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images/icones/marie.gif  ( 986226 )Dimanche de Pâques par ami de la Miséricorde (2025-04-20 08:51:03) 



DIMANCHE DE LA RÉSURRECTION, DIM. DE PÂQUES

par Saint Jean Chrysostome

l. Les femmes sont naturellement tendres et portées à la compassion. Je dis cela afin que vous ne vous étonniez pas de voir Marie fondre en larmes devant le sépulcre, et Pierre ne point pleurer, car l'évangéliste dit :

« Les Disciples s'en retournèrent ensuite chez eux, mais Marie se tint dehors, pleurant près du sépulcre » . Elle était d'un sexe faible, et elle n'avait pas encore une claire connaissance de la résurrection. De même aussi les disciples n'étaient pas encore bien persuadés de cette vérité; ayant vu les linceuls, ils crurent et ils s'en retournèrent chez eux frappés d'étonnement.

Et pourquoi ne s'en allèrent-ils pas aussitôt en Galilée, comme il leur avait été ordonné avant la passion? peut-être ils attendaient les autres. Et de plus, ils étaient fort incertains et fort embarrassé.

Les disciples s'en retournèrent donc chez eux, et Marie demeura auprès du sépulcre : la seule vue du tombeau la consolait, comme je l'ai dit. Vous voyez de même qu'elle se baissait pour regarder dedans, et que de voir seulement le lieu où avait été le corps, c'était pour elle un surcroît de consolation; c'est pourquoi son ardeur et son zèle furent bien récompensés. Elle eut l'avantage de voir la première ce que les disciples ne virent point, de voir deux anges vêtus de blanc assis au lieu où avait été le corps de Jésus, l'un à la tête et l'autre aux pieds; la seule vue de ce vêtement lui inspirait de la joie et du plaisir.

Et comme cette femme n'avait pas l'intelligence assez élevée pour tirer des linceuls et du suaire là preuve de la résurrection, le Seigneur fit quelque chose de plus, il lui fit voir des anges assis, vêtus d'habits de fête et de réjouissance, pour la consoler et l'encourager par ce spectacle.

Ces anges ne lui parlent point de la résurrection, mais elle est peu à peu amenée à la connaissance de cette vérité. Elle vit un vêtement brillant, elle entendit une voix consolante; et que dit cette voix? « Femme, pourquoi pleurez-vous (13) ? »

Toutes ces circonstances furent pour elle comme une porte ouverte, par où elle en vint insensiblement à parler de la résurrection. La posture même de ces anges assis la portait à les interroger, car ils paraissaient savoir ce qui s'était passé.

Voilà pourquoi ils n'étaient point assis ensemble,, mais à quelque distance l'un de l'autre. Et comme il n'était pas croyable qu'elle les eût osé interroger la première, les anges la prévinrent et l'invitèrent à s'entretenir avec eux et par leur interrogation et par leur attitude. Que répondit donc Marie ? Elle dit avec autant d'ardeur que d'amour:
« Ils ont enlevé mon Seigneur, et je ne sais où ils l'ont mis ». Marie, que dites-vous ? Vous ne savez rien encore de la résurrection; vous vous imaginez qu'on a pris le corps, qu'on l'a caché? Ne voyez-vous pas bien, mes frères, que cette femme n'était point encore initiée à ce dogme sublime?

« Ayant dit cela, elfe se retourna (14) ». Quelle est la suite de tout cela? Marie parlé avec les anges, elle n'en a rien appris encore, et incontinent elle se retourne. Pour moi, il me semble que comme elle prononçait ces paroles Jésus-Christ apparut tout à coup derrière elle , que les anges eurent quelque frayeur, et qu'ayant reconnu le Seigneur ils marquèrent aussitôt, et par leur regard et par leur mouvement, qu'ils le voyaient, ce qui fit que Marie se tourna.

Le Seigneur apparut donc visiblement aux anges, mais il ne se montra pas de même à cette femme, de peur de l'effrayer dans cette première vision. Il ne se fit voir que sous un habit fort vil et fort commun; ce qui le prouve, c'est qu'elle le prit pour un jardinier. Au reste, il n'était pas à propos d'élever tout à coup à la sublime connaissance de la résurrection une femme qui avait l'esprit et des sentiments si bas et si grossiers; il fallait l'y amener peu à peu. Jésus-Christ l'interrogea donc de nouveau, et lui dit : « Femme, pourquoi pleurez-vous? Qui cherchez-vous (15) ? »

Cela lui montra que Jésus-Christ savait qu'elle voulait l'interroger, et l'engagea à le faire. Comprenant cela, Marie ne nomma plus Jésus; mais comme si cet homme eût connu celui dont elle s'informait, elle répondit: « Si c'est vous qui l'avez enlevé, dites-moi où vous l'avez mis, et je l'emporterai ». Marie dit encore :

« Où vous l'avez mis, si vous l'avez enlevé », comme si Jésus était entre les morts. Mais voici ce qu'elle veut dire : Si par la crainte que vous avez des Juifs vous l'avez ôté d'ici, dites-le-moi et je l'emporterai.

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SAINTES PÂQUES à tous !

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 986227 ) Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde (2025-04-20 08:53:49) 
[en réponse à 986226]



CHAPITRE VI
LA CITÉ DU BIEN ET LA CITÉ DU MAL.


Il le prévient. Afin de mettre Adam et ses fils à l’abri des séductions du tentateur, il les pourvoit de tous les moyens de résistance, et leur annonce clairement les suites inévitables de leur infidélité :

Si vous désobéissez, vous mourrez, morte moriemini. Adam brave cette menace, ses descendants l’imitent. Le déluge vient venger Dieu outragé, et l’homme s’obstine dans sa révolte. A peine la catastrophe passée ; les descendants de Noé tournent le dos au Seigneur et de gaieté de cœur se livrent au culte du démon. Malgré de nouvelles menaces et de nouveaux châtiments, Satan devient le dieu et le roi de ce monde.

Ce que firent les pécheurs d’autrefois, nous le voyons faire par les pécheurs d’aujourd’hui. A qui doivent-ils s’en prendre de la formidable puissance du démon et de leur déplorable esclavage ?

Je vois un père plein de tendresse et d’expérience qui dit à son fils aîné : Ne me quitte pas. Si tu t’éloignes de moi, tu tomberas dans un abîme, au fond duquel est un monstre prêt à te dévorer. Le fils désobéit, tombe dans l’abîme et devient la proie du monstre. L’exemple du frère aîné ne rend pas les autres enfants plus sages, et ils tombent dans l’abîme où le monstre les dévore.

Est-ce à leur père que ces enfants peuvent imputer leur malheur ? Dans ce père, voyons Dieu ; dans ces enfants indociles, voyons Adam, voyons toutes les générations de pécheurs qui se sont succédé depuis la chute originelle. Blasphème donc que de rendre Dieu responsable de nos chutes et de la puissance tyrannique du démon sur le monde coupable.

Il le répare. L’homme s’est à peine vendu, que, pour le racheter, Dieu donne Son propre Fils. Régénérant l’homme par Son sang, ce Fils adorable devient un second Adam, souche d’un nouveau genre humain, restauré dans tous ses droits perdus.

Comme il suffit d’être fils du premier Adam pour être esclave du démon, il suffit, pour cesser de l’être, de devenir fils du second Adam. Ainsi, dans la puissance laissée au démon par la sagesse infinie, il ne faut voir que deux choses : la première, une condition de l’épreuve, nécessaire à la conquête du royaume éternel.

La seconde, la grandeur de la récompense, qui sera le fruit d’une victoire si chèrement achetée. Reste à savoir comment on devient fils du second Adam, et si tous peuvent le devenir.

L’homme est fils de l’homme par une génération humaine : il devient fils de Dieu par une génération divine. Cette génération s’accomplit au baptême. Ici reparaît, comme une objection insoluble, l’immense empire du démon, à toutes les époques de l’histoire.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde