Le Forum Catholique

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images/icones/fsspx.gif  ( 981815 )1974-2024 : Semper idem (déclaration du conseil général de la FSSPX) par Ennemond (2024-11-21 09:33:24) 


Message du Supérieur général et de ses Assistants à l’occasion du cinquantième anniversaire de la déclaration du 21 novembre 1974.

Il y a cinquante ans, Mgr Marcel Lefebvre publiait une déclaration mémorable qui allait devenir la charte de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X. Véritable profession de foi aux résonances éternelles, cette déclaration exprime l’essence de la Fraternité, sa raison d’être, son identité doctrinale et morale, et par conséquent sa ligne de conduite. Aussi la Fraternité ne pourrait-elle s’écarter d’un iota de son contenu et de son esprit qui, cinquante ans plus tard, demeurent parfaitement appropriés à l’heure présente.

Cette déclaration renferme deux idées absolument centrales, qui se complètent et se soutiennent mutuellement : la première affirme la nature essentiellement doctrinale du combat propre à la Fraternité ; la seconde exprime dans quel but il est mené.

Il s’agit d’un combat doctrinal, face à un ennemi bien identifié : la Réforme du Concile, présentée comme un tout empoisonné, conçue dans l’erreur et menant à l’erreur. C’est son esprit de fond qui est remis en question, et par conséquent tout ce que cet esprit a pu produire : « Cette Réforme étant issue du libéralisme, du modernisme, est tout entière empoisonnée ; elle sort de l’hérésie et aboutit à l’hérésie, même si tous ses actes ne sont pas formellement hérétiques. Il est donc impossible à tout catholique conscient et fidèle d’adopter cette Réforme et de s’y soumettre de quelque manière que ce soit. La seule attitude de fidélité à l’Eglise et à la doctrine catholique, pour notre salut, est le refus catégorique d’acceptation de la Réforme. »

L’histoire de ces cinquante dernières années n’a fait que confirmer la pertinence de cette analyse. La Réforme étant corrompue en elle-même et dans ses principes, il apparaît impossible de restaurer quoi que ce soit dans l’Eglise sans d’abord mettre en discussion les principes mêmes du Concile, et refuser toutes les erreurs qui y sont contenues : tous ceux qui se sont efforcés de garder à la fois la Tradition et la Réforme, de les marier ou de les enrichir mutuellement, ont inévitablement échoué. Parallèlement, le mépris et la haine envers la Tradition et la Messe de toujours n’ont cessé d’augmenter, manifestant d’une manière concrète qu’à deux doctrines incompatibles correspondent deux cultes inconciliables, deux façons irréductibles de concevoir l’Eglise et sa mission auprès des âmes.

Commencée au Concile, cette Réforme est toujours en cours et continue de produire ses fruits. Aujourd’hui, à travers la synodalité, on assiste au renversement complet de la structure même de l’Eglise : à la transmission de la Vérité divine reçue du Verbe incarné, se substitue l’élaboration par l’homme d’un système où Dieu n’a plus sa place, et où l’esprit humain souffle à la place de l’Esprit-Saint. C’est le renversement diabolique de l’Evangile lui-même.

Face à cette démolition de l’Eglise clairement dénoncée, Mgr Lefebvre nous encourage à poursuivre le combat doctrinal, c’est-à-dire à militer saintement pour le règne de Notre Seigneur Jésus-Christ, Voie, Vérité et Vie. Aujourd’hui comme hier, notre mission n’est autre que la restauration de toutes choses dans le Christ. Tout restaurer : à commencer par le sacerdoce, dans toute sa pureté doctrinale, dans toute sa charité missionnaire ; restaurer le saint sacrifice de la messe, cœur de la vie de l’Eglise ; restaurer la vie chrétienne, qui n’est autre que la vie même du Christ, marquée de l’esprit de la croix, pour l’amour et la gloire du Père ; restaurer la vérité catholique, pour lui redonner sa splendeur et lui permettre d’illuminer le monde ; restaurer, dans l’Eglise et dans la société civile, la reconnaissance des droits du Christ, roi des nations.

« Jésus-Christ était hier, il est aujourd’hui, et il sera le même dans tous les siècles. Ne vous laissez point emporter à une diversité d’opinions et à des doctrines étrangères. Car il est bon d’affermir son cœur par la grâce. » (He 13, 8-9)

La seconde idée qui domine la déclaration de 1974 est la volonté lucide et déterminée d’agir dans le seul but de servir l’Eglise catholique et romaine.

Ce n’est en effet que dans l’Eglise de toujours et dans sa Tradition constante que nous trouvons la garantie d’être dans la Vérité, de continuer à la prêcher et à la servir.

Mais surtout, nous sommes bien conscients que le fait de garder la Tradition, et de prendre tous les moyens nécessaires pour la conserver et la transmettre, correspond à un devoir de charité que nous remplissons vis-à-vis de toutes les âmes et de l’Eglise tout entière. Dans cette perspective, notre combat est profondément désintéressé. La Fraternité ne recherche pas d’abord sa propre survie : elle cherche principalement le bien de l’Eglise universelle et, pour cette raison, elle est par excellence une œuvre d’Église, qui avec une liberté et une force uniques, répond adéquatement aux besoins propres d’une époque tragique sans précédent.

Ce seul but est toujours le nôtre aujourd’hui, au même titre qu’il y a cinquante ans : « C’est pourquoi sans aucune rébellion, aucune amertume, aucun ressentiment nous poursuivons notre œuvre de formation sacerdotale sous l’étoile du magistère de toujours, persuadés que nous ne pouvons rendre un service plus grand à la sainte Église catholique, au Souverain Pontife et aux générations futures. »

C’est à l’Eglise que la Tradition appartient ; c’est en elle et pour elle que nous la gardons dans toute son intégrité, « en attendant que la vraie lumière de la Tradition dissipe les ténèbres qui obscurcissent le ciel de la Rome éternelle ». Dans la certitude surnaturelle et inébranlable que cette même Tradition triomphera, et avec elle l’Eglise tout entière. Et dans la certitude renouvelée que les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle.


Menzingen, le 21 novembre 2024

Davide Pagliarani
Supérieur général

† Alfonso de Galarreta
1er Assistant général

Christian Bouchacourt
2nd Assistant général


source

images/icones/fsspx.gif  ( 981816 )Entretien avec la supérieur général de la FSSPX par Ennemond (2024-11-21 09:36:40) 
[en réponse à 981815]


The Angelus : Monsieur le Supérieur général, comment expliqueriez-vous le rôle de la Fraternité Saint-Pie X en 2024 ? Plutôt qu’une église parallèle, comme certains le prétendent, s’agit-il avant tout d’un témoignage en faveur de la Tradition ? D’un effort missionnaire dans le monde entier, comme les Pères du Saint-Esprit auparavant ? Ou d’autre chose encore ?

Don Davide Pagliarani : Le rôle de la Fraternité en 2024 n’est pas fondamentalement différent de celui qu’elle joue depuis sa fondation, et que précisent ses statuts lorsqu’ils disent : « Le but de la Fraternité est le sacerdoce et tout ce qui s’y rapporte et rien que ce qui le concerne. » La Fraternité est d’abord une société sacerdotale ordonnée à la sainteté des prêtres, et donc à la sainteté des âmes et de l’Église tout entière par la sainteté du sacerdoce. Comme le précisent également nos statuts, « la Fraternité est essentiellement apostolique, parce que le sacrifice de la messe l’est aussi. »

Ce rôle, la Fraternité l’exerce depuis sa fondation dans le contexte particulier d’une crise inédite affectant précisément le sacerdoce, la messe, la foi, tous les trésors de l’Église. En ce sens, elle constitue un rappel de la réalité de ces trésors, et de leur nécessité pour la restauration de toute chose. Sans l’avoir choisi, la Fraternité vit en témoin privilégié de la Tradition dans une situation où celle-ci se trouve éclipsée. C’est un fait que la Fraternité, à cet égard, se retrouve comme un signe de contradiction en faveur de la Tradition de l’Église. Sa force pour la défendre est unique, dans la mesure où son refus de toutes les réformes libérales est intraitable et sans concession. Et ainsi, sa position se trouve être une réponse directe et complète à ce dont l’Église a besoin dans la situation actuelle.

Ce qui est peut-être nouveau depuis quelques années, c’est le regard que portent les catholiques perplexes sur la Fraternité. Aux yeux de beaucoup, la Fraternité est dédiabolisée. On ne la voit plus comme une église parallèle, schismatique ou en voie de le devenir, ni comme un groupuscule en réaction contre la modernité, fermée sur ses habitudes passéistes, et incapable de vivre avec son temps. Aujourd’hui, sa situation est souvent enviée, et les trésors dont elle vit convoités. Bref, elle est un point de repère pour beaucoup. Les fidèles qui la découvrent sont attirés par sa prédication, sa liturgie, la charité de ses prêtres, la qualité de ses écoles, l’atmosphère de ses chapelles. Et de plus en plus, la Fraternité permet aux fidèles et aux prêtres de redécouvrir les trésors de l’Église. Cela est très encourageant.

Qu’est-ce que la Fraternité Saint-Pie X a à offrir aux catholiques d’aujourd’hui qui n’est pas fourni par les communautés Ecclesia Dei ?


Les communautés anciennement rattachées à la Commission Ecclesia Dei, qui n’existe plus aujourd’hui, proposent à leur niveau la liturgie traditionnelle, et dans l’ensemble, dispensent un catéchisme traditionnel. À juger superficiellement, on pourrait penser que peu de chose les distingue de la Fraternité. Pourtant, eux-mêmes insistent pour se démarquer d’elle, sur le plan de l’obéissance en particulier. Ils décrivent la Fraternité comme animée d’un esprit teinté de sédévacantisme, vivant comme si elle n’avait de compte à rendre à personne, et constituant ainsi un danger pour l’union ecclésiale et la foi de ses fidèles. Selon eux, pour simplifier un peu, ils prétendent faire « à l’intérieur de l’Église » ce que la Fraternité chercherait à faire « à l’extérieur de l’Église ».

Ce qu’ils ne disent pas, c’est qu’en réalité ils n’ont qu’une liberté restreinte. Ils n’ont que l’espace que leur accorde une hiérarchie plus ou moins bienveillante, plus ou moins inspirée par des principes personnalistes et libéraux, en tout cas incapable de reconnaître à la Tradition de l’Église sa place nécessaire et primordiale. Par conséquent, leur apostolat et leur rayonnement sont bridés, entravés, compromis, si bien que la question de leur survie concrète devient toujours plus préoccupante. Mais il y a plus : le sens même de leur attachement à la Tradition devient inaudible. On leur concède en effet cette liberté restreinte au nom d’un charisme propre, d’une préférence liturgique, d’une sensibilité particulière. Cela a plusieurs conséquences extrêmement graves.

D’abord, la Tradition n’est plus défendue comme seule nécessaire, indispensable, ayant des droits imprescriptibles dans l’Église. Elle est réclamée comme un bien préférable. On revendique un droit à jouir de la liturgie traditionnelle, sans rappeler clairement que la liturgie moderne est inacceptable parce qu’elle corrompt la foi. On revendique un droit à jouir de la doctrine traditionnelle, sans rappeler clairement que cette Tradition est le seul garant de l’intégrité de la foi, à l’exclusion de toute orientation qui s’en écarte. Or, la Tradition ne peut pas être défendue comme le bien particulier de telle ou telle communauté, qui ne demande que le droit d’en vivre pour elle-même, de préférence à un autre bien. La Tradition doit être défendue comme le bien commun de toute l’Église, et réclamée comme exclusive pour tout catholique. D’autre part, au-delà de la précarité de leur situation, ces communautés se trouvent conditionnées dans l’expression publique de leur foi. En particulier, l’opposition à toute forme de libéralisme leur est impossible. Or, on ne peut défendre efficacement la Tradition sans condamner en même temps les erreurs qui s’y opposent. Et à force de se taire sur ces erreurs, on finit par ne plus en percevoir la nocivité, et par les assimiler peu à peu sans s’en apercevoir.

Bien entendu, nous ne jugeons pas ici du bien que tel ou tel prêtre peut faire dans telle ou telle situation, ni du zèle qui peut l’animer personnellement au service des âmes. Mais nous constatons que la précarité de ces communautés, et le conditionnement auquel elles se trouvent soumises concrètement depuis leur fondation, les prive objectivement de la pleine liberté de servir inconditionnellement l’Église universelle.

De son côté, en ne se laissant pas intimider par les menaces ni par les coups, et en donnant à la Fraternité les moyens de pérenniser son combat pour l’Église, Mgr Lefebvre a résolument pourvu la Fraternité d’une liberté souveraine : non la fausse liberté d’une indépendance voulue vis-à-vis de toute autorité humaine, mais la vraie liberté d’œuvrer solidement et sans conditionnement à la restauration de la foi, du sacerdoce et de la messe. Aux catholiques d’aujourd’hui, la Fraternité offre une vérité sans concession, servie sans conditionnement, avec les moyens d’en vivre intégralement, pour le salut des âmes et le service de toute l’Église.

Quel est, selon vous, le plus grand obstacle pour ceux qui hésitent à assister aux messes de la Fraternité Saint-Pie X ?


La raison qui retient sans doute davantage les fidèles attirés par la liturgie traditionnelle, c’est l’apparente illégalité de notre situation canonique, le fait que nous ne soyons pas officiellement reconnus par l’autorité ecclésiastique. Et cela nous ramène à la question, effleurée ci-dessus, de l’obéissance. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que, si le fait d’être concrètement reconnus et approuvés par l’autorité est toujours souhaitable pour une œuvre d’Église, de fait, il existe des situations exceptionnelles dans lesquelles ce n’est pas absolument nécessaire.

La situation de la Fraternité est elle-même dépendante de la situation de l’Église en général, qui connaît, depuis maintenant plusieurs décennies, une crise sans précédent. Le pape Paul VI lui-même parlait déjà d’autodémolition de l’Église. Celle-ci s’explique malheureusement par les encouragements donnés par les plus hautes instances de l’Église aux erreurs modernes, qui à l’occasion du Concile Vatican II, et dans les réformes qui en sont issues, ont pénétré en profondeur dans toute l’Église, et ont conduit des masses innombrables de fidèles à l’abandon de la foi. Si bien que, au lieu de conserver le dépôt de la foi pour le salut des âmes et le bien commun de toute l’Église, le pape a mis son autorité au service de la démolition de l’Église.

Ce fut l’immense mérite de Mgr Lefebvre de refuser cette autodémolition, et de préserver courageusement la Tradition de l’Église en refusant les nouveautés destructrices et en continuant à offrir aux âmes les biens surnaturels de la doctrine, de la messe et des sacrements. Or, c’est précisément pour cette raison que l’autorité ecclésiastique a choisi de le sanctionner, de supprimer son œuvre, et de le priver ainsi de reconnaissance canonique. Ce qui était en jeu à ce moment-là, ce n’était rien de moins que la sauvegarde de la foi catholique et de la liturgie, expression de cette foi. Face à cet abus d’autorité, Mgr Lefebvre ne pouvait pas accepter de cesser son œuvre. C’eût été abandonner les fidèles, qui se seraient retrouvés dépourvus de la saine doctrine et de la liturgie traditionnelle, et livrés sans repères aux erreurs modernes. Mgr Lefebvre comprenait que la suppression de la Fraternité était un abus d’autorité, compromettant gravement le bien de l’Église. Or, l’autorité est donnée au pape pour préserver le bien de l’Église, non pour le compromettre. Et l’obéissance lui est due lorsqu’il s’agit de collaborer au bien de l’Église, non lorsqu’il s’agit de collaborer à sa ruine. Par conséquent, et bien malgré lui, Mgr Lefebvre eut le courage de ne pas obéir… pour obéir. Se souvenant que, de par la volonté de Notre Seigneur Jésus-Christ, le salut des âmes est la première loi de l’Église, à laquelle sont suspendues toutes les autres lois canoniques, il préféra obéir à cette loi première au risque d’être rejeté par sa hiérarchie, plutôt que de désobéir à cette loi en se soumettant aux interdictions qui s’abattaient sur lui. « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. » (Ac 5, 29)

Malheureusement, la situation est encore la même aujourd’hui, et la Fraternité continue à faire passer le bien des âmes et le bien de l’Église d’abord, sans s’inquiéter des intimidations ou des critiques. Elle serait très heureuse de pouvoir être approuvée par l’autorité suprême : ce serait le signe que l’autorité retrouve le sens de sa mission et comprend quel est le vrai bien de l’Église. Et elle serait très heureuse de pouvoir continuer à servir l’Église dans la légalité. Mais tant que le prix de cette légalité sera l’acceptation de l’inacceptable, des erreurs qui démolissent l’Église et de la liturgie qui corrompt la foi, elle préfère continuer à œuvrer sous les injustes désapprobations qui l’affectent, plutôt que de trahir l’Église, et les âmes qui trouvent refuge dans ses chapelles.


Quelle est la meilleure façon pour les familles de profiter de ce que la Fraternité Saint-Pie X leur offre ?


Les familles sont tout particulièrement l’objet des préoccupations de la Fraternité, car c’est là que naissent et croissent les vocations, et ceux qui fonderont les familles de demain. En venant s’installer à proximité de nos prieurés, les familles bénéficient d’une vie paroissiale riche, nourrie des sacrements, rythmée par la prière, et animée par de nombreuses autres familles, qui constituent un tissu d’entraide et de charité chrétienne bien réconfortant. Plus une famille s’implique dans la vie d’une chapelle ou d’un prieuré, plus elle se fortifie et devient capable de rayonner. L’autel devient naturellement pour elle un repère et la source de sa vie spirituelle ; le dévouement dont elle fait preuve lui permet de croître en générosité ; et peu à peu la vie liturgique et sacramentelle la détache de l’esprit du monde, et favorise l’éclosion des vertus chrétiennes.

Il faut bien sûr mentionner les écoles tenues par la Fraternité ou par les communautés qui lui sont unies, où l’on s’efforce de former des hommes et des femmes complets, aussi bien sur le plan intellectuel et physique que moral et surnaturel. Ces écoles, quoiqu’imparfaites comme toute œuvre humaine, sont néanmoins de véritables bénédictions pour les familles.

Enfin, je voudrais évoquer le Tiers Ordre de notre Fraternité, qui offre aux familles en particulier un cadre spirituel très solide pour guider les parents dans leurs différents devoirs, et dans leur mission éducative tout spécialement. Par cette affiliation plus directe, les fidèles bénéficient de toutes les grâces de la Fraternité acquises par les prières et les mérites de ses membres, et ils la soutiennent spirituellement dans son combat pour l’Église. Cela, ajouté à leur fidélité personnelle aux engagements très simples de leur règle, leur est d’un grand appui pour leur sanctification personnelle et pour celle de leur famille tout entière.

Quel est le plus grand danger auquel les catholiques traditionnels sont confrontés aujourd’hui ? En quoi sont-ils le plus vulnérables ?


La première chose à laquelle je pense, c’est la menace de l’esprit du monde, fait de confort, de matérialisme, de sensualité, de mollesse. Nos fidèles, et les membres eux-mêmes de la Fraternité, sont des hommes comme les autres, blessés par le péché originel, et il est important de ne pas sous-estimer naïvement la corruption possible de la vie chrétienne dans l’âme de tout catholique, que ce soit par le biais du respect humain, de l’indifférence, de l’égoïsme ou de l’impureté. Il faut tout faire pour s’en préserver soi-même, et pour en préserver la jeunesse en particulier. Cela passe par l’étude des problèmes concrets qui se posent aujourd’hui, notamment à cause de l’accès généralisé à internet, trop souvent cloaque aussi bien moral qu’idéologique. L’invasion des écrans et leur usage incontrôlé doivent faire l’objet d’études sérieuses, afin qu’il y ait une prise de conscience des problèmes que cela pose, et la mise en place de saines réactions pour limiter les dégâts et les prévenir toujours davantage.

Un autre point à souligner peut-être, chez les fidèles qui ont toujours été traditionalistes, c’est le risque de s’endormir dans le confort d’une situation acquise par les efforts de leurs aînés. C’est le danger du relâchement. Il me semble qu’au contraire, les efforts de nos aînés nous obligent. Les facilités plus grandes que nous avons aujourd’hui pour accéder aux trésors de la messe et de la Tradition, nous sont données pour nous permettre d’en vivre toujours davantage. Non pour nous relâcher et nous reposer sur nos acquis. Les âmes à sauver sont toujours aussi nombreuses, et le combat pour elles, plus fort et nécessaire que jamais. Le temps et les facilités dont nous disposons devraient nous inciter à travailler avec plus d’application encore à notre propre sanctification et au développement des œuvres apostoliques. Il est besoin d’une grande générosité en ce sens, et surtout d’une façon d’être apôtres qui soit absolument et résolument surnaturelle.

Enfin, un dernier danger peut-être, c’est celui de vivre dans le confort intellectuel de celui qui sait qu’il a raison, et qui en vient à juger avec dédain « ceux qui ont tort ». D’une part, la nécessité de la formation est universelle, et l’on a souvent tort de croire qu’on n’a plus rien à apprendre, au contraire. Il est indispensable de continuer à se former sur les sujets importants, où tout catholique se doit d’être lumineux pour éclairer les autres. D’autre part, il est toujours délétère de juger les autres inférieurs sous prétexte qu’ils ont moins reçu. Au contraire, un catholique digne ce nom, et animé d’une charité authentique, devrait avoir à cœur d’accueillir avec bienveillance ceux qui sont dans l’ignorance, afin de pouvoir les aider à avancer dans la découverte de la vraie foi. Une charité vécue, bienveillante, patiente, fait plus pour le rayonnement de la foi que les discours savants, mais encombrés de critiques peu amènes et condescendantes.

Nous sommes maintenant à mi-parcours de votre mandat de Supérieur Général. Quelles réflexions faites-vous sur les six années écoulées ?


Une des choses qui m’ont le plus marqué dans les six dernières années, c’est la générosité dont nos prêtres font preuve dans leur apostolat, et qu’ils ont su tout particulièrement démontrer à l’occasion de la crise de la Covid. Avec prudence, ils ont su prendre certains risques appropriés, avec parfois beaucoup d’inventivité, pour répondre le mieux possible aux besoins des âmes. Cette période a montré la capacité de la Fraternité à trouver les réponses proportionnées à une situation exceptionnelle, en faisant passer le bien spirituel des fidèles avant tout. Ce fut une belle illustration du principe rappelé plus haut : « le salut des âmes est la première loi de l’Église ».

Une autre leçon marquante de ces dernières années nous fut donnée par le motu proprio Traditionis custodes. Ce texte, qui s’inscrit logiquement dans la perspective du pontificat actuel, a prouvé une fois de plus, et de façon définitive, la grande prudence et la profonde sagesse de la décision prise par Mgr Lefebvre en 1988 : en procédant aux sacres malgré l’absence d’un mandat pontifical, il a vraiment donné à la Fraternité les moyens de poursuivre sa mission de « gardienne de la Tradition ». La pertinence de ce choix apparaît aujourd’hui incontestable. Où serions-nous sans nos évêques ? Où en serait la Tradition dans l’Église ? Et qui d’autre a aujourd’hui la liberté que nous avons de vivre pleinement des trésors de l’Église ? Sans doute la croissance de notre apostolat peut-elle s’expliquer par cette évidence nouvelle.

Vous parlez de nos évêques, et je crois que nous avons tous à l’esprit le triste décès de Mgr Tissier de Mallerais. Que représente ce départ pour la Fraternité ? Pouvez-vous nous dire quelles conséquences cela entraîne par rapport aux moyens dont la Fraternité dispose pour poursuivre sa mission ? Autrement dit, pour revenir à votre mi-mandat, quel est votre point de vue sur les six années à venir ?


Le décès de Mgr Tissier de Mallerais est un des événements les plus marquants de l’histoire de la Fraternité. C’est vraiment toute une page de notre histoire qui se tourne, et qui entre dans l’éternité. Mais quelle page magnifique ! Mgr Tissier était présent dès le tout début, dès les premières heures de l’épopée de Mgr Lefebvre. Il a vécu dans l’intimité de notre fondateur, partageant avec lui les joies et les peines qui ont accompagné la croissance de la Fraternité, jusqu’à être finalement choisi pour être l’un des quatre évêques qui lui ont succédé. Et toute sa vie aura été une vie de fidélité ardente et courageuse au combat de la foi, à la mission de la Fraternité. Pour l’Église, pour les âmes, jusqu’au bout. Il est allé même au-delà de ses forces. Sa générosité et son zèle l’ont emporté plus loin que ses pas ne pouvaient le porter. Il avait aussi une flamme unique pour nous entretenir de Mgr Lefebvre et de l’histoire de la Fraternité. Sa présence nous manque. Mais nous sommes fiers de Mgr Tissier de Mallerais. Fiers de notre évêque et de l’exemple qu’il nous laisse.

Alors bien évidemment, la Providence nous parle à travers cet événement. Il est très clair que ce décès soulève la question de la continuité de l’œuvre de la Fraternité, qui ne compte plus que deux évêques désormais, et dont la mission auprès des âmes apparaît toujours aussi nécessaire, dans les temps de terrible confusion que vit l’Église aujourd’hui. Mais cette question ne peut être traitée que dans le calme et la prière. À l’exemple de Mgr Lefebvre, la Fraternité se laisse guider par la Providence, qui a toujours indiqué clairement les voies à suivre et les décisions à prendre. Aujourd’hui comme hier, cette Providence nous conduit. L’avenir est dans ses mains, suivons-la avec confiance. Le moment venu, nous saurons prendre nos responsabilités, en conscience. Devant les âmes et devant les membres de la Fraternité. Devant l’Église. Devant Dieu. Demeurons dans la paix et confions simplement cela à Notre-Dame.

Quant à l’avenir, plus généralement, je souhaiterais vivement que ces prochaines années voient prêtres et fidèles donner une nouvelle importance à une question vitale : celle des vocations. Non seulement quant aux moyens d’attirer toujours davantage de nouvelles recrues au service du Christ, que ce soit dans la vie sacerdotale ou religieuse, mais aussi quant aux moyens de garantir la persévérance des vocations.

Et je crois que nous devons comprendre en particulier qu’il nous faut prier davantage. Oui, prier. Prier pour que Dieu envoie des ouvriers à sa moisson, car elle est abondante et qu’ils sont peu nombreux. Et prier pour remercier des vocations déjà reçues, car ces dernières années ont été très encourageantes à ce sujet. Mais l’idéal de la sainteté doit attirer toujours davantage les âmes consacrées, et susciter toujours plus d’attrait parmi notre jeunesse. Les âmes attendent. Elles ont soif. Elles ont besoin de légions d’apôtres. Et ces apôtres, pasteurs ou âmes contemplatives, Dieu seul les suscite. Il faut donc prier Dieu qu’il appelle, et que les âmes généreuses sachent s’ouvrir à sa voix pour y répondre fidèlement. Demandons spécialement cette grâce à la Vierge Immaculée, à Notre-Dame de Compassion, mère des prêtres et modèle des âmes religieuses.

Dieu vous bénisse.



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images/icones/carnet.gif  ( 981843 )Merci ! Un passage très intéressant de l'entretien par Athanase (2024-11-22 14:10:24) 
[en réponse à 981816]

Je lis ce paragraphe avec intérêt:

Enfin, un dernier danger peut-être, c’est celui de vivre dans le confort intellectuel de celui qui sait qu’il a raison, et qui en vient à juger avec dédain « ceux qui ont tort ». D’une part, la nécessité de la formation est universelle, et l’on a souvent tort de croire qu’on n’a plus rien à apprendre, au contraire. Il est indispensable de continuer à se former sur les sujets importants, où tout catholique se doit d’être lumineux pour éclairer les autres. D’autre part, il est toujours délétère de juger les autres inférieurs sous prétexte qu’ils ont moins reçu. Au contraire, un catholique digne ce nom, et animé d’une charité authentique, devrait avoir à cœur d’accueillir avec bienveillance ceux qui sont dans l’ignorance, afin de pouvoir les aider à avancer dans la découverte de la vraie foi. Une charité vécue, bienveillante, patiente, fait plus pour le rayonnement de la foi que les discours savants, mais encombrés de critiques peu amènes et condescendantes.
images/icones/carnet.gif  ( 981817 )Merci Ennemond.... par Pol (2024-11-21 10:15:22) 
[en réponse à 981815]

....c'est rassurant de savoir que vous êtes toujours là (au FC) et beaucoup vous lisent toujours avec un grand intérêt.Je vous souhaite une bonne fin d'année.
images/icones/fleur.gif  ( 981818 )Je confirme par Semper parati (2024-11-21 10:32:00) 
[en réponse à 981817]

le message de Pol.

Amitiés cher Ennemond de ma part et de mon épouse.

SP
images/icones/bravo.gif  ( 981822 )salutations en souvenir d'un temps qui paraît lointain par Luc Perrin (2024-11-21 17:01:00) 
[en réponse à 981817]

aujourd'hui à mesure que le présent pontificat revient, à sa façon fort radicale jamais vue à Rome jusqu'ici, aux illusions d'une possible entente entre la modernité libérale occidentale de plus en plus extrême - à visage totalitaire jusque dans sa passion pour la guerre à tout prix, le sang et le possible anéantissement de l'Occident - et la foi catholique ou simplement chrétienne qui dans son b-a-ba nous enseigne l'exact contraire.

Comme les échanges constructifs, basés sur la sincérité, la recherche de compréhension et de prise en considération des points de vue et une solide théologie que nous avions au temps du GREC paraissent un songe au moment des tribulations que nous traversons.

Puisse l'archange Saint Michel et Notre Dame du Perpétuel Secours venir en aide aux croyants déboussolés ainsi qu'à tous les hommes et les femmes de bonne volonté.
images/icones/carnet.gif  ( 981846 )Un élément qui a changé dans les "couches" critiques par Athanase (2024-11-22 15:02:52) 
[en réponse à 981822]

Voilà 50 ans que la FSSPX s'est retrouvée propulsée sur la scène, parfois malgré elle. Dans ces tempêtes, il y eut de moments de grâce, des conversions, une vie spirituelle préservée, mais aussi des problèmes internes, et parfois graves. Il y eut aussi des apaisement et même des mesures bienvenues (les dispositions "jubilaires" du pape François). Tout cela fait que l'on est dans un phénomène complexe, aussi complexe que la désagrégation ecclésiale et la situation actuelle.

Cher Luc,

Je veux souligner l'empilement des "strates" critiques à l'égard de la FSSPX: elles se sont diversifiées. Mais je vise celles qui étaient de nature "interne" et qui, par la force des choses, on finit par sortit de la "frat'".

Je note l'évolution dans les critiques à l'égard de la FSSPX. Ce sont les départs des années 70, puis ce que l'on va appeler les "ralliés" (de 1988 jusqu'aux années 2000), puis les critiques sur son aile droite (les sédévacantistes, puis la résistance). Mais on reste encore dans un registre interne.

Or, depuis quelques années (2015 ou 2016), il y a une nouvelle couche de "déçus": ceux qui mettent en cause les abus sexuels (ou autres) au sein de la FSSPX et qui s'organisent aussi en réseau. Cette fois-ci, c'est une critique radicale venant d'anciens et qui ne se positionnent plus sur la foi (mais qui, visiblement, ne cherchent plus à la défendre).

C'est quelque chose d'inimaginable dans les années 1980. Mais aujourd'hui, c'est une nouvelle critique à laquelle nous n'étions pas habitués (toutes proportions gardées, le phénomène est identique à l'égard des diocèses).

Or, dans toute histoire ou rétrospective de la FSSPX, c'est un volet qui devra être abordé. La FSSPX n'a pas été épargnée par un phénomène que l'on a vu ailleurs, dans les sphères profanes ou non, mais dont on croyait très naïvement qu'elle était préservée. Il doit nous garder d'une vision angélique et romancée de cette institution.
images/icones/fleche2.gif  ( 981853 )cet aspect ne me semble pas une motivation romaine par Luc Perrin (2024-11-22 18:39:58) 
[en réponse à 981846]

du tout.

Relisez T.C. 2021, le texte n'est pas si long, il doit écorcher les yeux pour que beaucoup ici persistent à ne pas le lire : aucune trace de scandales sexuels.

Il est vrai que l'actuelle Rome bergoglienne est extrêmement mal placée pour s'ériger en modèle de vertu dans ce domaine.

Les motivations d'hostilité aux "rigides" en général et aux traditionalistes en particulier y sont exposés sans fard et sans nuance.

Je souscris à votre conclusion à une notule près : je n'ai personnellement jamais sur ce Forum et ailleurs eu "une vision angélique et romancée de cette institution" ni d'aucune autre d'ailleurs.

La FSSPX et les autres institutions ecclésiales valent par leurs charismes, la mission d'évangélisation qu'elles assument avec courage le plus souvent, tant que Bible et Tradition gardent un sens pour elles.
Les failles et faiblesses de la nature humaine, comme historien de l'Église, j'en ai lu de si vertes et de si peu mûres au fil des siècles à commencer par la trahison de Judas que cette vision angélique ne m'a jamais traversé l'esprit. Ceci dit, découvrir avec retard que telle et telle figure avait des activités criminelles à divers niveaux est toujours un choc pour nous tous.

On sursaute quand l'aimable voisin si serviable est condamné pour XYZ raison.
images/icones/fleche3.gif  ( 981826 )Semper idem, et nunc ? par Ptitlu (2024-11-21 22:01:49) 
[en réponse à 981815]

Il y a des dizaines de milliers de fidèles de la FSSPX et des centaines de milliers de chrétiens tradis ou non qui attendent la suite.

La plupart ignorent qu'on n'en a pas fini avec les errances du synode sur la synodalité, et qu'on n'est pas du tout actuellement dans une remise en cause de Vatican II, mais très probablement dans une fuite en avant, au point peut être de devoir se demander d'ici quelques mois ou années si Rome est vraiment à Rome, ou si elle est ailleurs, à Econe, là où est la tiare que Paul VI n'a finalement pas vendue (Washington), en Afrique ou tout simplement dans le coeur de chacun des fidèles qui veut rester, justement , fidèle.

Cette situation appelle des questions simples, qui elles mêmes ont des réponses simples. Trêve d'échanges de communiqués sybillins !

1. Est ce que la FSSPX va sacrer de nouveaux évêques ?

2. Dans quel délai ?

3. Est ce qu'un mandat va être demandé à Rome ?

3 bis : et s'il a été demandé, quelle est la réponse apportée ?

images/icones/carnet.gif  ( 981832 )M'est avis que..... par Pol (2024-11-22 11:51:59) 
[en réponse à 981826]

....les sacres ne devraient pas être un sujet de discussion ici. On fait confiance au Supérieur-Général qui decidera du cours de cette partie de l'Histoire de notre Sainte Eglise. La lutte se poursuit inlassablement sur tous les fronts.
images/icones/fsspx.gif  ( 981837 )L'insaisissable temps des consécrations par Ennemond (2024-11-22 13:47:10) 
[en réponse à 981826]

Il me semble que les nombreux fidèles traditionnels répartis à travers le monde n'ignorent pas que la brise qui est entrée dans l'Eglise – selon le vœu pieux de Jean XXIII – continue à y faire des ravages pour un bon moment encore. Rares sont ceux qui pourraient affirmer à l'heure actuelle que les choses s'améliorent et que la tempête donne le sentiment de s'apaiser. Mais il ne faudrait pas pour autant imaginer que le Seigneur dort dans un coin de la barque ou, pire, qu'il nous a finalement abandonnés. Compte tenu de la situation qui a le mérite de la clarté, je ne vois pas pourquoi ces mêmes fidèles devraient croire que les supérieurs de la Fraternité dorment ou qu'ils ont perdu de vue les nécessités des âmes qui font appel à leur ministère.

Imaginez-vous, dans quelques années, quelques décennies, ces responsables voir mourir les deux évêques que compte la Fraternité Saint-Pie X (FSSPX) et se réveiller un jour, en sueur, en se disant : « Mince, cela nous avait totalement échappé ! Nous avions complètement oublié de les remplacer ! » Soyons sérieux. Il paraît bien évident que la succession de ces évêques est un sujet qui doit faire partie des préoccupations du conseil général de la FSSPX et qui a dû effleurer les discussions des membres du dernier chapitre général. Les besoins de la FSSPX ont bien augmenté par rapport à 1988, mais les deux évêques - 66 et 65 ans - ne se trouvent pas non plus dans l'urgente situation de leur fondateur qui a pourvu à sa succession épiscopale à l'âge de 83 ans, au terme de cinq années de réflexion. Dans les années 1980, les tournées pastorales de l'archevêque étaient beaucoup plus épisodiques qu'aujourd'hui pour conférer les confirmations...

L'an passé, Mgr Tissier avait refusé que son supérieur allégeât l'ampleur de sa tâche, selon ce qu'en a rapporté ce dernier dans le sermon des funérailles. Il faut en déduire que la mission des trois évêques pouvait donc être allégée il y a encore peu de temps. Pour le reste, seuls NNSS de Galarreta et Fellay sont à même de mesurer leurs forces. Il serait assez malvenu de la part des fidèles de leur assurer qu'ils ne sont plus aptes à grand-chose.

Au début de son mandat, l'abbé Pagliarani avait affirmé que la Fraternité s'en tiendrait à ce qu'a fait Mgr Lefebvre en son temps sur ce sujet. Or qu'a-t-il fait ? Il a démarché maintes fois le Saint-Siège pour obtenir la possibilité de consacrer des évêques sans que des conditions inacceptables lui soient imposées. Il est d’une part « allé à Rome pendant de nombreuses journées au cours de cette année [1988], même des semaines ». Il a évité d'autre part de nous « laisser orphelins en disparaissant sans rien faire pour l’avenir ». Ce sont des citations du sermon des sacres.

Compte tenu de la configuration, il me paraît hasardeux d'imaginer que des évêques venus de l'extérieur remplissent complètement le ministère épiscopal assuré par NN.SS. de Galarreta et Fellay. Par conséquent, que la FSSPX procède à plus ou moins long terme à de nouvelles consécrations paraît assez probable. Obtiendra-t-elle un mandat à la suite de demandes qu'elle fera pour suivre l'exemple de son fondateur ? L'aurait-elle déjà reçu ? Et si d'aventure elle ne l'obtient pas, au bout de quelle durée ses supérieurs devront-ils estimer que les évêques ne parviennent plus à répondre aux demandes impérieuses des fidèles et qu'ils doivent donc invoquer l'état de nécessité afin de s'affranchir d'une règle pour voler au secours des âmes ? Ces questions ont-elles déjà des réponses ? Si c’est le cas, les supérieurs font très bien de ne pas les publier, s’évitant une pression inutile qui pourrait venir de tous côtés, se garantissant un climat serein, propice au recueillement. Fort heureusement, tous les prêtres et tous les fidèles n'ont pas voix au chapitre. Ces seuls supérieurs détermineront les modalités et le calendrier qui nous évite d'une part de nous abandonner à un progressisme aveuglé et d'autre part d'abuser de mesures d'exception.

La meilleure aide que nous puissions apporter à ces supérieurs est une prière continue au Saint-Esprit pour les éclairer au mieux. J’en profite pour saluer Pol, Semper Parati, Luc Perrin et Tibère.
images/icones/hein.gif  ( 981838 )Deux évêques ? ?? par Roger (2024-11-22 13:53:11) 
[en réponse à 981837]

Que faites vous de Mgr Williamson?
images/icones/info2.gif  ( 981841 )pour rappel historique quant à Mgr Williamson par Luc Perrin (2024-11-22 14:04:23) 
[en réponse à 981838]

il fut exclu de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X en 2012 et excommunié à nouveau en 2015 par Rome en raison des multiples consécrations épiscopales sans mandat auxquelles il a participé.

Mais voilà plus de 12 ans qu'il n'est plus membre de la F.S.S.P.X qui ne compte plus que deux évêques désormais comme l'indique Ennemond.
images/icones/carnet.gif  ( 981847 )Certes mais Williamson par Roger (2024-11-22 15:18:21) 
[en réponse à 981841]

Pourrait aussi sacrer à mon sens !
Nul besoin d'être membre de la FSSP pour sacrer !
images/icones/iphone.jpg  ( 981848 )Rassurez-vous par Athanase (2024-11-22 15:32:19) 
[en réponse à 981847]

… il a sacré plusieurs fois depuis 2015 !

On doit être à 6 ou 7 sacres.

L’envie de sacrer, cela démange certains…
images/icones/mitre4.png  ( 981870 )Les évêques en question par Jean-Paul PARFU (2024-11-23 11:10:52) 
[en réponse à 981848]

Vous pouvez les voir ici
images/icones/fleche2.gif  ( 981871 )A ce jour Mgr Williamson a consacré 6 prêtres évêques par Jean-Paul PARFU (2024-11-23 11:27:03) 
[en réponse à 981870]

Ainsi, après les 3 premières consécrations épiscopales évoquées dans le post ci-dessus, Mgr Williamson a encore consacré évêques :

- l'abbé Ballini qui n'est révélée publiquement que deux ans plus tard, en janvier 2023.

- le 14 février 2022, il consacre évêque Paul Morgan (en), ancien membre de la FSSPX, qui avait été cérémoniaire lors des sacres de 1988 à Écône.

- le 15 août 2022, il consacre Michał Stobnicki comme évêque en Pologne.

A ce jour, nous en sommes donc à 6 prêtres sacrés évêques par Mgr Williamson depuis son exclusion de la FSSPX.

Enfin, il a reconsacré évêque Mgr Vigano !
images/icones/fleche2.gif  ( 981872 )Mgr Stobnicki par Lycobates (2024-11-23 11:27:07) 
[en réponse à 981870]

Auxquels il faut ajouter depuis le 15 août 2022 le polonais Mgr Michał Stobnicki

voir ICI

Il est actif en Pologne et les territoires limitrophes.
images/icones/fleche2.gif  ( 981877 )Âgé de ... par Lycobates (2024-11-23 14:46:19) 
[en réponse à 981872]

seulement 37 ans, Mgr Stobnicki donne un peu d'espoir (au moins au niveau purement sacramentel) pour un pays jadis catholique où il ne reste qu'un (et peut-être deux) évêques latins consacrés validement (largement nonagénaires), même le petit réservoir de grâces sacramentelles dû au têtu cardinal Wyszyński (paix à son âme) est en train de s'épuiser rapidement.

Mox lumen erit ex, comme on disait dans les collèges anglais.
images/icones/2e.gif  ( 981880 )Croyez-vous vraiment par Jean-Paul PARFU (2024-11-23 16:12:55) 
[en réponse à 981877]

A ces bêtises ?
images/icones/carnet.gif  ( 981873 )Il en manque... par Herne (2024-11-23 11:30:41) 
[en réponse à 981870]

Il en manque trois sur cette photo. Et un autre prêtre
anciennement de la « résistance » a été sacré par un évêque sédévacantiste.

J'espère que l'abbé Pagliarani et Rome trouveront une solution pour nous éloigner de ce monde là.
images/icones/fleche2.gif  ( 981879 )Je déplore un peu ... par Lycobates (2024-11-23 15:46:47) 
[en réponse à 981870]

que Mgr Tomás de Aquino (dans le monde : Miguel) Ferreira da Costa OSB porte ici l'abito piano (la soutane classique) comme les prélats séculiers (comme ses confrères sur la photo), et pas, comme il est prescrit pour les prélats réguliers, l'habit de son ordre, avec rochet (pour la tenue du choeur), croix pectorale, zucchetto violet, et anneau épiscopal, ou bien alternativement la soutane classique (l'abito piano) mais dans les couleurs de leur ordre, en principe en laine, pas en soie moirée, même pour les cardinaux.

Comme ici, Mgr Schuster dans l'habit bénédictin :



(Pour le prieur du monastère de Friburgo au Brésil la cappa magna de cette photo ne convient pas, puisqu'elle est le signe de la juridiction ordinaire, qui lui fait défaut)

ou l'abbé Antonio María (en religion : Adeodato) Marcet de Montserrat, sur l'image superbe distribué lors de ses obsèques :



Le chaperon de la cappa n'est pas d'hermine blanche en hiver (ces deux photos ont été prises en hiver), comme pour les séculiers, mais pour les bénédictins, en peau de castor.

Les détails de la tenue en vigueur ICI.
images/icones/idee.gif  ( 981851 )vous déplacez les questions si bien qu'on s'y perd par Luc Perrin (2024-11-22 18:21:24) 
[en réponse à 981847]

si vous revenez au sujet du fil, c'est la FSSPX.

Athanase a répondu sur le fait que justement par ses multiples sacres, je l'avais déjà écrit, Mgr Williamson s'est attiré une seconde excommunication. Il est en passe de dépasser, peut-être est-ce fait, les évêques sacrés par feu Mgr Ngo Dinh Thuc.

La question posée à la FSSPX n'est pas de trouver un évêque pour une consécration mais de quand et dans quelles conditions, avec ou sans mandat, et si elle y procédera pour commencer ce qui est plus que probable.

Avant de chercher un lieu et un traiteur pour un repas de noces, encore faut-il savoir s'il y aura une noce au préalable. Si je puis me permettre cette image.

Enfin la question de savoir si le sacre d'un évêque traditionnel avec mandat romain pourrait intervenir en dehors de la FSSPX, ce sujet a fait l'objet d'un très long fil auquel Candidus moi-même et beaucoup d'autres (trop nombreux pour les citer tous, qu'ils m'en excusent) ont participé sous l'intitulé d'un ordinariat pour les tradis.
Tous les angles du problème ont été abordés clairement dans ce fil.
Je vous y renvoie et il n'est pas si ancien 2-3 semaines au plus.

Le F.C. est une vraie mine.
images/icones/carnet.gif  ( 981857 )De l'excommunication supposée de Mgr Williamson par Ennemond (2024-11-22 19:42:49) 
[en réponse à 981841]

Êtes-vous certain que Mgr Williamson soit excommunié depuis 2015 ? Car je n'ai pas vu qu'un décret fût prononcé à cette époque.

Le droit canon semble maintenir une présomption d'innocence tant que la peine n'est pas officiellement prononcée.

Can. 1321 §1. "Quiconque est retenu innocent jusqu’à ce que le contraire ne soit prouvé."

Par ailleurs une règle canonique semble ménager la crainte du consécrateur qui se serait affranchi des règles face à une crainte grave :

Can. 1323. "N'est punissable d’aucune peine la personne qui, lorsqu’elle a violé une loi ou un précepte [...] a agi forcée par une crainte grave, même si elle ne l’était que relativement, ou bien poussée par la nécessité, ou pour éviter un grave inconvénient, à moins cependant que l’acte ne soit intrinsèquement mauvais ou qu’il ne porte préjudice aux âmes".

Aussi l'absence d'officialisation de la peine laisse demeurer le doute. Néanmoins, j'ai un peu de mal à mesurer la nécessité à laquelle répondaient les dernières consécrations que Mgr Williamson a conférées dans la mesure où il ne répondait pas à une nécessité. Les quelques fidèles qui se réclament de lui bénéficiaient déjà d'évêques et n'avaient donc nul besoin d'en avoir de nouveaux (à supposer par ailleurs que le ministère des évêques de la FSSPX ne réponde pas à leurs besoins).
images/icones/carnet.gif  ( 981840 )Se hâter ou pas par Archange (2024-11-22 13:57:48) 
[en réponse à 981837]

Comme le précise Ennemond, les deux évêques de la FSSPX n'ont que 65 et 66 ans. Mais il y a déjà une difficulté : pour sacrer un évêque, il en faut trois ! L'Eglise permet qu'en cas de nécessité impérieuse deux suffisent. Bon maintenant que se passera-t-il si un des eux évêques a un accident (qui soit malheureusement le tue ou soit le mette dans l'impossibilité de faire quoique ce soit). Ils feront comment ?

- Au delà de toute question de mandant pontifical, de schisme ou autre -
images/icones/carnet.gif  ( 981849 )Pour sacrer il suffit d'un seul par Meneau (2024-11-22 17:06:16) 
[en réponse à 981840]

Cordialement
Meneau
images/icones/1a.gif  ( 981852 )Archange et Meneau: Source s'il vous plait par Adso (2024-11-22 18:25:49) 
[en réponse à 981849]

Parce qu'on entend tout et n'importe quoi sur ce sujet : 1, 2 ou 3 évêques pour sacrer ???
images/icones/mitre4.png  ( 981854 )Évêques consécrateurs par Ennemond (2024-11-22 18:54:17) 
[en réponse à 981852]

Le droit canon demande la présence de deux évêques consécrateurs pour la consécration d'un nouvel évêque. (Canon 954 du Code de 1917 et Canon 1014 du code de 1983). Néanmoins le Saint-Siège peut accorder des dispenses et l'absence des autres consécrateurs n'invalide pas les ordres conférés.

En pratique, si la FSSPX reçoit mandat pontifical, il est probable qu'elle doive recourir aux services d'un 3e évêque pour une telle cérémonie. Néanmoins si elle n'obtenait pas ce mandat et que les deux évêques de la FSSPX, voire un seul, procédaient à la consécration, il n'y aurait guère de doute sur la qualité épiscopale du ou des nouveaux consacrés.
images/icones/carnet.gif  ( 981855 )Pie XII, Episcopalis consecrationis par Meneau (2024-11-22 18:56:50) 
[en réponse à 981852]

SOURCE


Il est absolument hors de doute et solidement établi par une longue pratique que l’évêque est le ministre de la consécration épiscopale et que, pour la validité de cette consécration, un seul évêque suffit qui en accomplisse, avec l’intention requise, les rites essentiels.

(...)
Quoique pour la validité de la consécration épiscopale un seul évêque soit requis et qu’il suffise, lorsqu’il accomplit les rites essentiels du sacre, néanmoins les deux évêques qui, en vertu d’une ancienne règle, selon la prescription du Pontifical romain, prennent part à la consécration, doivent, avec le même évêque consécrateur, devenant eux-mêmes et, en conséquence, devant être appelés dorénavant consécrateurs, etc etc



Cordialement
Meneau
images/icones/carnet.gif  ( 981856 )ça dépend ... par Luc Perrin (2024-11-22 18:57:45) 
[en réponse à 981852]

le canon 1014 stipule :
- À moins d'une dispense du Siège Apostolique, l'Évêque consécrateur principal doit, dans la consécration épiscopale, s'adjoindre au moins deux autres Évêques consacrants; mais il convient tout à fait qu'en union avec eux tous les Évêques présents consacrent l'élu.

(C.I.C. 1983).

Toutefois il existe de nombreux exemples d'un seul ou de deux évêques du fait de circonstances exceptionnelles qui rendent impossible la règle usuelle des 3 évêques.
Plusieurs ont été évoqués déjà ici, le nonce Pacelli dans les années 1930, des évêques "cachés" à l'époque des états du bloc de l'Est en Tchécoslovaquie etc.

En droit canonique, il y a toujours la règle de base et les cas où il faut opérer différemment, sous certaines réserves, Ecclesia supplet.

Pour mémoire, le Saint-Siège n'a jamais contesté la validité des sacres opérés en 1988 au prétexte qu'il n'y avait que deux évêques (Mgr Lefebvre et Mgr de Castro Mayer). Il a contesté leur licéité sur la base du canon précédent 1013. Pourtant le Code avait été promulgué 5 ans auparavant.
images/icones/mitre4.png  ( 981858 )Un précédent historique : le sacre de Mgr d'Herbigny par Candidus (2024-11-22 19:50:39) 
[en réponse à 981852]

Mgr Michel d'Herbigny, S.J. a été consacré en secret le 29 mars 1926 à la nonciature de Berlin par Mgr Pacelli, nonce en Allemagne, à la demande de Pie XI. Il n'y avait pas de co-consécrateurs.
images/icones/mitre4.png  ( 981869 )Il y a de nombreux exemples par Jean-Paul PARFU (2024-11-23 11:06:24) 
[en réponse à 981858]

d'évêques sacrés par un seul évêque. Le deuxième évêque, voire le troisième, sont recommandés non pour la validité mais pour la preuve de la réalité du sacre !

Un exemple de prêtre sacré clandestinement par un seul évêque ici
images/icones/fleche3.gif  ( 981915 )Une fois n'est pas coutume par Ptitlu (2024-11-25 19:38:23) 
[en réponse à 981837]

Je vais faire les questions et les réponses.

Votre réponse, Ennemond, dont je vous remercie, ne tient visiblement pas compte du fait qu'il y a ici des liseurs qui vont entre autres à la FSSPX, et/ou qui se tiennent au courant.

Par ailleurs j'ai eu mon quota de langue de buis à Lourdes pour six mois, et je n'en redemande pas pour six mois.

Enfin, dans un autre sujet l'on parle de la guerre. Je suis tenté de répondre par les paroles de Réveillez vous picards :

Tel parle de la guerre Qui ne sait que c’est
Je vous jure sur mon âme que c’est un piteux faict
Et que maint homme d’armes et gentil compaignon
Y ont perdu la vie et robbe et chaperon


Il y a ça et il y a une autre dimension.

La guerre pose question. Elle pose même des questions, qui s'imposent, reclassent ou chassent les priorités, et l'on se doit d'y répondre de tout son être, avec concision et compétence.

Beaucoup croient pouvoir faire la guerre. N'y sont en réalité prêts que ceux qui savent répondre aux questions qu'elle pose.

Donc.

1. Est ce que la FSSPX va sacrer de nouveaux évêques ?

2. Dans quel délai ?

3. Est ce qu'un mandat va être demandé à Rome ?

3 bis : et s'il a été demandé, quelle est la réponse apportée ?


1. Oui.
2. Bientôt.
3. Pas de "solution chinoise" pour la FSSPX
.


Bonne nouvelle : on n'est plus en 1988.
images/icones/1d.gif  ( 981933 )Merci Mme Irma :) par Adso (2024-11-26 10:01:25) 
[en réponse à 981915]

1. Oui.
2. Bientôt.

J'ai une boule de cristal qui dit le contraire !
images/icones/hum2.gif  ( 981938 )Si vous avez des éléments, donnez-les... par Pétrarque (2024-11-26 10:51:15) 
[en réponse à 981915]

Se poser en sachant sans en dire plus peut certes satisfaire l'ego, mais c'est brandir inutilement du scoupe en maintenant la tension d'une manière assez cynique.

Ce que dit Ennemond n'est pas de la langue de buis, et il en sait probablement bien aussi long que vous.

Vous est-il venu à l'idée que tout ce qui se sait n'a pas forcément vocation à être étalé en public, surtout dans une matière aussi délicate ?

Il y a très probablement sur le FC des gens introduits auprès de la FSSPX, et qui savent.

Si vous en faites partie et que vous voulez faire du beuze, dites ce que vous avez à dire, et complètement.

Sinon, je crois vraiment que le silence est d'or.
images/icones/carnet.gif  ( 981940 )Mort de rire par Meneau (2024-11-26 12:05:47) 
[en réponse à 981915]

1. Est ce que la FSSPX va sacrer de nouveaux évêques ?
Vous n'en savez rien

2. Dans quel délai ?
Vous n'en savez rien

3. Est ce qu'un mandat va être demandé à Rome ?
Vous n'en savez rien

3 bis : et s'il a été demandé, quelle est la réponse apportée ?
Vous n'en savez rien

Vous connaissez le sketch de Coluche sur les journalistes ?

on s'autorise a penser dans les milieux autorisés



Cordialement
Meneau
images/icones/carnet.gif  ( 981833 )Merci Ennemond par Tibère (2024-11-22 12:38:24) 
[en réponse à 981815]

Pour ce partage.
"Le temps, ce grand sculpteur" disait Marguerite YOURCENAR. C'est effectivement avec le temps que l'on peut voir ce qui est essentiel et le distinguer de l'accessoire. C'est le temps qui permet aussi de voir qui avait raison, parfois avant les autres, avec la solitude qui accompagne celui dont la voix crie dans le désert.

Quand on relit la déclaration de novembre 1974 on est frappé par sa clarté, par sa force puisée dans une foi sereine et vécue, et par son extrême lucidité.

Comme toute œuvre, même d'Eglise, la FSSPX n'est pas exempte ni de défauts ni de critiques, mais elle est incontestablement cette petite embarcation frêle qui a largement contribué à empêcher la tradition catholique d'être submergée et de chavirer.

L'œuvre de Mgr LEFEBVRE est littéralement providentielle.
images/icones/carnet.gif  ( 981865 )C'est mon souhait ardent.... par Pol (2024-11-23 05:37:41) 
[en réponse à 981833]

....que le sujet ne soit pas repris à l'avenir, pour le bien de la Fsspx. Seigneur, donnez-nous beaucoup de saints Prêtres, séminaristes, Religieux et Religieuses, et beaucoup plus de grandes Familles.
images/icones/carnet.gif  ( 981936 )C'est toujours et encore.... par Pol (2024-11-26 10:33:42) 
[en réponse à 981865]

....mon souhait ardent qu'on ne parle pas de ce sujet sur le F.C.