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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 983736 )29/01 St François de Sales, évêque, confesseur et docteur de l’Eglise par ami de la Miséricorde (2025-01-28 22:16:50) 



St François de Sales, évêque, confesseur et docteur de l’Église

Dans l’Ordre de la Visitation et les congrégations salésiennes : St François de Sales, évêque, confesseur et docteur de l’Église

Biographie de Saint François de sales

Litanies de Saint François de Sales

Ses Ecrits

Prière à Saint Joseph de Saint François de Sales

Glorieux Saint Joseph, époux de Marie, accordez-nous votre protection paternelle, nous vous en supplions par Jésus-Christ.
O vous, dont la puissance s’étend à toutes nos nécessités et sait rendre possible, les choses les plus impossibles, prenez paternellement les intérêts de vos enfants. Nous recourons à vous avec confiance.

Faites que, sous votre paternelle conduite, toutes nos causes d’inquiétude tournent à la gloire de Dieu et au bien de ses dévoués serviteurs. Ainsi soit-il.

Source : viechretienne.catholique.org

Sermon de saint François de Sales pour la veille de Noël

Le troisième point est celui-ci : Pourquoi l'Incarnation a-t-elle été faite ? Pour nous enseigner à vivre non plus brutalement comme l'homme avait vécu depuis la chute d'Adam, mais avec et selon la raison. Notre Seigneur vient en effet nous enseigner l'abstinence et sobriété des biens, honneurs et commodités de ce siècle, à fouler aux pieds tout cela pour embrasser le contraire. Avant l'Incarnation les hommes vivaient ainsi que des bêtes brutes *, courant après les dignités et voluptés de cette vie comme les chevaux, chiens et tels autres animaux font après ce qu'ils appètent. (1) Voyez un cheval : quand il est altéré et qu'il trouve de quoi assouvir ou étancher sa soif il se jette à corps perdu dans l'eau, et quoi qu'on lui tire la bride il n'y a moyen de l'en empêcher, de sorte qu'il traîne son chevalier à val eau. Ainsi les hommes qui vivent non point selon la raison mais selon leurs appétits désordonnés, se jettent à corps perdu à la recherche de leurs satisfactions sensuelles ; mais Notre Seigneur, voulant les en sortir, leur vient tirer la bride en s'incarnant, à fin de les retenir leur enseignant par ses oeuvres à mépriser toutes choses.

Il n'y a bête, pour brute qu'elle puisse être, qui ne reconnaisse celui qui lui fait du bien ; car le cheval reconnaît très bien l'étable où il a autrefois logé parce qu'en icelle on lui a donné de l'avoine; le chien connaît son maître, et de même tous les autres animaux ont du ressentiment de ceux qui leur font du bien. Lors donc que l'homme vivait brutalement, Notre Seigneur l'est venu retirer d'entre les animaux, il lui a donné des exemples d'une admirable sobriété et, pour peu de jugement et de raison qu'on ait eu, il n'y a personne qui le sachant n'en ait éprouvé quelque sorte de ressentiment.

Or, le Sauveur s'est incarné pour nous enseigner aussi la sobriété spirituelle, qui consiste en la soustraction et privation volontaire de toutes les choses délectable et agréables qu'il pouvait avoir et recevoir en cette vie ; car il se chargea volontairement et de son plein gré de tous les travaux et tribulations, pauvreté et mépris qui se peuvent endurer en ce monde '. Il avait une âme parfaitement glorieuse qui jouissait de la claire -vision de la Divinité, et néanmoins il ne voulut point pour cela être exempt de douleurs. A l'instant de son Incarnation il vit et lent dans le livre de la prédestination tout ce qu'il devait souffrir. Ce livre était intitulé la sainte volonté de Dieu; or, pendant toute sa vie, Notre Seigneur ne fit autre chose que lire, pratiquer et garder tout ce qu'il y trouva écrit, ajustant ses volontés à celles de son Père céleste, comme il le dit lui même : je suis venu non Pour faire ma volonté, mais celle de celui qui M'a envoyé. Lire

Source : jesusmarie.free.fr




images/icones/sacrecoeur.gif  ( 983737 )Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2025-01-28 22:33:14) 
[en réponse à 983736]



CHAPITRE VII
Que les vertus parfaites ne sont jamais les unes sans les autres.


Encore bien donc qu'on puisse avoir quelques vertus séparées des autres, si est-ce néanmoins que ce ne peut ère que des vertus languissantes, imparfaites et débiles; d'autant que la raison, qui est la vie de notre âme, n'est jamais satisfaite ni à son aise dans une âme, qu'elle n'occupe et possède toutes les facultés et passions d'icelle ; et lorsqu'elle est offensée et blessée en quelqu'une de nos passions ou affections, toutes les autres perdent leur force et vigueur, et s'alangourissent étrangement.

Voyez-vous, Théotime, toutes les vertus sont vertus par la convenance ou conformité qu'elles ont à la raison; et une action ne peut être dite vertueuse, si elle ne procède de l'affection que le coeur porte à l'honnêteté et beauté de la raison.

Si l'amour de la raison possède et anime un esprit, il fera tout ce que la raison voudra en toutes occurrences, et par conséquent il pratiquera toutes les vertus.

Si Jacob aimait Rachel, en considération de ce qu'elle était fille de Laban, pourquoi méprisait-il Lia, qui était non seulement fille, ains fille aînée de Laban ? Mais parce qu'il aimait Rachel à cause de la beauté qu'il trouva en elle, jamais il ne sut tant aimer la pauvre Lia, quoique féconde et sage fille; d'autant qu'elle n'était pas si belle à son gré.

Qui aime une vertu pour l'amour de la raison et honnêteté qui reluit, il les aimera toutes, puisqu'en toutes il trouvera ce même sujet; et les aimera plus ou moins chacune, selon que la raison y paraîtra plus ou moins resplendissante.

Qui aime la libéralité, et n'aime pas la chasteté, il montre bien qu'il n'aime pas la libéralité pour la beauté de la raison : car cette beauté est encore plus grande en la chasteté; et où la cause est plus forte, les effets devraient être plus forts.

C'est donc un signe évident que ce coeur-là n'est pas porté à la libéralité par le motif et la considération de la raison; dont il s'ensuit que cette libéralité, qui semble être vertu, n'en a que l'apparence, puisqu'elle ne procède pas de la raison, qui est le vrai motif des vertus, ains de quelqu'autre motif étranger.

Il suffit bien vraiment à un en-faut d'être né dans le mariage pour porter parmi le monde le nom, les armes et les qualités du mari de sa mère; mais pour en porter le sang et la nature, il faut que non seulement il soit né dans le mariage, ains aussi du mariage.

Les actions ont le nom, les armes et marques des vertus, parce que, naissant d'un coeur doué de raison, il est advis qu'elles soient raisonnables, mais pourtant elles n'en ont ni la substance ni la vigueur, si elles proviennent d'un motif étranger et adultère, et non de la raison.

Il se peut donc bien faire que quelques vertus soient en un homme, auquel les autres manqueront; mais ce seront ou des vertus naissantes, encore toutes tendres et comme des fleurs en bouton, ou des vertus périssantes, mourantes, et comme des fleurs flétrissantes :

car en somme les vertus ne peuvent avoir leur vraie intégrité et suffisance, quelles ne soient toutes ensemble, ainsi que toute la philosophie et la théologie nous assurent.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde