Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=982483
images/icones/1i.gif  ( 982483 )La liturgie de la table ronde par AVV-VVK (2024-12-10 20:54:54) 

Donc pas plus de possibilité pour célébrer ad Orientem dans cette église "rénovée" à Berlin
Ici
Sources (e.a.): Novus Ordo Watch (tendance sédévacantiste)
images/icones/carnet.gif  ( 982498 )? par Bénigne (2024-12-11 09:31:58) 
[en réponse à 982483]

Si ce n'était pas trop triste pour en rire, on dirait au contraire qu'un autel circulaire est parfaitement neutre par rapport à la direction - même les bancs autour semblent permettre le choix de l'angle sous lequel l'assistant voit le célébrant. Dans l'arrangement précédent (aussi montré par le lien) il y avait un trou énorme "devant" l'autel. Signe d'un post-post-conciliarisme plus ouvert à l'extraordinnaire?
images/icones/fleche2.gif  ( 982503 )Ici aussi par Semper parati (2024-12-11 10:23:42) 
[en réponse à 982483]

à l'abbaye de Maylis, une mocheté pour une pseudo liturgie, moche elle aussi.




Tout cela est bien trsite.

SP
images/icones/fleche2.gif  ( 982517 )"cette église à Berlin" par Lycobates (2024-12-11 16:13:42) 
[en réponse à 982483]

Il ne s'agit pas, avec cette église malmenée par la fureur moderniste, d'une quelconque église à Berlin, mais de la toute première église catholique construite dans la capitale prussienne après la Réforme, avec l'aval du roi Frédéric II ("le Grand"), entre 1747 et 1773 sur un terrain prestigieux donné par le Souverain, sur le Forum Fridericianum, à deux pas de la Bibliothèque nationale et de l'opéra (du même architecte Knobelsdorff) sur l'avenue Unter den Linden.

En 1930 l'État libre de Prusse, Freistaat Preußen (à la suite du Concordat avec la Prusse de 1929) acquiesça finalement à l'établissement d'un diocèse avec siège à Berlin ce que la monarchie avait toujours refusé.
L'église sainte Hedwige devint ainsi cathédrale.

Le nouveau diocèse de Berlin résulta de la transformation du territoire du Fürstbischöflicher Delegaturbezirk, la délégation du prince-évêque de Vratislavie (Breslau/Wrocław) pour les provinces du Brandebourg et de la Poméranie, qui existait depuis 1821, en évêché, qui devint suffragant de Breslau, érigé par la même occasion en métropolie et archevêché.

Telle est toujours la situation canonique en 1958.
Voir la belle carte de l'évêché de Berlin ICI et quelques explications (avec des corrections et des ajouts dans les messages suivants).
images/icones/fleche2.gif  ( 982519 )1850 par Lycobates (2024-12-11 16:30:13) 
[en réponse à 982517]

images/icones/fleche2.gif  ( 982521 )1875 par Lycobates (2024-12-11 16:32:01) 
[en réponse à 982517]

images/icones/fleche2.gif  ( 982522 )1945 par Lycobates (2024-12-11 16:37:35) 
[en réponse à 982517]

images/icones/fleche2.gif  ( 982523 )1964 par Lycobates (2024-12-11 16:38:47) 
[en réponse à 982517]

images/icones/fleur.gif  ( 982540 )Merci beaucoup par Roger (2024-12-12 08:37:04) 
[en réponse à 982523]

Cher Lycobates pour ces illustrations !
images/icones/flagD.gif  ( 982539 )A titre complémentaire par Roger (2024-12-12 08:36:20) 
[en réponse à 982517]

Lycobates me corrigera si nécessaire mais il me me semble que la construction de cette église fut décidée par le Roi Frédéric II à la suite de l'annexion de la Silésie. Ce territoire précédemment "autrichien" (pardonnez l'anachronisme) était largement catholique.

Il fallait donc offrir un lieu de culte catholique aux sujets silésiens du Roi de Prusse se rendant à Berlin ( devenu leur nouvelle capitale).

On raconte aussi à Berlin cette histoire selon laquelle le Roi aurait donné comme modèle à l'architecte un bol qu'il aurait pris sur la table et retourné en demandant que l'église lui ressemble !
images/icones/find.gif  ( 982542 )A titre complémentaire par Jean-Paul PARFU (2024-12-12 10:12:54) 
[en réponse à 982539]

La "cathédrale" française protestante de Berlin sur le Gendarmenmarkt

Il s'agit "d'un temple huguenot édifié entre 1701 et 1705 pour les exilés de France. Les deux bâtiments, reliés, sont souvent appelés la « cathédrale française ». L'appellation populaire de cathédrale ne désigne pas de fonction spirituelle, ce n'est pas une église épiscopale, mais vient de l'association du mot français « dôme » et du mot allemand « Dom » qui lui signifie « cathédrale », ainsi que des proportions majestueuses de l'ensemble architectural.

La prestance de l'église française située dans la partie nord de la place traduit l'influence de la communauté protestante d'origine française à Berlin". (Wikipédia)

images/icones/fleche2.gif  ( 982563 )Silésie par Lycobates (2024-12-12 18:30:47) 
[en réponse à 982539]


Lycobates me corrigera si nécessaire mais il me me semble que la construction de cette église fut décidée par le Roi Frédéric II à la suite de l'annexion de la Silésie. Ce territoire précédemment "autrichien" (pardonnez l'anachronisme) était largement catholique. Il fallait donc offrir un lieu de culte catholique aux sujets silésiens du Roi de Prusse se rendant à Berlin ( devenu leur nouvelle capitale).



C'est exact.
Après un sermon du curé Johann Hess de l'église sainte Madeleine à Breslau en avril 1524 la Réforme luthérienne y fut introduite et pendant le XVIe siècle toute la Silésie est devenue luthérienne presque à 100%.
Mais c'était sans compter avec les Habsbourg, souverains du pays depuis 1526 et 1675 (date de la reprise par l'Empire des duchés polonais piastes de Liegnitz, Brieg et Wohlau, éteints en lignée mâle, et qui étaient devenus réformés, pas luthériens), qui ont mené une politique rigide de récatholisation (surtout avec Ferdinand II), qui, je le déplore, n'a réussi qu'à moitié : lors de l'annexation de la Silésie (de sa plus grande partie) par la Prusse en 1742 environ 50 % de la population était catholique. Aussi la minorité polonaise dans l'Est avait été gagné à la Réforme, et à ce jour subsiste une communauté évangélique polonaise qui se réclame de la confession d'Augsbourg. Ils sont toujours là. Leurs coreligionnaires allemands et les catholiques allemands ont été exterminés ou expulsés en 1945.
Maintenant la Silésie est habitée surtout par des Polonais catholiques venus de Galicie d'où ils ont été expulsés, eux aussi, à partir de 1945.
Récemment (2020, traduit en allemand en 2022) un livre poignant de Karolina Kuszyk, In den Häusern der anderen : Spuren deutscher Vergangenheit in Westpolen ("Dans les maisons des autres : vestiges du passé allemand en Pologne occidentale) témoigne du sentiment ambigu des nouveaux venus et leurs descendants qui se sont installés dans les biens abandonnés.
Mais le taux d'habitation est resté longtemps moins élevé qu'avant 1945, dans la capitale Breslau des pans entiers de la ville, surtout en banlieue, sont restés inhabités pendant des décennies. Breslau avait 620.976 habitants en 1939, 171.000 en 1946, 526.000 en 1970, en n'a atteint son chiffre de 1939 qu'en 1990 (640.600).



On raconte aussi à Berlin cette histoire selon laquelle le Roi aurait donné comme modèle à l'architecte un bol qu'il aurait pris sur la table et retourné en demandant que l'église lui ressemble !



Je ne connais pas cette anecdote, mais elle me paraît bien crédible. Il est sûr que le Roi s'est intéressé au projet de l'architecte.
Après tout notre grand Roi fut aussi une grande folle qui se mêlait de tout !
Paix à son âme tourmentée et à ses chiennes Biche, Alcmene, Arsinoe, Thysbe, Phillis, Diana, Thysbe II., Diana II., Superbe, Amourette et Pax !





La Silésie administrative en 1905 :



La distribution linguistique en 1905 :