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Synodalité impossible pour Léon ? par Roger (2025-05-10 14:01:34)
Ou du moins difficile.
D'un côté, nous avons des progressistes qui veulent tout casser dans l'esprit protestant les neo catholiques californiens de Luc P).
D'un autre côté, un courant conservateur voire réactionnaire puissant en Afrique et qui monte en Europe et en Amérique du Nord- avec l'appui de certains gouvernements (Trump ou Meloni).
Je me demande si les progressistes pour garder le pouvoir ne vont pas devoir édulcorer la synodalité !

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édulcorer le "synodalisme" plutôt par Luc Perrin (2025-05-10 14:37:05)
[en réponse à 987270]
c'est probable.
Ben Harwell, correspondant européen - catholique britannique qui vit à Rome - du Steve Bannon's War Room décrivait le cardinal Prevost comme "toned down Francis" qu'on peut traduire par une version adoucie, édulcorée, sans flamboyance du pape François.
Au passage, Bannon avant l'entrée en conclave classait Prevost parmi les papabili hautement probables, et il était bien seul dans cette prévision qui s'est révélée exacte.
Harnwell souligne dans la foulée la crise budgétaire du Saint-Siège et François a sinon tari du moins singulièrement réduit le flux de $ des donateurs américains par ses prises de position, son anti-Trumpisme et son attitude pro Biden-Pelosi-Clinton sans retenue ni décence. Une tâche du premier pape états-unien sera peut-être de rétablir un peu de confiance parmi les fidèles américains.
La vision me semble pertinente et les premiers gestes du pape Léon XIV vont dans ce sens : un nom traditionnel, une tenue itou, un premier message "lisse" (A. Toscano), une première homélie assez remarquable qu'un Benoît XVI aurait pu rédiger.
Cela ne veut pas pour autant dire qu'il fera du Ratzinger sur le fond et qu'il prendra ses distances radicalement avec l'héritage bergoglien dont il a été un fervent partisan. Les choix de personne que le nouveau Pontife opérera en diront beaucoup plus sur les orientations de fond.
ps. la synodalité n'a jamais été appliquée par François : ses synodes ont été des caricatures de synodalité, tout étant ficelé en amont. Il s'agissait de promouvoir un néo-catholicisme néo-libéral sous les habits de la synodalité, un "synodalisme" plutôt.

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Ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain par Signo (2025-05-10 14:52:01)
[en réponse à 987270]
Si il s’avère que le nouveau pape soit clairement orthodoxe, et si le processus synodal va continuer, il faudra y participer.
Ne pas le faire serait laisser le processus aux mains des progressistes et laisser le pape seul face à la meute des révolutionnaires.
Si le pape Léon tend la main aux fidèles attachés à l’orthodoxie doctrinale et à la liturgie traditionnelle en relâchant la pression des restrictions, alors il faudra répondre en s’engageant dans le processus synodal, et en y faisant entendre notre voix.
Par ailleurs je pense qu’il y a de profonds changements à opérer dans l’Eglise, même si les changements réellement nécessaires ne sont pas forcément les mêmes que ceux promus par les progressistes.