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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 982086 )1er Dimanche de l’Avent par ami de la Miséricorde (2024-11-30 20:29:03) 



1er Dimanche de l’Avent

diocèse de Verdun, on ne fait rien cette année de St Airy, évêque et confesseur
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 982087 )Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2024-11-30 20:32:12) 
[en réponse à 982086]



CHAPITRE XV
Du plus excellent exercice que nous puissions faire parmi les peines intérieures et extérieures de cette vie, en suite de l'ndifférence et trépas de la volonté


Il est fort malaisé de bien exprimer cette extrême indifférence de la volonté humaine, qui est ainsi réduite et trépassée eu la volonté de Dieu; car il ne faut pas dire, ce me semble, qu'elle acquiesce à celle de Dieu, puisque l'acquiescement est un acte de l'âme qui déclare son consentement.

Il ne faut pas dire non plus qu'elle accepte ni qu'elle reçoit, d'autant qu'accepter et recevoir sont certaines actions qu'on peut, en certaine façon, appeler actions passives, par lesquelles nous embrassons et prenons ce qui nous arrive.

Il ne faut pas dire aussi qu'elle permet, d'autant que la permission est une action de la volonté, et par conséquent un certain vouloir oisif qui ne veut voirement rien faire, mais veut pourtant laisser faire.

Il me semble donc plutôt que l'âme qui est en cette indifférence, et qui ne vent rien, aine laisse vouloir à Dieu ce qui lui plaira, doit être dite avoir sa volonté en une simple et générale attente, d'autant qu'attendre ce n'est pas faire ou agir, ains demeurer exposé à quelque événement.

Et si vous y prenez garde, l'attente de l'âme est vraiment volontaire : et toutefois ce n'est pas une action, mais une simple disposition à recevoir ce qui arrivera et lorsque les événements sont arrivés et reçus, l'attente se convertit en consentement ou acquiescement; mais avant la venue d'iceux, en vérité l'âme est en une simple attente, indifférente à tout ce qu'il plaira à la volonté divine d'ordonner.

Notre Sauveur exprime ainsi l'extrême soumission de la volonté humaine à celle de son Père éternel : Le Seigneur Dieu, dit-il, a ouvert mon oreille, c'est-à-dire m'a annoncé son bon plaisir touchant la multitude des travaux que je dois souffrir;

et moi, dit-il par après, je ne contredis point, je ne me retire point en arrière. Qu'est-ce à dire je ne contredis point, je ne me retire point en arrière? sinon: Ma volonté est une simple attente, et demeure disposée à tout ce que celle de Dieu ordonnera;

ensuite de quoi je baille et abandonne mon corps à la merci de ceux qui le battront, et mes joues à ceux qui les pelleront (Le texte latin dit: vellentibus, ceux qui enlèvent le poil.), préparé à tout ce qu'ils voudront faire de moi.

Mais voyez, je vous prie, Théotime, que tout ainsi que notre Sauveur, après l'oraison de résignation qu'il fit au jardin des Olives, et sa prise, se laissa manier et mener au gré de cieux qui le crucifièrent, avec un abandonnement admirable de son corps et de sa vie entre leurs mains, aussi mit-il son âme et sa volonté, par une indifférence très parfaite, ès mains de son Père éternel.

Car bien qu'il dit : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? ce fut pour nous faire savoir les véritables amertumes et peines de son âme, et non pour contrevenir à la très sainte indifférence en laquelle il était, ainsi qu'il montra bientôt après, concluant toute sa vie et sa passion par ces incomparables paroles : Mon Père, je remets mon esprit entre vos mains.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde