Quand peut on fêter la dédicace d'une église dont on sait qu'elle a, bien sûr, été dédicacée (les 12 croix de la cérémonie de dédicace sont bien présentes) mais dont on n'a pas la date de l'anniversaire ?
Le Bulletin Officiel de la Conférence des Evêques de France n°30, en date du 28 janvier 1986 : « La conférence des évêques maintient le statu quo pour les fêtes d’obligation en France, en vigueur depuis le décret du cardinal Caprara en 1802 ».
Sa Sainteté ordonne encore que l’anniversaire de la Dédicace de tous les temples, érigés sur le territoire de la République, soit célébré dans toutes les églises de France, le dimanche qui suivra immédiatement l’octave de la Toussaint.
Voici la Prière pour la Fête de la Dédicace de toutes les Églises Consacrées de France (en dehors des Cathédrales), le Dimanche après l'Octave de la Toussaint ou le 6 novembre en France, jour annuel auquel chaque église a été consacrée liturgiquement à Dieu et destinée à ne servir qu'à son Culte Seul pour remercier Dieu de la Grâce qu'Il nous a faite en se choisissant un Temple au milieu de nous,
358. La solennité extérieure est autorisée en vertu du droit à l’égard de :
(...) g) les fêtes de l’anniversaire de la Dédicace, et du Titulaire de l’église propre.
Die 6 novembris
In ecclesiis consecratis, quando huius consecrationis dies non est certa et nota :
Dedicatio ecclesiæ propriæ
I classis
Quando huius consecrationis dies est certa et nota, hoc ipso die, servatis servandis, anniversarium Dedicationis faciendum est.
Le mot France apparaît avec les premiers Mérovingiens, au Ve siècle. Il désigne au VIe siècle l'ensemble des territoires qui leur sont soumis, entre le Rhin et la Loire. Au temps des Carolingiens, cet espace se réduit et ne désigne plus qu'un territoire situé entre l'Austrasie et la Neustrie. Au cours des Xe siècle et XIe siècle, ce territoire se réduit encore pour ne désigner plus que le Nord-Est de Paris. Il a sans doute existé une subdivision du diocèse de Paris correspondant à ce territoire, l'archidiaconé de France3.
La désignation « de France » apparaît pour la première fois dans un texte de 1126 pour désigner l'abbaye de Saint-Denis (Monasterii beati dyonisii de Francia). Cette abbaye pourrait être à l'origine de l'extension du qualificatif à tout le pays puisque ses biens et terres couvraient une bonne partie de la région. À la fin du Moyen Âge, la quasi-totalité des localités du pays est qualifiée comme étant « en France » ou « de France ». À partir de la Renaissance, le pays est englobé dans une entité plus large appelée « Île-de-France », qui recouvre à peu près la région actuelle, mais le territoire au nord-est de Paris continue à être désigné par le nom de « France ». La désignation est encore utilisée dans de nombreux documents de l'Ancien Régime, 82 villages ou hameaux étant à l'époque désignés comme « en France »4.
La dénomination semble tomber en désuétude au cours de la Révolution française. Aujourd'hui, huit communes conservent le toponyme : Baillet-en-France, Belloy-en-France, Bonneuil-en-France, Châtenay-en-France, Mareil-en-France, Puiseux-en-France, Roissy-en-France4 et (depuis août 1989) Tremblay-en-France, qui s'appelait auparavant Tremblay-lès-Gonesse.