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images/icones/marie.gif  ( 981813 )21/11 Présentation de la Bse Vierge Marie par ami de la Miséricorde (2024-11-21 00:04:34) 



Vittore Carpaccio, Présentation de la Très Sainte Vierge, 1504 à 1508, Pinacoteca di Brera

Présentation de la Bse Vierge Marie

La Présentation de Marie de St Alphonse de Liguori

L'offrande que Marie fit d'elle-même à Dieu fut prompte sans retard, entière sans réserve.

Il n'y a jamais eu, et il n'y aura jamais d'offrande de pure créature, plus grande et plus parfaite que celle que Marie fit à Dieu à l'âge de trois ans, lorsqu'elle se présenta au temple pour offrir, non des aromates, des animaux, des talents d'or, mais toute sa personne en parfait holocauste, se consacrant comme une victime perpétuelle en son honneur. Elle entendit la voix de Dieu qui dès lors l'invitait à se dévouer toute à son amour (Cant. 2), elle vola donc vers son Seigneur, oubliant sa patrie, ses parents, tout en un mot, pour ne s'attacher qu'à l'aimer et à lui complaire (Ps. 4). Sur le champ, elle obéit à la voix divine. Considérons donc combien fut agréable à Dieu cette offrande que Marie lui fit d'elle-même, puisqu'elle s'offrit à lui promptement et entièrement : promptement sans retard, entièrement sans réserve, sujets de deux points distincts.

PREMIER POINT. Entrons en matière. Marie s'offrit promptement à Dieu. Dès le premier moment où cette céleste enfant fut sanctifiée dans le sein de sa mère, et ce fut le premier de son immaculée conception, elle reçut le parfait usage de la raison, pour pouvoir commencer dès lors à mériter, suivant l'opinion commune des docteurs, d'accord avec le P. Suarez ce Père dit que la manière la plus parfaite dont Dieu se sert pour sanctifier une âme, étant de la sanctifier par son propre mérite, suivant ce qu'enseigne saint Thomas, on doit croire que la bienheureuse Vierge a été sanctifiée de cette manière. Si ce privilège a été accordé aux anges et à Adam, comme le dit le docteur angélique, il faut admettre à bien plus forte raison qu'il a été accordé à la divine Mère ; car, Dieu ayant daigné la choisir pour la Mère, on doit supposer certainement qu'il lui a conféré de plus grands dons qu'à toutes les autres créatures.

En sa qualité de Mère, dit Suarez, elle a en quelque sorte un droit particulier à tous les dons de son Fils. Comme, à raison de l'union hypostatique, Jésus dut avoir la plénitude de toutes les grâces, il convint aussi, à raison de la divine maternité de Marie, que Jésus, en retour de l'obligation naturelle qu'il lui avait, lui conférât des grâces plus grandes que celles qui étaient accordées à tous les anges et aux autres saints.

C'est pourquoi, des le premier instant de sa vie, Marie connut Dieu, et le connut si bien, qu'aucune langue, dit l'ange à sainte Brigitte, ne saurait expliquer combien l'intelligence de la sainte Vierge réussit à pénétrer Dieu des le premier moment qu'elle le connut. Et des lors aussi, éclairée des premiers rayons de la divine lumière, elle s'offrit toute entière au Seigneur, se dévouant sans réserve à son amour et à sa gloire, comme l'ange continua à le dire à sainte Brigitte : Aussitôt notre Reine se détermina à sacrifier a Dieu sa volonté avec tout son amour pour le temps de sa vie. Et nul ne peut comprendre combien sa volonté se soumit alors a embrasser toutes les choses qui plaisaient au Seigneur.suite

Prière Mariale de Saint Bernard de Clairvaux

« Marie, puissions-nous avoir par toi accès auprès de ton Fils, toi qui as eu le bonheur de trouver la grâce, d'enfanter la vie et le salut ! Que celui qui nous a été donné par toi, par toi aussi nous reçoive !

Que ta sainteté excuse auprès de lui la faute de notre corruption, et que ton humilité, qui charme les yeux de Dieu, lui fasse pardonner notre vanité. Que ton immense charité couvre la multitude de nos péchés, et que ta glorieuse fécondité nous rende féconds aussi en bonnes œuvres.

O toi, notre Dame, notre avocate, réconcilie-nous avec ton Fils, recommande-nous, présente-nous à lui ; fais, ô bienheureuse Vierge, par la grâce que tu as trouvée, par la prérogative que tu as méritée, par la Miséricorde dont tu es la Mère, fais que Jésus, ton Fils et notre Seigneur, nous donne de partager un jour la gloire et le bonheur éternels. Ainsi soit-il ! »

Source : site-catholique.fr
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 981814 )Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2024-11-21 00:07:09) 
[en réponse à 981813]



CHAPITRE XI
De la perplexité du coeur qui aime sans savoir qu'il plaît au bien-aimé.


Tandis, ô Dieu! que je vois votre douce face qui témoigne d'agréer le chant de mon amour, hélas! que je suis consolé ! car y a-t-il aucun plaisir qui égale le plaisir de bien plaire à son Dieu? Mais quand vous retirez vos yeux de moi, et que je n'aperçois plus la douce faveur de la complaisance que vous preniez en mon cantique, vrai Dieu, que mon âme est en grande peine! niais sans cesser pourtant de vous aimer fidèlement, et de chanter continuellement l'hymne de sa dilection, non pour aucun plaisir qu'elle y trouve, car elle n'en a point, ains chante pour le pur amour de votre volonté.

On a vu tel enfant malade manger courageusement, avec un incroyable dégoût, ce que sa mère lui donnait, pour le seul désir qu'il avait de la contenter; et alors il mangeait sans prendre aucun plaisir en la viande, mais non pas sans un antre plaisir plus estimable et relevé, qui était le plaisir de plaire à sa mère et de la voir contenter.

Mais l'autre qui, sans voir sa mère, pour la seule connaissance qu'il avait de sa volonté, prenait tout ce qu'on lui apportait de sa part, il mangeait sans aucun plaisir, car il n'avait ni le plaisir de manger, ni le contentement de voir le plaisir de sa mère, ains mangeait simplement et purement pour faire la volonté d'icelle.

La seule satisfaction d'un prince présent, ou de quelque personne fortement aimée, fait délicieuses les veillées, les peines, les sueurs, et rend les hasards désirables: niais il n'y a rien de si triste que de servir un maître qui n'en sait rien, ou, s'il le sait, ne fait nul semblant den savoir gré: et faut bien en ce cas-là que l'amour soit puissant, puisqu'il se soutient lui seul, sans être appuyé d'aucun plaisir ni d'aucune prétention.

Ainsi arrive-t-il quelquefois que nous n'avons nulle consolation ès exercices de l'amour sacré, d'autant que, comme chantres sourds, nous n'oyons pas notre propre voix, ni ne pouvons jouir de la suavité de notre chant; ains au contraire outre cela nous sommes pressés de mille craintes, troublés de mille tintamares que l'ennemi fait autour de notre coeur, nous suggérant que peut-être ne sommes-nous point agréables à notre maître, et que notre amour est inutile, oui même qu'il est faux et vain, puisqu'il ne produit point de consolation. Or alors, Théotime, nous travaillons non seulement sans plaisir, mais avec un extrême ennui, ne voyant ni le bien de notre travail, ni le contentement de celui pour qui nous travaillons.

Mais ce qui accroît le mal en cette occurrence, c'est que l'esprit et suprême pointe de la raison ne nous peut donner aucune sorte d'allégement; car cette pauvre portion supérieure de la raison étant tout environnée des suggestions que l'ennemi lui fait, elle est même tout alarmée, et se trouve assez embesognée à se garder dêtre surprise d'aucun consentement au mal; de sorte qu'elle ne peut faire aucune sortie pour désengager la portion inférieure de l'esprit.

Et bien quelle nait pas perdu le courage, elle est pourtant si terriblement attaquée, que si elle est sans coulpe (faute), elle nest pas sans peine; car, pour comble de son ennui, elle est privée de la générale consolation que lon a presque toujours en tous les autres maux de ce monde, qui est lespérance quils ne seront pas perdurables, et que lon en verra la fin, si que (tellement) le coeur en ces ennuis spirituels tombe en une certaine impuissance de penser à leur fin, et par conséquent dêtre allégé par lespérance.

La foi certes, résidante en la cime de lesprit, nous assure bien que ce trouble finira, et que nous jouirons un jour du repos, mais la grandeur du bruit et des cris que lennemi fait dans le reste de lâme en la raison inférieure, empêche que les avis et remontrances de la foi ne sont presque point entendus, et ne nous demeure en limagination que ce triste présage : Hélas ! je ne serai jamais joyeux.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde