Le Forum Catholique
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( 984599 )
Comment guider nos enfants dans leur vocation ? par Petrus (2025-02-26 21:42:15)
Comment ne pas être d'un pessimisme radical sur le présent et l'avenir du catholicisme ? A vue humaine tout semble perdu. François ayant nommé 80 % des électeurs du prochain conclave, et sachant qu'il faut deux tiers des voix pour être élu, on ne voit pas comment une autre orientation pourrait voir le jour. Au contraire tout laisse à penser qu'on ira toujours plus loin dans ce qui nourrit le grand fleuve de l'apostasie. La situation des baptisés qui veulent rester fidèles intégralement à l'Eglise de Jésus-Christ, à sa foi, à sa morale, à son culte, à ses sacrements, devient de plus en plus difficile. Et l'on se rend compte plus intensément de cette situation dramatique lorsqu'on a des enfants. Et notamment lorsque certains d'entre eux, arrivés à l'âge de 18 ans, s'interrogent sérieusement sur leur vocation sacerdotale ou religieuse. C'est mon cas actuellement. Or, je suis totalement incapable aujourd'hui de les guider, de les conseiller, de les aider. C'est une torture morale.
S'ils rejoignent les séminaires diocésains, ils risquent en effet d'y perdre la foi et d'y être scandalisés par ce qu'ils vont y voir et y entendre. S'ils vont à la Fraternité Saint-Pierre à Wigratzbad, il leur faudra accepter de se faire imposer les mains par un prélat allemand conciliaire LGBTISTE bénissant des invertis et ils devront se taire sur toutes les dérives morales, doctrinales et disciplinaires de la hiérarchie conciliaire. S'ils vont à la Fraternité Saint-Pie X ou dans le séminaire dit de la Résistance de Mgr Faure à Morannes, il faudra qu'ils adhèrent à la position doctrinale selon laquelle on peut reconnaître publiquement l'occupant du siège de Pierre comme le vicaire du Christ tout en lui désobéissant en tout (ou en choisissant à la carte ce que l'on peut ou non accepter dans une forme de libre examen), en refusant de célébrer sa messe, en faisant des évêques sans mandat pontifical, et même contre sa volonté, tout en se disant en communion avec lui chaque jour au canon de la messe. S'il va au séminaire de Verrua Savoia de l'IMBC (qui édite la revue Sodalitium) ou chez celui de Mgr Sanborn en Floride, pour être ordonné, il devra adhérer inconditionnellement à une thèse, tout à fait nouvelle (la thèse de Cassiciacum), qui n'a jamais été validée par l'autorité de l'Eglise, qui pose des problèmes philosophiques et ecclésiologiques non négligeables. On lui apprendra aussi, de manière à tout le moins téméraire, sinon hétérodoxe, que le livre de l'Apocalypse ne concerne que les premiers siècles de l'Eglise et ne parle pas du tout de la fin du monde, que le discours du Christ dans le chapitre 24 de l'Evangile selon saint Matthieu ne concerne que la destruction de Jérusalem en 70 par les armées de Titus et non la fin du monde, qu'on peut reconnaître les apparitions de La Salette, mais pas le secret pourtant donné à Mélanie le même jour que l'apparition de la Sainte Vierge à la même bergère, que, dans son Exorcisme, quand Léon XIII écrit : « Là où fut institué le siège du bienheureux Pierre, et la chaire de la Vérité, là ils ont posé le trône de leur abomination dans l’impiété, en sorte que le pasteur étant frappé, le troupeau puisse être dispersé », en réalité le Pape ne parlerait que de la ville de Rome et non de l'Eglise romaine !
D'un côté (dans l'église conciliaire) on va toujours plus loin dans la destruction de la foi, de la morale, du culte, de la discipline et de l'autre on a affaire à des structures sclérosées, étriquées et sectaires qui fonctionnent en circuit fermé (les professeurs du séminaire sont eux-mêmes les anciens séminaristes de la même structure) et ne produisent que des clones qui ne font qu'ânonner les éléments de langage préfabriqués qu'on leur a appris et qui multiplient des évêques sans mandat qui sont autant d'astres errants. J'avais été frappé naguère en lisant le remarquable livre de Dom Chautard L'äme de tout apostolat comment les homélies, les conférences spirituelles, l'enseignement même du catéchisme devaient être le fruit d'un débordement de vie intérieure. Or, je ne le vois nullement dans ces sermons qui ne sont généralement que des filets d'eau tiède qui ne touchent ni les cœurs ni les intelligences et qui ne nourrissent pas l'âme, où sont répétés les éléments prémâchés d'une thèse, d'une position dans la crise de l'Eglise. J'ai souvenance dans mon enfance et ma jeunesse d'avoir entendu des sermons profonds, remarquables, qui m'ont marqué et auquel je pense encore bien souvent. D'où vient une telle décrépitude ? Nous vivons vraiment le temps du vide et du néant, du désert et du chaos. Et que dire de ces youtubeurs, convertis 2.0, qui se prennent pour des pères et docteurs de l'Eglise (alors que souvent ils connaissent à peine leur catéchisme !), pondent des encycliques, fulminent des excommunications, vous vendent avec une rare arrogance une position dans la crise de l'Eglise comme d'autres vous vendent des aspirateurs, des tapis ou des cravates ? Oubliant que notre religion est d'abord celle du cœur et non du fanatisme, de l'esprit et non de la lettre, de la miséricorde et non de l'attaque faite pour tuer, de la douceur et non de la malveillance.
Bienheureuses les générations qui ont connu une Eglise en ordre, où il suffisait d'obéir à son curé pour être assuré de faire la volonté de Dieu, là où le jeune homme qui s'interrogeait sur sa vocation pouvait sans risque et sans danger entrer dans un séminaire diocésain, l'appel de l'évêque résidentiel étant le constitutif formel de sa vocation. Quels trésors avons-nous perdus ! Oui, assurément, il y a de quoi être inconsolable.
Et pourtant, malgré la noirceur du temps présent, la nuit profonde qui semble tout envahir, tout recouvrir, les ténèbres qui pourraient encore s'épaissir, il nous faut aspirer plus que jamais à notre patrie céleste. A ce lieu des certitudes éternelles, là où les angoisses présentes n'auront plus cours, là où tout ne sera à jamais que quiétude, plénitude et béatitude. Dans le face à face et le cœur à cœur de la vision béatifique. Dans ce lieu de rafraîchissement et de rassasiement où le combat, si rude ici-bas, sera enfin achevé.
En attendant, que Dieu nous vienne en aide, car nous périssons !
Petrus.

( 984601 )
Ravi de vous relire Petrus par Jean-Paul PARFU (2025-02-27 06:40:58)
[en réponse à 984599]
Je constate que votre position est plus équilibrée qu'autrefois et je m'en réjouis.

( 984604 )
Compliqué et pourtant simple par Luc de Montalte (2025-02-27 08:16:28)
[en réponse à 984599]
Il suffit de conserver la saine doctrine catholique de toujours, que nous n'avons aucune difficulté à définir. Évidemment pour un jeune futur séminariste, le choix est cornéllien même si je ne serais pas si négatif : les séminaires diocésains ne sont pas entièrement modernistes (par exemple feu le chanoine André Dukiel qui a beaucoup œuvré pour l'établissement d'une messe traditionnelle diocésaine à Metz avait aussi été le recteur du Grand Séminaire de ce même diocèse), la FSSP ne me semble pas si compromise et ses prêtres disent ce qu'ils pensent, la FSSPX continue à se penser dans l'Église et donc en communion avec elle à travers le pape, etc.

( 984609 )
A propos de la FSSP par Roger (2025-02-27 10:20:10)
[en réponse à 984599]
Les ordinations sont plutôt administrées par des prélats comme Mgr Haas ou Mgr Macaire.
Qui ne sont ni allemands ni LGBT !

( 984610 )
Tableau très noir par Bibracte (2025-02-27 11:25:31)
[en réponse à 984599]
Il est vrai que 80 % des cardinaux ont été nommés par François. Mais en 2013, 100% des cardinaux avaient été nommés par Jean-Paul II et Benoît XVI... Pour rappel, c'est le Pape actuel qui a créé cardinaux N.N.S.S. Müller, Arborelius, Ambongo, Pizzaballa et tant d'autres. Il y a peut-être quelques idéologues dans le Sacré Collège, mais ils ne sont pas si nombreux. Et un conclave réserve toujours des surprises...
Pour les séminaires, tout dépend si les jeunes en question veulent absolument célébrer selon le missel de 1962 ou non. Dans le premier cas, il ne me paraît pas insupportable de "risquer" d'être ordonné par un évêque allemand dont on ne partage pas tous les points de vue. Ce qui compte n'est pas la personne de l'évêque mais le sacrement qu'il donne et qui vient du Christ.
Dans le deuxième cas, il me semble que certains séminaires diocésains (au moins Paris et Bayonne) et celui de la CSM tiennent sérieusement la route.

( 984611 )
oui avec des réserves importantes par Luc Perrin (2025-02-27 12:59:36)
[en réponse à 984610]
Le tableau brossé par Petrus est sombre en effet et j'aurais pu ajouter de larges touches de noirceur pour la Curie bergoglienne et ses très nombreux scandales, les prélats poussés en avant dans de nombreuses Églises locales comme aussi importante et même plus importante que l'Allemande, celle des États-Unis, la perte de repères complète qui caractérise ce pontificat etc.
Mais vous avez raison de rappeler que, malgré ce sombre tableau trop réel, il y a quand même dans l'Église romaine des prélats courageux comme Mgr Strickland ... des prêtres fidèles à leur sacerdoce quelque soit le rit dans lequel ils célèbrent, des religieux et religieuses qui n'ont pas oublié la Bible, des laïcs hommes et femmes et jeunes militants, charitables, missionnaires.
Oui ce qui compte est en effet la validité de l'ordination, vous avez raison de le souligner.
Il ne fait cependant pas de doute que dans le cas d'une vocation religieuse ou sacerdotale, pour un croyant authentique - ou croyante pour une religieuse -, il faut une foi à toute épreuve pour subir une "dé-formation" et un lavage de cerveau avant d'arriver à l'ordination. Et ensuite que dans bien des diocèses et ordres/instituts en Occident surtout, il n'est pas aisé de survivre comme croyant chrétien simplement. Être jésuite de coeur chez les néo-jésuites ou fils de saint Dominique chez les néo-dominicains radcliffiens par ex.
Pour ce qui est des conclaves, je vous suis globalement : il y a cependant des conclaves sans surprise, 1939 pour Pie XII, 1963 pour Paul VI.
L'important toutefois n'est pas tant les "idéologues", les Éminences qui ont des idées, une idéologie structurée - pas si nombreux nous sommes d'accord - que les ... suiveurs qui vont au gré du vent, des médias, des réunions de pré-conclave.
Ce sont ces suiveurs inodores, incolores et sans colonne vertébrale spirituelle solide qui oscillent tantôt soutiens "fervents" en apparence de Jean Paul II puis néo-libéraux à foucade sous Benoît XVI et néo-modernistes échevelés sous François.
Les girouettes cardinalices, c'est la nature humaine dans ses faiblesses - et on l'observe partout le covidisme a montré qu'aucune profession, aucun secteur de la société n'était "vacciné" contre cette tare fondamentale -, voilà le plus grand danger pour l'Église.
Enfin au plan purement historique, les phases de décadence et de corruption de l'Église dans la tête et les membres peuvent durer longtemps un siècle ou plus avant qu'une phase de réforme au sens pur lumineuse n'arrive. La Pornocratie du Haut Moyen Âge a duré un siècle.
Je prie évidemment pour qu'une telle épreuve de longue durée ne nous soit pas infligée par le Seigneur mais le sombre tableau esquissé par Petrus pourrait de fait se prolonger bien au-delà du présent pontificat.

( 984618 )
Merci par Carillon 1758 (2025-02-27 15:02:33)
[en réponse à 984611]
Il est important de remettre les choses dans leur perspective historique.

( 984655 )
Saint-Matthieu chapitre 8 par Carillon 1758 (2025-02-28 13:56:15)
[en réponse à 984618]
23. Quand il fut monté dans la barque, ses disciples le suivirent.
24 Et voici que la mer devint très agitée, au point que la barque était couverte par les vagues: lui cependant dormait.
25 Ses disciples s'approchèrent, le réveillèrent et lui dirent: " Seigneur, sauvez-nous, nous périssons! "
26 Il leur dit: " Pourquoi êtes-vous peureux, hommes de peu de foi? " Alors il se dressa et commanda avec force aux vents et à la mer, et il se fit un grand calme.

( 984638 )
[réponse] par Marco Antonio (2025-02-27 23:02:37)
[en réponse à 984599]
Cher Petrus,
la situation que vous décrivez est une belle confirmation de l’absence du Pape dans l’Église aujourd’hui, absence dont vous démontrez être parfaitement conscient.
Mais vos paroles décrivent bien aussi la profonde différence qualitative parmi les problèmes que d'après vous il y a dans les séminaires diocésains ou FSSP ou FSSPX, d'une part, et dans ceux de l'IMBC et du RCI (Mgr Sanborn, maintenant en Pennsylvanie, plus en Floride; Institut désormais avec une présence stable en France).
Ce n’est pas le lieu ici pour discuter de vos réserves au sujet des séminaires sédévacantistes. Par contre, je vous suggère précisément de considérer la différence dans la nature des problèmes que vous soulevez par rapport aux deux catégories de séminaires (una cum/non una cum) et de ne pas commettre l’erreur de ne pas parler avec l’IMBC ou le RCI avant de les exclure.
L’Église « en désordre » implique des sacrifices particuliers pour les catholiques fidèles. Il a été dit : le reniement du sacrifice doit nous mettre en état de sacrifice.
Je vous adresse, à vous et à votre fils, mes vœux les plus sincères afin que vous accomplissiez la volonté du Seigneur dans un domaine aussi important pour vous et pour l'Église.
Bien cordialement
Marco Antonio

( 984673 )
Je partage votre pessimisme par Signo (2025-02-28 21:54:50)
[en réponse à 984599]
Et je pense que nous vivons véritablement bien plus qu’une simple crise, mais plutôt une éclipse complète de l’Eglise visible. L’Eglise séculière, qu’elle soit traditionaliste ou non, n’est plus qu’un corps mort, sans vie. Nous sommes enfermés dans la fausse alternative entre un progressisme délirant et destructeur, un conformisme centriste anesthésiant, et un traditionalisme plus ou moins sclérosé voire, dans certains cas, sectaire.
Dans cette situation apocalyptique, il faut pourtant bien trouver une arche de Noé. Cela suppose de revenir personnellement à la source, à la racine, à la sève originelle: la vie intérieure, la vie spirituelle authentique, qui n’est que la floraison de la vie baptismale. Tout édifice qui n’est pas solidement bâti sur ce fondement sera emporté et disparaîtra.
Mais un fidèle laïc vivant dans le monde ne peut pas bâtir cet édifice sans une aide extérieure, ni sans recevoir de la part de chrétiens éprouvés par une longue ascèse, l’enseignement traditionnel indispensable à l’épanouissement de la vie intérieure. Cette aide extérieure, cet enseignement spirituel, il ne peut, à mon sens, les recevoir que de la tradition monastique. Les monastères -ou du moins ceux qui ont conservé la liturgie traditionnelle, l’office monastique intégral et la tradition spirituelle et ascétique ancienne- me paraissent aujourd’hui les seuls endroits où la vérité profonde du christianisme est gardée et vécue dans sa plénitude originelle.
Si un jeune pense avoir la vocation sacerdotale, il est préférable à mon sens d’opter pour un séminaire ayant une régularité canonique, ce qui doit être recherché tant que cela est possible sans préjudice pour la foi.
Mais s’il pense plutôt se donner à Dieu et approfondir sa vie baptismale, alors il est possible de faire « un pas de côté », de prendre ses distances avec la hiérarchie ecclésiastique et d’opter plutôt pour une
communauté monastique , qu’elle ait ou pas un statut canonique. Il va sans dire qu’étant donné les difficultés et contradictions que vous avez vous même évoqué, cette seconde option me paraît largement préférable et plus ajustée à la radicalité de la situation actuelle.

( 984676 )
? par Carillon 1758 (2025-02-28 22:17:25)
[en réponse à 984673]
La vie monastique c'est très bien mais comment voulez-vous concilier le fait de se plaindre de l'éclipse de l'Église et en même temps rejeter en bloc l'Église pratiquante fut-elle progressiste (SVP arrêtez d'utiliser ce terme il n'y a aucun progrès là), conformiste ou même traditionnaliste?
Soyez la lumière du monde!

( 984678 )
C’est précisément… par Signo (2025-02-28 22:36:00)
[en réponse à 984676]
… parce que je constate que l’Eglise est éclipsée que je me détourne d’un monde ecclésiastique séculier anémié sur le plan spirituel pour me tourner vers les monastères.

( 984679 )
Nous vivons la "Grande Apostasie" par Jean-Paul PARFU (2025-02-28 23:14:28)
[en réponse à 984673]
1) La Sainte Ecriture
- "C'est pourquoi, lorsque vous verrez l'abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, établie dans le lieu saint ..." (St Matthieu 24-15).
- "Pour ce qui concerne l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ et notre réunion avec lui, nous vous prions, frères, de ne pas vous laisser facilement ébranler dans votre bon sens, et de ne pas vous laisser troubler, soit par quelque inspiration, soit par quelque parole, ou par quelque lettre qu’on dirait venir de nous, comme si le jour du Seigneur était déjà là.
Que personne ne vous séduise d’aucune manière ; car il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant, et qu’on ait vu paraître l’homme du péché, le fils de la perdition, l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou de ce qu’on adore, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu". (St Paul, 2-2 Thessaloniciens).
2) La Salette
"Les ministres de mon Fils ... sont devenus des cloaques d'impureté...
Rome perdra la foi… L’Église sera éclipsée…".
3) Les papiers secrets de la Haute-Vente des Carbonari sont tombés entre les mains du pape Grégoire XVI (1831 à 1846). Ils embrassent une période qui va de 1820 à 1846. Ils ont été publiés, sur la demande du pape Pie IX, par Jacques Crétineau-Joly dans son ouvrage intitulé L’Église romaine en face de la révolution, en 1859. Par le Bref d’approbation du 25 février 1861 qu’il adressa à l’auteur, Pie IX a consacré l’authenticité de ces documents, mais il ne permit pas qu’on divulguât les noms véritables des membres de la Haute-Vente impliqués dans cette correspondance.
Ci-dessous, un extrait de cette correspondance :
"Cherchez le pape dont nous venons de faire le portrait. […] Que le clergé marche sous votre étendard en croyant toujours marcher sous la bannière des Clefs apostoliques. Vous voulez faire disparaître le dernier vestige des tyrans et des oppresseurs, tendez vos filets comme Simon Bar Jona (c.-à-d. saint Pierre, n.d.l.r.) ; tendez-les au fond des sacristies, des séminaires et des couvents plutôt qu’au fond de la mer : et si vous ne précipitez rien, nous vous promettons une pêche plus miraculeuse que la sienne. […] Vous, vous amènerez des amis autour de la Chaire apostolique. Vous aurez prêché une révolution en tiare et en chape, marchant avec la croix et la bannière » (op. cit. pp. 82-90).
4) Les visons de Léon XIII
En 1884, après une vision, le pape Léon XIII composa "les prières léonines" et notamment la prière à St Michel à la fin de chaque messe basse.
Léon XIII composa aussi un exorcisme dans lequel figurait ce passage :
« Des ennemis très habiles ont mis leurs mains impies sur tout ce que l’Église, épouse de l’Agneau immolé, a de plus précieux et l’ont saturée d’amertume. Là où fut établie la Chaise du bienheureux Pierre et le Siège de la Vérité pour la lumière des nations, ils ont placé le trône de l’abomination, de leur impiété ; de sorte qu’en frappant le pasteur, ils puissent disperser le troupeau. Sois donc présent, saint Michel Archange, chef invincible auprès du peuple de Dieu, contre les assauts des forces spirituelles du mal et donne-leur la victoire ! C’est toi que la Sainte Église vénère comme son gardien et son maître. Toi que l’Église se glorifie d’avoir comme défenseur contre les puissances criminelles de la terre et de l’enfer. »
On peut y ajouter les déclarations de St Pie X qui, à propos du Modernisme et des lois anticléricales, se demandent si la fin des Temps n'a pas commencé.
5) Fatima
C'est aussi le 3ème secret de Fatima qui commence par ces mots : "Au Portugal se conservera toujours le dogme de la Foi, etc ...". (soeur Lucie, début du 3ème secret ajouté le 3 janvier 1944 au 4ème mémoire du 8 décembre 1941). Outre les entretiens avec différents clercs.
6) Paul VI
- "L'Église se trouve dans une heure d'inquiétude, d'autocritique, on pourrait aller jusqu'à dire d'auto-démolition. Il y a comme un bouleversement intérieur aigu et complexe auquel personne ne se serait attendu après le concile". (Paul VI, 7 décembre 1968, au séminaire lombard de Rome).
- "Riferendosi alla situazione della Chiesa di oggi, il Santo Padre afferma di avere la sensazione che «da qualche fessura sia entrato il fumo di Satana nel tempio di Dio".
"Les fumées de Satan sont, par quelques fissures, entrées dans le Temple de Dieu" (Paul VI, Basilique St Pierre de Rome, en la St Pierre et Paul, le 29 juin 1972).
Le mystère d'iniquité, dont parle l'Ecriture, c'est précisément le fait que l'Eglise de Dieu ait été investie par le diable !
7) Le Catéchisme de l'Église catholique
Il enseigne que, à la fin du monde, l'Église sera à l'image de son Seigneur crucifié, faible et méprisée du monde, mais sans envisager de période durable de disparition de l'Église terrestre.
« L’Épreuve ultime de l’Église
675 - Avant l’avènement du Christ, l’Église doit passer par une épreuve finale qui ébranlera la foi de nombreux croyants (cf. Lc 18, 8 ; Mt 24, 12). La persécution qui accompagne son pèlerinage sur la terre (cf. Lc 21, 12 ; Jn 15, 19-20) dévoilera le " mystère d’iniquité " sous la forme d’une imposture religieuse apportant aux hommes une solution apparente à leurs problèmes au prix de l’apostasie de la vérité. L’imposture religieuse suprême est celle de l’Anti-Christ, c’est-à-dire celle d’un pseudo-messianisme où l’homme se glorifie lui-même à la place de Dieu et de son Messie venu dans la chair (cf. 2 Th 2, 4-12 ; 1 Th 5, 2-3 ; 2 Jn 7 ; 1 Jn 2, 18. 22).
676 - Cette imposture antichristique se dessine déjà dans le monde chaque fois que l’on prétend accomplir dans l’histoire l’espérance messianique qui ne peut s’achever qu’au-delà d’elle à travers le jugement eschatologique : même sous sa forme mitigée, l’Église a rejeté cette falsification du Royaume à venir sous le nom de millénarisme (cf. DS 3839), surtout sous la forme politique d’un messianisme sécularisé, " intrinsèquement perverse " (cf. Pie XI, enc. " Divini Redemptoris " condamnant le " faux mysticisme " de cette " contrefaçon de la rédemption des humbles " ; GS 20-21).
677 - L’Église n’entrera dans la gloire du Royaume qu’à travers cette ultime Pâque où elle suivra son Seigneur dans sa mort et sa Résurrection (cf. Ap 19, 1-9). Le Royaume ne s’accomplira donc pas par un triomphe historique de l’Église (cf. Ap 13, 8) selon un progrès ascendant mais par une victoire de Dieu sur le déchaînement ultime du mal (cf. Ap 20, 7-10) qui fera descendre du Ciel son Épouse (cf. Ap 21, 2-4). Le triomphe de Dieu sur la révolte du mal prendra la forme du Jugement dernier (cf. Ap 20, 12) après l’ultime ébranlement cosmique de ce monde qui passe (cf. 2 p. 3, 12-13). »
8) Dom Gaspar Lefebvre
Cette Passion finale de l'Église a été commentée par Dom Gaspar Lefebvre lorsqu'il introduit dans son missel le temps liturgique après la Pentecôte par un parallèle entre la vie du Christ et l’histoire de l’Église :
« Depuis les fêtes de la Pentecôte, où elle prit naissance, l’Église reproduit au cours des siècles toute la vie du Christ, dont elle est le corps mystique. Jésus, dès son enfance, est persécuté et doit fuir en Égypte tandis qu’on massacre les Saints Innocents, et l’Église aux premières années de sa vie subit les plus violentes persécutions et doit souvent se cacher dans les catacombes ou dans le désert.
Jésus adolescent se retire à Nazareth et passe les plus longues années de sa vie dans le recueillement et la prière. Et l’Église, à partir de Constantin, connaît une longue ère de paix. Partout surgissent des cathédrales et des abbayes où résonne la louange divine, et où évêques et abbés, prêtres et religieux s’opposent, par l’étude et un zèle infatigable, à l’envahissement de l’hérésie. Jésus, le divin missionnaire envoyé par le Père dans les régions lointaines de cette terre, commence à trente ans sa vie d’apostolat. Et l’Église, à partir du XVième siècle, doit résister aux assauts du paganisme renaissant, et répandre dans les parties du globe récemment découvertes l’Évangile du Christ. Et de son sein surgissent sans cesse des milices nouvelles et de nombreuses légions d’apôtres et de missionnaires qui annoncent la bonne nouvelle par le monde entier.
Enfin Jésus termine sa vie par le sacrifice du Golgotha bientôt suivi par le triomphe de sa résurrection. Et l’Église, à la fin des temps, comme son Divin Chef sur la croix, paraîtra vaincue, mais ce sera elle qui remportera la victoire. "Le corps du Christ qui est l’Église, dit Saint Augustin, à l’instar du corps humain, fut d’abord jeune, et voilà qu’à la fin du monde il aura une apparence de caducité".

( 984688 )
Nous n'avons pas encore tout vu par Glycéra (2025-03-01 10:51:52)
[en réponse à 984679]
La descente n'est pas finie ...
A l'image de la Passion,
Demandons la force de rester fidèles et confiants,
surtout quand nosu n'avons plus assez de nos propres forces.
Marie a tenu.
Elle savait.
Elle croyait.
Stabat Mater