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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 981511 )De la férie par ami de la Miséricorde (2024-11-05 23:51:36) 



Juan de Flandes, La Tempête apaisée, entre 1496 et 1504, Palais Royal de Madrid, Espagne

De la férie

Messe comme au dimanche précédent


Sermon LXXV La Tempête apaisée de Saint Augustin

1. La lecture de l'Évangile que nous venons d'entendre avertit l'humilité de chacun de nous de rechercher et de savoir oit nous sommes, où nous devons tendre et nous empresser d'arriver. Ne croyez pas en effet qu'il n'y a aucune signification relevée dans ce vaisseau qui portait les disciples et qui luttait sur les flots contre le vent contraire. Ce n'est pas sans motif non plus que laissant la foule le Seigneur gravit la montagne pour y prier seul, ni que venant et marchant sur la mer il trouva ses disciples en danger, les rassura en montant sur la barque et apaisa les vagues. Faut-il s'étonner que Celui qui a tout créé puisse apaiser tout? De plus, quand il fut dans le vaisseau, les passagers vinrent à lui en disant: « Vous êtes vraiment le Fils de Dieu. » Mais avant de le reconnaître avec tant d'éclat, ils s'étaient troublés en le voyant sur la mer et avaient dit: « C'est un fantôme. » Pour lui, montant sur là barque il fit cesser l'incertitude de leurs coeurs, incertitude qui mettait plus leur âme en.danger que les vagues n'y mettaient leur corps.

2. Il est bien vrai, le Seigneur, dans toutes ses actions, nous trace des règles de vie. Tous ne sont-ils pas étrangers dans ce siècle, quoique tous ne désirent pas leur retour dans la patrie Nous rencontrons dans le voyage des flots et des tempêtes; il nous faut donc au moins un navire, et si sur le navire même nous courons des dangers, en dehors du navire notre perte serait certaine. Quelques vigoureux que soient les bras d'un homme qui nage, sur l'Océan, il finit par être vaincu, entraîné et submergé dans les vastes abîmes suite

Dans les églises dont on ne connaît pas la date de la Dédicace : Dédicace de l’église propre

Avant 1955 : 6ème jour dans l’Octave de la Toussaint
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 981512 )Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2024-11-05 23:55:49) 
[en réponse à 981511]



CHAPITRE III
De l'union de notre volonté au bon plaisir divin, ès afflictions spirituelles, par la résignation.


Or, entre tous les essais de l'amour parfait, celui qui se fait par l'acquiescement de l'esprit aux tribulations spirituelles, est sans doute le plus fin et le plus relevé. La bienheureuse Angèle de Foligny fait une admirable description des peines intérieures, esquelles quelquefois elle s'était trouvée, disant que son âme était en tourment, comme un homme qui, pieds et mains liés, serait pendu par le col, et ne serait pourtant pas étranger mais demeurerait en cet état entre mort et vif, sans espérance de secours, ne pouvant ni se soutenir de ses pieds, ni s'aider de ses mains, ni crier de la bouche, ni même soupirer ou plaindre.

Il est ainsi, Théotime. L'âme est quelquefois tellement pressée d'afflictions intérieures, que toutes ses facultés et puissances en sont accablées par la privation de tout ce qui la peut alléger, et par l'appréhension et impression de tout ce qui la peut attrister. Si qu'à l'imitation de son Sauveur, elle commence à s'ennuyer, à craindre, à s'épouvanter, puis à s'attrister; d'une tristesse pareille à celle des mourants, dont elle peut bien dire :

Mon âme est triste jusques à la mort ; et du consentement de tout son intérieur elle désire, demande et supplie que, s'il est possible, ce calice soit éloigné d'elle, ne lui restant plus que la fine suprême pointe de lesprit, laquelle, attachée au coeur et bon plaisir de Dieu, dit par un très simple acquiescement:

O Père éternel, mais toutefois ma volonté ne soit pas faite, ains la vôtre. Et c'est l'importance que l'âme fait cette résignation parmi tant de troubles, entre tant de contradictions et répugnances, qu'elle ne s'aperçoit presque pas de la faire;

au moins lui était-il advis que c'est si languidement (faiblement, non chalamment), que ce ne soit pas de bon coeur, ni comme il est convenable, puisque ce qui se passe alors pour le bon plaisir divin, se fait non seulement sans plaisir et contentement, mais contre tout le plaisir et contentement de tout le reste du coeur, auquel l'amour permet bien de se plaindre, au moins de ce qu'il ne se peut pas plaindre, et de dire toutes les lamentations de Job et de Jérémie, mais à la charge que toujours le sacré acquiescement se fasse dans le fond de l'âme, en la suprême et plus délicate pointe de l'esprit, et cet acquiescement n'est pas tendre ni doux, ni presque pas sensible, bien qu'il soit véritable, fort, indomptable et très amoureux, et semble qu'il soit retiré au fin bout de l'esprit comme dans le donjon de la forteresse où il demeure courageux, quoique tout le reste soit pris et pressé de tristesse.

Et plus l'amour en cet état est dénué de tout secours, abandonné de toute l'assistance des vertus et facultés de laine, plus il en est estimable de garder si constamment sa fidélité.

Cette union et conformité au bon plaisir divin se fait ou par la sainte résignation, ou par la très sainte indifférence. Or, la résignation se pratique par manière d'effort et de soumission: on voudrait bien vivre au lieu de mourir: néanmoins, puisque c'est le bon plaisir de Dieu qu'on meure, on acquiesce. On voudrait vivre, s'il plaisait à Dieu; et, de plus, on voudrait qu'il plût à Dieu de faire vivre. On meurt de bon coeur, mais on vivrait encore plus volontiers; on passe d'assez bonne volonté, mais on demeurerait encore plus affectionément. Job en ses travaux fait l'acte de résignation :

Si nous avons reçu les biens, dit-il, de la main de Dieu, pourquoi ne soutiendrions-nous les peines et travaux qu'il nous envoie ? Voyez, Théotime, qu'il parle de soutenir, supporter, endurer. Comme il a plu au Seigneur, ainsi a-t-il été tait : le nom du Seigneur soit béni ! Ce sont des paroles de résignation et acceptation, par manière de souffrance et de patience.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde