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images/icones/marie.gif  ( 983683 )27/01 St Jean Chrysostome, évêque, confesseur et docteur par ami de la Miséricorde (2025-01-26 22:08:04) 



St Jean Chrysostome, évêque, confesseur et docteur

Biographie de Saint Jean Chrysostome

Prière de Jean Chrysostome à la Sainte Vierge

« Ô Vierge, au moment même où Gabriel prononça ces mots : « Ave Maria, gratia plena », le Dieu de toute la création s'incarna en Vous comme en un Sanctuaire. Les Cieux sont grands; mais Vous fûtes alors bien plus Grande, Vous qui portiez le Créateur. Gloire à Celui qui a pris Sa demeure en Votre sein ; Gloire à Celui qui est né de Vous ; Gloire à Celui qui a délivré le monde par ce bienheureux enfantement. Et Vous, qui avez enfanté Dieu, demandez-Lui de sauver toutes nos âmes. ».

Ainsi soit-il.

D'autres prières et écrits de Saint Jean Chrysostome

La prière est la lumière de l'âme

"Le bien suprême, c'est la prière, l'entretien familier avec Dieu. Elle est communication avec Dieu et union avec lui. De même que les yeux du corps sont éclairés quand ils voient la lumière, ainsi l'âme tendue vers Dieu est illuminée par son inexprimable lumière. La prière n'est donc pas l'effet d'une attitude extérieure, mais elle vient du coeur. Elle ne se limite pas à des heures ou à des moments déterminés, mais elle déploie son activité sans relâche, nuit et jour.

En effet, il ne convient pas seulement que la pensée se porte rapidement vers Dieu lorsqu'elle s'applique à la prière; il faut aussi, même lorsqu'elle est absorbée par d'autres occupations - comme le soin des pauvres ou d'autres soucis de bienfaisance -, y mêler le désir et le souvenir de Dieu, afin que tout demeure comme une nourriture très savoureuse, assaisonnée par l'amour de Dieu, à offrir au Seigneur de l'univers. Et nous pouvons en retirer un grand avantage, tout au long de notre vie, si nous y consacrons une bonne part de notre temps.

La prière est la lumière de l'âme, la vraie connaissance de Dieu, la médiatrice entre Dieu et les hommes.

Par elle, l'âme s'élève vers le ciel, et embrasse Dieu dans une étreinte inexprimable; assoiffée du lait divin, comme un nourrisson, elle crie avec larmes vers sa mère. Elle exprime ses volontés profondes et elle reçoit des présents qui dépassent toute la nature visible.

Car la prière se présente comme une puissante ambassadrice, elle réjouit, elle apaise l'âme.

Lorsque je parle de prière, ne t'imagine pas qu'il s'agisse de paroles. Elle est un élan vers Dieu, un amour indicible qui ne vient pas des hommes et dont l'Apôtre parle ainsi: Nous ne savons pas prier comme il faut, mais l'Esprit lui-même intervient pour nous par des cris inexprimables.

Une telle prière, si Dieu en fait la grâce à quelqu'un, est pour lui une richesse inaliénable, un aliment céleste qui rassasie l'âme. Celui qui l'a goûté est saisi pour le Seigneur d'un désir éternel, comme d'un feu dévorant qui embrase son coeur.

Lorsque tu la pratiques dans sa pureté originelle, orne ta maison de douceur et d'humilité, illumine-la par la justice; orne-la de bonnes actions comme d'un revêtement précieux; décore ta maison, au lieu de pierres de taille et de mosaïques, par la foi et la patience. Au-dessus de tout cela, place la prière au sommet de l'édifice pour porter ta maison à son achèvement. Ainsi tu te prépareras pour le Seigneur comme une demeure parfaite. Tu pourras l'y accueillir comme dans un palais royal et resplendissant, toi qui, par la grâce, le possèdes déjà dans le temple de ton âme."

Saint Jean Chrysostome: Homélie du Ve siècle

Source : vatican.va
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 983684 )Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2025-01-26 22:10:07) 
[en réponse à 983683]



CHAPITRE VI
De l'excellence du prix que l'amour sacré donne aux actions issues de lui-même, et à celles qui procèdent des autres vertus.


Mais, ce me direz-vous, quelle est cette valeur, je vous prie, que le saint amour donne à nos actions? O mon Dieu, Théotime, certes, je n'aurais pas l'assurance de le dire, si le Saint-Esprit ne l'avait lui-même déclaré en termes fort exprès, par le grand apôtre saint Paul, qui parle ainsi: Ce qui à présent est momentané et léger de notre tribulation, opère en nous sans mesure en la sublimité un poids éternel de gloire.

Pour Dieu! pesons ces paroles : Nos tribulations, qui sont si légères qu'elles passent en un moment, opèrent en nous le poids solide et stable de la gloire. Voyez, de grâce, ces merveilles. La tribulation produit la gloire, la légèreté donne le poids, et les moments opèrent l'éternité; mais qui peut donner tant de vertu à ces moments passagers et à ces tribulations si légères? L'écarlate et la pourpre, ou fin cramoisi violet, est un drap grandement précieux et royal; mais ce n'est pas à raison de la laine, ains à cause de la teinture.

Les oeuvres des bons chrétiens sont de si grande valeur, que pour icelles on nous donne le ciel; mais, Théotime, ce nest pas parce qu'elles procèdent de nous, et sont la laine de nos coeurs, ains parce qu'elles sont teintes au sang du Fils de Dieu: je veux dire que c'est d'autant que le Sauveur sanctifie nos oeuvres par le mérite de son sang.

Le sarment, uni et joint au cep, porte du fruit, non en sa propre vertu, mais en la vertu du cep. Or, nous sommes unis par la charité à notre Rédempteur comme les membres au chef; c'est pourquoi nos fruits et bonnes oeuvrés, tirant leur valeur d'icelui, méritent la vie éternelle.

La baguette d'Aaron était sèche, incapable de fructifier d'elle-même; mais lorsque le nom du grand prêtre fut écrit sur icelle, en une nuit elle jeta ses feuilles, ses fleurs et ses fruits.

Nous sommes, quant à nous, branches sèches, inutiles, infructueuses, qui ne sommes pas suffisants de penser quelque chose de nous-mêmes, comme de nous-mêmes; mais toute notre suffisance est de Dieu, qui nous a rendus officiers idoines (aptes) et capables de sa volonté; et partant, soudain que par le saint amour le nom du Sauveur, grand évêque de nos âmes, est gravé en nos coeurs, nous commençons à porter des fruits délicieux pour la vie éternelle.

Et comme les graines qui ne produiraient d'elles-mêmes que des melons de goût fade, en produisent des sucrins et muscats (muscats, ayant le goût du sucre et le parfum du musc), si elles sont détrempées en l'eau sucrée ou musquée.

Ainsi nos coeurs, qui ne sauraient pas projeter une seule bonne pensée pour le service de Dieu, étant détrempés en la sacrée dilection par le Saint-Esprit qui habite en nous, ils produisent des actions sacrées qui tendent et nous portent à la gloire immortelle.

Nos oeuvres, comme provenantes de nous, ne sont que des chétifs roseaux, mais ces roseaux deviennent d'or par la charité, et avec iceux on arpente la Jérusalem céleste, qu'on nous donne à cette mesure; car tant aux hommes qu'aux anges on distribue la gloire selon la charité et les actions d'icelle

De sorte que la mesure de l'ange est celle-là même de l'homme; et Dieu a rendu et rendra à chacun selon ses oeuvres, comme toute l'Ecriture divine nous enseigne, laquelle nous assigne la félicité et joie éternelle du ciel pour récompense des travaux et bonnes actions que nous aurons pratiquées en terre.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 983685 )27 janvier, Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2025-01-26 22:12:56) 
[en réponse à 983684]



CHAPITRE VI
De l'excellence du prix que l'amour sacré donne aux actions issues de lui-même, et à celles qui procèdent des autres vertus.


Récompense magnifique et qui ressent la grandeur du maître que nous serrons, lequel, à la vérité, Théotime, pouvait, s'il lui eût plu, exiger très justement de nous notre obéissance et service, sans nous proposer aucun loyer ni salaire, puisque nous sommes siens par mille titres très légitimes, et que nous ni pouvons rien faire qui vaille qu'en lui, par lui, pour lui, et qui ne soit de lui.

Mais sa bonté néanmoins n'en a pas ainsi disposé; ains, en considération de son Fils notre Sauveur, a voulu traiter avec nous de prix fait; nous recevant à gages, et s'engageant de promesses vers nous qu'il nous salariera, selon nos oeuvres, de salaires éternels.

Or, ce n'est pas que notre service lui soit ni nécessaire ni utile, car après que nous avons fait tout ce qu'il nous a commandé, nous devons néanmoins avouer par une très humble vérité ou véritable humilité qu'en effet nous sommes serviteurs très inutiles et très infructueux à notre maître, qui à cause de son essentielle surabondance de bien, ne peut recevoir aucun profit de nous, ains convertissant toutes nos oeuvres à notre propre avantage et commodité, il fait que nous le servons autant inutilement pour lui, que très utilement pour nous, qui par de si petits travaux gagnons de si grandes récompenses.

Il n'était donc pas obligé de nous payer notre service, s'il ne l'eût promis. Mais ne pensez pas pourtant, Théotime, qu'en cette promesse il ait tellement voulu manifester sa bonté, qu'il ait oublié de glorifier sa sagesse, puisque au contraire il y a observé fort exactement les règles de l'équité, mêlant admirablement la bienséance avec la libéralité :

car nos oeuvres sont voirement extrêmement petites, et nullement comparables à la gloire en leur quantité ; mais elles lui sont néanmoins fort proportionnées en qualité à raison du Saint-Esprit, qui, habitant en nos coeurs par la charité, les fait en nous, par nous et pour nous, avec un art si exquis, que les mêmes oeuvres, qui sont toutes nôtres, sont encore mieux toutes siennes, parce que, comme il les produit en nous, nous les produisons réciproquement en lui; comme il les opère en nous, nous coopérons aussi avec lui.

Or, le Saint-Esprit habite en nous si nous sommes membres vivants de Jésus-Christ, qui, à raison de cela, disait à ses disciples: Qui demeure en moi, et moi en lui, icelui porte beaucoup de fruit.

Et c'est, Théotime, parce que qui demeure en lui, il participe à son divin esprit, lequel est au milieu du coeur humain comme une vive source qui rejaillit et pousse ses eaux jusqu'en la vie éternelle.

Ainsi l'huile de bénédiction, versée sur le Sauveur comme sur le chef de l'Église tant militante que triomphante, se répand sur la société des bienheureux, qui, comme la barbe sacrée de ce divin maître, sont toujours attachés à sa face glorieuse, et distille encore sur la compagnie des fidèles, qui, comme vêtements, sont joints et unis par dilection à sa divine majesté; l'une et l'autre troupe, comme composée de frères germains, ayant à cette occasion sujet de s'écrier :

O que c'est une chose bonne et agréable de voir les frères bien ensemble ! c'est comme longuent qui descend en la barbe, la barbe d'Aaron, et jusques au bord de son vêtement.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde