Le Forum Catholique
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( 985558 )
Pédophilie. France Inter met en cause nommément 18 évêques par Gaspard (2025-03-28 13:52:30)

( 985568 )
Et encore il serait assez facile par Ptitlu (2025-03-28 19:13:26)
[en réponse à 985558]
De faire un second, voire un 3e volet avec autant.
C'est bien beau de pondre des rapports en quantité sur la mise en œuvre des idées de la CIASE quatre ans après et à trois jours de Lourdes, mais un certain nombre de mitrés sont assis en fumant sur des poudrières.
18 en poste sur 115 en gros (hors émérites) ça fait un sur six.
A rapprocher des 27 diocèses qui n'annoncent pas la journée mémorielle pour les victimes d'abus sur leurs sites en Métropole. Presque 1 sur 3.
Journée qu'ils ont TOUS votés après la CIASE.
C'est bien beau de pleurer sur la perte d'influence de l'Eglise (RCF) ou de faire de la gonflette statistique annuelle sur les baptêmes d'adultes. Ou des leçons de morale aux fidèles différents, n'est ce pas NN.SS Jordy et Moulins-Beaufort. Ou des conseils pour trier ses déchets. Ou des livres (Wintzer, etc)
Assez de paroles, de postures et d'écrits.
Des actes !

( 985587 )
maintenant par jejomau (2025-03-29 16:58:17)
[en réponse à 985568]
Vous donnez du crédit à France Inter.. de mieux en mieux !

( 985588 )
En fait... par Gaspard (2025-03-29 20:55:53)
[en réponse à 985587]
France Inter n'a fait aucune enquête. C'est juste une compilation de faits déjà parus dans la presse. Donc il y a malheureusement très probablement de quoi faire une deuxième série comme le dit Ptilu.

( 985591 )
Ça, c'est clairement un bon exemple par Ptitlu (2025-03-29 23:47:26)
[en réponse à 985588]
De quelqu'un qui parle alors qu'il n'en sait rien.
Et dans les évêques cités il y a au moins 3 affaires non parues (Aix, Angers et Autun).
Cela dit il y a effectivement de quoi faire plusieurs autres volets.
C'est dire l'ampleur des non-dits, et je reste mesuré, depuis la CIASE... et avant.
Et le caractère éminemment logique du ressentiment des victimes, et même des clercs. La culture du soupçon pèse sur tous (et le dernier) mais les responsables sont les évêques, VG, chanceliers, officiaux, éminences grises (et âgées) des diocèses et directeurs de l'enseignement catholique qui fument en riant sur les barils de poudre.
Car il ne faut pas oublier deux aspects :
- les évêques ne sont pas seuls à décider. Mais ceux qui les conseillent (et dont on fait des évêques ou des "laïcs en responsabilité" ne sont pas mieux. D'ailleurs ils ne veulent des laïcs que s'ils sont de leur avis...
- depuis les années 1970/80 le gros des abus en milieu d'Eglise sont commis par des laics. Betharram ne fait pas exception, avec deux laïcs qui cumulent des dizaines de plaintes chacun.

( 985599 )
de quelqu'un qui ne fait pas de fiches par Gaspard (2025-03-30 15:18:47)
[en réponse à 985591]
en effet, qui n'a pas d'informations particulières mais qui a lu l'article quand même et a vu les nombreux renvois à des articles de médias ou à des affaires jugées et donc publiques, qui ont sûrement fait l'objet de passages presse.
Mais donc Ptilu puisque vous réitérez que vous avez une très fine connaissance du dossier au point d'affirmer possible de constituer une nouvelle série de 18 autres évêques et même peut-être une troisième dites-vous, je réitère que c'est votre devoir élémentaire de chrétien (et de citoyen) que de les porter à la connaissance de la justice.
Je ne vois pas très bien l'utilité de faire le malin sur un forum en vantant votre connaissance du sujet et de laisser des coupables impunis et donc potentiellement aussi d'autres personnes être leurs victimes.

( 985593 )
Mouais ... par Meneau (2025-03-30 12:22:14)
[en réponse à 985568]
Autant je suis prêt à admettre qu'il y a probablement d'autres cas dans d'autres diocèses que ceux listés ici, autant je ne comprends pas bien, à la seule vue de ce qui est rapporté dans cet article, ce qui est reproché à certains évêques.
L'évêque a un devoir de justice vis-à-vis des victimes, mais aussi un devoir de justice vis-à-vis des prêtres et laïcs signalés. Un signalement n'est pas un soupçon, un soupçon peut être non fondé, et une mise en examen n'est pas une condamnation.
On peut exiger de l'évêque qu'il :
- prête attention aux signalements qui lui sont faits
- dilligente une enquête et signale au Procureur le cas échéant
- conseille et non dissuade les présumées victimes de porter plainte également par eux-mêmes
- prenne des mesures conservatoires si les soupçons sont suffisamment fondés, en veillant à ne pas nuire à la réputation de la personne tant que l'enquête n'a pas abouti
- sanctionne effectivement lorsque les faits sont avérés
Mais on ne peut exiger de l'évêque qu'il réduise immédiatement un prêtre à l'état laïc dès réception du moindre mail, ou qu'il sanctionne lorsqu'aussi bien l'enquête canonique que l'enquête civile ont abouti à un non-lieu pour d'autres raisons que la prescription.
Et enfin, un pécheur occasionnel n'est pas forcément un pervers impénitent. Selon les cas, avec prudence et éventuellement sous surveillance ou avec certaines restrictions, il n'est pas absolument exclu a priori de confier à un coupable repentant un nouveau ministère. Même la justice civile n'est pas aussi sévère.
Cordialement
Meneau

( 985596 )
Voilà une bonne question par Ptitlu (2025-03-30 14:11:21)
[en réponse à 985593]
Hors du cas de l'article (qui ne liste que des affaires graves), ce sont même deux bonnes questions :
- quand prendre des mesures conservatoires ?
(La CEF post CIASE a tendance à dire : au moindre soupçon, et en appliquant le principe de précaution. La réalité est plus hétérogène).
- que faire des prêtres qui ont fauté ? (Je parle bien d'abus).
Question lancinante - aujourd'hui rien qu'en France une bonne dizaine de prêtres, hors fidei donum, qui ont fauté et ont été condamnés pour abus sur majeur ou mineur par la justice civile et/ou canonique, ne sont toujours pas renvoyés à l'état laïc, leurs évêques espérant visiblement les recaser dans 5 ou 10 ans, quand ce sera un peu oublié.
Il y a aussi, évidemment, des prêtres qui ont fauté, été condamnés et qui ont été remis dans des paroisses, où ils se sont tenus à carreau.
Cette question en appelle deux autres
- confierez vous vos enfants ou vos proches à un prêtre dont vous savez qu'il a été condamné pour abus par le passé, sur majeur ou mineur ?
- auriez vous confiance dans un évêque qui tolère dans son clergé des prêtres déjà condamnés pour abus car il faut leur donner une autre chance ou que leur repentir leur paraît sincère ?
A mon humble avis, je répondrai non aux deux questions.
Par ailleurs la justice civile n'est pas aussi sévère, mais les prêtres à la différence des laïcs ont charge d'âmes et disent ce qui est bien et ce qui est mal.
Ils ont donc un devoir d'exemplarité.

( 985598 )
[réponse] par Meneau (2025-03-30 14:55:19)
[en réponse à 985596]
confierez vous vos enfants ou vos proches à un prêtre dont vous savez qu'il a été condamné pour abus par le passé, sur majeur ou mineur ?
Tout dépend ce que vous entendez par "confier" et pour quoi et avec quelles mesures de surveillance / contrôle. Il y a beaucoup d'activités dans le ministrère d'un prêtre qui n'impliquent pas de se retrouver seul (ou en position d'emprise psychologique) avec des enfants ou un adulte. Il va de soi que dans ce cas je serai particulièrement vigilant moi-même.
auriez vous confiance dans un évêque qui tolère dans son clergé des prêtres déjà condamnés pour abus car il faut leur donner une autre chance ou que leur repentir leur paraît sincère ?
Là encore, ça dépend.Si je sais que cet évêque a été irréprochable avec les cas qui lui ont été soumis et qu'il applique des mesures de contrôle ou de restriction appropriées, alors oui.
Cordialement
Meneau

( 985610 )
Soyons réalistes par Ptitlu (2025-03-31 08:49:47)
[en réponse à 985598]
l'Eglise décline. Les prêtres se retrouvent à tout faire, seuls. Les limitations de ministère sont inopérantes.
Quant aux évêques irréprochables en matière d'abus ils n'existent pas... hélas.