Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=983401
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 983401 )17/01 St Antoine, abbé par ami de la Miséricorde (2025-01-16 22:47:58) 



Sassetta, Rencontre de saint Antoine et saint Paul de Thèbes, 1445, National Gallery (Washington)

St Antoine, abbé

Biographie de Saint Antoine Le Grand

Prière de Saint Antoine Le Grand

LETTRE IX de Saint Antoine Le Grand

1. Bien-aimés dans le Seigneur, si l’homme aime Dieu de tout son cœur, de toute sa pensée, de tout son esprit et de toute sa force, il acquerra la crainte de Dieu. Cette crainte engendre les larmes et les larmes sont source de force. Par le plein accomplissement de cela, l’âme porte des fruits en toutes choses.

Si Dieu voit ces beaux fruits dans l’âme, il l’agrée comme une odeur d’encens exquis, et il s’en réjouit avec les Anges chaque instant, en lui accordant aussi la joie.

Il l’a protège sur toutes les routes qu’elle emprunte pour parvenir au lieu du repos. Et le diable ne pourra rien contre elle. Il craint d’approcher si peu que ce soit cet homme, à cause de cette grande force.

Et maintenant, mes bien-aimés dans le Seigneur, vous que mon âme aime et dont elle connaît l’amour de Dieu, acquérez cette force afin que les démons vous craignent, que les labeurs que vous pratiquez vous soient légers et que vous preniez goût aux choses divines ; car la suavité de l’amour de Dieu est plus douce que le rayon de miel.

Beaucoup de moines et de vierges, dans les communautés, bien que n’ayant pas goûté la douceur de l’amour divin et n’ayant pas acquis la force divine, s’imaginaient l’avoir acquise sans qu’ils ne l’aient vraiment obtenue, car ils n’en faisaient pas fructifier le commerce. Et c’est pour cela que Dieu ne la leur a pas accordée. En effet, tous ceux qui en font commerce, l’acquièrent par le don de Dieu ; car Dieu ne fait pas acception des personnes, mais de génération en génération, il accorde cette force à ceux qui en accomplissent les œuvres.

Et maintenant, mes bien-aimés dans le Christ, je sais que vous aimez Dieu. Veillez cependant à ce que ce soit de tout votre cœur ; et mon cœur se réjouira de cela. Vous pourrez alors obtenir la force de Dieu, et passer le reste de votre vie dans la joie et l’allégresse. Et les œuvres du Seigneur vous seront légères, car c’est cette force donnée à l’homme, qui le conduira aux lieux de repos et le protégera jusqu’à ce qu’il ait traversé toutes les puissances de l’air, comme le dit le Psaume : « Heureux l’homme qui assouvit son désir contre eux ; de tels hommes ne seront pas alors confondus quand parleront leurs ennemis devant les portes.

Sachez encore, mes chers fils, que, tant qu’il y a la lumière et la force de Dieu, l’homme méprise les outrages et aussi les gens du monde : il hait tout ce qu’il y a dans ce monde et les satisfactions de la chair, il purifie son cœur de toutes les mauvaises pensées, il offre alors jeûne et larmes, nuit et jour, avec des prières pures, et notre Seigneur lui accorde cette force.

Aussi, mes chers fils bénis, appliquez-vous à obtenir cette force grâce à laquelle vous accomplirez toutes vos œuvres avec repos et facilité. Vous disposerez d’une grande assurance devant le Seigneur, et il exaucera toutes vos demandes.

Sachez que je souhaitais vous écrire plus longuement à cause de mon amour pour vous, mais je me suis limité à ces brèves paroles. Je prie le Seigneur Jésus-Christ qu’elles deviennent pour vous salut et joie. À lui reviennent, ainsi qu’à son Père et à son Esprit-Saint, louange et honneur de la part de tous les êtres doués de raison dans les siècles des siècles. Amen.

Source : Lettre IX de « Saint Antoine ascète selon l’Évangile » du Père Matta El-Maskîne, Spiritualité Orientale n° 57, Abbaye Bellefontaine

Du 18 au 25 janvier, il est permis de dire, sous certaines conditions, la Messe votive pour l’unité de l’Église.
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 983402 )Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2025-01-16 23:00:09) 
[en réponse à 983401]



LIVRE ONZIÈME
DE LA SOUVERAINE AUTORITÉ QUE L'AMOUR SACRÉ TIENT SUR TOUTES LES VERTUS, ACTIONS ET PERFECTIONS DE L'ÂME

CHAPITRE PREMIER
Combien toutes les vertus sont agréables à Dieu.


La vertu est si aimable de sa nature, que Dieu la favorise partout où il la voit. Les païens, quoique ennemis de sa divine majesté, pratiquaient parfois quelques vertus humaines et civiles, desquelles la condition n'était pas au-dessus des forces de l'esprit raisonnable.

Or, vous pouvez penser, Théotime, combien cela était peu de chose. Certes encore que ces vertus eussent beaucoup d'apparence, si est-ce qu'en effet elles étaient de peu de valeur, à cause de la bassesse de l'intention de ceux qui les pratiquaient, qui ne travaillaient presque que pour l'honneur, ainsi que dit saint Augustin, ou pour quelque autre prétention fort légère, comme est celle de l'entretien de la société civile, ou pour quelque petite inclination qu'ils avaient au bien, laquelle ne rencontrant point de grande contrariété, les portait à des menues actions de vertu, comme par exemple, à s'entre-saluer, à secourir les amis, vivre sobrement, ne point dérober, servir fidèlement les maîtres, payer les gages aux ouvriers.

Et toutefois, quoique cela fût ainsi mince et environné de plusieurs imperfections, Dieu en savait gré à ces pauvres gens, et les en récompensait abondamment.

Les sages-femmes auxquelles Pharaon donna charge de faire périr tous les mâles des israélites, étaient sans doute Egyptiennes et païennes car s'excusant de quoi elles n'avaient pas exécuté la volonté du roi : Les femmes hébreuses (des hébreux, juives), disaient-elles, ne sont pas comme les Egyptiennes, car elles savent l'art de recevoir les enfants; et devant que nous allions à elles, elles ont enfanté.

Excuse qui n'eût pas été à propos, si ces sages-femmes eussent été Hébreuses; et n'est pas croyable que Pharaon eût donné une commission si impiteuse (impitoyable) contre les Hébreuses à des femmes hébreuses de même nation et religion et aussi Josèphe témoigne qu'en effet elles étaient Egyptiennes.

Or, tout Egyptiennes et païennes quelles étaient, elles craignirent d'offenser Dieu par une cruauté si barbare et dénaturée, comme eût été celle du massacre de tant de petits enfants. De quoi la divine douceur leur sut si bon gré, quelle leur édifia des maisons, c'est-à-dire, les rendit plantureuses en enfants et en biens temporels.

Nabuchodonosor, roi de Babylone, avait combattu en une guerre juste contre la ville de Tyr que la justice divine voulait châtier. Et Dieu dit à Ezéchiel, qu'en récompense il donnerait l'Egypte en proie à Nabuchodonosor et à son armée ; parce, dit Dieu, qu'ils ont travaillé pour moi.

Donc, ajoute saint Jérôme au commentaire, nous apprenons que, si les païens mêmes font quelque bien, ils ne sont point laissés sans salaire par le jugement de Dieu.

Ainsi Daniel exhorta Nabuchodonosor infidèle de racheter ses péchés par aumônes, c'est-à-dire, de se racheter des peines temporelles dues à ses péchés, dont il était menacé.

Voyez-vous donc, Théotime, combien il est vrai que Dieu fait état des vertus, encore qu'elles soient pratiquées par des personnes qui sont d'ailleurs mauvaises?

S'il n'eût agréé la Miséricorde des sages-femmes et la justice de la guerre des Babyloniens, eût-il pris le soin, je vous prie, de les salarier?

Et si Daniel n'eût su que l'infidélité de Nabuchodonosor n'empêcherait pas que Dieu n'agréât ses aumônes, pourquoi les lui eût-il conseillées?

Certes, l'Apôtre nous assure que les païens qui n'ont pas la loi, font naturellement ce qui appartient à la loi. Et quand ils le font, qui peut douter qu'ils ne fassent bien, et que Dieu n'en fasse compte? Les païens connurent que le mariage était bon et nécessaire, ils virent qu'il était convenable d'élever les enfants ès arts, en l'amour de la patrie, en la vie civile, et ils le firent.

Or, je vous laisse à penser si Dieu ne trouvait pas bon cela, puisqu'il avait donné la lumière de la raison et l'instinct naturel à cette intention.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/francis2.gif  ( 983411 )C'est aussi par Lenormand (2025-01-17 15:38:42) 
[en réponse à 983401]

l'Abbaye du village de Saint Antoine l'Abbaye en Isère...
HISTOIRE
Au cœur d'un paysage vallonné qui s'étend jusque dans les montagnes du Vercors, l'imposante abbaye Saint-Antoine continue de veiller sur le village auquel elle a donné son nom. L'histoire commence en 1070, lorsque le seigneur local Geilin ramène de Constantinople les restes égyptiens de Saint Antoine et les dépose dans le village de La Motte aux Bois, qui devient alors Saint-Antoine. En 1088, sous la tutelle des bénédictins, de précieuses reliques sont déposées sur les fondations de l'église, avec la vertu de guérir le "mal des ardents", un empoisonnement du sang provoquant des états convulsifs et des gangrènes. Les frères et sœurs de l'hôpital ont également construit la Maison de l'Aumône pour soigner les malades. Leur rôle grandissant au fil des siècles entraîne de nombreux conflits avec les Bénédictins, finalement expulsés en 1297. La Maison de l'Aumône est alors élevée au rang de monastère, tandis que les Hospitalières deviennent chanoines réguliers de l'Ordre de Saint-Antoine. Les pèlerins affluaient et l'ordre atteignit son apogée aux XIVe et XVe siècles. Des travaux vont commencer pour agrandir le monastère, à côté duquel va se développer un village protégé par des remparts. La reconstruction du monastère, qui eut lieu au XVIIe siècle, à la fin des guerres de religion, permet aux visiteurs de découvrir l'une des plus importantes réalisations gothiques de la région6.

Les Antonins et les Hospitaliers
La ville était le siège de l'abbaye de Saint-Antoine, qui était l'abbaye mère de l'ordre hospitalier de Saint-Antoine. La commanderie est passée à l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1775 et 1777. L'église abbatiale bâtie au XIVe siècle est un monument classé dès 1840.

Une première phase de restauration du portail occidental monumental a eu lieu entre 2020 et 2023. Cette première phase est achevée. Il y a aussi un musée à voir et les grandes orgues du XVIIè siècle... et chose exceptionnelle un magnifique tabernacle "colombe".
images/icones/bravo.gif  ( 983422 )un grand saint thaumaturge en effet par Luc Perrin (2025-01-17 23:41:23) 
[en réponse à 983411]

L'ordre des Antonins avait des maisons en Alsace dont celle d'Issenheim.

Le somptueux retable dédié à saint Antoine du désert par Mathias Grünewald qui s'y trouvait peut être admiré de nos jours au musée Unterlinden de Colmar.