Le Forum Catholique
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Affluence record pour les Cendres? par Signo (2025-03-07 23:33:31)
J’ai constaté cette année dans ma paroisse (traditionnelle diocésaine) une affluence exceptionnelle à l’occasion de la messe des Cendres ce mercredi.
Étant arrivé pile à l’heure du début de la messe, l’église était bondée, les bancs étaient complets et les fidèles continuaient d’arriver en s’agglutinant debout à l’arrière et sur les côtés. Le dimanche l’église est souvent pleine mais rarement bondée à ce point, ce qui est d’autant plus étonnant pour un soir de semaine.
Il semble que le phénomène ait été constaté un peu partout, comme le rapporte cet
article de Famille Chrétienne.
Je ne sais pas si d’autres liseurs ont fait le même constat dans les lieux de culte qu’ils fréquentent. Quoiqu’il en soit, sans exagérer l’ampleur de ce phénomène (récurrent ces dernières années semble-t-il), il me semble qu’il mérite d’être signalé.
On dirait qu’il « se passe quelque chose », mais quoi? Difficile à analyser.

( 984995 )
Dans mon église paroissiale par AVV-VVK (2025-03-08 09:28:00)
[en réponse à 984989]
seulement l 'imposition des cendres a eu lieu mais vraisemblabement selon un rituel "inventé". Je n' y suis pas allé.
P.S. La célébration eucharistique quotidiennne y appartient au passé depuis longtemps, quoique elle puisse se tenir avec un peu de bonne volonté pastorale.

( 985000 )
confirmations à venir par jejomau (2025-03-08 11:18:30)
[en réponse à 984989]
C'est très impressionnant
En tout cas dans le diocèse de Saint-Etienne : 170 confirmations d'adultes (enfants à rajouter)
Je ne sais pas ailleurs mais si j'extrapole sur la centaines de diocèses, je trouve ce chiffre impressionnant

( 985002 )
Mouais, les statistiques et l'Eglise de France par Ptitlu (2025-03-08 12:37:24)
[en réponse à 985000]
C'est un roman.
C'est comme la gonflette annuelle sur les baptisés (pas la première fois qu'ils font le coup aussi) ou les "rassemblements diocesains" un dimanche au Zénith ou à la cathédrale. Du coup pas de messe dans les autres églises.
Idem pour les conversions de musulmans qui seraient à un "niveau record" de 400 par an... C'est utile d'avoir de bonnes archives personnelles et les publications des années 1970/80 pour rire un peu.
"Les statistiques sont à l'Eglise ce que sont les lampadaires pour les SDF. Ça soutient plus que ça n'éclaire."

( 985025 )
Baptêmes d'adultes à Paris par Roger (2025-03-09 13:09:52)
[en réponse à 985000]
On annonce 672 néophytes de 18 à 83 ans qui seront baptisés lors de la vigile pascale de 2025.

( 985012 )
A Paris par Roger (2025-03-08 22:12:54)
[en réponse à 984989]
Le phénomène fut notable avec des fidèles debout faute de sièges.
Plusieurs raisons
La première est que les pratiquants sont moins nombreux qu'avant mais plus déterminés. Ils attachent de l'importance au carême et regardent la messe des Cendres comment quasiment obligatoire.
Peut être aussi que l'exemple du ramadan joue et mobilise les Catholiques ?
Et la situation militaire internationale...
Je doute que mgr Ulrich y soit pour quelque chose !

( 985015 )
Une analyse intéressante… par Signo (2025-03-09 00:51:57)
[en réponse à 985012]
… a visionner
ici.
Yann Raison du Cleuziou évoque à un moment donné le fait que dans la société française c’est l’Islam qui est devenu la religion de référence en raison de la forte visibilité de sa pratique, notamment au moment du ramadan qui cette année est presque concomitant au Carême.
Il est possible que cela ait stimulé une partie de la jeunesse française qui tente de se ré-approprier son identité religieuse historique. Ce qui, en plus de la quête spirituelle, peut mener à une conversion au Christ.
En tout cas l’analyse de ce sociologue confirme que le levier identitaire est un levier d’évangélisation majeur dans le contexte actuel. Cela démontre une fois de plus que la pastorale progressiste est totalement décalée par rapport au contexte d’aujourd’hui.

( 985019 )
Je fais écho par Tibère (2025-03-09 10:48:34)
[en réponse à 985015]
à votre post. J'ai beaucoup d'amis musulmans y compris dans mon milieu professionnel. Et pour eux il est normal de souhaiter, depuis plusieurs années, un bon carême à certains de leurs collègues ou amis qui s'identifient comme chrétiens. Et ils posent des questions sur les aspects pratiques et spirituels de ce carême.
L'un des bienfaits de l'islamisation de nos sociétés est effectivement de susciter, un peu comme des anticorps, une réaction salutaire.
Les grincheux progressistes se contenter contenteront de dire qu'il s'agit simplement d'une réaction sociologique éloignée de motifs de fond, mais la grâce utilise tous les canaux possibles. Et d'un attachement sociologique ou identitaire on peut passer facilement à un attachement spirituel.
La théorie de l'enfouissement est une impasse totale.

( 985013 )
À Paris par Vassilissa (2025-03-08 22:53:36)
[en réponse à 984989]
chapelle de la Consolation pleine à la messe de 12 h 15!

( 985027 )
Nous nous sommes fait la même reflexion par Jérusalem (2025-03-09 13:20:46)
[en réponse à 984989]
Paroisse diocésaine également (à Paris), même si chaque année la Messe des Cendres attire des gens qu’on ne voit pas le dimanche (messe le soir, pour des gens qui travaillent et pratiquent dominicalement en banlieue), il y avait beaucoup plus de monde qu’habituellement.
Et il semble que, pour ce qui concerne le diocèse de Paris au moins, il y ait véritablement eu une grande affluence cette année, avec beaucoup de demandes de baptême, confirmation, ou plus simplement retour à la pratique.
Jérusalem

( 985043 )
Je confirme par Mary-Kate (2025-03-09 21:08:47)
[en réponse à 984989]
Je suis allée à Saint Roch, à Paris, à la messe (latine) de 8h du matin.
La chapelle du Calvaire était bondée. Il a fallu rajouter des chaises.

( 985044 )
A Paris encore par Leopardi (2025-03-09 21:17:50)
[en réponse à 985043]
ND de Pentecôte (La Défense): bondé à 12h30
St Eugène 19h00: bondé comme une veillées pascale (et encore...).

( 985045 )
L'abbé de Sinety en parle par Roger (2025-03-09 22:26:41)
[en réponse à 984989]
Dans la Croix à l'occasion d'une interview :
La Croix : Beaucoup de paroisses et de fidèles en France ont relaté dans les médias et sur les réseaux sociaux une hausse importante de la participation à la messe du mercredi des Cendres, le 5 mars. L’avez-vous également constatée ?
Benoist de Sinety : Nous avons observé ce phénomène dans tout le diocèse. L’ensemble des prêtres était sidéré car, de la petite église de campagne à la grosse paroisse de centre-ville, à tous les horaires, le nombre de participants à la messe des Cendres a explosé. Dans la paroisse, à la messe de 19 h 30, nous sommes passés de 400 personnes à près de mille !
Les nouveaux venus étaient surtout des jeunes de 16 à 20 ans, que nous n’avions jamais vus auparavant. Ce qui m’a frappé, c’est qu’ils arrivaient souvent en groupe, et beaucoup d’entre eux n’étaient pas chrétiens. Dans les annonces à la fin de la messe, j’ai décidé de lancer un appel au catéchuménat : aux trois messes de la journée, nous avons reçu une vingtaine de candidatures ! Il faudra voir sur la durée comment l’enthousiasme peut se transformer durablement mais c’est très réjouissant, et en même temps déconcertant.
Comment expliquez-vous ce phénomène ? Pourquoi cela se manifeste-t-il à l’occasion du mercredi des Cendres ?
B. d. S. : Je ne sais pas expliquer précisément pourquoi le début du Carême provoque cet engouement. Mais une chose est sûre : la progression dans la société du phénomène du Ramadan provoque, non pas comme une réponse militante, mais comme une prise de conscience des jeunes de culture chrétienne qu’ils ont un chemin sur lequel ils peuvent avancer spirituellement.
J’observe deux choses qui peuvent expliquer cette hausse importante de la fréquentation des églises au mercredi des Cendres. Tout d’abord les influenceurs catholiques jouent un rôle, au vu de l’âge des participants. L’an dernier, alors que nous observions déjà un frémissement, un groupe de jeunes filles de toute la région est venu dans ma paroisse car une influenceuse l’avait mise en avant sur les réseaux sociaux. Il y a aussi un enthousiasme des jeunes croyants très contagieux. Ils n’ont plus peur d’inviter des copains à la messe, une liberté très paradoxale dans une époque où l’on ne parle plus de Dieu.
Le Carême attire-t-il car il répond à un besoin croissant de ritualité dans la société ?
B. d. S. : Mercredi dernier, un jeune de 25 ans, non chrétien, m’a longuement interrogé à la sortie de la messe sur le jeûne, sur les règles à suivre pour jeûner. Je le redis, cette génération est formatée par une culture ambiante dans laquelle le Ramadan occupe une place importante. L’enjeu est donc, sans disqualifier le Ramadan, de faire comprendre que le Carême est différent.
L’incertitude et l’uniformisation qui caractérisent notre époque appellent à des manifestations d’une identité propre. Et ces cendres sur le front en sont une : elles témoignent d’une gravité, d’une foi, et d’une joie. Les rites ont progressivement disparu dans notre société, mais ils sont nécessaires et la jeunesse en ressent le besoin. En sortant de l’église, je les ai vus conserver sur le front la croix de cendres sans chercher à l’estomper. Ils l’affichaient dans la rue, ce que les jeunes ne faisaient sans doute pas aussi facilement auparavant.
Fréquentation de la messe des Cendres en hausse, forte augmentation du nombre de catéchumènes… comment l’Église doit-elle appréhender ce nouvel élan ?
B. d. S. : Cela fait effectivement deux ans qu’on voit exploser le catéchuménat. Dans ma paroisse, nous en sommes à plus de 40 personnes, c’est du jamais-vu. Ce qui est magnifique c’est que tout ça intervient au moment où l’Église catholique est minée par des divisions internes et des scandales qui nous plombent. Et au milieu de tout ça, Dieu nous prend tous au dépourvu en nous enfouissant sous les gens qui veulent devenir chrétiens. C’est un appel à une prise de conscience, d’arrêter nos débats internes et de les aider car la mission de l’Église est d’abord d’annoncer l’Évangile.
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Cet appel à l’action est d’autant plus fort que ces jeunes venus dans les paroisses mercredi ont entendu tous les jours parler des violences perpétrées à Notre-Dame de Bétharram. Et pourtant, ils viennent à la messe, c’est irrationnel. Au bout du compte ils ont une recherche qui est d’abord une recherche spirituelle, qui ne cherche pas à suivre des personnalités charismatiques, des gourous. C’est la foule qui dans l’Évangile dit : « Nous voulons voir Jésus » (Jean, 12,21).
Je prie pour que le renouveau du catéchuménat provoque un changement profond, pour que nous soyons capables de nous laisser transformer par ces personnes qui ne sont pas issues du sérail chrétien et qui auront un regard neuf sur l’Église. On peut souhaiter un effet boule de neige. Dans l’Église en Occident, nous sommes tombés tellement bas. Le temps où l’on retrouve des signes d’espérance est peut-être revenu.
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( 985092 )
Même constat par Le Cap (2025-03-11 11:58:30)
[en réponse à 984989]
ici dans notre "paroisse" FSSP diocésaine. Plus de fidèles habituels pour cette cérémonie de semaine mais aussi des inconnus. Sursum corda!