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images/icones/marie.gif  ( 983475 )21/01 Ste Agnès, vierge et martyre par ami de la Miséricorde (2025-01-21 00:02:20) 



Ste Agnès, vierge et martyre

la lecture du bréviaire

Biographie de Sainte Agnès de Rome, sainte Patronne de la chasteté

Les litanies de Sainte Agnès

Prière de Sainte Agnès de Rome

« Dieu tout-puissant, seul Adorable, seul Redoutable, Père de Jésus-Christ notre Seigneur, je Te bénis, Toi qui, par ton Fils unique, m'as fait échapper aux menaces de ces hommes impies et m'as fait traverser sans souillure les impuretés du démon.

Voilà que maintenant, par ton Esprit-Saint, je suis comme pénétrée d'une rosée céleste, le feu s'arrête et s'éteint devant moi, la flamme se partage et l'embrasement du foyer se reporte contre ceux qui l'ont allumé. Je Te bénis, ô Père glorieux, qui me donnes un coeur intrépide pour aller à Toi, même à travers les flammes.

Voilà que ce que j'ai cru, je Le vois ! Ce que j'ai espéré, je Le tiens ! Ce que j'ai désiré, je L'embrasse ! Mes lèvres et mon cœur Te confessent et j'aspire à Toi du plus profond de mon être. Je vais, je vais à Toi, ô seul vrai Dieu qui, avec ton Fils Jésus-Christ notre Seigneur, et avec ton Esprit-Saint règnes dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il. »

Source : site-catholique.fr

Un sermon de Saint Ambroise

« C’est aujourd’hui l’anniversaire d’une vierge, imitons sa pureté. C’est l’anniversaire d’une martyre, offrons un sacrifice. C’est l’anniversaire de Sainte Agnès. Selon la Tradition, elle a subi le martyre à douze ans. Qu’elle est détestable, la cruauté qui n’a même pas épargné une si petite fille ! Mais combien la foi est grande pour avoir reçu témoignage d’un âge aussi tendre !

Ce petit corps offrait donc assez de place aux blessures ! Et celle qui n’avait presque rien à leur offrir a eu de quoi les vaincre. Alors que les petites filles, à cet âge, ne peuvent supporter les visages sévères de leurs parents et, lorsqu’elles se sont piquées avec une aiguille, pleurent comme si elles s’étaient blessées !

Celle-ci n’éprouve aucune crainte entre les mains sanglantes des bourreaux, elle ne bouge pas en entendant les grincements des lourdes chaînes que l’on tire, et voici qu’elle présente son corps à l’épée d’un soldat furieux. Elle ne sait pas encore ce que c’est que mourir, mais elle y est prête. Et si on l’entraîne de force vers les autels, voilà qu’elle tend les mains vers le Christ à travers les flammes; jusque dans ce foyer sacrilège, elle fait le signe qui glorifie le Seigneur victorieux.

Voici qu’on introduit son cou et ses deux mains dans des liens de fer, mais aucune chaîne ne pouvait serrer des membres aussi menus. Est-ce un nouveau genre de martyre ? Elle n’est pas encore capable de souffrir et elle est déjà mûre pour vaincre; il lui est difficile de combattre, et facile de triompher; alors qu’elle supportait le handicap de son jeune âge, elle a réalisé un chef-d’œuvre de vaillance.

Elle ne se serait pas hâtée vers la chambre nuptiale le jour de son mariage, comme elle s’est avancée d’un pas joyeux, étant vierge, au lieu de son supplice; c’est le Christ qui était l’ornement de sa tête, et non pas une coiffure compliquée; elle n’était pas couronnée de fleurs, mais de vertus. T

out le monde pleure, elle n’a pas une larme. La plupart s’étonnent de lui voir si facilement répandre une vie à laquelle elle n’avait pas encore goûté, et la donner comme si elle en avait atteint le terme. Tous sont stupéfaits de ce qu’elle se montre témoin de la divinité alors que, en raison de son âge, elle ne pouvait encore décider d’elle-même.

Bref, on l’a crue au sujet de Dieu, alors qu’on ne l’aurait pas encore crue au sujet d’un homme. Car ce qui est au-delà de la nature vient du Créateur de la nature.

Quelles menaces son bourreau a-t-il employées pour lui faire peur, quelles flatteries pour la fléchir, combien de promesses pour lui faire accepter de l’épouser ! Mais elle : « C’est faire injure à mon époux d’attendre celui qui doit me plaire. Celui qui le premier m’a choisie, c’est lui qui me recevra.

Pourquoi traînes-tu, exécuteur ? Qu’il périsse, le corps qui peut être aimé pour avoir charmé les yeux, ce que je refuse ». Elle se leva, pria, tendit le cou.

Vous auriez vu le bourreau tressaillir comme s’il était le condamné, la main de l’exécuteur trembler et son visage pâlir par la crainte du coup infligé à un autre, alors que la jeune fille ne craignait rien pour elle-même. Vous avez donc, avec une seule victime, un double martyre : celui de la pureté et celui de la foi. Elle a gardé sa virginité et elle a obtenu le martyre ».

Du Traité Sur les Vierges de Saint Ambroise, évêque (Livre 1, ch. 2.5.7-9: PL 16 [éd. 1845], 189-191)



images/icones/sacrecoeur.gif  ( 983476 )Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2025-01-21 00:10:10) 
[en réponse à 983475]



CHAPITRE III
Comme il y a des vertus que la présence du divin amour
relève à une plus haute excellence que les autres.


Mais il y a des vertus qui, à raison de leur naturelle alliance et correspondance avec la charité, sont aussi beaucoup plus capables de recevoir la précieuse influence de l'amour sacré, et par conséquent la communication de la dignité et valeur d'icelui.

Telles sont la foi et l'espérance, qui, avec la charité, regardent immédiatement Dieu; et la religion avec la pénitence et dévotion, qui s'emploient à l'honneur de sa divine majesté.

Car ces vertus, par leur propre condition, ont un si grand rapport à Dieu, et sont si susceptibles des impressions de l'amour céleste, que, pour les faire participer à la sainteté d'icelui, il ne faut sinon quelles soient auprès de lui, c'est-à-dire, en un coeur qui aime Dieu.

Ainsi, pour donner le goût de l'olive aux raisins, il ne faut que planter la vigne entre les oliviers : car sans s'entre-toucher aucunement, par le seul voisinage ces plantes feront un réciproque commerce de leurs saveurs et propriétés, tant elles ont une grande inclination et étroite convenance l'une envers l'autre.

Certes, toutes les fleurs, si ce ne sont celles de l'arbre triste ( nyctauthe, arbrisseau de la famille des jasminées, croît au Malabar. Ses fleurs jaunâtres ne souvrent que a nuit.), et quelques autres de naturel monstrueux, toutes, dis-je, se réjouissent, épanouissent et s'embellissent à la vue du soleil, par la chaleur vitale qu'elles reçoivent de ses rayons.

Mais toutes les fleurs jaunes, et surtout celle que les Grecs ont appelée héliotropium, et nous tourne-soleil (tournesol), non seulement reçoivent de la joie et complaisance en la présence du soleil, mais suivent, par un amiable (gracieux) contour, les attraits de ses rayons, le regardant et se retournant devers lui depuis son levant jusques à son couchant.

Ainsi toutes les vertus reçoivent un nouveau lustre et une excellente dignité par la présence de l'amour sacré; mais la foi, l'espérance, la crainte de Dieu, la piété, la pénitence, et toutes les autres vertus, qui d'elles-mêmes tendent particulièrement à Dieu et à son honneur, elles ne reçoivent pas seulement l'impression du divin amour, par laquelle elles sont élevées à une grande valeur; mais elles se penchent totalement vers lui, s'associant avec lui, le suivant et servant en boutes occasions.

Car enfin, mon cher Théotime, la parole sacrée attribue une certaine propriété et force de sauver, de sanctifier et de glorifier, à la foi, à l'espérance, à la piété, à la crainte de Dieu, à la pénitence, qui témoigne bien que ce sont des vertus de grand prix, et qu'étant pratiquées en un coeur qui a l'amour de Dieu, elles se rendent excellemment plus fructueuses et saintes que les autres, lesquelles de leur nature n'ont pas une si grande convenance avec l'amour sacré.

Et celui qui s'écrie: Si j'ai toute la foi, en sorte même que je transporte les montagnes, et je n'ai point la charité, je ne suis rien, il montre bien certes qu'avec la charité cette foi lui profiterait grandement.

La charité donc est une vertu nonpareille, qui n'embellit pas seulement le coeur auquel elle se trouve, mais bénit et sanctifie aussi toutes les vertus qu'elle rencontre en icelui, par sa seule présence, les embaumant et parfumant de son odeur céleste, par le moyen de laquelle elles sont rendues de grand prix devant Dieu; ce qu'elle fait néanmoins beaucoup plus excellemment en la foi, en l'espérance, et ès autres vertus qui d'elles-mêmes ont une nature tendante à la piété.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde