Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=987280
images/icones/vatican.gif  ( 987280 )Discours du Pape Léon XIV au Collège des Cardinaux par Bibracte (2025-05-10 17:52:55) 

ICI

Le Pape réhabilite notamment son titre de "Vicaire du Christ".



Merci beaucoup, Éminence. Avant de prendre place, commençons par une prière, en demandant au Seigneur de continuer à accompagner ce Collège et surtout toute l'Église dans cet esprit, avec enthousiasme, mais aussi avec une foi profonde. Prions ensemble en latin.

Pater noster… Ave Maria…

Dans la première partie de cette rencontre, il y aura une petit discours avec quelques réflexions que j'aimerais partager avec vous. Mais ensuite, il y aura une deuxième partie, un peu comme l'expérience que beaucoup d'entre vous ont demandée, une sorte de partage avec le Collège cardinalice afin de pouvoir entendre quels conseils, suggestions, propositions, des choses très concrètes, dont on a déjà un peu parlé dans les jours qui ont précédé le Conclave.

Frères Cardinaux !

Je vous salue et vous remercie tous pour cette rencontre et pour les jours qui l'ont précédée, douloureux pour la perte du Saint-Père François, exigeants en raison des responsabilités que nous avons affrontées ensemble et en même temps, selon la promesse que Jésus lui-même nous a faite, riches en grâces et en consolations dans l'Esprit (cf. Jn 14, 25-27).

Vous êtes, chers Cardinaux, les plus proches collaborateurs du Pape, et c'est pour moi un grand réconfort dans l'acceptation d'un fardeau qui est manifestement bien au-delà de mes forces, comme de celles de n'importe qui d'autre. Votre présence me rappelle que le Seigneur, qui m'a confié cette mission, ne me laisse pas seul pour en porter la responsabilité. Je sais avant tout que je peux toujours, toujours, compter sur son aide, l’aide du Seigneur, et, par sa Grâce et sa Providence, sur votre proximité et celle de nombre de frères et sœurs qui, dans le monde entier, croient en Dieu, aiment l'Église et soutiennent le Vicaire du Christ par la prière et les bonnes œuvres.

Je remercie le Doyen du Collège des Cardinaux, le Cardinal Giovanni Battista Re – il mérite un applaudissement, un au moins sinon plus – dont la sagesse, fruit d'une longue vie et de nombreuses années de service fidèle au Siège Apostolique, nous a beaucoup aidés en cette période. Je remercie le Camerlingue de la Sainte Église romaine, le Cardinal Kevin Joseph Farrell – je crois qu’il est ici présent – pour le rôle précieux et exigeant qu'il a joué pendant la vacance du Siège et la convocation du Conclave. J'adresse également mes pensées à mes frères cardinaux qui, pour des raisons de santé, n'ont pu être présents et je m'associe à eux en communion d'affection et de prière.

En ce moment, à la fois triste et heureux, providentiellement enveloppé de la lumière de Pâques, je voudrais que nous regardions ensemble le départ du regretté Pape François et le Conclave comme un événement pascal, l'étape d'un long exode à travers lequel le Seigneur continue de nous guider vers la plénitude de la vie ; et dans cette perspective, nous confions au « Père miséricordieux et Dieu de toute consolation » (2 Co 1, 3) l'âme du défunt Pontife et aussi l'avenir de l'Église.

Le Pape, depuis saint Pierre jusqu'à moi, son indigne successeur, est un humble serviteur de Dieu et de ses frères, et rien d'autre. Les exemples de tant de mes prédécesseurs l'ont bien montré, et plus récemment celui du Pape François lui-même, avec son style de dévouement total dans le service et de sobre manière d'être dans la vie, d'abandon à Dieu pendant le temps de la mission et de confiance sereine au moment du retour à la maison du Père. Recueillons ce précieux héritage et remettons-nous en route, animés par la même espérance qui naît de la foi.

C'est le Ressuscité, présent parmi nous, qui protège et guide l'Église et qui continue à la faire revivre dans l'espérance, par l'amour « répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 5). Il nous appartient de nous faire les auditeurs dociles de sa voix et les ministres fidèles de ses desseins de salut, en nous rappelant que Dieu aime se communiquer, plus que dans le fracas du tonnerre et des tremblements de terre, dans le « murmure d'une brise légère » (1 R 19, 12) ou, comme certains le traduisent, dans une « voix subtile de silence ». Telle est la rencontre importante, à ne pas manquer, à laquelle il faut éduquer et accompagner tout le saint peuple de Dieu qui nous est confié.

Ces derniers jours, nous avons pu voir la beauté et sentir la force de cette immense communauté qui a salué et pleuré son pasteur avec beaucoup d'affection et de dévotion, l'accompagnant avec foi et prière au moment de sa rencontre définitive avec le Seigneur. Nous avons vu quelle est la véritable grandeur de l'Église, qui vit dans la diversité de ses membres unis à l'unique Tête, le Christ, « pasteur et gardien » (1P2,25) de nos âmes. Elle est le sein dans lequel nous sommes engendrés et, en même temps, le troupeau (cf. Jn 21, 15-17), le champ (cf. Mc 4, 1-20) qui nous est donné pour que nous le soignions et le cultivions, que nous le nourrissions des sacrements du salut et que nous le fécondions avec la semence de la Parole, de sorte que, ferme dans la concorde et enthousiaste dans la mission, il puisse marcher, comme autrefois les Israélites dans le désert, à l'ombre de la nuée et à la lumière du feu de Dieu (cf. Ex 13, 21).

Et à cet égard, je voudrais que nous renouvelions ensemble, aujourd'hui, notre pleine adhésion au chemin que l'Église universelle suit depuis des décennies dans le sillage du Concile Vatican II. Le Pape François en a magistralement rappelé et actualisé le contenu dans l'Exhortation apostolique Evangelii gaudium, dont je voudrais souligner quelques aspects fondamentaux : le retour à la primauté du Christ dans l'annonce (cf. n° 11) ; la conversion missionnaire de toute la communauté chrétienne (cf. n° 9) ; la croissance dans la collégialité et la synodalité (cf. n° 33); l'attention au sensus fidei (cf. nos 119-120), en particulier dans ses formes les plus authentiques et les plus inclusives, comme la piété populaire (cf. n° 123) ; l'attention affectueuse aux plus petits et aux laissés-pour-compte (cf. n° 53) ; le dialogue courageux et confiant avec le monde contemporain dans ses diverses composantes et réalités (cf. n° 84 ; Concile Vatican II, Constitution pastorale Gaudium et spes, 1-2).

Il s'agit de principes évangéliques qui ont toujours animé et inspiré la vie et l'œuvre de la Famille de Dieu, de valeurs à travers lesquelles le visage miséricordieux du Père s'est révélé et continue de se révéler dans le Fils fait homme, espérance ultime de quiconque recherche sincèrement la vérité, la justice, la paix et la fraternité (cf. Benoît XVI, Lett. enc. Spe salvi, 2 ; François, Bulle Spes non confundit, n. 3).

C'est précisément parce que je me sens appelé à poursuivre dans ce sillage que j'ai pensé à prendre le nom de Léon XIV. Il y a plusieurs raisons, mais principalement parce que le Pape Léon XIII, avec l'encyclique historique Rerum novarum, a abordé la question sociale dans le contexte de la première grande révolution industrielle ; et aujourd'hui l'Église offre à tous son héritage de doctrine sociale pour répondre à une autre révolution industrielle et aux développements de l'intelligence artificielle, qui posent de nouveaux défis pour la défense de la dignité humaine, de la justice et du travail.

Chers frères, je voudrais conclure cette première partie de notre rencontre en faisant mien - et en vous proposant également - le souhait que saint Paul VI, en 1963, plaçait au début de son ministère pétrinien : « Qu'elle passe sur le monde entier comme une grande flamme de foi et d'amour qui enflamme tous les hommes de bonne volonté, éclaire leurs chemins de collaboration mutuelle et attire sur l'humanité, encore et toujours, l'abondance de la divine complaisance, la puissance même de Dieu, sans l'aide duquel rien n'est valable, rien n'est saint » (Message à toute la famille humaine Qui fausto die, 22 juin 1963).

Que ces sentiments soient aussi les nôtres, à traduire en prière et en engagement, avec l'aide du Seigneur. Merci

!

images/icones/vatican.gif  ( 987281 )Blason du Saint-Père Léon XIV par Rémi (2025-05-10 19:17:02) 
[en réponse à 987280]

images/icones/carnet.gif  ( 987284 )La Sainte Vierge, St Augustin, et l'union dans le Christ par Meneau (2025-05-10 19:55:09) 
[en réponse à 987281]

Intéressant programme !

Cordialement
Meneau
images/icones/info2.gif  ( 987285 )C'est son blason épiscopal par Ptitlu (2025-05-10 20:19:32) 
[en réponse à 987284]

Le lys de la sainte vierge de l'Immaculée conception patronne de Chiclayo (et une allusion à ses origines Louisianaises/françaises?), l'autre partie venant des Augustins.

Sa devise est aussi tirée de St Augustin.

In illo uno unum.

images/icones/carnet.gif  ( 987289 )Non par Meneau (2025-05-10 21:33:08) 
[en réponse à 987285]

Son blason épiscopal ne comportait évidemment pas les clés.

Cordialement
Meneau
images/icones/fleche2.gif  ( 987282 )Vatican II par AVV-VVK (2025-05-10 19:24:53) 
[en réponse à 987280]

Reste la bousssole:
Et à cet égard, je voudrais que nous renouvelions ensemble, aujourd'hui, notre pleine adhésion au chemin que l'Église universelle suit depuis des décennies dans le sillage du Concile Vatican II.

Un rappel aux "autres"...
images/icones/fleche2.gif  ( 987303 )Très clair par Lycobates (2025-05-10 23:38:00) 
[en réponse à 987282]

Vous m'avez devancé, cher ami. J'allais relever ce passage.

Ce passage, le plus important du discours, est la clef qui nous indique que rien ne changera sur le fond.
Un discours plurilingue, mais pas en latin, comme jadis les discours des Papes au collège des cardinaux. Il fut un temps que les Papes savaient parler en latin, et les cardinaux pouvaient le comprendre.

Nous le savons maintenant : le Brigandage du Vatican (1962-1965) restera le fondement de l'Église conciliaire pour des années à venir, alors que sa cassation en bonne et due forme (avec tout ce qui s'est ensuivi) serait la toute première chose à faire pour un Pape de l'Église catholique.

Cela suffit à chacun de nous pour se positionner.
images/icones/carnet.gif  ( 987310 )Il vous en faut bien peu ! par Meneau (2025-05-11 08:52:18) 
[en réponse à 987303]

Même pas nécessaire de proférer explicitement et avec pertinacité une hérésie ? Le simple fait de ne pas "casser" purement et simplement Vatican II le lendemain de l'élection suffit pour vous à faire de lui un hérétique ?

C'est assez désespérant. Si vous attendez toujours du nouveau pape que sa première déclaration soit un discours fracassant jetant aux orties l'intégralité de Vatican II et des quatre pontificats précédents, vous vous bercez d'illusions. D'une part on voit mal comment un tel pape pourrait être élu, d'autre part je ne vois pas trop comment il pourrait gouverner, et enfin même, je ne donnerais malheureusement pas cher de sa vie.

Ceci dit à vue humaine uniquement, certes. Mais il n'est pas interdit d'être un peu réaliste. Pour le coup, votre positionnement manichéen me paraît assez simpliste et "confortable". Plus besoin d'attendre réellement un pape, ça n'arrivera jamais, sauf miracle éclatant.

Cordialement
Meneau
images/icones/1d.gif  ( 987321 )Mais c'est plus incroyable que cela par Jean-Paul PARFU (2025-05-11 12:58:29) 
[en réponse à 987310]

Cher Meneau. Pour Lycobates, si je comprends bien, Léon XIV n'est pas pape parce qu'il ne prononce pas sa première homélie, devant le Sacré Collège, en latin !
images/icones/hein.gif  ( 987336 )"bien peu" ? par Lycobates (2025-05-11 18:13:04) 
[en réponse à 987310]

"bien peu" ?
Vous m'étonnez, cher Meneau, on vous a vu plus perspicace et plus équitable en taxant ce que vous nommeriez je suppose "la position sédévacantiste" (p.ex. ICI, sans que nous puissions la développer ici), alors qu'elle n'est autre chose que la position catholique (notamment ecclésiologique), appliquée correctement aux circonstances inhabituelles que nous connaissons.
(Si j'étais Irlandais, j'appellerais ces circonstances "The Troubles", avec un understatement tout anglais et digne du Royaume jadis vraiment et glorieusement Uni.)

"Bien peu" vous disiez. C'est tout le contraire. Ce qui a été dit et proclamé, programmatiquement, dans ce discours, avec une clarté souhaitable, ne saurait être plus complet. Embrasser avec une "pleine adhésion" toutes les hérésies et erreurs du Conciliabule, s'inscrire à nouveau dans ce "chemin" qui a conduit l'Église visible à son quasi-anéantissement, et là où elle fait encore nombre, à une défiguration diabolique, se vouer à sa continuation, et, cela s'ensuit logiquement, vouloir l'imposer à tous qui se trouvent dans son obédience, vous appelez ça "bien peu" ?
Alors que tout le combat "tradi" s'enracine dès le début dans l'opposition au maudit "Vatican II" et ses réformes, il est même impensable sans, comme en fait état la déclaration de novembre 1974 de Mgr Lefebvre, qui témoigne de ses lucida intervalla theologica, entre autres. Si tout cela est désormais "bien peu", vous pouvez fermer votre misérable boutique tradie et vous concentrer sur les questions qui intéressent les magazines de salons de coiffure : l'écu des imposteurs, le nombre de leurs dentelles, la croix ou son absence sur la table de leurs réunions (nous l'appelons "Kekstisch"), le fait s'ils célèbrent ou pas "nates versus Deum", sans oublier l'étole brodée, les appartements où ils vont habiter, et le sort de Castel Gandolfo.

J'avais fait référence à l'usage historique du latin pendant les consistoires ou les discours des papes au collège des cardinaux (ce n'est pas d'actualité), et c'était en pensant au remarquable Léon XIII, un latiniste depuis lors inégalé parmi ses successeurs, dont visiblement un "Léon XIV" n'est pas.
JP Parfu, toujours prompt à caricaturer indécemment les propos d'autrui quand il ne saisit rien (ou ne veut rien saisir, car son problème, je le crois, n'est pas intellectuel, mais moral), ou quand son discours tradi plutôt limité se plante, n'avait pas vu le rapport. Dommage.

Mais vraiment il n'y a rien de "désesperant", pour qui à la foi en l'Église et la foi de l'Église, ni pour autant, il est vrai, de "confortable" en cette position "sédévacantise" : devoir se lever tout les jours, surtout quand on est prêtre, mais aussi en tant que simple fidèle, en devant se remettre à l'esprit la situation non-canonique et insoluble dans laquelle on est forcé ! Puisque nul autre que votre "sédévacantiste" est plus imbu et marqué du dogme, car c'en est un : "subesse Romano pontifici omni humanae creaturae declaramus, dicimus et diffinimus omnino esse de necessitate salutis" (nous déclarons, disons, définissons qu'il est absolument nécessaire au salut à tout homme d'être soumis au Pontife Romain); dogme qui est précisément, avec d'autres, notamment ceux du concile du Vatican, bien compris sans déformation gallicane ou libérale, à la base et la raison d'être du constat "sédévacantiste".
images/icones/neutre.gif  ( 987345 )Je ne me berce pas d'illusions par Meneau (2025-05-11 20:25:07) 
[en réponse à 987336]

et c'est bien la raison pour laquelle vous ne trouverez d'autre intervention de ma part concernant le nouveau pape que des considérations héraldiques sans réelle importance.

Mais "pleine adhésion au chemin que l'Église universelle suit depuis des décennies dans le sillage du Concile Vatican II", ça peut vouloir dire à peu près tout ce qu'on veut, et tant que l'intéressé n'a pas démontré par des paroles ou des écrits ce qu'il entendait par là, vous ne pouvez faire de cette phrase une hérésie pertinace suffisante à elle seule à remettre en question l'occupant du siège de Pierre.

Si j'ai mis "confortable" entre guillemets, c'est parce que je sais bien que cette position n'est pas confortable, à commencer par votre périple dominical hebdomadaire.

Néanmoins, votre jugement hâtif concernant le nouveau pape me semble "confortable" au sens où il vous dispense a priori d'analyser plus avant les positions de l'intéressé. Le dogme dont vous parlez devrait pourtant toujours vous obliger à un a priori positif.

Enfin, vous ne répondez pas la question induite par mon post précédent : attendez-vous vraiment d'un nouveau pape que "sa première déclaration soit un discours fracassant jetant aux orties l'intégralité de Vatican II et des quatre pontificats précédents" ? Ou bien croyez-vous que la voix divine se fera entendre depuis un nuage sur toute la terre et portera "ex nube" condamnation de Vatican II et des pontificats précédents à défaut d'avoir une condamnation ex cathedra ?

Ce n'est pas comme cela que j'imagine possible le redressement de l'Eglise. Je ne crois pas la chose possible. Sans doute un manque de Foi de ma part, direz-vous.

Cordialement
Meneau
images/icones/fleche2.gif  ( 987357 )précisions par Lycobates (2025-05-11 23:06:11) 
[en réponse à 987345]


Mais "pleine adhésion au chemin que l'Église universelle suit depuis des décennies dans le sillage du Concile Vatican II", ça peut vouloir dire à peu près tout ce qu'on veut



Non, "pleine adhésion au ... Concile Vatican II" veut dire "pleine adhésion au ... Concile Vatican II", si les mots ont un sens.


votre jugement hâtif concernant le nouveau pape me semble "confortable" au sens où il vous dispense a priori d'analyser plus avant les positions de l'intéressé



Le jugement n'est pas hâtif dans la mesure où l'intéressé n'est pas un inconnu au bataillon moderniste. Il est loin d'être une ardoise vierge.
C'est une créature bergoglienne qui a présidé pendant deux ans à la politique de nominations d'évêques bergogliens, pour ne dire que ça.

Mais, rassurez-vous, je suis ouvert à des agréables surprises, si le jugement, quoique non hâtif, devait être revu et corrigé.
Mais je crois plutôt que les surprises seront d'un autre ordre, comme disait Candidus d'emblée : la crise continue.


attendez-vous vraiment d'un nouveau pape que "sa première déclaration soit un discours fracassant jetant aux orties l'intégralité de Vatican II et des quatre pontificats précédents" ?



Oui.
J'attends d'un nouveau Pape qu'il annonce d'emblée, au moins son intention, de ce faire; en annonçant p.ex. la création d'une commission cardinalice de théologiens avérés pour examiner l'orthodoxie des textes du conciliabule et la légitimité et la validité des sacrements réformés et du code de 1983. Ces travaux existent déjà en grande partie et pourront être repris et validés par l'autorité compétente dans des délais très raisonnables (quelques mois), par des constitutions apostoliques (du type Auctorem fidei).
Entretemps une multitude de réformes et mesures intermédiaires et temporaires pourrait être décidée par Motu proprio.
Par exemple la remise en pratique directe du code de 1917, avec un moyen de recours aussi direct au Saint Office ou la Pénitencerie ou un autre tribunal pour des cas de conscience (avec nos moyens de communication, cela peut se faire et se décider dans quelques heures), par exemple l'interdiction de citer ou de faire valoir comme autorité les textes du conciliabule pendant que siège pour en juger la commission cardinalice, par exemple l'interdiction immédiate d'user les livres des sacrements réformés et l'interdiction immédiate d'user les livres catholiques pour qui est ordonné ou sacré selon les nouveaux. Et je pourrais imaginer encore d'autres choses.

Tout cela entraînerait bien entendu un méga-schisme, mais qui n'est pas nouveau : il existe déjà maintenant dans les faits.
Il se consacrerait simplement par une formalisation visible, en nous réduisant probablement au 5% ou moins, avec une perte notable de biens meubles et immeubles, comme en France en 1905. Dans certains cas et certains pays il faudra recommencer à zéro.
Mais qu'est-ce que cela fait? Pensez à St Matthieu 16,26.

Si la chose est possible ? je l'ignore, mais le fait est qu'un jour (peut-être celui du Jugement Dernier) elle doit se faire et elle se fera.
images/icones/carnet.gif  ( 987362 )Superbe par Halbie (2025-05-12 09:12:29) 
[en réponse à 987357]

On signe où ?
images/icones/1n.gif  ( 987374 )C'est tentant... par Athanasios D. (2025-05-12 11:57:20) 
[en réponse à 987362]

images/icones/carnet.gif  ( 987386 )Votre main est rouge par Halbie (2025-05-12 14:28:14) 
[en réponse à 987374]

Vous avez des soucis de santé ?
images/icones/carnet.gif  ( 987480 )Vous faites mal à ne pas vous bercer d'illusions par Marco Antonio (2025-05-14 14:09:34) 
[en réponse à 987345]


Mais "pleine adhésion au chemin que l'Église universelle suit depuis des décennies dans le sillage du Concile Vatican II", ça peut vouloir dire à peu près tout ce qu'on veut, et tant que l'intéressé n'a pas démontré par des paroles ou des écrits ce qu'il entendait par là, vous ne pouvez faire de cette phrase une hérésie pertinace suffisante à elle seule à remettre en question l'occupant du siège de Pierre.



Cette affirmation ne fait pas grand honneur à votre intelligence, Monsieur.

Vous savez très bien que pour tout sédévacantiste et pour tout traditionaliste Vatican II enseigne des erreurs/hérésies, puisqu'il n'y a pas d'interprétation compatible avec la foi catholique des tristement fameux "points de rupture". Par conséquent, lui apporter un total soutien revient à perpétuer ces erreurs/hérésies.

Vatican II c’est aussi le principe et le « cœur théologique » de la crise actuelle dans l’Église. Il contient virtuellement « toute la crise ». C'est le principe, la racine, de la religion Novus Ordo. Pas de concile, pas de messe du concile. Pas de concile, pas de François et des ces doctrines.


Enfin, vous ne répondez pas la question induite par mon post précédent : attendez-vous vraiment d'un nouveau pape que "sa première déclaration soit un discours fracassant jetant aux orties l'intégralité de Vatican II et des quatre pontificats précédents" ? Ou bien croyez-vous que la voix divine se fera entendre depuis un nuage sur toute la terre et portera "ex nube" condamnation de Vatican II et des pontificats précédents à défaut d'avoir une condamnation ex cathedra ?



Je sais que la moqueuse question n'est pas adressée à moi, mais je crois ne pas être loin de ce que pense Lycobates lui-même en vous disant que ce que j'attends personnellement, c'est que le Seigneur, directement ou par l'intermédiaire de son Vicaire, dise à la mer et aux vents de se calmer.

Le « pontificat » de Bergoglio a réveillé de nombreux cœurs sur la réalité de Vatican II et la crise actuelle. Qui sait, peut-être que d’autres « pontificats » de ce style auraient pu conduire à la conversion de secteurs de l’épiscopat et du cardinalat. L'attitude de François faisait des « miracles ».

Avec Léon XIV, le chemin vers la Résurrection semble plus tortueux et douloureux (toujours humainement parlant). Même un gramme d’ambiguïté (et il y en a bien plus ici) peut être un somnifère très puissant pour la vaste foule des demi-dormeurs.


Je ne me berce pas d'illusions et c'est bien la raison pour laquelle vous ne trouverez d'autre intervention de ma part concernant le nouveau pape que des considérations héraldiques sans réelle importance.



Vous faites mal, Monsieur, à ne pas vous bercer d'illusions. À mon avis, les gens qui ont des idées comme les vôtres peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Bien plus, ils peuvent nourrir de très légitimes espoirs de recevoir bientôt un large faculté de faire ce qu’ils veulent en matière liturgique, à condition d’approuver la religion Novus Ordo. Ils verront briller les vêtements traditionnels dans les plus belles églises, tandis qu'ils adhéreront pleinement aux doctrines de Vatican II et à tout ce que Léon XIV voudra, sur cette base, enseigner en matière de foi et de morale au monde*. Il s'appelle do ut des (de la part de 'Rome'), Monsieur **. Mais c'est que ces gens donnent, c'est beaucoup. C'est, objectivement, leur foi.

Bien cordialement
Marco Antonio



*Plus j’y pense, plus je suis convaincu que tout cela a été soigneusement planifié par les cardinaux les plus avertis et, qui sait, peut-être avec l’approbation des cardinaux conservateurs.

La rapidité de l'élection parle dans ce sens. Et tout semble trop soigneusement étudié.

Objectif : récupérer à la révolution les milieux que Bergoglio avait le plus durement frappés. Ce sont, après tout, les conservateurs et ceux qu'on appelle aux États-Unis les « semi-trads » (certainement pas les lefebvriens, très bien traités par Bergoglio, et les sédévacantistes, numériquement insignifiants et probablement considérés comme « irréductibles »). Trop de gens se réveillaient.

En bref, il ne s'agit pas d'une simple et attendue « réaction humaine » face à Bergoglio, mais d'une opération politique calculée. Ce qui me fait penser à de grandes concessions au monde conservateur et ex ecclesia Dei/summorum pontificum.

** Ce n’est pas nouveau, cela se produisait sous le même François, mais sa stratégie pour détruire la foi était directe et aggressive et avait rendu l’air suffocant pour ces gens.
images/icones/musique.gif  ( 987339 )C'est vous qui vous bercez d'illusion ! par N.M. (2025-05-11 18:22:51) 
[en réponse à 987310]

La maladie dont souffre l'église conciliaire et ses hiérarques n'est pas un simple rhume des foins. Et on ne s'en purge point par de purs moyens humains.

Il ne s'agit pas d'une comédie de Molière où tout le monde se réconcilie in extremis.
images/icones/pelerouin1.gif  ( 987352 )Mais qui vous dit le contraire ? par Jean-Paul PARFU (2025-05-11 20:47:40) 
[en réponse à 987339]

En outre, vous constatez vous-même qu'il s'agit d'une maladie qui concerne toute la partie humaine de l'Eglise et non pas le seul pape !
images/icones/carnet.gif  ( 987286 )Lys blanc, fils de Saint-Augustin: l’emblème pontifical de Léon XIV par Velankanni (2025-05-10 20:29:57) 
[en réponse à 987280]

Article de Vatican News
images/icones/hum2.gif  ( 987287 )Pas de surprise sur la forme par Leopardi (2025-05-10 20:47:26) 
[en réponse à 987286]

Le changement de Benoit XVI de la tiare en mitre semble avoir été défintivement adoptée.
images/icones/1e.gif  ( 987295 )Comme ça ? par Meneau (2025-05-10 21:55:33) 
[en réponse à 987287]





Cordialement
Meneau
 ( 987296 )Ça c’est avant par Leopardi (2025-05-10 21:57:25) 
[en réponse à 987295]

Sa décision de changer
images/icones/1b.gif  ( 987298 )Non pas de changement par Meneau (2025-05-10 22:10:35) 
[en réponse à 987296]

Voir ICI


Aujourd'hui, à juste titre, la cérémonie avec laquelle le Souverain Pontife inaugure de manière solennelle son Pontificat ne s'appelle plus "couronnement", comme on le disait par le passé. En effet, la pleine juridiction du Pape commence au moment de son acceptation à l'élection faite par les Cardinaux en Conclave et non par un couronnement, comme pour les monarques civils. C'est pourquoi cette cérémonie est simplement appelée début solennel de son Ministère pétrinien, comme cela a été le cas pour Benoît XVI, le 24 avril dernier.

Le Saint-Père Benoît XVI a décidé de ne plus mettre la tiare dans son blason pontifical, mais de n'y placer qu'une simple mitre, qui n'est donc pas surmontée par une petite sphère et par une croix comme l'était la tiare. La mitre pontificale représentée dans son blason, en souvenir des symbolismes de la tiare, est d'argent et porte trois bandeaux d'or (les trois pouvoirs susmentionnés d'Ordre, de Juridiction et de Magistère), reliés verticalement entre eux au centre pour indiquer leur unité dans la même personne.



C'est juste que la paramenterie et l'art en général s'autorisent quelques libertés

Cordialement
Meneau
images/icones/carnet.gif  ( 987304 )Bah, c'est bien ce que je disais par Leopardi (2025-05-10 23:44:47) 
[en réponse à 987298]

Paul VI a abandonné la tiare comme couvre chef
Benoît XVI a abandonné la tiare en paramentique
images/icones/carnet.gif  ( 987311 )Je vous charriais évidemment par Meneau (2025-05-11 09:17:00) 
[en réponse à 987304]

D'où le choix de mes émitônes.

Oui, Benoît XVI a souhaité remplacer la tiare par une mitre sur ses armes, et ce, dès le début de son pontificat. Mais les représentations avec une tiare ne manquent pas pour autant.

Pour me faire pardonner, je vous recommande une page intéressante :
Liturgical Arts Journal

Cordialement
Meneau


images/icones/iphone.jpg  ( 987293 )Il a le beau sourire par Adso (2025-05-10 21:53:10) 
[en réponse à 987280]

De Jean-Paul Ier… Attendons …
images/icones/rose.gif  ( 987318 )Ah le bon Pape que voilà ! par Rémi (2025-05-11 11:49:52) 
[en réponse à 987293]





Où là ...
images/icones/iphone.jpg  ( 987337 )Ça a manor de rien par Adso (2025-05-11 18:20:56) 
[en réponse à 987318]

Mais Bergoglio faisait souvent une tête d’enterrement !
images/icones/iphone.jpg  ( 987338 )À l’air de rien par Adso (2025-05-11 18:21:58) 
[en réponse à 987337]

Foutue conque diabolique !
images/icones/1b.gif  ( 987341 )Bien plus grave !! par Rémi (2025-05-11 18:33:35) 
[en réponse à 987338]

Il ne montait pas d'équidés, lui, un Argentin !!