Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=987064
images/icones/croix.gif  ( 987064 )Il y a 50 ans mourait un grand martyr de la foi par Alexandre (2025-05-07 20:42:45) 



Joseph MINDSZENTY est né en Hongrie le 29 mars 1892. Il fut ordonné prêtre en la fête du Sacré-Cœur de Jésus, le 12 juin 1915, et fut consacré évêque de Veszprem le 25 mars 1944. Du 27 novembre 1944 au 20 avril 1945, il est emprisonné par les nazis. Le pape Pie XII le nomma archevêque d’Esztergom et primat de Hongrie le 2 octobre 1945. Quelques mois plus tard, le 18 février 1946, le Saint-Père l’éleva au cardinalat. En posant le chapeau du cardinal sur sa tête, le pape Pie XII lui dit : « Parmi les trente-deux, vous serez le premier à souffrir le martyre dont cette couleur rouge est le symbole ».

Lorsque les communistes arrêtèrent le cardinal Mindszenty à Budapest le 26 décembre 1948, ses vingt-trois longues années de persécution, de souffrance et d’isolement forcé commencèrent. Tout au long de ses épreuves, il a été inébranlable dans sa foi, son espérance et son amour de Dieu.

À la demande du pape Paul VI, le cardinal Mindszenty quitta son pays, la Hongrie, toujours occupé par les communistes, le 29 septembre 1971, et s’installa à Vienne, en Autriche. Il y meurt à l’âge de 83 ans le 6 mai 1975.

En février 2019, le pape François a autorisé un décret déclarant que Mindszenty possédait les vertus théologale et morales à un degré « héroïque », ce qui lui vaut le titre de « vénérable » ; c'est la première étape majeure vers la béatification.

Aujourd’hui, le cardinal Mindszenty est enterré dans la basilique de l’Assomption, à Esztergom, en Hongrie, où les pèlerins visitent quotidiennement et demandent son intercession dans leurs besoins.

Source : Site internet de la Fondation Mindszenty
images/icones/hein.gif  ( 987066 )Son avis sur Vatican II par Alexandre (2025-05-07 20:52:19) 
[en réponse à 987064]

A propos : quelqu'un saurait-il ce que ce grand évêque a pensé du concile Vatican II ?
En effet, il fut empêché d'y participer, reclus qu'il était dans l'ambassade des États-Unis.
images/icones/carnet.gif  ( 987068 )D'après par Meneau (2025-05-07 21:07:00) 
[en réponse à 987066]

Eduard Habsburg, président de la Fondation pour la béatification du cardinal Mindszenty


Il n’a en effet pas pu participer à ces débats, mais on sait qu’il a accueilli avec enthousiasme la réforme liturgique et la possibilité de célébrer la messe dans sa propre langue hongroise. Des photos montrent que même à l’intérieur de l’ambassade américaine, il a célébré l’eucharistie selon le Missel de Paul VI.



SOURCE

Cordialement
Meneau
images/icones/hein.gif  ( 987070 )Et les autres constitutions, déclarations et décrets par Alexandre (2025-05-07 21:14:57) 
[en réponse à 987068]

Je sais bien que la réforme liturgique dépasse de loin la seule question du culte divin, mais le cardinal a-t-il émis un avis particulier sur les autres sujets traités au Concile et les documents qu'il a produits ?

J'imagine déjà qu'une victime du communisme n'a pas été soulevé d'enthousiasme par Gaudium et Spes et a dû bien regretter le refus des Pères de condamner le communisme...
images/icones/carnet.gif  ( 987074 )Toutefois par Alex (2025-05-07 22:56:58) 
[en réponse à 987068]


Eduard Habsburg, président de la Fondation pour la béatification du cardinal Mindszenty



Il n’a en effet pas pu participer à ces débats, mais on sait qu’il a accueilli avec enthousiasme la réforme liturgique et la possibilité de célébrer la messe dans sa propre langue hongroise. Des photos montrent que même à l’intérieur de l’ambassade américaine, il a célébré l’eucharistie selon le Missel de Paul VI.




Il faut apporter ces précisions:


Dans le contexte de la "détente" entre les États-Unis et l’Union sociétique, le président Nixon fit comprendre au cardinal qu’il était devenu gênant. Des démarches furent entreprises aurprès de Paul VI afin qu’il quittât le pays. C’est ainsi que le pape lui enjoignit de le rejoindre à Rome. Ce fut un drame de conscience pour le cardinal Mindszenty, qui voyait l’Occident "libre" et le Vatican lui-même accéder aux désirs des communistes. Il se voyait accusé d’avoir contribué, par son langage franc, à accroître la persécution contre les chrétiens. C’était oublier ce fait : « Selon son essence même, le bolchévisme est athée et ennemi de la foi, et une force intérieure le pousse, par peur de l’esprit et de l’âme, à lutter contre l’Église. Il ne cache son visage hostile à l’Église que lorsqu’il y est poussé par ses intérêts ». Voilà quel est le responsable de la persécution. Le cardinal accepta l’ordre de Paul VI, à condition qu’il resterait primat et aurait toute liberté de dénoncer le communisme. Sur ce dernier point, ses interventions furent soumises à la censure. Le 1er novembre 1973, il fut invité à renoncer à sa charge de primat. Il expliqua pourquoi il ne pouvait accéder à cette demande. Le pape répondit que son poste serait déclaré vacant. « C’est ainsi que je pris le chemin de l’isolement d’un bannissement total »; telles sont les dernières paroles de ses Mémoires. Elles expriment combien cette attitude lui fut plus douloureuse que les sévices subis de la part des communistes.
Le cardinal Mindszenty s’éteignit l’année suivante et reposa à Mariazell, en Autriche. À la chute du rideau de fer, son corps fut transféré à la basilique d’Esztergom.