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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 984451 )22/02 Chaire de Saint Pierre, apôtre par ami de la Miséricorde (2025-02-21 22:43:48) 



Chaire de St Pierre, apôtre
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 984452 )Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2025-02-21 22:46:31) 
[en réponse à 984451]



CHAPITRE XVII
Comme la crainte servile demeure avec le divin amour.


Or, bien que la crainte servile et mercenaire soit grandement utile pour cette vie mortelle, si est-ce qu'elle est indigne d'avoir place en l'éternelle, en laquelle il y aura une assurance sans crainte, une paix sans défiance, un repos sans souci.

Mais les services néanmoins que ces craintes servantes et mercenaires auront rendus à l'amour, y seront récompensés: de sorte que si ces craintes, comme des autres Moïse et Aaron, n'entrent pas en la terre de promission, leur postérité néanmoins et leurs ouvrages y entreront.

Et quant aux craintes des enfants et des épouses, elles y tiendront leur rang et leur grade, non pour donner aucune défiance ou perplexité de l'âme, mais pour lui faire admirer et révérer avec soumission l'incompréhensible majesté de ce père tout-puissant et de cet époux de gloire.

Le respect au Seigneur porté
Est saint, rempli de pureté,
Sa crainte en tout siècle est durable.
Tout ainsi que sa majesté
Est à jamais très adorable.

CHAPITRE XVIII
Comme l'amour se sert de la crainte naturelle, servile et mercenaire.


Les éclairs, tonnerres, foudres, tempêtes, inondations, tremble-terres (tremblements de terre) et autres tels accidents inopinés excitent même les plus indévots à craindre Dieu; et la nature prévenant le discours en telles occurrences, pousse le coeur, les yeux et les mains même devers le ciel pour réclamer le secours, de la très sainte Divinité, selon le sentiment commun du genre humain, qui est, dit Tite-Live, que ceux qui servent la Divinité prospèrent, et ceux qui la méprisent sont affligés.

En la tourmente qui fit périller (mit en péril) Jonas, les mariniers craignirent d'une grande crainte, et crièrent soudain un chacun à son Dieu. Ils ignoraient, dit saint Jérôme, la vérité; mais ils reconnaissaient la Providence, et crurent que c'était par jugement céleste qu'ils se trouvaient en ce danger; comme les Maltais, lorsqu'ils virent saint Paul échappé du naufrage, être attaqué par la vipère, crurent que c'était par vengeance divine.

Aussi les tonnerres, tempêtes, foudres sont appelés voix du Seigneur par le Psalmiste, qui dit de plus qu'elles font la parole d'icelui, parce qu'elles annoncent sa crainte, et sont comme ministres de sa justice. Et ailleurs souhaitant que la divine majesté se fasse redouter à ses ennemis: Lancez, dit-il, des éclairs, et vous les dissiperez; décoche: vos dards, et vous les troublerez, où il appelle les foudres sagettes (flèches) et dards du Seigneur.

Et devant le Psalmiste la bonne mère de Samuel avait déjà chanté que les ennemis mêmes, de Dieu le craindraient, d'autant qu'il tonnerait sur eux dès le ciel. Certes, Platon en son Gorgias et ailleurs témoigne qu'entre les païens il y avait quelque s'en tintent de crainte, non seulement pour les châtiments que la souveraine justice de Dieu pratique en ce monde, mais aussi pour les punitions qu'il exerce en l'autre vie sur les âmes de ceux qui ont des péchés-incurables. Tant l'instinct de craindre la Divinité est gravé profondément en la nature humaine.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde