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images/icones/marie.gif  ( 983027 )Très saint Nom de Jésus (Dimanche du 2 au 5 janvier ou le 2 janvier) par ami de la Miséricorde (2025-01-04 23:19:27) 



Très St Nom de Jésus

Puissance du Nom de Jésus par Saint Bernard de Clairvaux

Le nom de Jésus est lumière, mais aussi nourriture (...) Et il est encore remède.

L'un de nous est-il triste? Que le nom de Jésus lui vienne au coeur, et de là monte à ses lèvres. Et voilà déjà qu'en se levant, la lumière de ce nom dissipe les nuages et ramène le ciel à sa limpidité.

Ou bien quelqu'un est-il coupable d'une grave faute? Et désespéré, court-il à sa mort? Mais s'il invoque le nom de la vie, ne retrouvera-t-il pas aussitôt le souffle de la vie?

Devant ce nom sauveur, qui pourrait jamais se sentir dur de coeur, morne et engourdi, l'âme pleine de rancoeur ou amollie par le dégoût? La source de nos larmes s'est-elle desséchée? Qu'on invoque Jésus: ne jaillit-elle pas aussitôt, plus abondante et plus paisible?

Sommes-nous en danger, haletants et tremblants? Ce nom de puissance, une fois invoqué, ne ramène-t-il pas immédiatement la confiance en chassant la peur? Et si l'on est saisi par le feu et les assauts du doute,la certitude n'éclate-t-elle pas soudain, à l'invocation de ce nom glorieux? Pour celui qui perd confiance au sein de l'adversité, et déjà commence à perdre pied, le courage a-t-il jamais manqué, s'il a prononcé ce nom protecteur?

Voilà les maladies et les faiblesses de l'âme; et voilà aussi leur remède. La preuve nous la trouvons dans cette parole de Dieu; "Invoque-moi au jour du malheur, je te délivrerai et tu me rendras gloire (Ps 49, 15). Rien de tel que cette invocation pour apaiser l'assaut de la colère, calmer l'enflure de l'orgueil, guérir la blessure de l'envie, contenir le flot de l'impureté, éteindre la flamme de la convoitise, maîtriser la soif de l'avarice, et repousser tout ce qui peut nous exciter pour notre honte.

Vraiment, quand je prononce le nom de Jésus je mets en face de moi un homme doux et humble de coeur, bienveillant, sobre, chaste, miséricordieux, rayonnant de toute droiture et de toute sainteté. Mais il est aussi lui-même Dieu tout-puissant. Par son exemple, il me guérit, et par son aide il refait mes forces.

Voilà tout ce qui doit résonner en moi dès que le nom de Jésus aura été prononcé.

Source : prieres-catholiques.blogspot.com

On ne fait rien cette année de la Mémoire de St Télesphore, pape et martyr



Bartolomé Esteban Murillo, L'Adoration des Mages

Avant 1955 : Vigile de l’Épiphanie

Troisième sermon de Saint Bernard de Clairvaux pour L'Epiphanie

1 Mes frères, je crois nécessaire de vous exposer, selon ce que j'ai coutume de faire les autres jours de fête le sens de la solennité d'aujourd'hui. Quelquefois je parle contre les vices, ce genre de sermons est très utiles mais il me paraît mieux convenir aux autres jours qu'à celui-ci.

Les jours de fête et surtout dans nos plus grandes solennités, il vaut mieux s’appliquer dans les sermons à instruire et à toucher. Comment, en effet, pourriez-vous célébrer ce que vous ne connaîtriez point, et comment connaîtriez-vous ce dont on ne vous parle point? Que ceux donc qui sont versés dans la connaissance de la loi, nous permettent de nous mettre à la portée de ceux qui le sont peu, comme l'exige la loi de la charité.

D'ailleurs je ne bois pas qu'ils soient privés de nourriture , parce qu'ils voudront bien servir des mets un peu moins recherchés aux âmes un peu moins instruites, comme on pourrait le faire pour le simple peuple. Or, c'est ce qu'ils feront si dans , une pensée de charité fraternelle, ils se contentent de ce que réclament les personnes moins instruites, quoique peut-être ce ne soit pas aussi nécessaire pour eux. Ils pourront ensuite ramasser les restes, et repasser dans leur esprit avec attention et ruminer comme font les animaux purs, tout ce qui aura pu échapper, à cause de sa subtilité, aux esprits peu cultivés.

2. La solennité de ce jour tire donc son nom d'un mot qui signifie manifestation, car ce mot épiphanie n'a pas d'autre sens. C'est donc aujourd'hui la manifestation de Notre-Seigneur, non pas d'une seule, mais d'une triple manifestation, selon ce que nos pères nous ont appris En effet, c'est aujourd'hui que notre Roi, encore tout petit enfant, s'est manifesté peu de jours après sa naissance, aux premiers des, gentils, qu'une étoile avait amenés jusqu'à lui.

C'est également en ce jour, que Jésus ayant accompli sa trentième année dans la chair, car en tant que Dieu, il est toujours le même et ses années ne marchent point vers leur déclin, il vint au Jourdain, confondu dans la foule des gens de sa nation pour être baptisé, et que le témoignage de Dieu, son Père, le fit connaître aux hommes.

C'est également aujourd'hui que, se trouvant, avec ses disciples, invité à des noces où le vin a manqué, il a changé l'eau en vin par un miracle admirable de sa puissance. Mais je préfère considérer plus particulièrement la manifestation qui s'est faite dit Sauveur pendant les premiers jours de son enfance, parce qu'elle est remplie d'une très grande douceur, et que d'ailleurs c'est celle qui est le principal objet de cette fête.

Source : bibliotheque-monastique.ch
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 983028 ) Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2025-01-04 23:22:22) 
[en réponse à 983027]



CHAPITRE XIV
Du zèle ou jalousie que nous avons pour notre Seigneur.


Un chevalier désira qu'un, peintre fameux lui fit un cheval courant; et le peintre le lui ayant présenté sur le dos, et comme se vautrant, le chevalier commençait à se courroucer, quand le peintre retournant l'image sens dessus dessous :

Ne vous fâchez pas, monsieur, dit-il, pour changer la posture d'un cheval courant en celle d'un cheval se vautrant, il ne faut que renverser le tableau. Théotime, qui veut bien voir quel zèle ou quelle jalousie nous devons avoir pour Dieu, il ne faut sinon bien exprimer la jalousie que nous avons pour les choses humaines, et puis la renverser; car telle devra être celle que Dieu requiert de nous pour lui.

Imaginez-vous, Théotime, la comparaison qu'il y a entre ceux qui jouissent de la lumière du soleil, et ceux qui n'ont, que la petite clarté d'une lampe. Ceux-là ne sont point envieux ni jaloux les uns des autres, car ils savent bien que cette lumière-là est très suffisante pour tous, que la jouissance de l'un n'empêche point la jouissance de l'autre, et que chacun ne la possède pas moins, encore que tous la possèdent généralement, que si un chacun lui seul la possédait en particulier.

Mais quant à la clarté d'une lampe, parce qu'elle est petite, courte et insuffisante pour plusieurs, chacun la veut avoir en sa chambre; et qui l'a est envié des autres. Le bien des choses mondaines est si chétif et vil, que quand l'un en jouit, il faut que l'autre en soit privé; et l'amitié humaine est si courte et infirme, qu'à mesure qu'elle se communique aux uns, elle s'affaiblit d'autant pour les autres; c'est pourquoi nous sommes jaloux et fâchés quand nous y avons des corivaux et compagnons.

Le coeur de Dieu est si abondant en amour, son bien est si fort infini, que tous le peuvent posséder, sans qu'un chacun pour cela le possède moins, cette infinité ne pouvant être épuisée, quoiqu'elle remplisse tous les esprits de l'univers; car après que tout en est comblé, son infinité lui demeure toujours tout entière, sans diminution quelconque. Le soleil ne regarde pas moins une rose avec mille millions d'autres fleurs, que s'il ne regardait qu'elle seule.

Et Dieu ne répand pas moins son amour sur une âme, encore qu'il en aime une infinité d'antres, que s'il n'aimait que celle-là, seule, la force de sa dilection ne diminuant point pour la multitude des rayons qu'elle répand, ains demeurant toujours toute pleine de son immensité.

Mais en quoi donc consiste le zèle ou la jalousie que nous devons avoir pour la divine bonté ? Théotime, son office est premièrement de hair, fuir, empêcher, détester, rejeter, combattre et abattre, si l'on peut, tout ce qui est contraire à Dieu, c'est-à-dire, à sa volonté, à sa gloire et à la sanctification de son nom. J'ai haï l'iniquité, dit David, et l'ai abominée. Ceux que vous haïssez, ô Seigneur! ne tes haïssais-je pas? et ne séchais-je pas de regret sur vos ennemis ? Mon zèle m'a fait pâmer, parce que mes ennemis ont oublié vos paroles.

Au matin je tuais tous les pécheurs de la terre, afin de ruiner et exterminer tous les ouvriers d'iniquité. Voyez, je vous prie, Théotime, ce grand roi; de quel zèle il est animé, et comme il emploie les passions de son âme au service de la sainte jalousie.

Il ne hait pas simplement liniquité, mais l'abomine, il sèche de détresse en la voyant, il tombe en défaillance et définiment (faiblesse mortelle) de coeur; il la persécute, il la renverse et l'extermine. Ainsi Phynées, outré dun saint zèle, transperça saintement d'un coup de glaive cet effronté Israélite et cette vilaine Madianite qu'il trouva en l'infâme trafic de leur passion. Ainsi le zèle qui dévorait le coeur de notre Sauveur, fit qu'il éloigna, et quand et quand (en même temps) vengea l'irrévérence et profanation que ces vendeurs et acheteurs faisaient dans le temple.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde