Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=986280
images/icones/marie.gif  ( 986280 )Une période de deuil de neuf jours par AVV-VVK (2025-04-21 15:50:29) 

est établie par le Vatican.
Ici
Lien: Vatican News
(Quelle organisation)
images/icones/nounours.gif  ( 986282 )il est déjà canoniqé par jejomau (2025-04-21 16:16:36) 
[en réponse à 986280]

Je ne me souviens même pas de la période de deuil du Souverain Pontife Benoît XVI tellement François a été pressé de l'enterrer..

Je viens d'entendre une chose excellente. Une dame française actuellement en visite au Vatican interrogée par une journaliste vient d'affirmer que François ne pouvait pas ne pas être déjà au Paradis puisqu'il était mort le lundi de Pâques !

Encore une qui a été catéchisée par l'Eglise de France !

Bref, François est déjà canonisé !
images/icones/neutre.gif  ( 986285 )Surtout... par MJP (2025-04-21 16:26:21) 
[en réponse à 986282]

... qu'à part pour le respect de la vie il coche toutes les cases de la bien pensance actuelle.
images/icones/carnet.gif  ( 986317 )Degueulassum est par Archange (2025-04-22 15:48:33) 
[en réponse à 986282]

Les deux cas ne sont pas comparables. Il ne s'agissait pas de l'enterrement du Pontife régnant.

Certes je ne suis pas favorable à François 1er. Il s'agit tout de même du souverain pontife. Nous devons prier pour lui.

Requisecat in pace
images/icones/info2.gif  ( 986286 )le cardinal camerlingue par Luc Perrin (2025-04-21 16:35:59) 
[en réponse à 986280]

est américain bien que natif d'Irlande. Il a été créé cardinal par le Pape défunt en 2016.
Ancien Légionnaire du Christ au Mexique, il est hispanophone, il était passé au clergé diocésain à Washington D.C. Il a été 3 ans aux finances du "Catholic Charities", équivalent du Secours Catholique, un organisme lié à McCarrick.

Nommé évêque auxiliaire dudit McCarrick en 2001, il logeait dans la même résidence, il est choisi par Benoît XVI comme évêque de Dallas Texas (2007-2017). Quand le scandale McCarrick eut éclaté, lui qui était si proche se déclara "shocked" (choqué, troublé).
Préfet de dicastère, il a été en outre nommé président d'une commission de surveillance des "contrats particuliers", affaires financières secrètes, en 2020.

Il est, avec quelques autres, très représentatif du pontificat qui s'est achevé ce matin du lundi de Pâques.
images/icones/carnet.gif  ( 986294 )En attendant les pièces de monnaie par Adso (2025-04-21 21:23:56) 
[en réponse à 986286]

voici les armes du cardinal Camerlingue :

images/icones/carnet.gif  ( 986295 )Il faut beaucoup prier pour le Saint-Père par Philippe F. (2025-04-21 21:45:51) 
[en réponse à 986280]

Prions pour le repos de l'âme de notre Saint-Père, qui a passé tant d'années à déconstruire l'Eglise catholique de l'intérieur et dont le pontificat a été une souffrance pour de très nombreux catholiques !
images/icones/1n.gif  ( 986296 )Étrange ambiance, vraiment par Ptitlu (2025-04-21 22:39:39) 
[en réponse à 986280]

Au sujet de feu le Pape (qui sera certainement canonisé par un de ses successeurs s'il est sur la même ligne. On a bien des gens qui rivalisent d'arguments pour canoniser Marthe Robin et quelques canonisations bien politiques dans l'Eglise historiquement).

Cela dit je n'aurai jamais cru devoir lire "Staline est mort" au sujet d'un défunt Pape. On n'est pas le 5 mars pourtant.

Le prochain Pape quel qu'il soit aura le devoir de combler les fossés creusés par celui ci (il n'y a pas que TC), continuer à impulser la lutte contre les abus (Rupnik?), redresser les finances du Vatican et mettre les prevaricateurs hors d'état de nuire (Becciu va être jugé en appel, quid de Parolin son supérieur hiérarchique ?), remettre l'Eglise au milieu du village pour le magistère, conclure le processus synodal sans céder au Monde, continuer à parler pour la paix dans un monde de plus en plus en guerre, donner (ou non) un mandat à la FSSPX pour sacrer...


Bref, recherche perle rare...jésuites et sud-américains s'abstenir.
images/icones/nounours.gif  ( 986313 )quelques notules complémentaires au magnifique programme par Luc Perrin (2025-04-22 12:25:30) 
[en réponse à 986296]

tracé par Ptilu, si parfait qu'il tient du rêve mais quand l'Église de Rome ou une Église locale est sede vacante, en attente du nouvel évêque, on a le droit de rêver et de prier Dieu d'envoyer sur le siège un homme de foi et donc de courage comme l'histoire sainte pour le coup en a montré tant.

Et puis, sans cesser de prier pour cette grâce, on réexamine cette vie terrestre qui est nôtre, où le prince de ce Monde domine de sa puissance maléfique, et on regarde les données dont on dispose.

Mon analyse de 2013 dans le fil donné en référence avait été moquée par plusieurs qui voyaient dans le nouvel élu un nouveau François d'Assise accédant au trône de Pierre, qu'il fallait attendre le second Printemps de l'Église que le néo-jésuite argentin allait procurer, que mon pessimisme était sans fondement ... bref les habituelles "lunettes roses" de ceux qui, hélas, se trompent avec constance mais pieuse ferveur.

Mea culpa j'avais sous-estimé l'étendue des dégâts et je n'imaginais pas en 2013 à quel point le catholicisme allait être secoué dans ses racines au point d'être méconnaissable. Je n'imaginais pas à quel degré la structure de péché devait caractériser l'Église comme société humaine à travers les innombrables scandales qui ont émaillé le pontificat (McCarrick, Becciu etc.) et dont les responsabilités plongent bien au-delà de celles du défunt Pontife, soyons juste. Puisque nous sommes dans l'octave de Pâques, à côté du message de la Résurrection, nous avons eu les "herbes amères" et les "oeufs Kinder surprise" offerts par le Pontife ce dimanche au Vice-président américain catholique J.-D. Vance. Un choix qui résume un pontificat.

Revenons au programme idéal tracé.
Le seul point qui me semble réaliste et devrait être la ligne du futur Pontife quel qu'il soit : "continuer à parler pour la paix dans un monde de plus en plus en guerre". Il y faudra plus d'énergie que les paroles honnêtes en la matière du pape défunt et notamment une mobilisation des Églises en Occident y compris dans une démarche oecuménique et même au-delà interreligieuse, ce qui a manqué dans le pontificat.
Pour tout le reste hélas, à moins d'une intervention vigoureuse de l'Esprit saint, mais vraiment tonitruante, je ne discerne pas avec les données actuelles de voie pour appliquer ce programme.

- 80% ou plus des cardinaux ayant droit de vote, moins de 80 ans, ont été créés par François et, cela a été chaque commenté ici, partagent publiquement du moins ses orientations qui sont à l'opposé des items du programme idéal.
- le phénomène de "l'État profond" (Deep State) - inertie bureaucratique et contrôle des élus/dirigeants par l'appareil - existe dans l'Église à tous les niveaux et particulièrement pour le Saint-Siège comme partout dans les états. Au-delà du Sacré Collège, le personnel curial est hostile au programme idéal, il l'était déjà avant l'élection de François. Les tribulations du cardinal Ratzinger sous Jean Paul II puis comme Benoît XVI l'ont amplement démontré.
Un indice : François a prolongé dans sa fonction de Doyen du Sacré Collège un ennemi juré des traditionalistes, le cardinal Re. Les anciens se souviennent du personnage, que les plus jeunes s'informent.
- élargissons au Collège épiscopal : combien d'évêques ont tenu fortes in fide au long d'un pontificat qui a connu les errements et zigzag que l'on sait ? Très très peu d'Athanase en 12 ans, beaucoup plus de fonctionnaires mitrés certains zélés, d'autres tièdes - grâce leur en soit rendu la tiédeur devenant dans les circonstances une demie vertu.
Pour ce qui est du clergé séculier, difficile de se faire une idée et cela varie grandement entre enthousiastes néo-catholiques, attentistes plus nombreux et ceux qui ont courbé le dos en souffrant ayant été formés sous Jean Paul II et Benoît XVI.
Pour ce qui est des ordres et instituts peu fiables avant 2013 pour les plus connus, cela ne s'est évidemment pas amélioré.
- le jeu des papabili enfin. J'ai vu 3 noms parmi les bergogliens qui sont avancés par les media anglophones : le cardinal philippin Tagle, le cardinal Parolin secrétaire d'État et le cardinal de Marseille Aveline. Les autres papabili sont tous plutôt wojtylien-ratzinguériens et a priori ayant peu de chance sauf si, comme en 2013 le conclave bascule en faveur de la minorité.
Parmi les trois cités, qui pourrait appliquer le programme idéal de Ptilu qui revient à prendre le contre-pied du pontificat achevé dont ils ont été les artisans ? La chanson de Jacques Dutronc s'applique aux calottes rouges qui peuvent tourner et retourner on l'a vu spectaculairement : ex. le cardinal Schönborn passé de champion de l'orthodoxie à chevalier du néo-catholicisme néo-moderniste et néo-libéral. Mais je crois peu probable si l'un des trois ou un autre de même orientation est élu qu'une telle virevolte soit plausible.
Je m'aventure et l'avenir le dira : le temps des "herbes amères" va-t-il se poursuivre ou une phase de relance du dynamisme évangélique est-elle devant nous ?
Nous sommes dans la main de Dieu, là s'arrête l'historien, le sociologue.

ps. la référence à Staline tient au style très autoritaire et brusque qui a caractérisé le pontificat, sans doute le plus directif depuis celui de Pie XI que l'Église contemporaine ait connu. Ceci a froissé bien des gens y compris parmi les néo-catholiques.






images/icones/1b.gif  ( 986324 )Cardinal Sarah par Leopardi (2025-04-22 19:50:18) 
[en réponse à 986313]

Vous avez remarqué? A deux mois près le cardinal n'était plus électeur. Finalement il participera au conclave.

Un signe du destin?
images/icones/neutre.gif  ( 986327 )Dieu seul le sait mais par Luc Perrin (2025-04-22 22:06:53) 
[en réponse à 986324]

le cardinal courage aurait été éligible même en n'étant plus membre du conclave et aurait participé aux importantes réunions des cardinaux autour du Doyen du Sacré Collège qui précèdent l'entrée en conclave.

On a su après 2013 combien ces réunions officielles et celles privées en cercles restreints ont été décisives pour l'élection de feu le pape François.

Il est sûr que son nom est fréquemment cité dans la sphère anglophone parmi les outsiders toutefois, hors du premier cercle bergoglien. On sait combien les conclaves sont source de fréquentes surprises. Les élections d'un "dauphin" façon Pacelli-Pie XII sont rares.
Il reste qu'en 2013, le cardinal Bergoglio était dans cette position d'outsider venant de la minorité.
images/icones/carnet.gif  ( 986337 )Le cal Bergoglio en embuscade par Le Cap (2025-04-23 10:45:21) 
[en réponse à 986327]

J'ai souvenir d'avoir lu dans les premières années de ce pontificat pour le moins troublant et déstabilisant, que le cardinal Bergoglio était arrivé second lors de l'élection de Benoît XVI. Le renoncement de ce dernier est donc d'autant plus troublant si ce résultat est bien réel. Il pouvait bien se douter alors du résultat du conclave qui en résulterait, les quelques années de son règne n'ayant pas suffit à inverser la tendance…
images/icones/idee.gif  ( 986346 )oui et non pour le conclave de 2005 par Luc Perrin (2025-04-23 17:15:22) 
[en réponse à 986337]

oui le cardinal Bergoglio avait bien été au fil des scrutins le champion des opposants à Jean Paul II et par conséquent à la candidature Ratzinger. Au départ, son modèle, le cardinal néo-jésuite Martini était leur chef de file mais il était apparu trop repoussant pour beaucoup.

Toutefois il a été rapporté par plusieurs récits convergents que le cardinal Bergoglio voyant ce report des voix Martini sur son nom se serait levé pour s'écrier qu'il n'accepterait jamais l'élection et qu'il suppliait qu'on ne votât pas pour lui.
Cette déclaration aurait ouvert la voie au scrutin qui a donné la majorité qualifiée au cardinal Ratzinger, plus des deux tiers.

C'est pourquoi j'étais, pour ma part, extrêmement surpris de le voir élu en 2013.

L' "embuscade" pour reprendre votre mot a été fort bien préparée comme l'alors cardinal McCarrick en a fait le récit détaillé dans sa conférence de l'université Villanova, s'attribuant un rôle d'hôte important mais il n'était pas seul, pendant les 15 jours qui ont précédé le conclave. McCarrick était cardinal mais sans droit de vote du fait de son âge.

Seuls les initiés pouvaient savoir en 2013 que celui qui avait spectaculairement renoncé en 2005 serait le champion des papabili anti-Ratzinger à nouveau. Ce n'était pas assuré pour le commun des mortels même pour Benoît XVI.

Il est évident que la renonciation de ce dernier fut une calamité, une décision si catastrophique que l'argument de santé mis en avant a peu de crédibilité. La suite a montré que Benoît XVI avait de longues années en assez bonne forme devant lui.
J'ai toujours pensé, dès cette époque, que cette renonciation était sinon forcée du moins qu'on - qui ? plusieurs groupes à mon sens - avait poussé le pape à la prendre. Le pontificat ratzinguérien est clairement en crise en 2012-2013, j'ai déjà abondamment étayé ce fait dans de multiples fils du F.C.


images/icones/hein.gif  ( 986352 )Question par Mauwgan (2025-04-23 17:47:05) 
[en réponse à 986346]

Sauriez-vous qui etait deuxieme place en 2013?
images/icones/info2.gif  ( 986357 )il semble que par Luc Perrin (2025-04-23 18:30:30) 
[en réponse à 986352]

le cardinal Scola soit arrivé en tête au départ mais avec le cardinal canadien Ouellet en second, Bergoglio en troisième.
Scola qui était archevêque de Milan faisait figure de favori de Benoît XVI, disait-on avant le conclave.
La division de la "majorité" woytilienne-ratzinguérienne entre deux candidats a ouvert la voie à l'ascension du n°3, le cardinal Bergoglio. Ouellet en outre s'était rallié à la candidature néo-jésuite argentine si bien que la majorité était acquise.

C'est un peu le scénario du conclave de 1903 : le favori (Rampolla secrétaire d'État) est bien en tête mais plafonne au-dessous de la barre des deux tiers, avant même qu'un cardinal autrichien sorte l'exclusive contre lui, si bien que les électeurs se tournent vers les outsiders.
images/icones/1f.gif  ( 986373 )Votre prognostic? par Mauwgan (2025-04-23 22:54:41) 
[en réponse à 986357]

Merci pour ces infos. Je ne crois pas que Card. Ouellet soit dans la course maintenant. Aurait-il un favori? Je doute qu'aucun des noms "populaires" cité par les médias soient une possibilité.


Est-ce que le nombre de baptisés en France et aux UK aura une influence? j'en doute aussi. J'ai le sentiment que les Italiens veulent revenir a un pape Italien un peu plus discret. Un retour a la normale, peut etre que c'est plus un sentiment personel qu'autre chose... Je souhaite un pape discret qui laisse la Messe Latine et les paroissiens tranquilles! Pas plus pas moins. Depuis 2013 une fatigue mentale s'est installée, les médias en parlent peu.... mais on a perdu pas mal de monde.

L'interregnum me rappelle la pose entre les contractions!!!
images/icones/pelerouin1.gif  ( 986374 )Les bookmakers parient par Ptitlu (2025-04-23 23:19:08) 
[en réponse à 986373]

Sur Parolin, Tagle ou Zuppi.

Il serait intéressant d'avoir l'historique des paris pour les deux précédents papes au moins et l'évolution des cotes.
images/icones/iphone.jpg  ( 986376 )De vraies questions par Adso (2025-04-24 01:04:33) 
[en réponse à 986374]

Le vendredi saint que vit l’Eglise est il fini ou en sommes nous qu’au matin de ce dernier ?
Le chemin de la croix est il achevé, Judas s’est il enfin pendu ?

Sommes nous samedi saint avec les lueurs d’une aube nouvelle que nous ne discernons pas, peinés et éreintés que nous sommes ?
… Ou l’ange s’apprête t’il à rouler la pierre du sépulcre ?

En réalité c’est peut être le chemin de chacun d’entre nous ?
Avons nous mérité la calamité que fut François ? En méritons nous une plus grande, avons nous fait les efforts qu’une meilleure situation réclame ?

On peut en penser ce que l’on veut mais il s’agit de vraies questions, au delà d’une vue courte sur un nom …

« Adoptons un cardinal » et élevons un peu le débat en priant pour lui, laissons faire le maître, c’est sa maison…

Petite réflexion nocturne d’un insomniaque ;)
images/icones/bravo.gif  ( 986379 )Vous avez tout dit... par Pétrarque (2025-04-24 09:14:16) 
[en réponse à 986376]


En réalité c’est peut être le chemin de chacun d’entre nous ?
Avons nous mérité la calamité que fut François ? En méritons nous une plus grande, avons nous fait les efforts qu’une meilleure situation réclame ?



Je crois que ce n'est pas fini...

Nous ne nous en tirerons pas à si bon compte, hélas...

Pierre a versé son sang.
images/icones/1d.gif  ( 987397 )Raté par Roger (2025-05-12 17:56:45) 
[en réponse à 986374]

Aucun des trois!
images/icones/fleche3.gif  ( 987414 )Échec des bookmakers par Ptitlu (2025-05-13 02:24:40) 
[en réponse à 987397]

Qui avaient deux des papabile qui se sont présentés (et divisés), mais effectivement pas le tiercé dans l'ordre.

Next !
images/icones/fleche3.gif  ( 987389 )On peut au moins se réjouir par Ptitlu (2025-05-12 15:47:05) 
[en réponse à 986313]

Que le prochain Pape suivra ce point du programme

"continuer à parler pour la paix dans un monde de plus en plus en guerre".

Et peut être n'aura t'il guère le choix pour le reste. Il faut, pour l'avenir de l'Eglise, combler les fossés, bâtir des ponts, juger les prevaricateurs, réconcilier les contraires, redresser les finances...

Cette élection semble être la bonne illustration du mot "discernement ", en somme.
images/icones/bravo.gif  ( 987391 )c'est évident et le besoin en est pressant par Luc Perrin (2025-05-12 16:10:14) 
[en réponse à 987389]

quand on voit les étranges réunions de Kiev notamment entre le Britannique, le Français et le nouveau chancelier BlackRock Merz.

Toutefois pour être juste, ce point d'appeler les bellicistes fanatiques à la paix tant en Europe qu'en Palestine-Israël a été LE principal acte positif du Pontife défunt.

Si Léon XIV parvenait à engager les Conférences épiscopales concernées au premier chef, les mouvements laïcs, les media qui se prétendent catholiques à véritablement se mobiliser pour promouvoir une paix sans la haine de l'autre, il irait au-delà des paroles pieuses mais sans force de François.

Comme je concluais un autre post, on peut toujours rêver.

Les autres points sont tout aussi importants et même, à bien des égards, plus importants pour évaluer les orientations du Pontife. Le Saint-Siège n'a pas de division comme disait Staline et même en mobilisant les catholiques, bien faibles en Occident, Rome a des excuses quand ses conseils sont ignorés.

Il n'en va pas de même pour les affaires ad intra où la responsabilité du pape - qui n'est pas omnipotent je sais - est bien plus grande au jour du Jugement.
images/icones/vatican.gif  ( 986350 )drapeaux des mairies françaises en berne par Cristo (2025-04-23 17:35:38) 
[en réponse à 986280]

avec un petit retour en arrière intéressant concernant notre Premier ministre Bayrou ... :


Les mairies devront mettre les drapeaux en berne samedi 26 avril

Le secrétariat général du gouvernement a annoncé hier que les drapeaux devront être mis en berne « sur les bâtiments publics » le jour des obsèques du pape François, samedi prochain. Une décision qui, comme cela avait été le cas pour la mort de la reine d'Angleterre ou du pape Jean-Paul II, fait quelques remous.

Par Franck Lemarc


Certains maires n’ont pas attendu la circulaire de la secrétaire générale du gouvernement, Claire Landais : dès lundi, à l’annonce de la mort du pape, le maire de Nice par exemple, Christian Estrosi, a mis en berne les drapeaux de l’hôtel de ville de sa commune, « en hommage à Sa Sainteté le pape dont le décès touche des milliers de fidèles à travers le monde ».

Mais c’est hier, après l’annonce de la date officielle des obsèques de François, que le secrétariat général du gouvernement a envoyé une circulaire aux ministres – circulaire transmise aussitôt aux maires – pour les avertir que les drapeaux des bâtiments publics devaient être mis en berne samedi.

« Tradition républicaine »

Cette décision n’a rien d’exceptionnel – y compris pour la mort d’un souverain pontife : cela avait déjà été le cas pour la mort de Jean XXIII, Paul VI et Jean-Paul II en 2005. Une décision similaire avait été prise pour la mort de plusieurs chefs d’État ces dernières années, comme Ronald Reagan, Nelson Mandela ou la reine d’Angleterre, en 2022.

Rappelons qu’une telle décision ne relève d’aucune obligation légale ou réglementaire. La seule obligation, en la matière, est de mettre les drapeaux en berne à l’occasion du décès d’un président de la République française.

Mais si la mise en berne des drapeaux de la République à l’occasion de la mort d’un chef d’État étranger ne fait, en général, pas polémique, il n’en va pas de même lorsqu’il s’agit d’un dignitaire religieux – certains, et pas seulement à gauche, estimant qu’il s’agit d’une atteinte au principe de laïcité. Une telle polémique avait d’ailleurs déjà eu lieu à l’occasion du décès de la reine d’Angleterre – certains élus estimant que la République ne devait pas rendre les honneurs à Élizabeth II, en tant que reine comme en tant que cheffe de l’Église anglicane.

Au moment de la mort de Jean-Paul II, en 2005, de nombreux élus et parlementaires de gauche s’étaient élevés contre la mise en berne des drapeaux, voire avaient appelé à ne pas la respecter – ce fut le cas notamment du député Arnaud Montebourg et du fervent « laïcard » Michel Charasse, sénateur-maire de Puy-Guillaume et longtemps trésorier de l’AMF. Plus ironique, vu d’aujourd’hui, l’un des maires qui s’éleva alors contre cette décision fut celui de Pau, un certain François Bayrou, pourtant président d’une formation héritière de la démocratie chrétienne : en 2005, François Bayrou expliquait qu’il n’aurait « certainement pas » décidé de mettre les drapeaux en berne, cela ne « correspondant pas à la distinction qu’il faut faire entre convictions spirituelles et choix politiques nationaux ».

Le Premier ministre de l’époque, Dominique de Villepin, avait répondu aux critiques en indiquant, d’une part, que cela s’était fait « pour tous les papes sous la Ve République comme sous la IVe et la IIIe » et qu’il s’agit d’une « tradition républicaine », mais en rappelant surtout que le pape n’est pas seulement un dignitaire religieux mais aussi « un chef d’État » (celui du Vatican), et qu’il est de mise de saluer ainsi la mort de « chefs d’État en fonction avec qui la France entretient des relations privilégiées ».

Désaccord à gauche
Hier et ce matin, la décision du gouvernement n’a pas manqué de susciter les mêmes commentaires du côté du PS, du PCF et de LFI. Certains estiment, par exemple, que cette décision a été prise pour le pape mais ne l’aurait pas été pour des religieux d’autres confessions – musulmane, juive ou bouddhiste. C’est le cas du député de la Seine-Saint-Denis Alexis Corbière, qui a déclaré ce matin qu’ « aucun culte ne doit être traité différemment des autres » et voit dans cette décision une atteinte à « un principe laïc fondamental ». Plus violent, le sénateur communiste des Hauts-de-Seine Pierre Ouzoulias a dénoncé une décision « honteuse » prise vis-à-vis d’un « monarque de droit divin homophobe et anti-IVG ». Pierre Ouzoulias, comme d’autres voix qui se sont exprimées depuis lundi, a également rappelé que le pape François avait déclaré quelques jours après le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo que l’ « on ne peut provoquer, on ne peut insulter la foi des autres, on ne peut pas la tourner en dérision ».

Plus généralement, on peut également être surpris des termes utilisés par le président de la République lui-même lors de son message de condoléances adressé aux catholiques lundi, depuis Mayotte : Emmanuel Macron utilisait alors l’expression de « très saint père » pour qualifier le pape, ce qui semble, pour le moins, assez peu neutre.

Signalons que ce débat n’est pas que politique : certains constitutionnalistes émettent des doutes sur les arguments mis en avant par les gouvernements, comme ceux de Dominique de Villepin qui bottait en touche, en 2005, au moment de la mort de Jean-Paul II, en expliquant que le pape est d’abord un « chef d’État ». Ainsi la constitutionnaliste Géraldine Chavrier jugeait-elle en 2022 cet argument « spécieux », dans la revue juridique Ajda, rappelant que « tous les chefs d’État des pays amis de la France ne bénéficient pas de cet heureux traitement ». Il s’agit donc avant tout « d’un choix politique ».

Quoi qu’il en soit, comme l’avait rappelé en 2022 l’ancien délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, le préfet Gilles Clavreul, à l’occasion de la mort de la reine d’Angleterre, les maires devront se conformer à la demande du gouvernement : « En tant qu’élus, les maires disent et font ce qu’ils veulent, dans le respect de la loi. Mais en tant qu’agents de l’État, ils sont tenus d’exécuter les instructions qu’ils reçoivent de celui-ci. La mise en berne n’est pas à leur discrétion. »

https://www.maire-info.com/lacite/les-mairies-devront-mettre-les-drapeaux-en-berne-samedi-26-avril-article-29640