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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 983262 )Baptême du Seigneur (13 janvier) par ami de la Miséricorde (2025-01-12 22:57:41) 



Commémoraison du Baptême du Seigneur, Octave de l’Épiphanie

Le Baptême de Jésus St Augustin, 43 ème sermon pour l’Épiphanie du Seigneur IX

« Il y a eu changement d’eau en vin, quand l’eau du Jourdain a été sanctifiée, et, par là même, transformée ; quand de l’eau, jusqu’alors simplement naturelle, a gagné de la valeur à être bénite par le Christ, et acquis la propriété, non-seulement de laver les corps, mais aussi de purifier les âmes.

Comme, en effet, le vin « réjouit le cœur de l’homme », lorsqu’on le boit, et qu’il débarrasse de toute inquiétude; de même la grâce du baptême réjouit la conscience de l’homme, quand on la reçoit, et elle la délivre de la crainte de n’importe quelle tentation.

C’est de ce vin tout spécial que parlait le Prophète quand il disait : « Le vin a rempli de joie ses yeux ». Le changement de l’eau en vin s’opère donc lorsque les péchés font place à la justice. L’eau, dis-je, se change en vin, quand le baptême, où nous puisons l’immortalité, communique une autre couleur à l’eau froide du péché qui donne la mort, quand les vases de nos corps, auparavant hideux à voir ou remplis d’une odeur infecte, reçoivent un nouveau goût et une odeur nouvelle.

Que dans les chrétiens se trouve une bonne odeur, l’Apôtre le dit expressément : « Nous sommes, devant Dieu, la bonne odeur de Jésus-Christ », si, du moins, nous aimons le Seigneur. »

Source : blog.gingko-editions.fr
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 983263 )Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2025-01-12 23:00:04) 
[en réponse à 983262]



CHAPITRE XVI
Que l'exemple de plusieurs saints, qui semblent avoir exercé leur zèle avec colère, ne fait rien contre l'avis du chapitre précédent.


Certes, le zèle de notre Seigneur parut principalement à mourir sur la croix pour détruire la mort et le péché des hommes; en quoi il fut souverainement imité par cet admirable vaisseau délection et de dilection, ainsi que le représente le grand saint Grégoire Nazianzène (de Nazianze) en paroles dorées; car parlant de ce saint apôtre :

« Il combat pour tous, dit-il, il répand des prières pour tous, il est passionné de jalousie envers tous, il est enflammé pour tous; ains même il a osé plus que cela pour ses frères selon la chair; en sorte que, pour dire aussi moi-même ceci fort hardiment, il désire par charité qui ceux soient mis en sa place auprès de Jésus-Christ .

O excellence de courage et de ferveur d'esprit incroyable ! il imite Jésus-Christ, qui pour nous fut fait malédiction, qui prit nos infirmités et porta nos maladies, ou, afin que je parle plus sobrement, lui, le premier, après le Sauveur, ne refuse pas de souffrir et d'être réputé impie à leur occasion. »

Ainsi donc, Théotime, comme notre Sauveur fut fouetté, condamné, crucifié en qualité d'homme voué, destiné et dédié à porter et supporter les opprobres, ignominies et punitions dues à tous les pécheurs du monde, et à servir de sacrifice général pour le péché, ayant été fait comme anathème, séparé et abandonné de son Père éternel; de même aussi, selon la véritable doctrine de ce grand Nazianzène, le glorieux apôtre saint Paul désira d'être comblé dignominie, crucifié, séparé, abandonné et sacrifié pour le péché des Juifs, afin de porter pour eux l'anathème et la peine qu'ils méritaient.

Et comme notre Sauveur porta de telle sorte les péchés du monde, et fut fait tellement anathème, sacrifié pour le péché, et délaissé de son Père, qu'il ne laissa pas d'être perpétuellement le Fils bien-aimé auquel le Père prenait son bon plaisir; aussi le saint apôtre désira bien d'être anathème et séparé de son maître, pour être abandonné d'icelui, et délaissé à la merci des opprobres et punitions dues aux Juifs.

Mais il ne désira pas pourtant jamais d'être privé de la charité et grâce de son Seigneur, de laquelle rien aussi ne le pouvait jamais séparer; c'est-à-dire, il désira d'être traité comme un homme séparé de Dieu; mais il ne désira pas d'en être par effet séparé, ni privé de sa grâce, car cela ne peut être saintement désiré.

Ainsi l'épouse céleste confesse que l'amour étant fort comme la mort, laquelle sépare l'âme du corps, le zèle, qui est un amour ardent, est encore bien plus fort; car il ressemble à l'enfer, qui sépare l'âme de la vue de notre Seigneur: mais jamais il n'est dit, ni ne se peut dire, que l'amour on le zèle soit semblable au péché, qui seul sépare de la grâce de Dieu.

Et comme se pourrait-il faire que l'ardeur de l'amour pût faire désirer d'être séparé de la grâce, puisque l'amour est la grâce même, ou du moins ne peut être sans la grâce?

Or, le zèle du grand saint Paul fut pratiqué en quelque sorte, ce me semble, par le petit saint Paul, je veux dire saint Paulin, qui, pour ôter un esclave de son esclavage, se rendit esclave lui-même, sacrifiant sa liberté pour la rendre à son prochain.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde