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images/icones/marie.gif  ( 981922 )26/11 St Silvestre, abbé, St Pierre d’Alexandrie, évêque et martyr, St Léonard de Port-Maurice, conf. par ami de la Miséricorde (2024-11-26 00:28:08) 



St Silvestre, abbé

Biographie de Saint Sylvestre Guzzolini



Mémoire de St Pierre d’Alexandrie, évêque et martyr

Biographie de Saint Pierre d'Alexandrie



En certains lieux : St Léonard de Port-Maurice

Légende de Saint Léonard, Abbé

LE SERMON DE SAINT LÉONARD DE PORT-MAURICE
SUR LE NOMBRE DES ÉLUS


Voici donc le sermon vibrant et émouvant du grand missionnaire.

Sermon pour le mardi après le quatrième dimanche de Carême « Du nombre des élus », extrait du livre Sermons du bienheureux Léonard de Port Maurice (traduit de l'italien par Ch. Sainte Foy), pp. 134 à 161.


I. Ce qui remplit d’effroi les plus grands saints.

Grâce à Dieu, le nombre des disciples du Rédempteur n’est pas si petit que la malignité des scribes et des pharisiens doive en triompher.

Quoiqu’ils s’efforçassent de calomnier l’innocence et de tromper la foule par leurs sophismes perfides, en discréditant la doctrine et le caractère de Notre-Seigneur, trouvant des taches jusque dans le soleil, beaucoup reconnurent en Lui le vrai Messie, et, sans craindre ni les châtiments ni les menaces, embrassèrent ouvertement Son parti.

Malgré les impostures de Ses ennemis : "De turba autem multi crediderunt in Eum". Tous ceux qui suivirent le Christ L’ont-ils suivi jusque dans la gloire ? Oh ! c’est ici que, révérant ce profond mystère, j’adore en silence les abîmes des décrets divins, plutôt que de décider avec témérité un si grand point !

C’est un grave sujet que celui que je dois traiter aujourd’hui ; il a fait trembler les colonnes mêmes de l’Eglise, rempli de terreur les plus grands saints et peuplé d’anachorètes les déserts. Cette instruction, dans laquelle il s’agit de décider si le nombre des chrétiens qui se sauvent est plus grand ou moins grand que le nombre des chrétiens qui se perdent, vous inspirera, je l’espère, une crainte salutaire des jugements de Dieu.

II. Celui qui se damne, se damne par sa propre malice.

Mes frères, je voudrais, à cause de l’amour que je vous porte, pouvoir vous rassurer par les pronostics d’un bonheur éternel, en disant à chacun de vous : le paradis vous est assuré ; le plus grand nombre des chrétiens se sauvent, vous vous sauverez donc aussi. Mais comment puis-je vous donner cette douce assurance, si, ennemis de vous-mêmes, vous vous révoltez contre les décrets de Dieu ? J’aperçois en Dieu un sincère désir de vous sauver, mais je vois en vous une inclination décidée à vous perdre. Que ferai-je donc aujourd’hui si je parle clairement ?

Je vous déplairai. Si je ne parle pas, je déplais à Dieu. Je partagerai donc ce sujet en deux points : dans le premier, pour vous épouvanter, je laisserai les théologiens et les Pères de l’Eglise décider la question, et prononcer que la plus grande partie des chrétiens adultes se damnent ; et, adorant en silence ce terrible mystère, je tiendrai caché mon propre sentiment.

Dans le second point, j’essaierai de venger contre les impies la bonté de Dieu, en vous prouvant que ceux qui se damnent se damnent par leur propre malice, parce qu’ils ont voulu se damner. Voici donc deux vérités très importantes.

Si la première vous effraie, ne vous en prenez pas à moi, comme si je voulais resserrer pour vous le chemin du ciel. Car je veux être neutre dans cette question : prenez-vous en plutôt aux théologiens et aux Pères de l’Eglise, qui, à force de raisons, vous imprimeront cette vérité dans le cœur.

Si vous êtes détrompés par la seconde, rendez-en grâce à Dieu, qui ne veut qu’une chose, c’est que vous Lui donniez entièrement vos cœurs. Enfin si vous me forcez à dire clairement ce que je pense, je le ferai pour votre consolation.suite

Source: livresmystiques.com








images/icones/sacrecoeur.gif  ( 981923 )Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2024-11-26 00:34:57) 
[en réponse à 981922]



CHAPITRE XIII
Comme la volonté étant morte à soi vit purement dans la volonté de Dieu.


Seigneur, je remets ma volonté entre vos mains, comme si sa volonté n'était plus en sa disposition, ains en celle de la divine Providence; de sorte que ce n'est pas proprement comme les serviteurs suivent leurs maîtres: car encore que le voyage se fasse par la volonté de leur maître, leur suite toutefois se fait par leur propre volonté particulière, bien qu'elle soit une volonté suivante et servante, soumise et assujettie à celle de leur maître; si que (tellement que) tout ainsi que le maître et le serviteur sont deux, aussi la volonté du maître et celle du serviteur sont deux.

Mais la volonté qui est morte à soi-même pour vivre en celle de Dieu, elle est sans aucun vouloir particulier, demeurant non seulement conforme et sujette, mais tout anéantie en elle-même et convertie en celle de Dieu; comme on dirait d'un petit enfant qui n'a point encore l'usage de sa volonté pour vouloir ni aimer chose quelconque que le sein elle visage de sa chère mère; car il ne pensa nullement à vouloir ni aimer chose quelconque, sinon d'être entre les bras de sa mère, avec laquelle il pense être une même chose, et n'est nullement en souci d'accommoder sa volonté à celle de sa mère; car il ne sent point la sienne, et ne cuide pas (n'a pas souci) d'en avoir une, laissant le soin à sa mère d'aller, de faire et de vouloir ce qu'elle trouvera bon pour lui.

C'est, certes, la souveraine perfection de notre volonté que d'être ainsi unie à celle de notre souverain bien, comme fut celle du saint qui disait: O Seigneur, vous m'avez conduit (...) car que voulait-il dire, sinon qu'il n'avait nullement employé sa volonté pour se conduire, s'étant simplement laissé guider et mener à celle de son Dieu ?

CHAPITRE XIV
Éclaircissement de ce qui a été dit touchant le trépas de notre volonté.


Il est croyable que la très sainte Vierge Notre-Dame recevait tant de contentement de porter son cher petit Jésus entre ses bras, que le contentement empêchait la lassitude, ou du moins rendait la lassitude agréable; car, si de porter une branche d'agnus-castus soulage les voyageurs et les délasse, quel allégement ne recevait pas la glorieuse Mère de porter l'Agneau de Dieu immaculé !

Que si parfois elle le laissait marcher sur ses pieds avec elle, le tenant par la main, ce n'était pas qu'elle n'eût mieux aimé de l'avoir pendant à son col sur sa poitrine; mais elle le faisait pour l'exercer à former ses pas et à cheminer lui-même.

Et nous autres, Théotime, comme petits enfants du Père céleste, nous pouvons aller avec lui en deux sortes; car nous pouvons aller premièrement marchant des pas de notre propre vouloir, lequel nous conformons au sien, tenant toujours de la main de notre obéissance celle de son intention divine, et la suivant partout où elle nous conduit, qui est ce que Dieu requiert de nous par la signification de sa volonté; car puisqu'il veut que je fasse ce qu'il m'ordonne, il veut que j'aie le pouvoir de le faire.

Dieu m'a signifié qu'il voulait que je sanctifiasse le jour du repos; puisqu'il veut que je le fasse, il veut donc que je le veuille faire, et que pour cela j'aie mon propre vouloir, par lequel je suive le sien, me conformant et correspondant à icelui. Mais nous pouvons aussi aller avec notre Seigneur sans avoir aucun vouloir propre, nous laissant simplement porter à son bon plaisir divin comme un petit enfant entre les bras de sa mère, par une certaine sorte de consentement admirable qui se peut appeler union, ou plutôt unité de notre volonté avec celle de Dieu.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde