Le Forum Catholique

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images/icones/carnet.gif  ( 986305 )Déconstruction et rupture de l’Église catholique : la nocivité du pontificat de François par Philippe F. (2025-04-22 09:53:51) 


Sous le pontificat de François, entamé en 2013, l’Église catholique traverse une crise sans précédent, marquée par une déconstruction systématique de ses fondations doctrinales, liturgiques et institutionnelles. Par des réformes audacieuses, des ambiguïtés pastorales et un mépris flagrant pour la Tradition, François a fracturé l’unité des fidèles, affaibli l’autorité de l’Église et menacé son identité millénaire. Cet argumentaire expose cinq axes majeurs illustrant la nocivité de son action, qui risque de précipiter l’Église dans un chaos irréversible.
Rupture avec la Tradition et persécution des traditionalistes.

François a orchestré une attaque frontale contre la Tradition liturgique en promulguant Traditionis custodes (2021), qui restreint drastiquement l’accès à la messe tridentine, un trésor spirituel vénéré depuis des siècles. Cette décision, imposée sans ménagement, marginalise les fidèles et les communautés attachés à la liturgie traditionnelle, les traitant comme des parias au sein de leur propre Église. En qualifiant les traditionalistes de "rigides" ou d’"idéologues" dans ses homélies, François affiche une hostilité qui fracture l’unité catholique et éradique un pan essentiel de l’héritage liturgique. Cette guerre contre la Tradition ne se limite pas à la messe en latin : elle reflète une volonté de rompre avec les racines spirituelles de l’Église, plongeant les fidèles dans la confusion et le désespoir.

Décentralisation et démantèlement de l’autorité romaine

La réforme de la Curie via Praedicate Evangelium (2022) et l’accent mis sur la synodalité ont sapé la centralité romaine, pilier de l’unité doctrinale et disciplinaire de l’Église. En conférant un droit de vote aux laïcs et aux femmes lors du Synode sur la synodalité (2021-2024), François introduit une pseudo-démocratisation qui bouleverse la hiérarchie sacrée établie par le Christ. Cette dérive, qui donne une voix à des groupes souvent influencés par des idéologies séculières, menace de transformer l’Église en une organisation profane, où l’autorité des évêques et du pape est diluée au profit d’un consensus mondain. Cette rupture avec la gouvernance traditionnelle expose l’Église à des divisions internes et à une perte d’identité, la rendant vulnérable aux pressions externes.

Ambiguïtés doctrinales : une érosion mortelle de la foi catholique

François a semé un flou doctrinal toxique en assouplissant la pastorale sur des questions fondamentales, comme l’accès à la communion pour les divorcés remariés (Amoris laetitia, 2016) ou l’accueil des personnes homosexuelles (Fiducia supplicans, 2023, autorisant des bénédictions pour les couples de même sexe). Ces initiatives, présentées comme miséricordieuses, rompent avec la discipline morale et sacramentelle qui garantit la cohérence de la foi. En refusant de clarifier ses positions face aux dubia des cardinaux conservateurs, François entretient délibérément la confusion, sapant les certitudes des fidèles et ouvrant la porte à un relativisme moral qui désarme l’Église face aux défis éthiques contemporains. Cette déconstruction progressive des vérités catholiques menace l’âme même de l’institution.

Acceptation de la désaffectation des églises : une trahison de la mission sacrée

En qualifiant la fermeture massive d’églises en Europe de "signe des temps" (remarque rapportée lors d’une interview en 2022), François accepte avec une résignation choquante l’effacement de la présence physique et sacramentelle de l’Église. Cette attitude trahit la mission fondamentale de l’Église : sanctifier les âmes par les sacrements et maintenir le culte divin. En normalisant la désaffectation des lieux de culte, François accélère la sécularisation et abandonne les fidèles qui voient dans ces églises des refuges spirituels. Cette rupture avec la visibilité du sacré affaiblit l’influence de l’Église dans le monde et démoralise les communautés attachées à leur patrimoine spirituel.

Dénigrement du sacerdoce : une atteinte à la nature hiérarchique de l’Église

Sous couvert de lutter contre le cléricalisme, François a systématiquement dénigré le rôle des prêtres, relativisant leur autorité sacramentelle et leur mission unique. Ses critiques répétées, comme son accusation d’"Alzheimer spirituel" contre les prélats en 2014, instillent un mépris pour le clergé qui érode la confiance des fidèles envers leurs pasteurs. En promouvant une vision horizontale de l’Église, où le sacerdoce est réduit à une fonction parmi d’autres, François menace la structure hiérarchique voulue par le Christ. Cette dévalorisation du ministère sacerdotal, combinée à l’ouverture de rôles liturgiques aux laïcs, risque de dissoudre l’identité du prêtre, fragilisant le cœur sacramentel de l’Église.


Le pontificat de François représente une menace mortelle pour l’Église catholique. Par sa rupture avec la Tradition, son démantèlement de l’autorité romaine, ses ambiguïtés doctrinales, son acceptation de la désacralisation et son attaque contre le sacerdoce, il a plongé l’Église dans une crise d’identité sans précédent. Ces réformes, loin de renouveler l’institution, la fracturent en profondeur, aliènent les fidèles et compromettent sa mission divine. En semant la division et en érodant les fondements de la foi, François a conduit l’Église vers un précipice, suscitant une résistance légitime chez ceux qui refusent de voir l’héritage catholique sacrifié sur l’autel d’un modernisme destructeur.

images/icones/fleche2.gif  ( 986309 )"Dénigrement du sacerdoce " : par AVV-VVK (2025-04-22 11:12:16) 
[en réponse à 986305]

Un lien intéressant : ici
images/icones/abbe5.gif  ( 986316 )Réponse à AVV par Fatherjph (2025-04-22 14:32:32) 
[en réponse à 986309]

le pape qui n'aime pas les prêtres
images/icones/carnet.gif  ( 986310 )Un bon résumé, par Adso (2025-04-22 11:19:59) 
[en réponse à 986305]

merci à vous
images/icones/3b.gif  ( 986319 )Sans oublier... par Ubi Caritas (2025-04-22 17:55:43) 
[en réponse à 986305]

le scandale de Pachamama !
Le 4 octobre 2019, il y a eu, dans les jardins du Vatican, une procession, une danse, et même un petit sanctuaire où les adorateurs de Pachamama se sont prosternés ostensiblement à quatre pattes devant deux statues de bois représentant des femmes nues et enceintes – sans oublier la figurine phallique couchée sur le dos. Autrement dit, adoration de figures d'une culture païenne avec ses rites, ses croyances et ses idoles. Au Vatican !

Ces idoles abominables devenaient l’objet de toutes les sollicitudes. Les carabinieri ont dû les repêcher après qu’une âme courageuse (Qu'elle soit félicitée chaudement !) soit allée leur faire prendre un bon bain dans le Tibre.

Le pape s’est excusé, il a demandé pardon : « Je voudrais dire un mot sur les statues de la “Pachamama” qui ont été retirées de l’église de la Traspontina, qui étaient là sans intentions idolâtriques (ben voyons !) et qui ont été jetées dans le Tibre. Avant tout, ceci est arrivé à Rome, et en tant qu’évêque de Rome je demande pardon aux personnes qui ont été offensées par ce geste ».

Offensé de voir ces horreurs dans le Tibre...

images/icones/1v.gif  ( 986321 )"c'était un pape woke" par jejomau (2025-04-22 18:12:56) 
[en réponse à 986319]


En tant que chef d’État, le pape François a toisé la France, lui témoignant à plusieurs reprises du mépris. Il voyait d’un bon œil le multiculturalisme et l’islamisation de l’Europe.
En tant que chef d’Église, il a persécuté les chrétiens attachés à la tradition de l’Église de notre enfance.
C’était un pape woke, le pape des minorités, des périphéries. Mais lorsque vous allez chercher les périphéries en négligeant le noyau central, vous perdez tout.

Ph. de Villiers (21-04-2025)

images/icones/3b.gif  ( 986322 )La noyade par Le Cap (2025-04-22 18:19:04) 
[en réponse à 986319]

de pachama a échoué à cause de l'esprit du temps qui oblige à l'exhibition en temps réel de ses faits et gestes sur les réseaux dits sociaux. Le courageux et audacieux individu qui a accompli cette œuvre salutaire n'a pas pu s'empêcher de retransmettre immédiatement son geste salvifique sur tous les réseaux, moyennant quoi, dès l'affaire ébruitée, les carabiniers en ont eu connaissance ! Ils ont bien facilement reconnu le pont et ont pu lancer immédiatement les opérations de repêchage. L'auteur aurait attendu 48 heures, que le courant eut fait son œuvre et pachama eut été réduite à néant, engloutie dans les abîmes du Tibre ou de mare nostrum.
La fanfaronnade a fait échouer l'élimination de cette scandaleuse statue.
images/icones/tele.gif  ( 986339 )Entretien donné hier sur TVL par JP Maugendre au sujet du Pape par Info Renaissance Catholique (2025-04-23 11:32:06) 
[en réponse à 986305]

et du sacré collège, je vous laisse l’écouter :



IRC

images/icones/tao.gif  ( 986342 )«Pour lui, l’Europe était en voie de perdition» par Cristo (2025-04-23 12:09:39) 
[en réponse à 986305]

à verser au dossier.
Le pape François n'avait pas complètement tort sur ce coup-là, hélas ...


Mort du pape François : «Pour lui, l’Europe était en voie de perdition», souligne l’abbé Vincent de Mello
Invité sur le plateau de CNews, l’abbé Vincent de Mello, prêtre du diocèse de Paris, a analysé la volonté du pape François de ne pas se rendre en France. Pour l’homme d’Église, l’ancien souverain pontife avait du mal à comprendre le continent européen - ce qui ne l’empêchait pas d’aimer les chrétiens d’Occident.

Baudoin Moucadel
23/04/2025

Il aura embrassé Marseille, salué Strasbourg, béni la Corse. Mais en douze années de pontificat, le pape François n’aura jamais officiellement visité la France. À Marseille, c’est la capitale de la Méditerranée qu’il est allé voir ; à Strasbourg, il a mis les pieds dans une « ville européenne ». Seule la Corse fait figure d’exception, même si là encore, l’ancien souverain pontife a affirmé être en voyage sur une « île de la Méditerranée ». Ce refus assumé de rendre visite de manière ouverte à la fille aînée de l’Église n’est en rien un signe de désamour pour les catholiques et le clergé de France, assure l’abbé Vincent de Mello, prêtre du diocèse de Paris, sur le plateau de CNews. « Le pape a donné plusieurs fois des signes d’admiration du dynamisme de l’Église de France. Néanmoins il est clair que la France représente pour lui une sorte d’énigme », analyse le religieux.

Un pape d’Amérique du Sud
« C’est un pape d’Amérique du Sud, les problématiques du continent européen ne sont pas du tout les mêmes, notamment en matière d’immigration », rappelle l’abbé de Mello. Pour ce dernier, le pape François s’est « identifié au Sud Global », un hémisphère dont ni la France ni l’Europe ne font partie.

« Pour le pape, la laïcité n’avait aucun sens. C’est une forme d’exception française qui lui paraît totalement étrange »
Mais plus encore que cette différence originelle, c’est la question de la laïcité qui aurait freiné le successeur de Saint-Pierre, avance le prêtre parisien : « Pour le pape, la laïcité n’avait aucun sens. C’est une forme d’exception française qui lui paraît totalement étrange ».


Étrange laïcité
« Le pape François avait une phrase étonnante, poursuit l’abbé de Mello : "Celui qui ne prie pas le Christ prie le diable ». Donc notre continent qui ne prie plus le Christ est en voie de perdition. Il avait un regard assez amer sur notre matérialisme, notre opulence, qui a étouffé nos cœurs. »

Des motifs qui n’ont cependant pas empêché le pape de proclamer à de nombreuses reprises son affection pour les catholiques européens.


https://www.lejdd.fr/Societe/mort-du-pape-francois-pour-lui-leurope-etait-en-voie-de-perdition-souligne-labbe-vincent-de-mello-157317
images/icones/tao.gif  ( 986343 )On ne peut pas lui donner tord par Le Cap (2025-04-23 16:37:12) 
[en réponse à 986342]

A propos de la perdition de l'Europe. Mais il n'était pas obligé non plus d'appuyer sur la tête de ceux qui nageaient à contre-courant pour essayer de s'en sortir. Toutes les périphéries et tous les canards boiteux étaient défendables à ses yeux sauf les cathos européens et spécialement les conservateurs.
images/icones/4a.gif  ( 986344 )Bla bla bla mais en réalité par Ptitlu (2025-04-23 17:05:26) 
[en réponse à 986342]

La France est le pays du pelé de Chartres, et des églises pleines quand il y a la messe traditionnelle (ou plus rarement des charismatiques), et vides sinon.

La France est la patrie de la contestation traditionnelle de Vatican II, là où s'est affirmée la vocation de Mgr Lefebvre, la patrie de l'IBP, des SMMD, Lagrasse et du Barroux (et finalement de bien d'autres institutions ou vocations traditionnelles, même si elles ont pu être fondées ou avoir leurs séminaires ailleurs).

La France est le pays où toute l'évangélisation issue de Vatican II est soit morte, soit inaudible, soit entachée de scandales - abus et dérives spi à nen plus finir dans le Renouveau charismatique français, chanteurs et auteurs de chants (Gouzes, Pradelles...) sulfureux, écoles d'évangélisation en pleine dérive (Santier à Coutances, jeunesse lumière etc)... Le peu qui se voit et est encore écouté (Emmanuel, CSM) se pare de l'apparence de la Tradition pour exister (et a souvent les mêmes problèmes que leurs collègues modernes).

Le Pape François a été à Genève en 2018 pour le conseil œcuménique des églises et pas à Annecy (ou Thonon) pour st François de Sales.

Il a choisi - clairement - son camp.
images/icones/carnet.gif  ( 986366 )Un peu de fond dans ce blabla médiatique par DumVolviturOrbis (2025-04-23 19:37:36) 
[en réponse à 986305]

Voici un long article qui a le mérite de rappeler certains faits du dernier pontificat. Même s'il y aurait quelques scandales en plus à mentionner ou à approfondir, l'article met assez bien en lumière la fracture entre ce pape qui se souciait d'ouvrir l'Eglise au monde et la base des catholiques qui ont eu le sentiment d'être méprisés.


Au fond, le pape François a encouru sans le conjurer le risque que son programme trop audacieux de décentrement faisait prendre : l’incompréhension des catholiques de base. Pape de l’accueil du fils prodigue de la parabole (Luc, 15, 11-32), il s’est trouvé constamment en butte aux reproches du fils aîné : l’amour des marges et des marginaux n’a-t-il pas été payé du désintérêt, et même de ce qui a pu être ressenti comme du dédain pour les fidèles et les clercs ordinaires, qui sont pourtant le cœur de l’Église ? À la fin de la parabole pourtant, le père a des mots de réconfort pour son fils aîné — et les deux fils festoient ensemble. C’est le programme d’unité retrouvée et de concorde heureuse qui reste pleinement à réactualiser.



Le Pape François est mort : histoire d’un pontife révolutionnaire (1936-2025)