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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 986329 )Mercredi de Pâques par ami de la Miséricorde (2025-04-22 23:01:30) 



MERCREDI DE PÂQUES
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 986330 )Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde (2025-04-22 23:03:48) 
[en réponse à 986329]



CHAPITRE VII

Sur cette consolante vérité, écoutons l’incomparable saint Thomas. Après avoir rappelé que Dieu veut le salut de tous les hommes, il ajoute : « Or, la condition nécessaire du salut, c’est l’Incarnation du Verbe. Il a donc fallu que le mystère de l’Incarnation fût connu de quelque manière dans tous les temps et par tous les hommes. Cette connaissance, toutefois, a varié suivant les temps et les personnes. Avant de pécher, Adam eut la foi explicite du mystère de l’Incarnation, en tant que destiné à la consommation de la gloire éternelle, mais non en tant que destiné à la délivrance du péché par la passion du Rédempteur...

«Après le péché, le mystère de l’Incarnation fut cru d’une foi explicite, non seulement quant à l’Incarnation du Verbe, mais encore quant à la passion et à la résurrection, qui devaient délivrer l’homme du péché et de la mort.

Autrement les hommes n’auraient pas figuré d’avance la passion de Jésus-Christ par des sacrifices, soit avant, soit après Moïse. Les plus instruits connaissaient parfaitement la signification de ces sacrifices. Les autres, croyant ces sacrifices institués de Dieu lui-même, avaient par leur moyen une connaissance voilée du Rédempteur futur. Plus obscure dans les temps reculés, cette connaissance devint plus claire à mesure que le Messie approchait.

« S’agit-il des païens ? La révélation du mystère de l’Incarnation fut faite à un grand nombre. Témoin, entre autres, Job, qui dit : Je sais que mon Rédempteur est vivant. Témoin la sibylle citée par saint Augustin. Témoin cet antique tombeau romain, découvert sous le règne de Constantin et de l’impératrice Irène, dans lequel on trouva un homme, ayant une lame d’or sur la poitrine avec cette inscription :

Le Christ naîtra d’une vierge, et moi je crois en lui. O soleil, tu me reverras sous le règne de Constantin et d’Irène. S’il en est qui furent sauvés sans cette révélation, ils ne le furent cependant pas sans la foi du Médiateur. Sans doute ils n’eurent pas la foi explicite, mais ils eurent la foi implicite en la divine Providence, croyant que Dieu était le libérateur des hommes, par des moyens à lui connus et manifestés à ceux que Son esprit avait daigné en instruire. »

De plus, on trouve, à toutes les époques et sous tous les climats, l’usage des sacrifices, des purifications, des adorations, des prières, conservé chez les peuples païens comme chez les Juifs. Qui pourrait affirmer qu’aucun de ces actes, manifestation d’une foi quelconque, n’avait dans aucune circonstance un rapport plus ou moins compris, avec l’expiation du péché en général, et du péché originel en particulier ?

N’est-il pas écrit du centurion Corneille encore païen, que ses prières et ses aumônes étaient agréables à Dieu ? Parlant aux païens de son temps, ensevelis dans la plus grossière idolâtrie, Tertullien ne leur dit-il pas : « Dans la prospérité, l’âme arrête ses regards au Capitole ; mais dans l’adversité, elle les élève vers le ciel, où elle sait que réside le vrai Dieu ? »

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde