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images/icones/marie.gif  ( 984764 )04/03 St Casimir, confesseur, St Lucius Ier, pape et martyr par ami de la Miséricorde (2025-03-03 22:30:23) 



St Casimir, Conf.

Biographie de Saint Casimir

Prière de Saint Casimir à la Très Sainte Vierge

Chaque jour, ô mon âme, rends tes hommages à Marie, solennise ses fêtes et célèbre ses vertus éclatantes ; Contemple et admire son élévation ; Proclame son bonheur et comme Mère et comme Vierge ; Honore-là afin qu’elle te délivre du poids de tes péchés ; Invoque-là afin de ne pas être entraîné par le torrent des passions ; Je le sais, personne ne peut honorer dignement Marie.

Il est insensé pourtant celui qui se tait sur ses louanges ; Tous les hommes doivent l’exalter et l’aimer spécialement, Et jamais nous ne devons cesser de la vénérer et de la prier ; Ô Marie, l’honneur et la gloire de toutes les femmes, Vous que Dieu a élevée au-dessus de toutes les créatures ; Ô Vierge Miséricordieuse, exaucez les vœux de ceux qui ne cessent de vous louer ; Purifiez les coupables et rendez-les dignes de tous les biens célestes.

Salut, ô Vierge sainte, Vous par qui les portes du ciel ont été ouvertes à des misérables, Vous que les ruses de l’ancien serpent n’ont jamais séduite ; Vous, la réparatrice, la consolatrice des âmes au désespoir, Préservez-nous des maux qui fondront sur les méchants ; Demandez pour moi que je jouisse d’une paix éternelle, et que je n’aie pas le malheur d’être en proie aux flammes de l’étang de feu ; Demandez que je sois chaste et modeste, doux, bon, sobre, pieux, prudent, droit et ennemi du mensonge ; Obtenez-moi la mansuétude et l’amour de la concorde et de la pureté ; Rendez-moi ferme et constant dans la voie du bien. Ainsi soit-il.



Mémoire de St Lucius, Pape et Martyr

Biographie de Saint Lucius 1er
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 984766 )Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2025-03-03 22:33:10) 
[en réponse à 984764]



CHAPITRE XXI
Que la tristesse est presque toujours inutile, ainsi contraire au service du saint amour


2° La tristesse procède aussi d'autres fois de la condition naturelle, quand l'humeur mélancolique domine en nous, et celle-ci n'est pas voirement vicieuse en soi-même, mais notre ennemi pourtant s'en sert grandement pour ourdir et tramer mille tentations en nos âmes; car, comme les araignées ne font jamais presque leurs toiles que quand le temps est blafâtre (blafard) et le ciel nébuleux, de même cet esprit malin n'a jamais tant d'aisance pour tendre les filets de ses sujestions ès esprits doux, bénins et gais, comme il en a ès esprits mornes, tristes et mélancoliques; car il les agite aisément de chagrins, de soupçons, de haines, de murmurations, censures, envies, paresse et engourdissement spirituel.

3° Finalement, il y a une tristesse que la variété des accidents humains nous apporte. Quelle joie puis-je avoir, disait Tobie, ne pouvant voir la lumière du ciel ? Ainsi fut triste Jacob sur la nouvelle de la mort de son Joseph, et David pour celle de son Absalon.

Or, cette tristesse est commune aux bons et aux mauvais, mais aux bons elle est modérée par l'acquiescement et résignation en la volonté de Dieu; comme on vit en Tobie, qui, de toutes les adversités dont il fut touché, rendit grâces à la divine majesté, et en Job, qui en bénit le nom du Seigneur; et en Daniel, qui convertit ses douleurs ce cantiques.

Au contraire, quant aux mondains, cette tristesse leur est ordinaire, et se change en regrets, désespoir et étourdissements d'esprit; car ils sont semblables aux guenons et marmots (marmottes), lesquels sont toujours mornes, tristes et fâcheux au défaut de la lune; comme au contraire au renouvellement d'icelle, ils sautent, dansent et font leurs singeries.

Le mondain est hargneux, maussade, amer et mélancolique au défaut des prospérités terrestres, et en l'affluence il est presque toujours bravache, ébaudi et insolent.

Certes, la tristesse de la vraie pénitence ne doit pas tant être nommée tristesse que déplaisir, ou sentiment et détestation du mal, tristesse qui n'est jamais ni ennuyeuse ni chagrine, tristesse qui n'engourdit point l'esprit, ains qui le rend actif, prompt et diligent; tristesse qui n'abat point le coeur, ains le relève parla prière et l'espérance, et lui fait faire les élans de la ferveur de dévotion; tristesse laquelle au fort de ses amertumes produit toujours la douceur d'une incomparable consolation, suivant le précepte du grand saint Augustin.

Que le pénitent s'attriste toujours, mais que toujours il se réjouisse de sa tristesse. La tristesse, dit Cassian, qui opère la solide pénitence et l'agréable repentance de laquelle on ne se repent jamais, elle est obéissante, affable, humble, débonnaire, souefve (suave), patiente, comme étant issue et descendue de la charité.

Si que, s'étendant à toute douleur de corps et contrition d'esprit elle est, en certaine façon, joyeuse, animée et revigorée de l'espérance de son profit, elle retient toute la suavité de l'affabilité et longanimité, ayant en elle-même les fruits du Saint-Esprit que le saint Apôtre raconte.

Or, les fruits du Saint-Esprit sont charité, joie, paix, longanimité, bonté, bénignité, foi, mansuétude, continence. Telle est la vraie pénitence, et telle la bonne tristesse, qui certes n'est pas proprement triste ni mélancolique, ains seulement attentive et affectionnée à détester, rejeter et empêcher le mal du, péché pour le passé et pour l'avenir.

Nous voyons aussi maintes fois des pénitences fort empressées, troublées, impatientes, pleureuses, amères, soupirantes, inquiètes, grandement âpres et mélancoliques, lesquelles enfin se trouvent infructueuses et sans suite d'aucun véritable amendement, parce qu'elles ne procèdent pas des vrais motifs de la vertu de pénitence, mais de l'amour propre et naturel.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde