour Toi, Seigneur, et notre coeur est sans repos tant qu’il ne repose en Toi » (Les Confessions, 1.1.1).

Ces derniers jours, nous avons vécu un moment particulièrement intense. La mort du pape François a rempli nos cœurs de tristesse et, dans ces heures difficiles, nous nous sommes sentis comme ces foules dont l’Évangile dit qu’elles étaient « comme des brebis sans berger » (Mt 9, 36). Le jour de Pâques, cependant, nous avons reçu sa dernière bénédiction et, à la lumière de la résurrection, nous avons affronté ce moment dans la certitude que le Seigneur n’abandonne jamais son peuple, qu’il le rassemble lorsqu’il est dispersé et qu’il le « garde comme un berger son troupeau » (Jr 31, 10).

Dans cet esprit de foi, le Collège des cardinaux s’est réuni pour le Conclave ; issus d’histoires et de parcours différents, nous avons remis entre les mains de Dieu le désir d’élire le nouveau successeur de Pierre, l’Évêque de Rome, un pasteur capable de garder le riche héritage de la foi chrétienne et, en même temps, de jeter son regard au loin pour répondre aux questions, aux inquiétudes et aux défis d’aujourd’hui. Accompagnés par votre prière, nous avons senti l’action de l’Esprit Saint qui a su accorder les différents instruments de musique en faisant vibrer les cordes de nos cœurs en une mélodie unique.

J’ai été choisi sans aucun mérite et, avec crainte et tremblements, je viens à vous comme un frère qui veut se faire le serviteur de votre foi et de votre joie, en marchant avec vous sur le chemin de l’amour de Dieu, qui veut que nous soyons tous unis en une seule famille.

Amour et Unité : ce sont les deux dimensions de la mission confiée à Pierre par Jésus.

C’est ce que nous raconte le passage de l’Évangile qui nous conduit au lac de Tibériade, là même où Jésus avait commencé la mission reçue du Père : « pêcher » l’humanité pour la sauver des eaux du mal et de la mort. En passant sur la rive de ce lac, il avait appelé Pierre et les autres premiers disciples à être comme Lui « pêcheurs d’hommes » et désormais, après la résurrection, c’est à eux de poursuivre cette mission, de jeter le filet encore et encore pour plonger dans les eaux du monde l’espérance de l’Évangile, de naviguer sur la mer de la vie pour que tous puissent se retrouver dans l’étreinte de Dieu.

Comment Pierre peut-il s’acquitter de cette tâche ? L’Évangile nous dit que cela n’est possible que parce qu’il a expérimenté dans sa propre vie l’amour infini et inconditionnel de Dieu, y compris à l’heure de l’échec et du reniement. C’est pourquoi, lorsque Jésus s’adresse à Pierre, l’Évangile utilise le verbe grec agapao, qui se réfère à l’amour que Dieu a pour nous, à son offrande sans réserve et sans calcul, différent de celui utilisé pour la réponse de Pierre, qui décrit plutôt l’amour de l’amitié, que nous avons entre nous.

Lorsque Jésus demande à Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » (Jn 21, 16), il fait donc référence à l'amour du Père. C’est comme si Jésus lui disait : ce n’est que si tu as connu et expérimenté cet amour de Dieu, qui ne manque jamais, que tu pourras paître mes agneaux ; ce n’est que dans l’amour de Dieu le Père que tu pourras aimer tes frères un « encore plus », c’est-à-dire en offrant ta vie pour tes frères.

À Pierre est donc confiée la tâche « d’aimer davantage » et de donner sa vie pour le troupeau. Le ministère de Pierre est précisément marqué par cet amour oblatif, car l’Église de Rome préside à la charité et sa véritable autorité est la charité du Christ. Il ne s’agit jamais d’emprisonner les autres par la domination, la propagande religieuse ou les moyens du pouvoir, mais il s’agit toujours et uniquement l’aimer comme Jésus l’a fait.

Lui – affirme l’apôtre Pierre lui-même – « est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs, mais devenue la pierre d’angle » (Ac 4, 11). Et si la pierre est le Christ, Pierre doit paître le troupeau sans jamais céder à la tentation d’être un meneur solitaire ou un chef placé au-dessus des autres, se faisant maître des personnes qui lui sont confiées (1 P 5, 3). Au contraire, il lui est demandé de servir la foi de ses frères, en marchant avec eux : en effet, nous sommes tous constitués « pierres vivantes » (1 P 2, 5), appelés par notre baptême à construire l’édifice de Dieu dans la communion fraternelle, dans l’harmonie de l’Esprit, dans la coexistence des diversités. Comme l’affirme saint Augustin : « L’Église est constituée de tous ceux qui sont en accord avec leurs frères et qui aiment leur prochain » (Discours 359, 9).

Cela frères et sœurs, je voudrais que ce soit notre premier grand désir : une Église unie, signe d’unité et de communion, qui devienne ferment pour un monde réconcilié.

À notre époque, nous voyons encore trop de discorde, trop de blessures causées par la haine, la violence, les préjugés, la peur de l’autre, par un paradigme économique qui exploite les ressources de la Terre et marginalise les plus pauvres. Et nous voulons être, au cœur de cette pâte, un petit levain d’unité, de communion, de fraternité. Nous voulons dire au monde, avec humilité et joie : regardez le Christ ! Approchez-vous de Lui ! Accueillez sa Parole qui illumine et console ! Écoutez sa proposition d’amour pour devenir son unique famille : dans l’unique Christ, nous sommes un. Et c’est la route à parcourir ensemble, entre nous, mais aussi avec les Églises chrétiennes sœurs, avec ceux qui suivent d’autres chemins religieux, avec ceux qui cultivent l’inquiétude de la recherche de Dieu, avec toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté, pour construire un monde nouveau où règne la paix!

Tel est l’esprit missionnaire qui doit nous animer, sans nous enfermer dans notre petit groupe ni nous sentir supérieurs au monde ; nous sommes appelés à offrir à tous l’amour de Dieu, afin que se réalise cette unité qui n’efface pas les différences, mais valorise l’histoire personnelle de chacun et la culture sociale et religieuse de chaque peuple.

Frères et sœurs, c’est l’heure de l’amour ! La charité de Dieu qui fait de nous des frères est au cœur de l’Évangile et, avec mon prédécesseur Léon XIII, aujourd’hui, nous pouvons nous demander si on ne verrait pas « l’apaisement se faire à bref délai, si ces enseignements pouvaient prévaloir dans les sociétés ? » (encyclique Rerum Novarum, 21)

Avec la lumière et la force du Saint Esprit, construisons une Église fondée sur l’amour de Dieu et signe d’unité, une Église missionnaire, qui ouvre les bras au monde, annonce la Parole, se laisse interpeller par l’histoire et devient un levain d’unité pour l’humanité.

Ensemble, comme un seul peuple, comme des frères tous, marchons vers Dieu et aimons-nous les uns les autres.

La célébration est à retrouver ici.
images/icones/hein.gif  ( 987655 )Quelle est sa conception de la mission ? par Candidus (2025-05-18 18:48:30) 
[en réponse à 987646]

Je ne sais ce que les uns et les autres en penseront, mais pour moi, ça n'est pas clair. Le passage important est celui-ci :

"Nous voulons dire au monde, avec humilité et joie : regardez le Christ ! Approchez-vous de Lui ! Accueillez sa Parole qui illumine et console ! Écoutez sa proposition d’amour pour devenir son unique famille : dans l’unique Christ, nous sommes un. Et c’est la route à parcourir ensemble, entre nous, mais aussi avec les Églises chrétiennes sœurs, avec ceux qui suivent d’autres chemins religieux, avec ceux qui cultivent l’inquiétude de la recherche de Dieu, avec toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté, pour construire un monde nouveau où règne la paix!

Tel est l’esprit missionnaire qui doit nous animer, sans nous enfermer dans notre petit groupe ni nous sentir supérieurs au monde ; nous sommes appelés à offrir à tous l’amour de Dieu, afin que se réalise cette unité qui n’efface pas les différences, mais valorise l’histoire personnelle de chacun et la culture sociale et religieuse de chaque peuple."


Il parle certes d'appartenance "à Son unique famille," à une unité dans "l'unique Christ," mais en même temps Léon nous invite, tous, catholiques et non catholiques, à "parcourir ensemble" une route "pour construire un monde nouveau," "sans nous enfermer dans notre petit groupe" (les diverses Eglises et communautés, sans effacer mais au contraire en valorisant "la culture [...] religieuse de chaque peuple".

J'ai du mal à reconnaître la conception traditionnelle catholique de la mission. Pourquoi ne pas dire simplement que nous sommes tous appelés à rejoindre et à parcourir l'unique route balisée par Dieu qui conduit à la Vie Éternelle : l'unique Église de Jésus-Christ ?
images/icones/iphone.jpg  ( 987671 )Personnellement… par Signo (2025-05-18 22:48:52) 
[en réponse à 987655]

… j’avoue être assez mal à l’aise avec ce genre d’expressions, « construire un monde nouveau où règne la paix », « construire l’Eglise », etc…

Il me semble que le chrétien met son espérance dans le Christ et la Parousie, dans l’avènement eschatologique du Royaume, dans la Jérusalem céleste. Le chrétien est en exil sur cette terre qui sera, jusqu’à la fin des temps, une terre marquée par la guerre, le mal, souffrance et la mort. C’est là, non pas un pessimisme exagéré, mais le vrai réalisme chrétien.

Alors bien sûr, il est naturel pour l’Eglise en général et le Saint-Siège en particulier d’œuvrer pour la paix entre les peuples. Les papes l’ont toujours fait! Mais sans illusions. En tant que chrétiens nous ne croyons pas à un paradis terrestre, un monde sans guerre qui serait obtenu par l’œuvre combinée des hommes. Cela n’arrivera jamais! L’espérance chrétienne n’est pas la croyance en une utopie illusoire, en un messianisme terrestre.

De même ce n’est pas à nous de « construire l’Eglise ». L’Eglise n’est pas l’œuvre de nos mains. Réalité humano-divine, elle est l’œuvre du Christ vrai Dieu et vrai homme. C’est lui qui construit, sur le fondement de la foi de Pierre, et non pas nous. L’Eglise est un mystère qui se reçoit et dont on est membre, pas un chantier perpétuel en cours de construction par les humains.

Maintenant, ce genre d’homélie est « grand public », dans le contexte d’aujourd’hui inévitablement il ne peut être fait que de propos convenus. Mais c’est vrai que ces approximations théologiques que l’on entend en boucle de la bouche des papes depuis le Concile ont quelque chose de désagréable.

Laissons toujours au nouveau pape le bénéfice du doute et même l’a priori favorable et attendons la suite.
images/icones/carnet.gif  ( 987686 )ce matin par Réginald (2025-05-19 10:28:05) 
[en réponse à 987655]

Voici ce qu'il a déclaré ce matin



Mon élection a eu lieu alors que l'on célèbre le 1700e anniversaire du Premier Concile Œcuménique de Nicée. Ce Concile représente une étape fondamentale pour l'élaboration du Credo partagé par toutes les Églises et communautés ecclésiales. Alors que nous sommes en chemin vers le rétablissement de la pleine communion entre tous les chrétiens, nous reconnaissons que cette unité ne peut être qu'une unité dans la foi. En tant qu'Évêque de Rome, je considère comme l'un de mes devoirs prioritaires la recherche du rétablissement de la pleine et visible communion entre tous ceux qui professent la même foi en Dieu Père et Fils et Saint-Esprit.

En réalité, celle pour l'unité a toujours été une de mes préoccupations constantes, comme en témoigne la devise que j'ai choisie pour le ministère épiscopal : In Illo uno unum, une expression de Saint Augustin d'Hippone qui rappelle que nous aussi, bien que nombreux, « en cet unique – c'est-à-dire le Christ – nous sommes un » (Enarr. in Ps., 127, 3). Notre communion se réalise, en effet, dans la mesure où nous convergons dans le Seigneur Jésus. Plus nous sommes fidèles et obéissants à Lui, plus nous sommes unis entre nous. Par conséquent, en tant que chrétiens, nous sommes tous appelés à prier et à travailler ensemble pour atteindre pas à pas cet objectif, qui est et reste l'œuvre de l'Esprit Saint.

images/icones/carnet.gif  ( 987696 )Il demeure néanmoins une ambiguïté par Candidus (2025-05-19 11:29:22) 
[en réponse à 987686]

Léon semble considérer que les chrétiens sont en recherche d'unité ("en tant que chrétiens, nous sommes tous appelés à prier et à travailler ensemble pour atteindre pas à pas cet objectif"). Qui souffre d'une absence d'unité ? Tous les chrétiens ? Y compris les catholiques ? Où seulement ceux qui ont rompu l'unité primitive ?

L'Église a toujours été très claire sur ce point : elle est une, il ne lui manque rien, ce sont les communautés qui se sont séparées d'elle qui souffrent d'une carence d'unité, pas "l'Eglise UNE, sainte, catholique et apostolique". Et ceci en dépit des fautes de ses membres qui ont pu favoriser la perte de l'unité par les hérétiques et schismatiques. Ces fautes peuvent faire l'objet d'excuses ; elles ont pu constituer des circonstances atténuantes pour ceux qui ont rompu l'unité, mais il ne peut pas en avoir résulté pour l'Eglise une perte de son unité.
images/icones/carnet.gif  ( 987703 )Une Église une, mais une chrétienté divisée par Réginald (2025-05-19 12:03:17) 
[en réponse à 987696]

Lorsque le Pape affirme que « les chrétiens sont appelés à rechercher l’unité », cela ne signifie en aucun cas que l’Église catholique aurait perdu son unité. Une telle interprétation serait contraire à la foi. En dépit des divisions visibles entre les baptisés, l’Église demeure Une, Sainte, Catholique et Apostolique, car elle est le Corps du Christ, animé et vivifié par l’Esprit Saint. Ce qui est blessé, ce n’est pas l’unité intrinsèque de l’Église, mais la manifestation visible de cette unité dans la réalité concrète du monde chrétien.

C’est pourquoi l’Église s’engage dans le dialogue œcuménique : non pour réparer une unité qu’elle aurait perdue — car elle la possède toujours en plénitude — mais pour œuvrer au rétablissement de la pleine communion avec les chrétiens séparés, appelés à revenir à cette unité qui subsiste en elle seule. Cf. Dominus Jesus
images/icones/hein.gif  ( 987656 )Liturgie ? par Roger (2025-05-18 18:51:42) 
[en réponse à 987646]

Merci beaucoup pour cette communication.

Pour ma part j'ai regardé une partie de la messe.

J'ai noté un large usage du latin ainsi que l'emploi de la prière eucharistique 1.

Mais je ne me souviens pas des détails des messes de Jean Paul II Benoît XVI et François.
images/icones/neutre.gif  ( 987669 )Apparemment par Justin Petipeu (2025-05-18 22:42:31) 
[en réponse à 987656]

Sur le plan liturgique, cela ne cesse de se paupériser...Même l'intronisation de François avait plus d'allure. La seule différence est que Léon latinise, qu'il chante et qu'il génuflecte.
Après, ce n'est pas étonnant après 12 années de n'importe quoi. Le niveau ne cesse de baisser.
images/icones/hein.gif  ( 987675 )Pourriez-vous préciser ? par Roger (2025-05-19 00:57:39) 
[en réponse à 987669]

En quoi voyez vous le niveau baisser?
images/icones/carnet.gif  ( 987702 )La paramentique par Candidus (2025-05-19 11:53:36) 
[en réponse à 987675]

La basilique St Pierre possède des trésors en terme de paramentique, Benoît XVI en avait ressorti quelques-uns des tiroirs poussiéreux, pourquoi à l'occasion de cette cérémonie avoir choisi d'utiliser des ornements dépourvus de toute valeur artistique ?

Toujours cette lubie consistant à opposer la pauvreté en esprit à la splendeur liturgique. Saint Jean-Marie Vianney, St François d'Assise, priez pour nous.

Toujours cette incapacité à distinguer la pratique de la vertu de pauvreté par l'individu, avec l'exaltation de la fonction que le même individu incarne.

Et cela est valable pour toutes les fonctions. Nous avons tous connu dans notre jeunesse ces professeurs "cool", qui se laissaient tutoyer et s'habillaient comme des adolescents et puis d'autres, qui vouvoyaient les élèves, et ne seraient jamais venus en classe sans leur cravate. Bien des années plus tard quand vous repensez à eux et faites le bilan de ce que les uns et les autres vous ont apporté, vous ne pouvez que constater que ce sont ceux qui incarnaient le mieux leur fonction qui ont eu l'impact le plus bénéfique sur vous.
images/icones/iphone.jpg  ( 987771 )Paramentique par Signo (2025-05-19 19:03:22) 
[en réponse à 987702]

La paramentique utilisée pour cette célébration m’a paru convenable, d’une belle sobriété, notamment la chasuble du pape, les dalmatiques, etc. Je regrette en revanche effectivement l’absence de croix au centre de l’autel, et le fait que la préface et les oraisons n'aient pas été chantées.

Benoit XVI, du fait de ses origines bavaroises, avait un gout prononcé pour les ornements baroques. Mais ressortir certains des ornements les plus somptueux (fanon papal, trône richement orné, etc) a été à mon point de vue une erreur dans le contexte actuel : non seulement ce faste n’est plus compris, mais il risque même de provoquer une réaction de dégout et de rejet. Le misérabilisme de Francois a, à mon avis, été en partie une réaction au faste de l’époque Benoit XVI. E finito il carnevale…

Il va falloir réellement arrêter d’associer messe traditionnelle et faste baroque ou paramentique rigide néo-sulpicienne. Il suffit de regarder les fresques antiques ou les statues médiévales pour se rendre compte que le type de chasuble le plus ancien et traditionnel est la chasuble dite « gothique ». La messe traditionnelle peut être célébrée avec une paramentique d’une grande sobriété, ce qui n’est pas incompatible avec la beauté et même la splendeur, comme le prouve la paramentique des monastères, tout à fait transposable dans un contexte séculier et paroissial. On est pas obligé d’utiliser systématiquement la paramentique lourde, rigide et médiocre du XIXe siècle intransigeant, enfermant ainsi la liturgie traditionnelle dans une époque donnée, et qui est loin d’avoir été son âge d’or.

Exemple
images/icones/iphone.jpg  ( 987799 )Adapter au lieu par Adso (2025-05-20 08:43:44) 
[en réponse à 987771]

Néogothique dans une église Romane, neo ou gothique, baroque dans une église baroque …
Bon, nous n’irons pas jusqu’à la tenue de cosmonaute dans les choux à la crème bétonnés qui servent d’églises…
images/icones/hum2.gif  ( 987801 )Le plus dommageable par Bibracte (2025-05-20 08:54:49) 
[en réponse à 987771]

N'était pas de ressortir le fanon (d'ailleurs également utilisé à l'occasion par Jean-Paul II), ni tout autre ornement liturgique ayant sa symbolique propre, mais plutôt, en effet, de faire revenir en grâce une esthétique post-tridentine que presque personne ne trouve belle aujourd'hui, avec profusion de dentelles et chasubles XIXe.

L'exemple typique étant la messe d'ordination épiscopale de Mgr Ganswein, que Frédéric Martel qualifiera de "fellinienne" dans son brulôt Sodoma.
images/icones/carnet.gif  ( 987704 )mes impressions par Réginald (2025-05-19 12:16:36) 
[en réponse à 987675]

Pour ma part, bien que j’aie trouvé la liturgie à peu près correcte, plusieurs éléments m’ont moins convaincu :

La parementique et la férule, qui étaient celles de Jean-Paul II, ne m’ont pas du tout séduit. En revanche, la chasuble portée lors de la messe qui a suivi le conclave, plus moderne, était plus belle.

J’ai également regretté la disparition de la croix placée au centre de l’autel.

Le trône pontifical utilisé par François lors de sa messe d’intronisation, qui était franchement une réussite, n’était plus présent.

Enfin, l’absence de chant pour la préface m’a semblé dommageable, car cela aurait renforcé la solennité de la célébration.

Il convient de rappeler que lors de la cérémonie d’intronisation de François, Mgr Marini officiait comme cérémoniaire et que l’on venait tout juste de quitter le pontificat de Benoît XVI. Depuis lors, le style liturgique a mal évolué sous l’impulsion du pontificat de François.
images/icones/carnet.gif  ( 987730 )Nous verrons bien avec le choix du cérémoniaire par Adso (2025-05-19 15:19:15) 
[en réponse à 987704]

pontifical... en espérant que l'actuel soit muté ailleurs !
images/icones/neutre.gif  ( 987734 )Il risque de rester assez longtemps par Bibracte (2025-05-19 15:34:40) 
[en réponse à 987730]

Benoît XVI avait supporté Piero Marini pendant deux ans, et François a gardé Guido Marini pendant 9 ans.

Il ne faut pas s'attendre à des bouleversements rapides.
images/icones/neutre.gif  ( 987797 )En plus de ce qui a été dit par Justin Petipeu (2025-05-20 07:55:34) 
[en réponse à 987675]

Vous remarquerez que les parapluies jaunes et blancs qui faisaient office d'ombellino au-dessus des ciboires lors de la communion ont disparu. Et le trône pontifical commence à ressembler furieusement à un fauteuil de salon de jardin.
La "simplicité" louée par certains ici et que j'appelle paupérisme n'a pas sa place un jour d'intronisation. Ou alors que sera le reste des cérémonies ? Simplissime ?

Je sais bien que Léon hérite de 13 années de François mais l'on voit bien que la tendance générale est toujours à la baisse. Pourquoi louer la majesté et la grandeur des liturgies orientales, alors ?