Le Forum Catholique

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images/icones/carnet.gif  ( 986858 )Mariage par Lenormand (2025-05-03 20:21:38) 

La célébration d'un mariage (NOM) dont le mari n'est pas baptisé est-elle valide ?
images/icones/fleche3.gif  ( 986861 )Mariage "dispar".. par Père M. Mallet (2025-05-03 21:19:00) 
[en réponse à 986858]

ou "avec disparité de culte" (terme très inélégant, et source de confusion).
Il est valide (en tant que mariage naturel), mais non sacramentel.
Il peut être célébré à l'église à condition d'obtenir une dispense de l'évêque (ou du délégué de l'évêque).

Et il y en a de plus en plus, puisque les 3/4 des bébés ne sont plus baptisés.

images/icones/fleche2.gif  ( 986874 )à ce sujet par jejomau (2025-05-04 09:44:11) 
[en réponse à 986861]

Au sujet du mariage dispars, comment expliquez-vous la phrase soulignée ci-dessous ?


« en raison de l’union profonde des époux qui « ne sont plus deux mais une seule chair » (Mathieu 19,6), cette grâce de vie chrétienne rejaillit sur le conjoint non-baptisé, ainsi que sur l’ensemble de la famille. Par le biais du conjoint baptisé le lien conjugal est sanctifié, et comme déjà consacré. La célébration à l’église d’un mariage avec disparité de culte n’est donc pas une « simple bénédiction ». Les éléments constitutifs du sacrement – le signe et la grâce – sont présents dans une certaine mesure, ils sont incomplètement présents »

lien

images/icones/carnet.gif  ( 986906 )Ce n'est par Lenormand (2025-05-04 18:12:59) 
[en réponse à 986874]

qu'une "conférence" et comme le dit le père Mallet c'est un mariage naturel et non sacramentel. A la question posée à un autre prêtre réponse identique avec le commentaire suivant: "Le mariage ne deviendra sacramentel que le jour où l'époux ou l'épouse sera baptisée et confirmée".
Donc le type d'union avec un non catholique (athée, musulman, protestant, etc.) reste une simple bénédiction qui normalement se fait à la sacristie (dans les années 50-60 cela se faisait ainsi) et non en grande pompe avec messe dans le sanctuaire. Car faite de cette façon là c'est tromper les fidèles qui croient vraiment en un mariage sacramentel et peut-être même les mariés !
images/icones/hein.gif  ( 986907 )La confirmation est-elle nécessaire ? par Rémi (2025-05-04 18:39:35) 
[en réponse à 986906]

Tout est dans le titre.
images/icones/fleche2.gif  ( 986919 )Non par Lycobates (2025-05-04 20:49:43) 
[en réponse à 986907]

La confirmation est souhaitable, mais pas nécessaire.

Quand feu mon père voulait se marier avec ma mère se posait la question de son certificat de confirmation.
Or mon père n'avait jamais été confirmé parce que quand le moment en était venu, en 1944-1945, le ligne de front séparait notre résidence familiale et le siège de l'archevêque qui dût se contenter de confirmer dans les paroisses accessibles de son côté. Dans la cas de mon père, cela n'a jamais été rattrapé après.

Mes parents se sont mariés sans ce certificat. Le curé de Maman a décidé de passer outre, j'ignore si après l'avis de l'Ordinaire ou pas.
images/icones/carnet.gif  ( 986921 )L'avis de l'ordinaire n'est pas nécessaire par John DALY (2025-05-04 22:00:43) 
[en réponse à 986919]

Can. 1021. ...
§2. Catholici qui sacramentum confirmationis nondum receperunt, illud,
antequam ad matrimonium admittantur, recipiant, si id possint sine gravi incommodo.
images/icones/fleur.gif  ( 986924 )Merci par Lycobates (2025-05-04 22:14:26) 
[en réponse à 986921]

Merci, cher ami, et ravi de vous relire ici !

Je n'avais plus en tête ce canon du code que j'ai dû pourtant lire un jour.

En l'occurrence, le grave incommodum que mentionne notre code consistait dans le fait que la ligne de front susmentionnée s'était entretemps muée en frontière étatique, en tout cas de fait, pendant de longues années impassable.
images/icones/carnet.gif  ( 986909 )Par ailleurs par Rémi (2025-05-04 18:58:36) 
[en réponse à 986906]

vous envisagez l'union avec un athée, or celui-ci peut avoir été baptisé.


Et surtout l'union avec un protestant. Dans ce cas le mariage n'est pas dispar mais mixte, et sacramentel car les protestants sont baptisés. Or "entre baptisés, il ne peut exister de contrat matrimonial valide qui ne soit, par le fait même, un sacrement. " canon 1055-2
images/icones/carnet.gif  ( 986912 )Si par Lenormand (2025-05-04 19:59:56) 
[en réponse à 986909]

vous suivez bien le fil nous parlons de non-baptisés et l'exemple que je donnais pour les protestants est du vécu: une bénédiction à la sacristie.(point) Arrêtez de jouer sur les mots avec "dispar" et mixte.
images/icones/1n.gif  ( 986914 )D'où mon intervention ... par Rémi (2025-05-04 20:09:14) 
[en réponse à 986912]

Il était en effet question de mariages avec les non-baptisés.

Or les protestants sont baptisés, votre exemple est donc hors de propos pour ce qui occupe ce fil à l'origine et comme vous le rappelez vous-même. Et que le mariage avec un protestant et un catholique ait lieu dans la sacristie ou ailleurs, il est sacramentel, bien que soumis aux conditions rappelées par le code.

De plus il ne s'agit pas de jouer sur les mots, mais de décrire avec les mots appropriés, et qui ont un sens, deux réalités distinctes, que le droit de l'Eglise qualifie de mariage avec disparité de culte d'un côté et de mariage mixte de l'autre.

Espérant vous avoir aidé à sortir de votre confusion, cette fois.
images/icones/fleche2.gif  ( 986915 )je comprends votre point de vue par jejomau (2025-05-04 20:11:24) 
[en réponse à 986912]

Mais c'est termes sont utilisés par l'Eglise catholique dans son Droit canon. Elle fait donc une différence. Et ne parle pas de bénédiction. J'ai vu une bénédiction un jour : il n'y avait pas d'eucharistie, pas de messe. Dans le cas du mariage dispars : si.

Maintenant, c'est vrai que la nuance "mariage naturel" et "mariage sacramentel" paraît peut-être évidente pour les clercs ou les théologiens mais j'avoue qu'en ce qui me concerne, ça ne l'est pas !

Ainsi, si le mariage n'est pas sacramentel, peut-on quitter son conjoint et se remarier sacramentellement cette fois ? Le premier mariage (dit naturel) a-t-il une valeur ?
images/icones/fleche2.gif  ( 986918 )Une base : par Rémi (2025-05-04 20:46:19) 
[en réponse à 986915]

S'il n'y a pas eu dispense, "Est invalide le mariage entre deux personnes, dont l’une a été baptisée dans l’Église catholique ou reçue dans cette Église, et l’autre n’a pas été baptisée. On ne dispensera pas de cet empêchement sans que soient remplies les conditions dont il s'agit aux cann. 1125 et 1126." C1086-1 et 2



Pour le reste (mariages naturels entre deux non-baptisés dont l'une des parties se convertit, et mariages dispars ayant donc fait l'objet d'une dispense) voir "La dissolution du lien" dans le Code à partir du canon 1142 ... Ou ce qui concerne les privilèges dits paulin et pétrinien ...

Préparez-vous à phosphorer ...
images/icones/neutre.gif  ( 986920 )Indissoluble par Meneau (2025-05-04 21:37:36) 
[en réponse à 986915]

Le mariage naturel entre deux non-baptisés, et le mariage avec dispense pour disparité de culte sont valides (la vie maritale n'est pas peccamineuse).

Ils sont indissolubles sauf au profit de la Foi (voir privilèges paulin et pétrinien).

Ils ne sont pas sacrement, mais le deviennent aussitôt que les deux conjoints sont baptisés.

Un mariage entre un non-baptisé et un baptisé sans dispense est invalide.

Cordialement
Meneau

images/icones/coeur.gif  ( 986944 )Bravo Meneau ! par Rémi (2025-05-05 13:08:53) 
[en réponse à 986920]

C'est un talent enviable que de rendre limpide ce qui s'apparente à première vue à un taillis de ronces broussailleux !
images/icones/carnet.gif  ( 986946 )Bravo par Lenormand (2025-05-05 13:45:53) 
[en réponse à 986944]

et merci pour cette limpidité
images/icones/1b.gif  ( 986945 )En ce qui concerne par Lenormand (2025-05-05 13:35:28) 
[en réponse à 986915]

le mariage proprement dit, la messe est un plus (+) ! J'ai vécu de nombreuses années dans un pays où les mariages se célébraient le dimanche et à la chaîne. C'est à dire que les couples attendaient les uns derrière les autres à la porte de l'église... Chaque couple se présentait devant l'autel et recevait de la part du prêtre le sacrement de mariage en bonne et due forme et faisait demi-tour. A sa sortie le couple suivant entrait.
C'était une autre époque où il y avait beaucoup de mariages le même jour, un peu comme le samedi en France ou le lundi pour les enfants de commerçants.
Rendez-vous compte, s'il avait fallut célébrer une messe à chaque mariage cela aurait duré toute la semaine et peut-être jour et nuit !!! Non pas la nuit, bien sûr...
images/icones/1b.gif  ( 986949 )Mariage à minuit des parents de Ste Thérèse par Germanicus (2025-05-05 15:22:01) 
[en réponse à 986945]

C etait la mode milieu du XIXe parait il. En tout cas c est ce que disent leurs biographes.
images/icones/carnet.gif  ( 986955 )C'était la mode en effet, par Sic transit (2025-05-05 17:10:02) 
[en réponse à 986949]

en particulier dans la haute société ; on en trouve de nombreux échos dans la littérature, chez Balzac par exemple.
Mais aussi aux siècles précédents, toujours dans le même milieu.