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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 982929 )St Etienne (26 décembre, 2ème jour dans l’Octave de la Nativité) par ami de la Miséricorde (2024-12-25 22:29:24) 



St Étienne, Protomartyr, 2ème jour dans l’Octave de la Nativité

Biographie de Saint Etienne


Mémoire de St Étienne, Protomartyr, sauf aux Messes chantées

Prière de Saint Anselme à Saint Etienne

« Étienne, et vraiment Étienne parce que vraiment couronné (Stephanos signifie « couronne » en grec), dis à Celui qui t'aime et que tu aimes : Seigneur, ne lui compte pas ces péchés (Ac 7, 60). Dis-Lui, pour le pauvre qui te supplie, ce que tu as dit pour le peuple qui t'a mis à mort. Que parle seulement ta charité, et je suis certain que Dieu très bienveillant pardonnera tous mes péchés.

Car Il est Miséricordieux, mon Créateur, et moi malheureux, sa créature, et toi l'ami bien-aimé de Celui qui est béni dans les siècles (Rm 1, 25). Seigneur, ne leur compte pas ce péché. Homme bienheureux, quelle espérance tu donnes aux pécheurs, tes amis, quand ils entendent dire que tu as montré pareille sollicitude pour des impies, tes ennemis ! Seigneur, ne leur compte pas ce péché. Comment répondra-t-il, quand il est invoqué, celui qui excusait ainsi, quand il était provoqué !

De quelle bienveillance couvera-t-il les humbles, lui qui est maintenant glorifié, celui qui secourait ainsi les superbes alors qu'il était humilié ! Avec quelle promptitude délivrera-t-il les affligés, celui qui, aujourd'hui libéré avec puissance, hier venait ainsi en aide à ceux qui l'affligeaient ! Eux se pressaient d'ôter ton âme, toi tu t'efforçais de rendre vie à leur âme. Amen. »

Prière pour la Fête de Saint Étienne du R.P. Fyot de Vaugimois

Bethleem, ô mon Sauveur, ne Vous vit autrefois naître que dans la bassesse, mais Jérusalem Vous voit aujourd'hui triompher dans Saint Étienne, le Premier de vos Martyrs. Sa victoire est un effet de Votre puissance. Mais je n'admire pas moins les prodiges surprenants que la Foi me découvre dans le Mystère de votre Nativité, toute obscure qu'elle paraît.

Ce grand Saint fut, à la vérité, un Ange incarné, puisqu'il en avait tout le zèle, la science et la pureté : Intuebantur vultum ejus tanquam vultum Angeli stantis inter illos (Act. 6, 15). Mais le Miracle d'un Dieu Incarné n'est-il pas un prodige bien plus digne d'admiration et qui mérite d'autant plus actuellement mes respects qu'il va en quelque manière se renouveler entre mes mains. Par l'Incarnation, ô mon Dieu, Vous Vous êtes fait homme, et, tout couché que je Vous vois dans la Crèche, je Vous adore comme le Souverain de toute la nature. Votre grandeur s'y raccourcit pour s'ajuster à la petitesse de l'homme.

C'est aussi ce que Vous faites dans l'auguste Sacrement de l'Eucharistie où Vous Vous abaissez jusqu'à un chacun de nous, vérifiant en quelque sorte, comme dans l'Incarnation, ces belles paroles d'un grand Pape : Contrahitur itidem Dei Verbum in puerum, suamque immensitatem nostræ humilitatis angustiis accommodat (Hom. 14 Clem. XI). Dans votre Sainte Naissance, autre prodige de votre bras, tout est pur, et le Fils et la Mère. En Vous donnant au monde Elle demeure toujours Vierge, et Vous sortez de son sein sans violer le sceau de sa Virginité.

Le fruit de vie se détache de l'arbre sans douleur, l'éclair sort de la nuée sans la rompre, mais votre production dans la Sainte Eucharistie n'est-elle pas aussi toute virginale, puisqu'elle est toute spirituelle et qu'elle nous donne un vin qui produit les Vierges.

Que j'imite donc à présent la Très Sainte Vierge dans l'ardeur de ses désirs et la ferveur des prières qu'Elle adressait au Ciel, tandis que, comblée de délices dans la contemplation des grandeurs du Verbe, Elle offrait à Dieu le Fruit qu'Elle allait donner au monde pour le Salut de tous les hommes. Je vois dès ce moment, comme Saint Étienne, les cieux ouverts :

Video cœlos apertos ; ils le vont être à ma prière pour en faire descendre Jésus-Christ assis à la droite de Dieu. Seigneur Jésus, recevez mon esprit en sacrifice : Domine Jesu, suscipe spiritum meum (Act. 7, 58). J'adore le Corps de Jésus-Christ que la Bienheureuse Vierge Mère de Dieu a engendré, qu'Elle a porté dans son sein, qu'Elle a enveloppé dans des langes, qu'Elle a élevé avec un soin maternel.

C'est certainement, ajoute le Bienheureux Cardinal Pierre Damien, le même corps que nous recevons à l'Autel Sacré et dont nous buvons le Sang, comme étant le Sacrement véritable de notre Rédemption. C'est là la Foi Catholique, c'est ce qu'enseigne constamment l'Église Sainte : Non aliud nunc de sacro altari percipimus et ejus sanguinem in sacramentum nostræ redemptionis haurimus. Hoc catholica fides habet, hoc sancta Ecclesia fideliter docet (Serm. 45 in nativ. B. M.).

Qui aurait la Foi d'un Saint Étienne, se reconnaîtrait, bien plus justement que cet incomparable Diacre, indigne d'offrir des Mystères si terribles ; car, quel est le Prêtre qui oserait se comparer à un Saint Lévite plein du Saint-Esprit, de grâce, et de cette force qui fait le caractère de l'ordre lévitique ? Cependant quelle différence entre le pouvoir du Diaconat et celui du Sacerdoce ! Ô Jésus, le Saint des Saints et le Chef de tous les Ordres de votre Église, que je me trouve éloigné de la Vertu de vos premiers Disciples, qui redoutaient si fort le poids du Sacré Ministère. Que j'imite au moins quelques-unes des Vertus de votre Premier Martyr.

Il avait reçu sans doute les prémices de l'esprit ecclésiastique par l'imposition des mains, lorsque vos Apôtres le choisirent par préférence pour le service de votre Table Sacrée. Sa chasteté fut toute angélique, son zèle tout de feu, et sa charité invincible dans les tourments. Ce sont, ô mon Dieu, les principales Vertus que doivent avoir les Ministres évangéliques ; Vous avez voulu en montrer la pratique comme très possible, quoique dans un éminent degré, dans la personne de Votre invincible soldat, afin d'ôter tout prétexte à ma lâcheté.

Sic natus est ut tu, disait Saint Augustin (Serm. 317 nov. edit.), inde natus est unde et tu, ab eo renatus est à quo et tu, et pretio redemptus quo et tu, tanti valet quanti vales. Attende Stephanum conservum tuum. S'il a prié pour ses persécuteurs ; si, par sa patience, il a supporté une grêle de pierres ; s'il a mérité de voir les cieux ouverts et de recevoir la Couronne que son nom semblait lui promettre :

Attende Stephanum conservum tuum. C'est un frère, c'est un collègue dont l'exemple doit Vous animer. Vous êtes encore, ô mon Jésus, le spectateur de mes combats, soyez aussi le témoin de mes victoires, afin d'en être bientôt Vous-même la Couronne. Ainsi soit-il.

Source : site-catholique.fr
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 982930 )Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2024-12-25 22:32:13) 
[en réponse à 982929]



CHAPITRE X
Comme nous devons aimer la divine bonté souverainement plus que nous-mêmes.


Aristote a eu raison de dire que le bien est voirement aimable, mais à un chacun principalement son bien propre, de sorte que l'amour que nous avons envers autrui provient de celui que nous avons envers nous-mêmes.

Car comme pouvait dire autre chose un philosophe, qui non seulement n'aima pas Dieu, mais ne parla même presque jamais de l'amour de Dieu?

Amour de Dieu néanmoins qui précède tout amour de nous-mêmes, voire selon l'inclination naturelle de noire volonté, ainsi que j'ai déclaré en premier livre.

La volonté certes est tellement dédiée, et s'il faut ainsi dire, elle est tellement consacrée à la bonté, que si une bonté infinie lui est montrée clairement, il est impossible, sans miracle, qu'elle ne l'aime souverainement.

Ainsi les bienheureux sont ravis et nécessités, quoique non forcés, d'aimer Dieu, duquel ils voient clairement la souveraine beauté ; ce que l'Écriture montre assez, quand elle compare le contentement qui comble les coeurs de ces glorieux habitants de la Jérusalem céleste, à un torrent et fleuve impétueux; duquel on ne peut empêcher les ondes qu'elles ne s'épanchent sur les plaines qu'elles rencontrent.

Mais en cette vie mortelle, Théotime, nous ne sommes pas nécessités de l'aimer si souverainement, d'autant que nous ne le connaissons pas si clairement.

Au ciel, où nous le verrons face à face, nous l'aimerons coeur à coeur ; c'est-à-dire, comme nous verrons tous, un chacun selon sa mesure, l'infinité de sa beauté d'une vue souverainement claire, aussi serons-nous ravis en l'amour de son infinie bonté, d'un ravissement souverainement fort, auquel nous ne voudrons ni ne pourrons vouloir faire jamais aucune résistance.

Mais ici-bas en terre, où nous ne voyons pas cette souveraine bonté en sa beauté, ains l'entrevoyons seulement entre nos obscurités, nous sommes à la vérité inclinés et alléchés, mais non pas nécessités de l'aimer plus que nous-mêmes; ains plutôt au contraire, quoique nous ayons cette sainte inclination naturelle d'aimer la Divinité sur toutes choses, nous n'avons pas néanmoins la force de la pratiquer, si cette même Divinité ne répand surnaturellement dans nos coeurs sa très sainte charité.

Or, il est vrai pourtant que, comme la claire vue de la Divinité produit infailliblement la nécessité de l'aimer plus que nous-mêmes, aussi l'entrevue, c'est-à-dire, la connaissance naturelle de la Divinité, produit infailliblement l'inclination et tendresse à l'aimer plus que nous-mêmes.

Eh ! de grâce, Théotime, la volonté, toute destinée à l'amour du bien, comme en pourrait-elle tant soit peu connaître un souverain, sans être de même tant soit peu inclinée à l'aimer souverainement?

Entre tous les biens qui ne sont pas infinis, notre volonté préférera toujours en son amour celui qui lui est plus proche, et surtout le sien propre; mais il y a si peu de proportion entre l'infini et le fini, que notre volonté, qui connaît un bien infini, est sans doute ébranlée, inclinée et incitée de préférer l'amitié de l'abîme de cette bonté infinie à toute sorte d'autre amour, et à celui-là encore de nous-mêmes.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde