Le Forum Catholique

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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 981463 )04/11 St Charles Borromée, évêque et confesseur par ami de la Miséricorde (2024-11-03 23:00:08) 



Biographie de Saint Charles Borromée

Prière de Charles Borromée devant le Saint Sacrement

« Nous voici en votre Présence, ô Jésus, Vous êtes là, nous le savons, nous le proclamons: notre foi ne saurait nous tromper. Et cependant nous n'osons lever les yeux vers Vous : ah ! Vous, du moins, arrêtez sur nous ces Regards de tendresse et de Miséricorde que Vous jetiez sur Pierre. Nous sommes là avec nos misères, incapables de rester plus longtemps à Vos pieds, si Vous ne nous pardonnez nos iniquités. N’êtes-Vous pas le Sauveur qui Seul purifie ? N'êtes-Vous pas le Médecin qui Seul guérit ? Purifiez donc nos âmes, guérissez-les, sauvez-les, et qu'ainsi nous devenions moins indignes de votre Grâce ».
Ainsi soit-il.

Source : site-catholique.fr

Morceaux choisis de Saint Charles Borromée

Ayant un grand respect des choses de Dieu et de ses saints, ainsi que de tous les ordres de la sainte Eglise et de votre pasteur, et veillez à les observer intégralement.
Tournez constamment vos regards vers la Providence de Dieu, dans la pensée que rien n’arrive sans sa volonté et que tout doit tourner à bien.
Gardez-vous d’entretenir la curiosité de savoir les actions d’autrui, ou d’être avides de nouveautés, principalement dans les choses de la foi, et ne parlez pas de ce que vous ignorez.

Défendez-vous de croupir dans la paresse, c’est le poison de l’âme : mais efforcez-vous de vos occuper des oeuvres pies, ou tout au moins à des choses utiles.

Evitez de travailler avec l’argent ou les biens d’autrui, à moins que vous n’y soyez contraints par raison de charité. Et ne vous laissez entraîner à aucune action injuste, opposée à la volonté de Dieu, ni pour le gain, ni par amitié, ni par amour des vôtres.
Si la fécondité de la vie conjugale est, certes, chose bonne, meilleure est la chasteté virginale, et par-dessus tout est excellente la fécondité virginale.

On ose dire qu’il faut s’accommoder au temps, comme si l’Esprit de Jésus-Christ et les règles de l’Evangile devaient changer avec le temps, et être asservis aux sentiments et aux affections des hommes. Au lieu que l’on doit travailler au contraire à rendre tous les temps conformes aux ordonnances de l’Eglise, et à réformer tout ce qui s’y trouve défectueux, par la rectitude immuable de l’esprit évangélique et apostolique. Car c’est la chair et le sang et non pas l’Esprit de Dieu qui a fait que notre siècle est devenu incapable de cette vertu si pure et si simple des anciens Pères. C’est l’esprit humain qui, voulant satisfaire ses désirs, trouve toujours mille défenseurs et des raisons apparentes pour se couvrir et se défendre. Mais les paroles de Dieu et les règles des saints demeurent toujours fermes. Elles n’ont pas été établies pour changer avec le temps, mais pour être inviolables et immuables en tous temps, et pour se soumettre et s’assujettir tous les temps.

Pourquoi cette église, qui est la vôtre, demeure-t-elle ainsi sans soins et sans ornements ? Ces murs, ce toit, ce dallage dénoncent votre irréligion. Ils crient (…) Votre église que vous honorez et que vous aimez si peu, vous êtes capable de la négliger à ce point ? O Combien votre indifférence extérieure témoigne de la tiédeur de vos âmes !

Source : gabriellaroma.unblog.fr

St Charles Borromée, évêque et confesseur



Mémoire de Sts Vital et Agricola, Martyrs

Biographie de Saints Vital et Agricole de Bologne

diocèse de Nancy et Toul : St Charles Borromée, patron du clergé diocésain, messe propre
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 981464 )Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales par ami de la Miséricorde (2024-11-03 23:02:31) 
[en réponse à 981463]



CHAPITRE II

Que l'union de notre volonté au bon plaisir de Dieu se fait principalement ès tribulations.


Si le grand Abraham eût vu la nécessité de tuer son fils hors la volonté de Dieu, pensez, Théotime, combien de peines et de convulsions de coeur il eût souffertes: mais la voyant dans le bon plaisir de Dieu, elle lui est toute d'or, et il l'embrasse tendrement.

Si les martyrs eussent vu leurs tourments hors ce bon plaisir, comment eussent-ils pu chanter entre les fers et les flammes? Le coeur vraiment amoureux aime le bon plaisir, non seulement ès consolations, mais aussi ès afflictions; ains il l'aime plus en la croix ès peines et travaux, parce que c'est la principale vertu de l'amour de faire souffrir l'amant pour la chose aimée.

Les stoïciens, particulièrement le bon Épictète, colloquaient toute leur philosophie à s'abstenir et soutenir, à se déporter (se désister) et supporter, à s'abstenir et se déporter des plaisirs, voluptés et honneurs terrestres, à soutenir et supporter les injures, travaux et incommodités.

Mais la doctrine chrétienne, qui est la seule vraie philosophie, a trois principes sur lesquels elle établit tout son exercice: l'abnégation de soi-même, qui est bien plus que de s'abstenir des plaisirs; porter sa croix, qui est bien plus que de la supporter; suivre notre Seigneur, non seulement en ce qui est de renoncer à soi-même et porter sa croix, mais aussi en ce qui est de la pratique de toutes sortes de bonnes oeuvres.

Mais toutefois on ne témoigne point tant l'amour en l'abnégation ni en l'action, comme on fait eu la passion. Certes, le Saint-Esprit marque en l'Écriture sainte le plus haut point de l'amour de notre Seigneur envers nous eu la mort et passion qui a soufferte pour nous.

1° Aimer la volonté de Dieu, ès consolations, c'est un bon amour, quand en vérité on aime la volonté de Dieu, et non pas la consolation en laquelle elle est ; néanmoins c'est un amour sans contradiction, sans répugnance, et sans effort: car qui n'aimerait une si digne volonté en un sujet si agréable?

2° Aimer la volonté divine eu ses commandements, conseils et inspirations, c'est un second degré d'amour, plus parfait : car il nous porte à renoncer et quitter notre propre volonté, et nous fait abstenir et déporter de plusieurs voluptés, mais non pas de toutes.

3° Aimer les souffrances et afflictions pour l'amour de Dieu, c'est le haut point de la très sainte charité : car en cela il n'y a rien d'aimable que la seule volonté divine; il y a une grande contradiction de la part de notre nature : et non seulement on quitte toutes les voluptés, mais on embrasse les tourments et travaux.

Le malin ennemi savait bien que c'était le dernier affinement de l'amour, quand après avoir oui de la bouche de Dieu que Job était juste, droiturier (qui suit le droit chemin), craignant Dieu, fuyant le péché et terme en linnocence, il estima tout cela peu de chose, en comparaison de la souffrance des afflictions par lesquelles il fit le dernier et le plus grand essai de l'amour de ce grand serviteur de Dieu;

et pour les rendre extrêmes, il les composa de la perte de tous ses biens et de tous ses enfants, de l'abandonnement de tous ses amis, d'une arrogante contradiction de ses plus grands confédérés (alliés) et de sa femme, mais contradiction pleine de mépris, moqueries et reproches, à quoi il ajouta l'assemblage de presque toutes les maladies humaines, notamment une plaie universelle, cruelle, infecte, horrible.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde