Le Forum Catholique
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=985281

( 985281 )
Sur l' "Opus sacerdotale" cette étude par AVV-VVK (2025-03-17 18:28:22)
passionnante.
Ici
Une voie
alternative par rapport à la voie d' Ecône ?

( 985288 )
Trop peu connu par JFB33 (2025-03-17 20:47:30)
[en réponse à 985281]
Malheureusement trop peu connu.
Un chanoine qui a oeuvré comme peu ont réussi à le faire.
Il avait eu des rapports avec Monseigneur Lefebvre et on en parlait dans les premières revues "Lectures et Tradition"
Mais on connaît la suite éphémère : l'œuvre n'a jamais pu être reconnue même si certains à l'ICRSP s'auto proclament héritiers de cette oeuvre.

( 985299 )
L'Opus Sacerdotale est bien vivant par Abbé Claude Barthe (2025-03-18 09:18:52)
[en réponse à 985288]
Après le chanoine Catta, c'est l'abbé Lourdelet qui l'a dirigé, puis l'abbé Bacon. Le prieur actuel est l'abbé Scrive, curé de Belloy-en-France. L'association cléricale est restée privée jusqu'en 2020, date à laquelle elle a été érigée officiellement par Mgr Rey.
Opus Sacerdotale

( 985314 )
L'Opus sacerdotale et le Concile par Signo (2025-03-18 18:42:54)
[en réponse à 985299]
Monsieur l’abbé, je serai curieux de savoir ce que vous pensez du passage que je découvre dans l’étude dont le lien est donné dans le post d’AVV-VVK, étude dans laquelle on apprend, p. 177, que les statuts de l’
Opus...
...puisent leur source d’inspiration dans les décrets du concile, en particulier Lumen Gentium et Presbyterorum ordinis [concernant ce dernier texte, comme pour la FSSPX…].
Dans la pensée des fondateurs de l’Opus, il n’ a pas d’opposition ni même de restriction à l’égard du concile ; simplement il s’agit de recevoir le « vrai » concile, dont ils veulent dégager les véritables intentions réformatrices des initiatives de « réformateurs » autoproclamés. Pour le chanoine Catta, il n’y a pas à accepter le concile mais « à le recevoir comme s’inscrivant parmi cette longue suite de documents du Magistère, dans lequel l’Eglise exprime sa foi ». Le concile n’est donc pas facultatif. D’ailleurs l’Opus sacerdotale a d’autant moins de raisons d’être réticent à l’égard des actes du concile qu’il y puise la justification de son existence. Le décret Presbyterorum ordinis ayant loué la formation d’unions sacerdotales (n°8), le chanoine Catta vit toujours dans la rencontre de l’intuition de Fontgombault, en avril 1964, et l’encouragement du Concile à la constitution de tels groupements sacerdotaux fraternels, un signe providentiel.
Passage qui démontre à mes yeux qu’une ligne conciliant l’attachement à la tradition liturgique intégrale et la réception du Concile dans une optique d’herméneutique de continuité, a toujours existé dans l’Eglise et n’a pas attendu les développements ratzingériens ultérieurs . Cette ligne équilibrée me paraît être la bonne attitude dans les débats actuels autour de la question de la liturgie traditionnelle et les discussions avec les autorités.
Les bons arguments vis a vis des autoritesme semblent être les suivants :
1. Le mouvement traditionnel adhère à Vatican II en lisant ce concile à la lumière de la Tradition (approche suggérée par la lettre des textes conciliaires eux-mêmes) ;
2. Les autorités ne peuvent pas accuser le mouvement traditionnel d’instrumentaliser l’ancien rite dans un combat contre le Concile,
puisque ces mêmes autorités ainsi qu’une grande partie de l’épiscopat trahissent eux-mêmes le Concile dans de très nombreux domaines (liturgie, rapport à la Vérité, formation sacerdotale, évangélisation, etc), ce qui est facile à démontrer, citation des textes conciliaires à l’appui ;
3. La radicalité de la réforme liturgique –radicalité dont la conformité avec les souhaits du Concile est contestable-, les circonstances historiques de son élaboration -telles qu’elles ressortent des témoignages croisés de Mgr Lefebvre et du P. Louis Bouyer-, son bilan pastoral avec cinquante ans de recul, ainsi que l’attractivité pastorale de la liturgie traditionnelle sont des constats factuels et objectifs qui justifient la possibilité pour les clercs et fidèles qui le désirent de pratiquer la liturgie traditionnelle intégrale dans un cadre canonique officiel, sans préjudice pour la communion ecclésiale.
Même s’il y a sans doute un peu de naïveté de ma part concernant le point 3, il me semble que ces arguments sont de nature, sans se mettre en porte à faux vis-à-vis de l’obligation faite à tout catholique d’obéir aux pasteurs légitimes et au magistère ordinaire, d’engager un dialogue franc avec les autorités sur des bases saines, et sans donner le bâton pour se faire battre en se réfugiant dans une posture anti conciliaire difficilement défendable.

( 985330 )
on vous rétorquera que hélas en Occident et en Asie par Luc Perrin (2025-03-19 18:19:04)
[en réponse à 985314]
cette ligne de l'herméneutique de la réforme dans la continuité, théorisée par Benoît XVI en 2005 et auparavant dans ses écrits signés cardinal Ratzinger, a été défaite constamment tant dans la Curie, malgré quelques succès très partiels de 1975 à 2013, nettement plus dans le Collège épiscopal, massivement chez les religieux et religieuses et de même parmi le laïcat cléricalisé qui fait tourner ce qui reste d'Églises diocésaines (les structures).
Je résume le réquisitoire factuel que Me Parfu ferait pour vous répondre en tant que procureur du Réel et il emporterait sans peine la condamnation.
Pourquoi cette voie raisonnable a-t-elle échoué si régulièrement, pourquoi le pontificat de Benoît XVI débouche sur celui de François ? Voilà les bonnes questions. Le rêve d'harmonie et d'une conciliarité raisonnable et en continuité avec la Tradition reste un rêve.
Le matin on se réveille et on est confronté au Réel qui est tout autre.

( 985331 )
Pour moi ce n’est ni une « ligne »… par Signo (2025-03-19 18:44:57)
[en réponse à 985330]
… ni un rêve. C’est la seule attitude catholique possible, et la seule qui ne rend pas notre combat pour la liturgie traditionnelle indéfendable.
L’herméneutique de continuité n’est pas une herméneutique possible parmi d’autres. Elle est la règle suprême d’interprétation des actes du magistère, hier comme aujourd’hui. Ce n’est pas seulement Vatican II, mais c’est aussi Vatican I, Trente, tous les conciles médiévaux qui sont soumis à cette herméneutique. Or vous savez très bien qu’il est possible d’interpréter tous les conciles dans un sens rupturiste. Par exemple interpréter Vatican I dans le sens de la papolâtrie, ce qui est clairement une rupture avec l’ecclésiologie en vigueur au premier millénaire, même en Occident. C’est précisément ce contre quoi ont réagi certains catholiques, débouchant sur le schisme de l’Eglise vieille-catholique. Un précédent que nous ferions bien de méditer… schisme qui n’aurait pas eu lieu si au lieu de verser dans la papolâtrie on aurait interprété Vatican I selon l’herméneutique de continuité…
Ce qui relève du rêve ce serait plutôt de s’imaginer qu’un beau jour un pape ou un autre concile annule Vatican II et nous fasse revenir au statu quo ante.

( 985346 )
Message privé par Roger (2025-03-20 12:04:04)
[en réponse à 985331]
Bonjour Signo
J'aimerais vous en.parler en privé
Comment faire?

( 985347 )
J’ai demandé… par Signo (2025-03-20 13:25:34)
[en réponse à 985346]
… aux administrateurs de bien vouloir vous transmettre mon adresse personnelle.

( 985356 )
"pour moi" et après le reste s'évanouit par Luc Perrin (2025-03-21 10:36:15)
[en réponse à 985331]
Je ne me plaçais pas dans la posture du "pour moi", pour toi, pour elle ou même du pour nous.
Il y a nos opinions, nos souhaits, nos désirs, nos convictions personnelles et ... le réel, l'histoire telle qu'elle a été écrite et telle qu'elle s'écrit.
"Pour moi", ce que vous écrivez est raisonnable et devrait être la seule "règle suprême d'interprétation" (je vous cite). Mais ni Signo ni Perrin ni d'autres ne sont les papes défunts et le pape régnant, ni la Curie romaine, ni le Collège épiscopal, ni le collectif des supérieurs et supérieures d'ordres et instituts religieux, ni ...
Notre opinion n'est pas sans la moindre valeur mais sa capacité à peser sur la "ligne" suivie en Occident est très faible voire négligeable sauf à une très petite échelle.
Si au lieu de moutons - ou "mougeons" mixte de mouton-pigeon -, la masse des fidèles comportait une quantité considérable la moitié, les deux tiers de Signo, Perrin, Candidus et tant d'autres au bout d'une période X, le clergé et la hiérarchie finirait par évoluer dans le sens de la "règle suprême d'interprétation".
On a pu croire que de 1975 à 2013 cette phase était entamée et on a pu en voir quelques fruits. Je dis "quelques" car on était très loin du compte quand Benoît XVI fit le choix libre ou sous une certaine contrainte de résigner son office papal.
La suite a hélas montré que le peuple des "mougeons" reste l'espèce dominante et qu'on revient vite aux lignes diverses loin de la "règle suprême" remisée à la cave. Sans que cela ne suscite de vrai sursaut comme pour le covidisme monstrueux ou pour le plus monstrueux encore bellicisme ambiant.
"Plus c'est gros, plus ça passe" dit un adage populaire. C'est bien ce à quoi on assiste "urbi et orbi", ad intra comme ad extra. Le "mougeon" qui sort d'un église est le même "mougeon" dans la Cité. Sans compter le bien plus grand nombre en Occident qui n'a pas même l'idée de ce qu'une "église" peut être.
Au final, si le clergé les consacrés-consacrées, la hiérarchie portent ensemble une très lourde responsabilité au jour du Jugement, nous tous et toutes fidèles "mougeons" portons aussi en tant que peuple de Dieu infidèle une part des taches qui maculent la robe de l'épouse du Christ.
Mais l'histoire de l'Église, le Réel dépasse et de loin nos opinions individuelles si justes soient elles. J'ai conscience d'avoir enfoncé à grands coups de bélier des portes ouvertes mais ces truismes sont à rappeler de temps à autre afin de ramener nos "pour moi" à leur juste échelle. Mes "pour moi" inclus.

( 985357 )
Il faudrait nuancer cher Luc par Roger (2025-03-21 11:36:48)
[en réponse à 985356]
L'interprétation continuiste du Concile est très répandue dans le jeune clergé français ou américain (ailleurs je ne sais pas). Certes il est peu nombreux mais il porte l'avenir. Même La Croix commence à le remarquer !
Et L'interprétation rupturiste est affaiblie par le fait qu'elle n'a pas de basez sérieuses dans les textes conciliaires et dans les textes de Paul vi (sauf en matière liturgique).
Donc tout n'est pas perdu.

( 985365 )
concedo ... mais pour le moment par Luc Perrin (2025-03-21 23:22:18)
[en réponse à 985357]
cela se voit très peu en Occident et il y a bien peu de cardinaux en phase avec cette lecture.
T.C. n'est pas vraiment une preuve que la voie droite juste est à nouveau empruntée, plutôt qu'on s'enfonce dans l'ornière.
Concernant le "jeune clergé" oui c'est une touche plus optimiste mais ... "combien de divisions" ? Des effectifs en chute libre.
Le baptisé se raréfie aussi.
A vue humaine, le catholicisme en Europe ressemble assez à la calamiteuse UE : une façade qui garde les ornements de sa splendeur passée et derrière tout est vermoulu, en voie de putréfaction. Ce n'est pas mieux au Canada, en Amérique latine, pour la moitié des USA, en Australie, pour une partie de l'Asie. L'Afrique est la "sanior pars" avec des exceptions et des faiblesses aussi plus au niveau de la chair que de l'esprit cependant.
Maintenant comme je l'ai maintes fois indiqué, l'histoire de l'Église est faite de cycles alternant corruption, déclin, putréfaction (cycle A) et à l'opposé purification, ascèse, haute spiritualité, dynamique d'évangélisation (cycle B).
Il faut constater que nous sommes en cycle A et subissons une forme de Déluge : à nous de rester sur la barque biblique malgré les vents, la tempête et la tristesse qui peut, à l'occasion, nous étreindre.

( 985368 )
Merci cher Luc par Roger (2025-03-22 11:01:24)
[en réponse à 985365]
Pouvez vous m'envoyer votre adresse mail via la modération svp?

( 985402 )
vous pouvez la demander au modérateur, il a la nouvelle par Luc Perrin (2025-03-24 13:50:34)
[en réponse à 985368]
depuis mon départ en retraite, l'ancienne a été supprimée par l'université. Je suis toujours d'accord pour être en contact avec les intervenants du F.C.

( 985391 )
Je suis encore plus pessimiste que vous par Signo (2025-03-23 11:38:28)
[en réponse à 985365]
Et le sens de mon propos précédent sur l’interprétation du Concile n’était pas de décrire une situation mais d’indiquer la seule bonne attitude. Que le corps ecclésial l’adopte ou pas est une autre question.
Pour parler franchement, je considère que 95% de ce qui a été dit, écrit, pratiqué, enseigné en liturgie, en spiritualité, en théologie, en pastorale depuis les années 1960 est à jeter directement à la poubelle.
Mais je vais même plus loin: ce sont la plupart des grandes orientations qui ont été prises par l’Eglise depuis les débuts de la modernité (XIV-XVIe siècles) qu’il faut remettre en cause. Ce que nous vivons actuellement, et dont le caractère catastrophique est véritablement vertigineux, n’est que la phase terminale de déviations dont les origines remontent à plusieurs siècles déjà. Il y a quantité d’analyses à ce sujet, et pas seulement de Lubac.
On nous parle aujourd’hui des jeunes prêtres (enfin ce qu’il en reste…) qui seraient plus « classiques » que leurs aînés. Voilà qui nous fait une belle jambe. Il y 10 ou 15 ans je m’en serais réjoui. Nous n’en sommes plus là. La fin du progressisme n’entraîne pas automatiquement le renouveau de la Tradition. Ce que constate c’est que les jeunes prêtres, malgré leur bonne volonté, n’ont strictement reçu aucune formation solide, aucun enseignement doctrinal, liturgique et spirituel consistant. Partant de là, à moins d’un gigantesque effort de redécouverte et de réappropriation de tout le patrimoine qui n’a pas été transmis, effort dont la concrétisation est bien improbable, et d’un changement substantiel de la composition du corps épiscopal, je ne vois pas bien ce qui peut empêcher une extinction à peu près complète du tissu catholique dans notre pays.

( 985404 )
nous divergeons sur les causes/racines mais en 2002 j'écrivais par Luc Perrin (2025-03-24 14:06:09)
[en réponse à 985391]
"La diaspora catholique en Scandinavie luthérienne offre peut-être, depuis un siècle et demi, une image de l'avenir à moyen terme de la cure d'âmes dans une Europe de l'Ouest sécularisée ; paroisses immenses en dehors des grandes villes, petites chapelles relais, clergé autochtone minoritaire. Un semis de petites communautés chrétiennes très unies fleurit au sein d'un continent indifférent au catholicisme dans son cap occidental" Histoire des curés (Nicole Lemaitre dir.), Fayard, p. 439.
On peut remplacer "catholicisme" par christianisme et maintenant étendre à une partie de l'Europe orientale.
2002 c'était au temps où Rome wojtylait, c'était au temps de la génération Jean Paul II pour paraphraser Brel ... pourtant on pouvait aisément discerner les tendances de fond qui n'ont fait qu'amplifier depuis.
Je rejoins donc le constat qui est vôtre aujourd'hui.

( 985412 )
Effectivement par Signo (2025-03-24 22:07:50)
[en réponse à 985404]
Si avenir catholique il y a en Europe occidentale, il sera fait de petites communautés vivantes (« minorités créatives » disait Benoît XVI), à la fois ouvertes sur la société (notamment par attraction, conversions et baptêmes d’adultes, engagement social notamment auprès des plus pauvres, sur le modèle des bars associatifs Dorothy et Simone) et enracinées dans la tradition liturgique et spirituelle, avec une forte influence des monastères qui joueront le rôle de source d’inspiration et de poumon spirituel. Tout cela suppose un dépassement de l’antagonisme entre catholiques sociaux et catholiques traditionalistes.
Ces petites communautés fonctionneront en réseau (communautés paroissiales, écoles hors contrat, monastères, etc), un peu sur le modèle décrit par Rod Dreher dans son Pari bénédictin.
Pour moi le bilan du pontificat de S. Jean-Paul II, pour lequel j’ai pourtant de l’estime, est catastrophique. Ce que j’appelle le « compromis wojtylien » (c’est à dire liturgie et pastorale modernes et morale conservatrice ) est un échec complet: la morale conservatrice avec ses abstractions en noir et blanc est rejetée partout et remise en cause par les autorités romaines elles-mêmes, les communautés nouvelles se sont presque toutes révélées être des nids d’abus et de perversion, les JMJ sont déjà démodées et les liturgies « show » n’intéressent plus personne.
Aujourd’hui l’Eglise est clairement dans l’impasse, et ne pourrait en ressortir que par une restauration de la Tradition intégrale telle qu’elle a été vécue sous diverses formes dans l’Eglise depuis les temps apostoliques jusqu’au XIIIe siècle, c’est à dire: décentralisation/subsidiarité au niveau des Églises locales, unité de la foi dans la diversité des pratiques et des disciplines, souplesse dans le gouvernement, le Siège apostolique cantonné à un rôle d’arbitre et de référence doctrinale, autorité pensée comme au service de la Tradition, respect de la Tradition dans les domaines liturgique et spirituel, théologie morale ferme sur les principes mais souple, pragmatique et attentive au vécu des personnes,véritable culture biblique et liturgique, etc.

( 985425 )
Tout foutre en l'air... par Nemo (2025-03-25 15:18:57)
[en réponse à 985412]
En lisant votre message je me sens carrément révolutionnaire.
Peut-être ai-je abusé de digestifs, grâce à cette trêve occasionnée par cette belle fête de l'Annonciation que je vais chanter ce soir, et le sevrage de vins et alcools m'a rendu plus vulnérable !
Mais franchement la hiérarchie actuelle de l'Eglise est pourrie jusqu'à la moelle, pas un évêque pour racheter l'autre, le QI moyen de la CEF est désastreux, leur manque de charité patent, leur empathie quasi nulle, qui aurait envie de fréquenter "ces gens là" ?
Comme l'avoue avec naïveté Mgr Jordy enviant ou se défiant des tradis, la communication des institutions catholiques n'est pas à la hauteur, ils ont perdu leurs appuis dans la société, bref, une bande de boomers comme disent mes jeunes amis ou de loosers comme disent les autres.
Entre les scandales sexuels et leur gestion désastreuse, la chasse aux tradis, les compromissions avec le pouvoir et les mondanités, le carriérisme , les scandales financiers dont on ne parle pas encore, les faillites de certains diocèses, la chasse au patrimoine des congrégations en voie d'extinction, les séminaires vides, l'inaudibilité au niveau des grands débats (avortement, euthanaisie etc.) que peut-on porter à l'actif de nos prélats ?
Les derniers pontificats furent également catastrophiques. Benoît XVI, intéressant théologien je crois et personnalité brillante, saint homme je crois aussi, aura fait des nominations catastrophiques et n'aura pas réformé l'Eglise. Il passe pour un grand liturge mais en fait il aura surtout ressorti des vieux vêtements et quelques garnitures d'autel. Le jugement sur son successuer sera forcément bien pire : il aura soufflé le froid et le chaud, ses écrits auront plus porté à la confusion qu'à la restuaration de l'Eglise.
Bref on ne s'en sortira que par une vrai réforme que je souhaite de mes voeux les plus chers. Une réforme c'est en général un retour à une situation plus sûre de l'Eglise, également un retour à la sainteté. Qui sont les saints de notre époque ?
Pour ce qui est des cafés associatifs, je connais bien le sujet puisque j'ai été l'administrateur de l'un et que je fréquente assez régulièrement le Dorothy. Il ne faut pas se leurrer. Je ne connais pas Simone mais le Dorothy est composé principalement d'intellectuels de gauche (apparemment), de jeunes profs de philo en particulier. On y est bien entre soi. On aime y débattre de thèmes actuels. On ne craint pas d'y inviter d'anciens prêtres soixante-huitards plus ou moins défroqués pour parler d'une réforme de l'Eglise. On aime y évoquer les thèmes à la mode comme les milieux LGBQ++. Mais surtout on y est bien entre soi, tous intellectuels et C++. Ce n'est pas un mouvement de fond qui va sauver l'Eglise à mon sens.
On pourrait penser qu'il y a le pélé de Chartres qui va sauver les choses. Oui sans doute mais uniquement s'il y a solide formation et suivi après chaque pélé parce que, il ne faut pas se leurrer, le pélé est à la mode, il fait bon en être, mais pour beaucoup il y a une approche sentimentale mais non raisonnée, assez superficielle. Après le pélé, on retombre dans une vie assez relâchée et un manque de discernement.
Bien sûr les critiques que je porte sont aussi une self critique.

( 985440 )
Ce qui est inquiétant… par Signo (2025-03-26 11:07:05)
[en réponse à 985425]
… c’est l’inculture ecclésiastique effarante de nos évêques. Dans une Eglise latine dans laquelle la quasi totalité de la prière liturgique, de la théologie, du droit, ont été exprimés en langue latine depuis au moins 1500 ans, voir des évêques pour la plupart incapables de chanter correctement une messe grégorienne est vraiment un phénomène aussi inquiétant qu’étrange. Il y a aujourd’hui une forme d’exculturation stupéfiante du clergé, pour lequel il semble ne s’être rien passé dans l’Eglise avant 1970… un clergé déraciné de sa propre culture, hors sol, qui a perdu toutes ses références y compris les plus essentielles… on a parfois l’impression que ces clercs ne vivent pas sur la même planète. Sans même parler de l’effondrement intellectuel (à mon avis voulu par le système clérical actuel: une masse de médiocres interchangeables est plus facile à contrôler qu’une véritable élite ecclésiastique avec de vraies personnalités et une forte stature intellectuelle).
Comment s’étonner après du délitement généralisé de l’institution ?
Quand aux cafés associatifs, habitant en province je ne connais ni le Dorothy ni le Simone. Je pense néanmoins qu’il y a une certaine gauche chrétienne à qui on peut tendre la main (ce que vous semblez faire d’ailleurs), sous réserve évidemment qu’elle ait la sagesse de vivre avec son temps et d’abandonner les vieilles lunes et les lubies des années 1970! Et il n’y a pas de raison pour que les catholiques traditionnels ne s’intéressent pas aux questions sociales et même reprennent à leur compte une critique radicale du capitalisme libéral (critique anticapitaliste et intérêt pour les questions sociales qui existaient de manière assez forte chez les catholiques légitimistes de la fin du XIXe siècle, mais on l’a un peu oublié).

( 985443 )
anecdote qui va dans votre sens par Luc Perrin (2025-03-26 11:47:43)
[en réponse à 985440]
Quand j'ai commencé mon enseignement, nous avions des "sessions" pour lancer l'année - c'était en 1994 avant la semestrialisation - à destination des étudiants par correspondance - c'était avant le passage aux plateformes internet.
Pour les 3e année, ma présentation du cours d'histoire de l'Église contemporaine démarrait rituellement par : non le christianisme n'est pas né en 1962.
Il y avait des sourires dans la salle, certains entendus d'autres crispés mais la mentalité qui tend à effacer tout ce qui était entre le III-IVe siècle et 1962 était très répandue. On a progressé ensuite, chez mes étudiants du moins.

( 985445 )
Il est significatif... par Pétrarque (2025-03-26 12:56:10)
[en réponse à 985440]
...que la révolution qui a littéralement balayé l'Église catholique dans la seconde moitié du XXe siècle, et dont la destruction de la liturgie latine est la butte témoin majeure, n'ait pas touché les autres religions.
Si l'on excepte certains cultes protestants américains dont les formes religieuses sont radicalement nouvelles, aucune autre religion n'a connu un tel désastre, ni sur tous les plans.
N'importe quel fidèle orthodoxe, musulman, juif, anglican, bouddhiste ou zoroastrien qui, venu du XVIIIe siècle, débarquerait aujourd'hui dans l'un de ses temples ne serait pas foncièrement dépaysé.
Un catholique, lui, aurait le sentiment que sa religion n'existe plus.

( 985552 )
fausse impression cher Pétrarque, très fausse même : phénomène général par Luc Perrin (2025-03-28 11:37:38)
[en réponse à 985445]
Je m'étais un temps intéressé à cette perspective comparative pour voir, à partir du traditionalisme catholique si c'était isolé, spécifique ou à l'inverse une tendance qu'on trouve dans quasiment toutes les Églises chrétiennes et religions non chrétiennes.
Et bien oui le traditionalisme catholique n'est qu'un parmi beaucoup d'autres et pratiquement toutes les confessions religieuses sont touchées par ce qu'Émile Poulat appelait le travail de la Modernité.
Toutes les Églises chrétiennes sont traversées par ce clivage entre un courant "moderniste", plus ou moins aligné sur le libéralisme foncièrement anti-religieux/areligieux, et un ou plusieurs courants qui défendent la Tradition de cette Église, le référent biblique.
Cela est vrai évidemment de TOUTES les Églises protestantes : anglicane-épiscopalienne, luthérienne, réformée-presbytérienne calviniste, y compris les Communautés plus récentes issues du baptisme, des néo-évangéliques, pentecôtistes ... Ces deux pôles sont repérables partout : l'hyper libérale Église luthérienne de Suède a une toute petite minorité attachée à la liturgie protestante latine conservée au cours du XVIe quand cette Église nationale fait sa mue très progressive.
Contrairement à une idée reçue, les Églises orientales sont elles aussi déchirées par ce clivage : les plus éloignées de leur Tradition sont celles de diaspora, passées au vernaculaire, qui se féminisent à l'Occidentale, prennent des libertés avec la morale biblique ... suivant le pays où elles sont implantées.
Eh oui il y a des bugninistes ravageurs en Orient aussi ! A l'inverse l'Église de Grèce et l'archipel monastique autour du Mont Athos en particulier sont réputés "traditionalistes". Le Patriarcat de Moscou a flotté mais semble, sous réserve d'informations plus récentes, assez traditionnel.
Je ne connais pas le monde du bouddhisme contemporain mais il ne fait aucun doute que l'ancien Dalaï Lama incarnait une version libérale "moderniste".
Pour l'islam, c'est très connu il y a quantité de tendances dans chaque famille musulmane - sunnites, chiites etc. - entre courants tournés vers le libéralisme occidental et courants très divers qui le rejettent fermement (fondamentalisme, islamisme).
Chacun sait ou devrait savoir que le judaïsme contemporain est très profondément divisé entre ultra-orthodoxes, "orthodoxes" qui sont devenus au fil du temps des libéraux modérés et le judaïsme libéral féministe, complètement assimilé au libéralisme le plus extrême et anti-biblique. La très fameuse "herméneutique" ou le détour par l'histoire étant des outils pour "déconstruire" les commandements divins et la loi mosaïque.
Si on poursuit la recherche on trouvera ce clivage dans les religions traditionnelles africaines.
Anecdote : il y a longtemps, en 2004 je crois, j'avais remplacé un collègue appelé à l'épiscopat pour un colloque organisé par une Église protestante spéciale les Adventistes du Septième Jour - être dans l'attente du dimanche symbole de la Parousie.
En discutant avec des théologiens adventistes et en assistant à un office, je découvre qu'il y a ce clivage chez eux entre les tenants des écrits de la fondatrice Ellen White et ceux plus recentrés sur la Bible, entre ceux qui s'agenouillent à un moment de l'office et ceux qui restent debout - tiens tiens un débat familier ...
Bref dans un univers très éloigné du catholicisme, on retrouve les mêmes problèmes. Simplement parce que Satan, ou si l'on veut le libéralisme pour employer un de ses nombreux masques, est répandu sur la planète et que la présence libérale est universelle de nos jours bien qu'à des degrés divers.

( 985553 )
Sur les tendances libérales généralisées... par Pétrarque (2025-03-28 11:50:49)
[en réponse à 985552]
...et la présence de courants contradictoires au sein de toutes les confessions religieuses, je suis entièrement d'accord, cher Luc, et votre développement est très pertinent, comme toujours.
Néanmoins, au plan des formes - qui sont toujours les véhicules d'idées plus profondes - la révolution qui a touché l'Eglise romaine me paraît sans équivalent, et même spécifique.
Quelqu'un d'incroyant et d'extérieur à l'Eglise, la considérant froidement - et seulement sous ces dehors formels - qui analyserait leur transmutation entre le début des années 60 et aujourd'hui, pourrait même conclure à un changement de sa substance.
Cela matérialise à mes yeux l'unicité du phénomène, tant dans l'Eglise qu'en considération de sa place parmi les autres systèmes religieux.

( 985564 )
D’accord avec vous Pétrarque par Signo (2025-03-28 16:01:06)
[en réponse à 985553]
Certes il y a des courants libéraux dans toutes les religions. Mais (excepté dans le protestantisme) dans une proportion sans commune mesure avec ce que nous observons dans le catholicisme contemporain.
Chez les musulmans les vrais libéraux sont à mon avis marginaux. Même chose chez les bouddhistes, hindouistes, etc. De toute façon le libéralisme religieux est un phénomène occidental donc étranger à ces traditions religieuses.
Dans le monde chrétien, il n’y a guère que le protestantisme qui a évolué autant que le catholicisme, et même là certaines choses se sont mieux conservées que chez nous. Les luthériens ont conservé la Septuagésime, les cérémonies anglicanes britanniques ont bien plus de classe (même si ce sont des coquilles vides sur le plan sacramentel) que la plupart des célébrations catholiques (il suffit de comparer la cérémonie du sacre du roi Charles avec les célébrations pontificales actuelles).
Dans l’orthodoxie, même dans les paroisses ou communautés les plus libérales (par exemple le séminaire russe d’Epinay-sous-Sénart), personne ne songe à supprimer les iconostases ou à célébrer face au peuple, encore moins à faire de la liturgie eucharistique une kermesse conviviale. Même célébrée en vernaculaire et avec certaines adaptations la divine liturgie reste substantiellement la même au niveau des rites, des textes et prières, de la paramentique, de la musicalité, etc. Et même ces groupes libéraux, qui sont sur un positionnement ecclésial comparable à celui de la communauté Saint Martin, demeurent minoritaires au sein de l’Orthodoxie.
Dans le catholicisme, c’est l’inverse: ce sont les communautés traditionnelles ou classiques qui sont minoritaires voire marginales, et le progressisme libéral ecclésial qui est devenu la norme, jusqu’au sommet de la hiérarchie. Un catholique vivant dans les années 1920-1950 qui reviendrait aujourd’hui ne reconnaîtrait strictement plus rien et aurait probablement effectivement l’impression que sa religion a disparu.
Par ailleurs, je ne suis pas certain qu’il existe dans l’histoire religieuse de l’humanité des exemples comparables de mutation d’une religion aussi radicale et aussi rapide. Même la réforme luthérienne au XVIe siècle a certainement été moins radicale que le progressisme des années 1960-1970 lorsqu’elle s’est mise à modifier la liturgie. Nous sommes face à une rupture tout à fait unique et spectaculaire qui aujourd’hui plonge dans la perplexité bien des sociologues, historiens et ethnologues.

( 985569 )
je ne saisis pas votre distinction Pétrarque par Luc Perrin (2025-03-28 19:14:15)
[en réponse à 985553]
quand les Églises protestantes et le judaïsme libéral instituent des femmes ministres (évêques ..) et rabbins, on n'est pas dans un aspect formel mais dans la négation frontale des Écritures, la Bible en son entier. Pour prendre un exemple évident au milieu d'une longue liste.
Croyez vous vraiment que les protestantismes libéraux qui comme l'Église Réformée de France acceptent quiconque athée, musulman, raélien ... à participer à la Cène n'auraient pas été traités par combustion en place publique par les Réformateurs du XVIe, Calvin en tête qui a fait brûler Michel Servet pour bien moins que cela ?
Si Luther revenait sur terre, il fulminerait contre 90% des gens qui se disent "luthériens" et "luthériennes".
Et que dire des grandes figures de l'Orthodoxie orientale et des autres Églises non-chalcédoniennes sur les compromissions des diasporas en Occident ?
Si je nie - Dieu m'en préserve ! - Sa Parole, je ne suis pas dans le "formel" mais dans ce que la Bible qualifie d' "abomination".
En islam en outre, le droit, le "formel" si vous voulez, l'emporte sur tout le reste. Passer outre aux règles coraniques et de la "tradition" (Sunna) est carrément blasphématoire de même.
Il n'y a rien d'unique dans le néo-catholicisme, les mêmes traits que l'on trouve partout ailleurs, la même Modernité qui ronge les traditions religieuses de l'intérieur et les attaque frontalement dans nos sociétés sécularisées.
Rappelez vous que l'abbé Loisy avait acquis son érudition en Écriture sainte dans les universités allemandes protestantes très en avance à ce sujet sur l'enseignement catholique. Son projet visait explicitement à rendre compatible un néo-catholicisme avec la science profane, le scientisme en fait de son temps. Il y parvenait en éliminant tout ce qui fait le coeur de la foi chrétienne ce que saint Pie X avait fort bien repéré.
Nous sommes bien en amont de 1950-1970 : clin d'oeil à l'ami Signo.
Je vous suis sur le degré différencié de pénétration du libéralisme dans les diverses confessions religieuses, ceci étant proportionnel à la force de la Modernité dans leur environnement. Asie, Afrique, dans une moindre mesure Amérique latine - la poussée libérale y forte -, sont moins pourries que l'Occident au sens large mais pas épargnées pour autant. Il est sûr que dans la plus grande partie de l'humanité, une juge à la Cour suprême des États-Unis, épouse et mère de famille, Ketanji Brown-Jackson, qui déclare ne pas savoir ce qu'est une femme ou un homme, serait sans doute dans un asile d'aliénés plutôt que membre de la plus haute juridiction du pays.
Comme je l'ai déjà dit, la Modernité (un autre nom aujourd'hui est "mondialisme") n'est pas un démon spécifiquement lancé à la face de la seule Église romaine. C'est un monstre qui vise à engloutir tout être humain dans le crime, la folie et in fine la damnation éternelle.
Sur ce plan, l'interreligieux rejoint le texte biblique et la Révélation.

( 985549 )
Position équilibrée par Paterculus (2025-03-28 10:47:55)
[en réponse à 985314]
Votre position est équilibrée, et c'est celle que je défends depuis toujours.
Les faits, vous dit-on, vont contre cette position. Mais les textes mêmes du concile Vatican II sont eux aussi des faits.
Que les responsables de l'Eglise nommés avant Vatican II n'aient pas appliqué ce concile, montre que le vers était dans le fruit bien avant.
Qu'à un Benoît XVI ait succédé un Bergoglio vient de ce que les Papes jusqu'à 2013 avaient le souci que toutes les tendances soient représentées dans le collège cardinalice ; il leur était inconcevable que certains soient révolutionnaires à ce point. Moi-même je pensais jusqu'à récemment que l'Eglise était inattaquable, qu'une révolution dans l'Eglise comme il y eut une révolution en France était impossible. Je m'étais trompé. Mais la véritable Eglise passera l'épreuve, d'une façon que Dieu seul connaît.
Votre dévoué Paterculus

( 985304 )
Parfois, je me demande par Twinckel (2025-03-18 11:05:42)
[en réponse à 985281]
si le nombre de curés qui sont restés fidèles à la messe traditionnelle durant les années 1970-80 et se sont rassemblés dans ce genre d'organisation a été ne serait-ce qu'égalé par les prêtres ex-Ecclesia Dei et diocésains célébrant actuellement le VOM en France.

( 985309 )
Doux rêves... par Justin Petipeu (2025-03-18 11:48:08)
[en réponse à 985281]
Le ton de l'article me paraît TRES optimiste. Ayant bien connu dans mon jeune temps le monastère de la Visitation à Nantes, et donc le chanoine Catta (le frère), la vérité est que ce saint homme était tout-à-fait marginalisé dans le diocèse et que la mère supérieure du monastère était aussi très marquée comme "intégriste".
Mgr Vial était dans le vent de Vatican II et il eut seulement la décence d'attendre la mort du Chanoine Catta avant d'introduire la messe de Paul VI, grégorienne et orientée, à la Visitation, célébrée par le chanoine Naulin, ancien curé de Ste Thérèse et successeur du chanoine Larose. Celui-ci aussi fut d'ailleurs éjecté de Ste Thérèse pour cause de conservatisme où Mgr Vial lui envoya une tripotée de vicaires en col roulé. Le seul qui tenait la route, l'abbé Vérité, fit une réaction très forte et s'enfuit juste après une grand-messe pour devenir sédévacantiste et célébrer un ministère du côté de Lorient. Il y prêchait aussi des retraites de St Ignace qui touchèrent pas mal de monde.
Mais la vérité que le Père Jacquemin a du mal à dire simplement est que cette Opus fut très mal vue, pour ne pas dire combattue, par l'épiscopat français.

( 985311 )
Le Père Jacquemin? par Leopardi (2025-03-18 17:10:24)
[en réponse à 985309]
Vous le faites exprès?

( 985312 )
Ah mince ! par Justin Petipeu (2025-03-18 17:20:30)
[en réponse à 985311]
Il fallait dire quoi ? M. le chanoine ?

( 985315 )
Monsieur l'abbé par Leopardi (2025-03-18 19:19:33)
[en réponse à 985312]
vous le savez très bien et je ne suis pas dupe.

( 985316 )
Monsieur le Chanoine… par Jérusalem (2025-03-18 19:52:20)
[en réponse à 985315]
…aurait en effet été plus juste.
Quoique, il ne l’était pas encore au moment de la publication de cette étude.
Jérusalem

( 985329 )
un travail fait à la Faculté de théologie catholique de Strasbourg au passage par Luc Perrin (2025-03-19 18:07:44)
[en réponse à 985309]
et que j'avais suivi et encouragé.
L'objet de cette étude n'était pas d'exprimer une vue "optimiste" ou "pessimiste" mais d'éclairer, à l'aide d'archives et de publications et témoignages, l'histoire peu connue de ce mouvement de prêtres qui s'insurge contre la cacophonie naissante dès 1963.
L'abbé a fait un travail remarquable de maîtrise et DEA : un travail de bénédictin si je puis dire car il n'était pas aisé de rassembler le corpus de sources dispersé. L'article résume cette grosse recherche de grande valeur.
Il n'y a aucun doute, je n'ai pas en tête toutes les pages, que l'épiscopat en tant que tel C.E.F. n'a pas soutenu l'Opus sacerdotale à l'époque. L'abbé Jacquemin ne dit pas autre chose.
Il a lui-même été un temps à la F.S.S.P. avant de rejoindre le clergé parisien. La date de parution de l'article 2007 renvoie au début du pontificat de Benoît XVI et à l'attente du motu proprio S.P. paru en juillet de cette année.