Le Forum Catholique

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images/icones/marie.gif  ( 985469 )Jeudi de la 3ème semaine de Carême par ami de la Miséricorde (2025-03-26 21:59:05) 



Jeudi de la 3ème semaine de Carême



Mémoire de St Jean Damascène, Conf. et Doct.

Biographie de Saint Jean de Damas

Prière à la Sainte Vierge de Saint Jean Damascène

Je Vous salue, Marie, Espérance des chrétiens, Trésor de Sainteté, Fontaine de Justice, Ciel vivant et animé, Océan de Grâces, Reine des anges, Maitresse de toutes les créatures, exaucez la supplique d'un pécheur qui Vous aime tendrement, qui Vous honore particulièrement, et qui met en Vous l'espoir de son salut. Je Vous dois la vie : Vous me rétablissez en Grâce auprès de Votre divin Fils ; Vous êtes le Gage assuré de mon bonheur éternel, je Vous supplie de me délivrer du poids de mes péchés ; dissipez les ténèbres de mon esprit, détruisez les affections terrestres de mon cœur, repoussez les tentations de mes ennemis, et présidez à toutes les actions de ma vie, de manière que, par votre Direction, je puisse parvenir à l'éternelle Félicité du paradis.
Ainsi soit-il.

Prière de Jean Damascène à Jésus

« Je me tiens devant les portes de Ton temple, et je ne m'éloigne pas des pensées mauvaises. Mais Toi, Christ, Dieu, qui justifias le publicain et fis Miséricorde à la Cananéenne, Toi qui ouvris au larron les portes du Paradis : ouvre-moi ton Cœur bénin, et accueille-moi, moi qui m'approche de Toi et qui Te touche, comme Tu as accueilli la courtisane et l'hémorroïsse. Celle-ci, en touchant Ta frange, reçut une facile guérison ; l'autre, en saisissant Tes pieds immaculés, remporta le pardon de ses péchés. Et moi, misérable, qui reçois Ton corps tout entier, fais que je ne sois pas consumé par le feu, mais accueille-moi comme jadis ces femmes. Éclaire les sens de mon âme, et brûle la culpabilité de mon péché. Je T'en prie au nom de celle qui T'a engendré sans semence, et de toutes les puissances célestes, Toi qui es béni dans les siècles des siècles ».
Ainsi soit-il.

Source : site-catholique.fr

D'autres prières de Saint Jean Damascène
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 985470 )Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde (2025-03-26 22:14:21) 
[en réponse à 985469]



CHAPITRE II
DIVISION DU MONDE SURNATUREL.


Quelle peut être la nature de cette vérité proposée comme épreuve, à l’adoration des célestes hiérarchies ? Pour les anges, comme pour les hommes, il y a deux sortes de vérités :

les vérités de l’ordre naturel et les vérités de l’ordre surnaturel. Les premières n’excèdent pas les facultés naturelles de l’ange et de l’homme. Il en est autrement des secondes : expliquons ce point de doctrine.

Ouvrage d’un Dieu infiniment bon, tout être est créé pour le bonheur. Le bonheur de l’être consiste dans son union avec la fin pour laquelle il a été créé.

Tous les êtres ayant été créés par Dieu et pour Dieu, leur bonheur consiste dans leur union avec Dieu. Dans les êtres intelligents, faits pour connaître et pour aimer, cette union a lieu par la connaissance et par l’amour. Développés autant que le permettent les forces de la nature, cette connaissance et cet amour constituent le bonheur naturel de la créature.

Dieu ne s’en est pas contenté. Afin de procurer aux êtres doués d’intelligence un bonheur infiniment plus grand, sa bonté, essentiellement communicative, a voulu que les anges et les hommes s’unissent au Bien suprême, par une connaissance beaucoup plus claire et par un amour beaucoup plus intime, que ne l’exigeait leur bonheur naturel : de là le bonheur surnaturel.

De là aussi deux sortes de connaissances de Dieu ou de la vérité : une connaissance naturelle, qui consiste dans la vue de Dieu, autant que la créature en est capable par ses propres forces ; une connaissance surnaturelle, qui consiste dans une vue de Dieu, supérieure aux forces de la nature et infiniment plus claire que la première. Cette seconde connaissance est une faveur entièrement gratuite. Etres libres, les anges et les hommes doivent, pour s’en assurer la possession, remplir les conditions auxquelles Dieu la promet.

De là enfin, comme il vient d’être dit, relativement aux anges et à l’homme, deux sortes de vérités : les vérités de l’ordre naturel et les vérités de l’ordre surnaturel. Les anges connaissent parfaitement, complètement, dans leurs principes et dans leurs dernières conséquences, dans l’ensemble et dans le détail, toutes les vérités de l’ordre naturel, c’est-à-dire qui rentrent dans la sphère native de leur intelligence.

Dans cette sphère, pour eux, nulle erreur, nul doute, par conséquent nulle contradiction possible. D’où leur vient cette admirable prérogative ? De l’excellence même de leur nature. Expliquons encore ce point de haute philosophie, si connu de la barbarie du moyen-âge, et si inconnu de notre siècle de lumières.

L’ange est une intelligence pure. Son entendement est toujours en acte, jamais en puissance : c’est-à-dire que l’ange n’a pas seulement, comme l’homme, la faculté ou la possibilité de connaître, mais qu’il connaît actuellement. Écoutons ces grands philosophes, toujours anciens, et toujours nouveaux, qu’on appelle les Pères de l’Église et les théologiens scolastiques.

« Pour connaître, disent-ils, les anges n’ont besoin ni de chercher, ni de raisonner, ni de composer, ni de diviser : ils se regardent, et ils voient. La raison en est que, dès le premier instant de leur création, ils ont eu toute leur perfection naturelle et possédé les espèces intelligibles, ou représentations des choses, parfaitement lumineuses, au moyen desquelles ils voient toutes les vérités qu’ils peuvent connaître naturellement. Leur entendement est comme un miroir parfaitement pur, dans lequel se réfléchissent et s’impriment sans ombre, sans augmentation ni diminution, les rayons du soleil de vérité.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/1e.gif  ( 985472 )C'est la Mi-Carême par Alexandre (2025-03-26 22:56:30) 
[en réponse à 985469]

Petite parenthèse qui avait encore un sens très concret à une époque où le jeûne était obligatoire durant les 40 jours de Carême et où, jusqu'en 1917, tout le Carême, dimanches compris, on faisait abstinence de viande, d'œufs et de laitages.

Les œufs se conservant 3 semaines (est-ce davantage, maintenant, avec les réfrigérateurs ?), il était temps de consommer ceux qui étaient pondus depuis les Cendres. Pour ceux pondus le lendemain, on attendait Pâques !

(Bon, il est vrai que depuis au moins 1850, nombre d'évêques diocésains, en France, dans leurs mandements de Carême, dispensaient souvent de ces interdits alimentaires [pour la viande, seulement certains jours], mais la règle demeurait en théorie... avant de tomber, pour certains, avec le Code pio-bénédictin.)
images/icones/carnet.gif  ( 985484 )Droit canon avant 1917 ? par Pline (2025-03-27 07:49:02) 
[en réponse à 985472]

On connait l'édition du Code de Droit Canonique de 1917, puis de 1983.
Qu'en est-il pour avant 1917 ? Existait-il un code, un ouvrage contenant les canons de l'Eglise ?

Où trouver justement les références au sujet des restrictions d'œufs et laitages (et autres) pendant le carême dont vous parlez, et dont on connaît la coutume ?
images/icones/fleche3.gif  ( 985495 )Avant 1917, il y avait le Corpus... par Père M. Mallet (2025-03-27 10:17:25) 
[en réponse à 985484]

Gratien a compilé son "Décret" ou...

Concordia discordantium canonum (« Concorde des canons discordants »), est une œuvre majeure du droit canonique, composée vers le milieu du XIIe siècle, qui rassemble plus de 3 800 textes...


https://fr.wikipedia.org/wiki/Decretum_Gratiani (l'illustration montre une page qui comprend au centre la page du "Décret" et tout autour la Glose (commentaires et ajouts divers qui finiront plus ou moins par être incorporés).

Puis on ajouta d'autres mises à jour, puis ça devint une collection officielle sous le nom de Corpus Juris Canonici, livre de référence jusqu'en 1917.

Il s'agit de compilations, qui se sont accumulées, ce n'est pas comme un Code bien structuré.