Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=981302
images/icones/2b.gif  ( 981302 )Disparition du curé de Ploërmel : de qui se moque Mgr Centène ? par Vox clamantis (2024-10-29 11:27:32) 

On apprend que Mgr Centène savait que ce curé était mis en cause dans une affaire d'attouchements sexuels au foyer Jean Paul II à Auray. Le curé avait été informé de cela la veille de sa disparition par Mgr Centène lui même.

Ça n'a pas empêché Mgr Centène de faire le grand étonné il y a neuf mois !
images/icones/carnet.gif  ( 981303 )Soyez plus clair par Lenormand (2024-10-29 13:27:47) 
[en réponse à 981302]

des dates: 9 mois, la veille, disparition etc
images/icones/carnet.gif  ( 981304 )Plus clair par Vox clamantis (2024-10-29 13:33:48) 
[en réponse à 981303]

Dans la nuit précédant la disparition, Mgr Centène a eu le prêtre au téléphone. Il lui apprend qu'il est mis en cause dans une affaire d'attouchements sur mineurs au foyer Jean Paul II.

Le lendemain matin le prêtre disparaît.

Dans les jours qui suivent l'évêque exprime sa "stupeur" et déclare que c'était un homme qui "recherchait la perfection".

On apprend aujourd'hui, soit neuf mois plus tard, ce qui est à la première ligne de ce message.

Ben écoutez, si vous ne vous sentez pas pris pour un jambon, tant mieux pour vous.
images/icones/carnet.gif  ( 981307 )Source SVP ? par Velankanni (2024-10-29 17:47:35) 
[en réponse à 981304]

Merci de nous fournir SVP la source de vos dires.
images/icones/abbe4.gif  ( 981310 )Précisions par Cléopas (2024-10-29 18:43:20) 
[en réponse à 981307]

https://actu.fr/bretagne/ploermel_56165/disparition-du-cure-de-ploermel-un-rebondissement-inattendu-concernant-le-pretre_61798617.html

Soupçons d'attouchements sexuels veut dire juridiquement contacts sexuels exercés manuellement sur une personne par une autre. Cela fait donc référence à des "caresses" et effleurements sexuels (sans pénétration), et sans l’accord de la victime.

Le père Christophe Guégan est intervenu au Foyer Jean-Paul II de Sainte-Anne-d'Auray, sorte de petit séminaire familial pour jeunes garçons en discernement de vocation. Il était également aumônier scout et aumônier de l'enseignement public ; il accompagnait par exemple des pèlerinages de collégiens-lycéens à Lourdes et Taizé dans les années 1995-2000.
images/icones/carnet.gif  ( 981313 )Mon message complété par Vox clamantis (2024-10-29 19:59:10) 
[en réponse à 981307]

Dans la nuit précédant la disparition, Mgr Centène a eu le prêtre au téléphone. Il lui apprend qu'il est mis en cause dans une affaire d'attouchements sur mineurs au foyer Jean Paul II.

Le lendemain matin le prêtre disparaît.

Source : https://www.letelegramme.fr/bretagne/disparition-du-cure-de-ploermel-le-pretre-etait-vise-par-une-plainte-6691743.php

Dans les jours qui suivent l'évêque exprime sa "stupeur" et déclare que c'était un homme qui "recherchait la perfection".

On apprend aujourd'hui, soit neuf mois plus tard, ce qui est à la première ligne de ce message.
images/icones/iphone.jpg  ( 981318 )Et en quoi par Vincent F (2024-10-29 21:56:57) 
[en réponse à 981313]

Le fait que l’évêque exprime sa stupeur devant les actes de ce prêtre serait-il surprenant ?
images/icones/nounours.gif  ( 981333 )Vous faites une hyper-jambonite !... par Père M. Mallet (2024-10-30 15:30:36) 
[en réponse à 981304]

Mgr n'a pas commis de faute en parlant de sa stupeur en apprenant la disparition de ce prêtre.
Certes il l'avait eu au téléphone, mais je ne pense pas que le prêtre ait fait part de sa volonté de disparaître (ou de se suicider ?...).

Pour ce cas précis, je n'en sais rien de plus.

Mais, de manière générale, quand on a appris une chose de façon confidentielle, il est normal qu'on manifeste de l'étonnement.
Pour prendre une analogie (simple analogie, je dis bien) :
supposons qu'un confesseur soit assiégé par un pénitent qui tous les huit jours vient se confesser qu'il est encore retombé dans tel péché avec telle personne.
Et un jour on le lui annonce officiellement : il est tenu de faire l'étonné.

De même un supérieur ou un évêque qui a appris un fait de manière confidentielle.
Pour paraphraser le Centurion : moi qui ne suis qu'un subordonné, il m'arrive de savoir des choses de manière confidentielle dans le cadre de mon travail de prêtre. Mais je ne vais pas dire à quelqu'un : "saviez-vous que votre filleul a fait telle chose ?...". Et s'il m'en parle je suis obligé de faire comme si je n'étais pas au courant.


images/icones/carnet.gif  ( 981323 )ce qu'a dit Mgr Centène par Cristo (2024-10-29 23:46:28) 
[en réponse à 981302]



Accusations envers le curé de Ploërmel : l’évêque de Vannes dit « n’avoir jamais reçu de plainte »
Dans un communiqué ce mardi 29 octobre 2024, l’évêque de Vannes (Morbihan), Monseigneur Centène, réagit à la révélation d’une plainte « pour de possibles faits d’attouchements de nature sexuelle » envers l’ancien curé de Ploërmel, Christophe Guégan, disparu depuis le 18 janvier 2024.

Ouest-France

Publié le 29/10/2024


Quelques heures après les révélations du Télégramme ce mardi 29 octobre 2024, l’évêque du diocèse de Vannes (Morbihan), Mgr Centène, a réagi dans un communiqué à l’annonce d’une plainte « pour de possibles faits d’attouchements de nature sexuelle » visant l’ancien curé de Ploërmel, Christophe Guégan, 55 ans, disparu depuis le 18 janvier 2024.


L’évêque « prie pour que les enquêtes puissent établir la vérité des faits »
Concernant les « possibles faits d’attouchements de nature sexuelle » qui auraient « pu être commis sur un même plaignant, alors encore mineur et tout jeune majeur, au début des années 2010 dans le pays d’Auray » évoqués par le procureur de la République de Lorient, Stéphane Kellenberger, l’évêque « fait confiance aux enquêtes ainsi diligentées pour en établir la réalité ».

« D’ores et déjà, il est en mesure d’affirmer qu’il n’a jamais reçu, ni en 2010 ni jusqu’à la disparition du père Guégan, de plainte de victime contre lui, pour abus sexuel, notamment sur mineur, continue le communiqué. De telles plaintes auraient été immédiatement prises en compte dans le cadre des mesures d’accompagnement des victimes mises en place par le diocèse et auraient bien évidemment fait l’objet de signalement au procureur de la République. [L’évêque] prie pour que les enquêtes en cours puissent, au-delà des multiples rumeurs, établir la vérité des faits. »

https://www.ouest-france.fr/societe/faits-divers/accusations-envers-le-cure-de-ploermel-leveque-de-vannes-affirme-navoir-jamais-recu-de-plainte-50f09886-9622-11ef-81c3-38013e2f80e5
images/icones/mitre4.png  ( 981328 )N'existe-t-il pas des tribunaux d'Eglise ? par Aliocha (2024-10-30 11:47:53) 
[en réponse à 981323]

"De telles plaintes [...] auraient bien évidemment fait l’objet de signalement au procureur de la République."
Pourquoi les évêques nous bassinent-ils avec leurs "signalements au procureur de la République"? N'est-ce pas à eux de juger leurs prêtres?
Sainte trouille...
images/icones/iphone.jpg  ( 981329 )L’un n’empêche pas l’autre par Vincent F (2024-10-30 12:11:29) 
[en réponse à 981328]

Et les tribunaux ecclésiastiques n’ont pas la possibilité d’appliquer des peines coercitives.
images/icones/fleche2.gif  ( 981334 )L'exemption du for séculier n'existe plus par Lycobates (2024-10-30 21:33:14) 
[en réponse à 981328]

Les ecclésiastiques ne jouissent plus (sauf exception rarissime, reprise dans un concordat, peut-être encore aujourd'hui, mais il faudrait creuser, dans quelques pays d'Amérique du Sud**) du privilège du for, qui consiste en le fait qu'ils sont jugés, aussi pour des crimes civils (vols, meurtres, violences, immoralité, détournement de fonds, corruption, conspiration, etc.), par leurs pairs, c'est-à-dire, devant un tribunal ecclésiastique.
Même l'État du Vatican s'est dépossédé (en 1929) de cette charge, et remet des clercs civilement coupables à la justice italienne.
Les tribunaux ecclésiastiques n'émettent des jugements que sur des crimes spirituels, relevant du droit canon, et ils n'infligent que des peines ecclésiastiques (parfois coercitives, p.ex. en intimant une résidence forcée). L'époque est lointaine que l'État chrétien reprenait à son compte leurs jugements, en punissant ces crimes à son tour, pour infliger aux coupables, en outre de leurs peines ecclésiastiques dèjà encourues, une peine civile (parfois la peine de mort, pour hérésie p.ex., équipollée au faux monnayage civil), et pour cela, dans le temps, l'Église remettait, le cas échéant, "au bras séculier", ses propres criminels.

** Pour les concordats il faut voir, mais je ne les ai pas sous la main ce soir, les recueils de Angelo Mercati [le frère du cardinal, Giovanni] : Raccolta di concordati su materie ecclesiastiche tra la Santa Sede e le autorità civili dall'anno 1098 all'anno 1914, Rome 1919, et la suite Raccolta di concordati su materie ecclesiastiche tra la Santa Sede e le autorità civili 2 : 1915 - 1954, Rome 1954 [ce qui vient après n'a pas d'intérêt].
images/icones/hum2.gif  ( 981331 )Mgr Centène ne dément pas avoir averti le curé de Ploermel par Gaspard (2024-10-30 15:23:19) 
[en réponse à 981302]

1. Le Télégramme accuse Mgr Centène d'avoir prévenu le curé de Ploermel qu'il était visé par une procédure judiciaire pour attouchement sur mineur.

2. Mgr Centène envoie un communiqué à la presse, sans le publier sur le site de son diocèse, dans lequel il dit à la fois selon Ouest France et selon Le Figaro :

[Je n'ai] «jamais reçu, ni en 2010, ni jusqu’à la disparition du père Guégan, de plainte de victime contre lui pour abus sexuel, notamment sur mineur».

Source article du Figaro

Donc Mgr Centène ne dément pas du tout l'accusation du Télégramme.

Mgr Centène affirme simplement que lui-même n'a pas été destinataire d'accusations visant le curé de Ploermel.

Cette façon de jouer sur les mots et de ne pas répondre sur le point clé est glaçante.
images/icones/fleche3.gif  ( 981332 )la veille de sa disparition par Gaspard (2024-10-30 15:25:52) 
[en réponse à 981331]

précision indispensable oubliée dans mon post.